CONSPIRATION
disos, non spulcmcnt au payement du fret, mais aussi à tons les risciiies marilimcs.
CONSIGNE (de consigner], ordre, instruction que l'on donne à une sentinelle, an chef de poste, etc. — On donne aussi ce nom à une punition militaire qui consiste dans la «iél'ensc de sortir soit de la chambre, soit de la caserne. l,es officiers généraux peuvent, par mesure de discipline, d'ordre ou de sûreté, consigner soit dans la caserne, soit dans la ville, tout ou partie d'un corjis ou de la garnison.
Dans la Marine, on nomme ainsi, à bord des bâtiments de guerre, le lieu où l'on conserve pour le service une lampe allumée dans un fanal.
CONSISTOIRE (du lat. consislorium), nom donné autrefois au conseil intime et secret des empereurs romains, et auj. au collège des cardinaux, c.-à-d. au conseil du pape. On dislingue : le C. public, qui s'assemble dans la grande salle du palais de St-Pierre, et oli le pape préside en habits pontilicaux et entoure de toute sa cour : on y traite des causes judiciaires, de la canonisation des saints, etc. ; le C. secret, où les cardinaux seuls sont admis : on v propose les évèques et les cardinaux.
Dans la ileligion protestante, on nomme Consistoires les assemblées instituées par la loi pour régler les all'aircs, la police et la discipline des diverses Eglises. Les consistoires se composent du pasteur ou des pasteurs attachés à l'église consistoriale, et de notables la'iques. Ils désignent les pasteurs. Dans l'Eglise calviniste, 5 églises consisloriales forment l'arrondissement d'un synode. Dans l'Eglise luthérienne, 5 églises consistoriales forment une inspection ; il V a, en outre, dans celle-ci, un consistoire général, résidant auj. à Paris. Un Conseil central d(}s doux Eglises, résidant à Paris, a été créé par décret du 26 mars 1852.
Il existe aussi des Consistoires israélites, oui ont des attributions analogues : institués le 15 mars 1808, ils ont été réorganisés par une ordonn. du 5 mai 1844 : on distingue le C. central, siégeant à Paris, et des C. départementaux.
CONSOLE (de consolider^]. On nomme ainsi, en Architecture, une pièce saillante et ornée ordinairement en forme d'S, qui soutient une corniche, un balcon, etc. — On a étendu ce nom à un meuble, en forme de console, sur lequel on pose des bronzes, des vases, etc. — On nomme aussi console la partie supérieure de la harpe, à laquelle tiennent les chevilles qui servent à attacher les cordes.
CONSOLIDATION (du lat. co?zso/irfa/zo) , opération financière par laquelle on assigne un fonds pour assurer le payement dune dette publique. On a appelé spécialement consolidés, des fonds anglais ainsi garantis, et tiers consolidé les fonds français réduits au tieis pendant la Révolution, mais consolidés par leur inscription au grandlivre. Voy. RENTES.
En Droit, la consolidation est l'extinction de l'usufruit, de l'usage on de l'habitation, quand la qualité de propriétaire et celle de titulaire de l'un de ces droits se réunissent dans la même personne (C. civ., art. 617 et 625). Voy.
COXFCSlOX.
CONSOMMATION (de consommer]. En Economie politique, on oppose la consommation des richesses à la production, et l'on appelle ainsi tout emploi qui peut être fait des produits. On distingue : la C. productive, qui ne détruit une valeur que pour la remplacer par une autre, comme dans la fabrique ; et la C. improductive, qui détruit la valeur consommée sans remplacement ; cette dernière expression, bonne en parlant des oisifs, ne saurait qualifier la consommation des travailleurs qui, pour produire, ont besoin de nourriture, de vêtements, etc. ; c'est elle qu'il faut surtout chercher à obtenir parce que c'est la plus grande, soit en valeur, soit en quantité. — Etablissant en principe que les consommations sont limitées par les revenus, J.-B. Say a montré qu'on doit s'appliquer à les augmenter et à diminuer le prix des produits, afin que la production et la consommation réagissent l'une sur l'autre. Des expériences nombreuses et variées ont constaté la vérité de celte théorie. D'un côté, toutes les causes qui atteignent les revenus (disette, guerre, crise commerciale, exagération des impôts, dépenses improductives des particuliers et de l'Etal, etc.) atteignent aussi la consommation. D'un autre côté, celle-ci progresse toutes les fois que l'industrie parvient à diminuer le prix de certains produits, ou que d'intelligentes réformes amènent des dégrèvements
sur certains objets (p. ex. la réforme postale de Hov.laml- Hill, la réforme financière et économique de Kobert Peel, etc.). Voy. économie, lcxe, système l'ROTECTEun, impôts, FINANCES.
Droit de consommation, droit général applicable aux spiritueux et qui est perçu d'après le degré ae l'esprit : il est de 50 pour 100.
Prêt de consommation ou de consomption : c'est celui par lequel une personne livre à une autre une certaine quantité de choses fongibles, à charge par celle-ci de lui en rendre d'autres de même nature, qualité et quantité. Il diffère du commodat ou pi-ét à usage ( Voy. ce mot) en ce que l'emprunteur peut non seulement se servir des choses prêtées, mais encore les consommer (C. civ., art. 1892-1905).
Sociétés de consommation. Voy. sociétés coopératives.
CONSOMMÉ. Voy. colillon.
CONSOMPTION (du lat. consumptio], diminution lente et progressive des forces et du volume de toutes les parties molles du corps, qui conduit au marasme. Ce phénomène appartient à toutes les maladies organiques, et surtout à la phtisie, d(mt il est un des principaux symptômes.
Fièvre de consomption. Voy. hectique (fièvre).
CONSONANCE. En Musique, on appelle consonances certains intervalles qui donnent l'impression de repos ou d'arrêt; les dissonances, au contraire, ont besoin d'être résolues [Voy. résolution). Les intervalles consonants sont la tierce, la quarte, la quinte, la sixte et Voctave. On appelle C. parfaites celles qui cessent d'être des consonances si on les altère : ce sont la quarte, la quinte et Voctave; et C. imparfaites, celles qui peuvent être majeures ou mineures sans cesser d'être des consonances : ce sont la tierce et la sixte.
CONSONNE (du lat. consonus], lettre qui n'a point de son par elle-même, et qui ne peut se prononcer qu'étant jointe aux voyelles : les consonnes figurent les articulations. Le nombre des consonnes varie selon les langues. Il y en a 19 en français : b, c, d, f, g, h, j, k, l, m, », p, q, r, s, t, V, X, 2. On dislingue ordinairement les consonnes en : labiales {b, p, m, v, f] ; dentales [d, t, lit anglais); palatales [g, c dur, écrit aussi A; et o) ; linguales et liquides [l. H, r] ; sifflantes [s et c doux, ;) ; chuintantes {j, ch, ci italien, sh anglais, sch allemand) ; nasales [n, gn]; giitlui-ales [h aspiré et le kh des Arabes). En outre, toutes les consonnes peuvent être classées en fortes et en faibles ou ténues, selon que l'on fait en les prononçant un elVorl plus ou moins grand : p, t, k, f, s, ch, sont des consonnes fortes: les consonnes faibles qui leur correspondent sont b, d, g, v, z, j. — Autrefois le j s'appelait i consonne, et le v, u consonne.
CONSORTS (du lat. consortes], terme de Pratique, se dit, dans une affaire civile, de tous ceux qui ont intérêt avec quelqu'un dans un procès, et peuvent être condamnés solidairement avec lui. Se dit particulièrement de deux époux.
CONSOUDE (du lat. consolida; de consolidare, souder, à cause de ses propriétés vulnéraires), Symphytum, genre de la famille des Borraginées, renferme des plantes herbacées à fleurs terminales et axillaires, en panicules corjTubiformes, et à feuilles ovales hérissées de poils railles et épais. On trouve cette plante dans toute l'Europe, au bord des fossés, dans les lieux aquatiques. On cultive dans les jardins de botanique la C. d'Orient, la C. de Russie et surtout la C. officinale, vulg. Grande Consolide, qui s'élève à 0",50 ou 0"',60.
CONSPIRATION (du lat. conspiratio], dessein concerté secrètement contre les pouvoirs publics. Les plus fameuses conspirations connues sont : dans l'histoire ancienne, celle qui renversa Smerdis le Mage, chez les Perses (^522) ; celle d'Armodius et d'Aristogiton contre les Pisistralides (509) ; celle qui, la même année, chassa les Tarquins de Rome; la conjuration de Catilina, celle de Brutus contre César, et celle de Cinna contre Auguste, etc. — Dans les temiis modernes, les Vêpres siciliennes (1282) ; la conspiration de B. Tiepolo à Venise (1510) ; celle de Rienzi à Rome (1547) ; celle des Pazzi à Florence contre les Médicis (1478) ; celle de Fiesque à Gênes contre André Doria (154'7) ; la conjuration dAmboise (1560): la conspiration des Poudres en Angleterre (1605); la conjuration dite de Venise (1618), ourdie par Bedmar; celle de Pinto en Portugal ^1640); celle de Cellamare contre le Régent de France (1718); celles dont furent victimes eu Russie Pierre III (1762) et