COORDONNÉES
ABirnATiON). — L'Eglise fête le 25 janvier la Convosioii de SI Paul.
En Arithmétique, la conversion des fractions a pour objet de transformer les fractions ordinaires en fractions décimales, ou réciproquement [Voy. fbactios). — En Astronomie, le mot conveision se disait autrefois de toute révolution céleste.
Conversion des propositions. On nomme ainsi, en Lo^que. ce qui a heu lorsqu'on change le sujet en attribut et l'attribut en sujet» sans que la proposition cesse déire vraie [Voy. défi.mtiox). Les propositions universelles négatives et les pro|)ositions particulières aflirmatives peuvent se convertir sans aucun changement; mais les universelles aflirmatives ne peuvent se convertir qu'en ajoutant une marque de jiarlicularité à l'attribut devenu sujet: p. ex., cette proposition : l'homme est animal, devient par conversion : quelque animal est homme. Les propositions particulières négatives ne peuvent jamais se convertir. Consulter la Logique de Port-Royal, 2' partie, chap. 17-20.
Conversion des rentes. Voy. rentes.
Dans l'Art militaire, c'est le mouvement par lequel une troupe en ligne change de direction en pivotant autour d'une de ses extrémités.
CONVEXE (du lat. convexus). On dit d'une courbe fermée ou d'une surface fermée qu'elle est convexe (absolument) quand elle ne peut être rencontrée par une droite qu'en deux points au plus. Un cercle, une ellijpse, une sphère sont des lignes ou des surfaces convexes. Une courbe est convexe en un point par rapport à une droite
3uand la tangente en ce point, dans les environs du point c contact, est entre la courbe et la droite: autrement elle est dite concave par rapport à cette droite. Si l'on considère un cercle et une droite qui ne le coupe pas, le diamètre parallèle à cette droite partagera le cercle en deux j)arties : l'une sera convexe, l'autre concave par rapport à la droite. — On définit de même la convexité ou la concavité d'une surface en un jxjint par rapport à un plan, en remplaçant la tangente par le plan tangent, dont on suppose toutefois qu'il ne traverse pas la surface au jwint où il la touche : les surfaces (comme l'hyperlxjloïde de révolution à une nappe) qui sont traversées par leurs
CONVOLVULUS, nom latin botanique du genre Liseron. Voy. ce mol.
CONVULSION (du lat. convulsio], mouvement brusque, irrégu}ier, involontaire des muscles. On distingue les C. toniques (de TÔvo;, tension), caractérisées par la tension et la raideur des muscles, et les C. cloniques (de xXûvoî, agitation), caractérisées par des secousses et des soubresauts provenant de la contraction et du relâchement alternatifs des muscles ; dans les deux cas, bien que ce soient les muscles qui paraissent seuls en exercice, le siège du mal est dans un désonlre du système nerveux. Aux C. toniques se rapportent le tétanos, la catalepsie, l'asthme; aux C. cloniques, l'éclainpsie, la chorcc, l'épilepsie, l'hystérie, les palpitations, etc. Les convulsions proviennent soit de causes pathologiques, telles que maladies du système cérébrospinal (méningite, encéphalite), vers intestinaux, inllammation aiguë du tube digestif, blessures ou fractures, action de certains poisons, la rage ; soit de causes physiologiques, telles que dentition, grossesse, accouchement", excès des travaux intellectuels, veilles trop répétées, excitation trop vive des sens, impression brusque et impré%'ue, passions exaltées, fanatisme religieux. On peut être prédisposé aux convulsions par l'hérédité, par les émotions morales qu'a
[»u éprouver la mère pendant la grossesse. Les enfants et e; "
plans tangents sont dites quelquefois concavo-convexes. — D'une façon vague, le mot convexe suggère l'idée de renflement, le mot concave l'idée de dépression. Voy.