‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 403 sur 1729 · TERRE, LENTILLE, MIROIR · texte numérisé non relu

TERRE, LENTILLE, MIROIR

CONVICT (c.-à-d. convaincu) . nom donné par les Anglais aux criminels dé|K)rtés. Voy. déportation.

CONVOI (de convoyer). On appelle ainsi : dans l'Art militaire, soit une réunion de transports conduisant des malades et des blessés, ou bien des munitions, des bagages, etc. ; soit des colonnes de prisonniers de guerre, escortées par une troupe de soldats; — dans la Marine, une réunion plus ou moins considérable de bâtiments de commerce naviguant, pendant la guerre, sous l'escorte de vaisseaux de l'Etat ; — sur les Chemins de fer, une suite de wagons traînés par la même locomotive ; on dit également train.

Convoi funèbre. Voy. funérailles.

CONVOL. Voy. VEmAGE et mariage.

CONVOLUTÉ (du lat. convolutus<. En Botanique, on appelle feuille convolutée, celle qui est roulée sur ellemême ou autour d'un autre corps, de manière à former un cornet. Une feuille convolutive est celle qui est roulée sur elle-même, de sorte que l'un de ses Iwrds représente un axe autour duquel le reste du limbe décrit une spirale.

CONVOLVULACÉES (du g.-tvpe Convolvulus, Liseron), famille de plantes Dicotylédones Mmopélales à ovaire supère, renferme des végétaux herbacés ou frutescents, à tiges voluLiles ou grimpantes, à feuilles alternes, à fleurs soutenues par des pédoncules uniflores ou multiflores, et souvent très grandes; les graines sont, en général, dures, à surface chagrinée et hérissée de poils; le fruit est une taj)«ule, avec une ou deux graines. La plupart des Convolvulacées habitent les régions intertropicales; cependant on en trouve encore beaucoup dans nos climats tempérés. Quelques-unes de ces dernières, notamment la Belle-de- Jour. donnent des fleurs éphémères remarquables par l'éclat des couleurs de leurs corolles. Plusieurs plantes fort connues, soit médicinales (le Jalap, la Scammonée], soit alimentaires via Batate), ; ppartiennent aussi à celle Auuille.

es femmes y sont plus sujets que les hommes. La marche des convulsions est très variable ; elles peuvent être intermittentes, continues ou périodiques; le plus souvent elles durent peu d'instants et cessent spontanément

Le traitement varie selon les circonstances. S'il y a des signes de pléthore, on a recours aux émissions sanguines : si, au contraire, la peau est pâle, si le pouls est faible et lent, ou serre et dur, on insistera sur les ré\-ulsjfs ; on emploiera les bains et les lavements salins ; on y joindra l'emploi des antispasmodiques, mais avec précaution, surtout chez les enfants. On a encore tenté l'emploi de l'électricité, l'insufflation pulmonaire, la compression des artères carotides. On vante les aflusions froides ou les apphcations de glace sur la tête.

Convulsions de Saint-Médard. Voy. convulsioxnaibes au Dict. d'Hist. et de Géogr.

CONYZE (du gr. xôvuÇa), Conyza, genre de la famille des Composées, tribu des Astéroïdées, renferme un grand nombre de plantes herbacées ou frutescentes, à fleurs en corymbe ou en panicule terminale, presque toutes particulières aux contrées chaudes. On cultive dans nos jardins la C. de Virginie [C. halimifolia] ou Séneçon en arbre, arbrisseau de 2 à 3", à feuilles persistantes, ponctuées de blanc, à fleurs petites et blanchâtres, environnées d'écaillés pourprées. La C. raboteuse (C. squarrosa), à laquelle son o<leur pénétrante, fatale pour les insectes, a valu le nom d'Herbe aux mouches, est rangée quelquefois dans le genre Inula. Voy. ce mot.

COOBLIGÉ. Voy. obligation.

COOLIS ou COULIS, Indiens qui s'engagent pour être transportés dans les colonies européennes à l'effet d'y travailler librement, moyennant salaire convenu et à la condition d'être ramenés dans leur pays après un temps déterminé. On a eu recours à ces engagements depuis l'abolition de l'esclavage, pour rétablir la culture dans les colonies. Mais il faut reconnaître qu'ils ont amené un grand nombre d'abus.

COOPÉRATIVE (société). Voy. société.

COORDONNÉES. En Géométrie analytique, les coordonnées A'un point sont des nombres au moyen desquels, en vertu de conventions définies, on peut fixer la |X)sition d'un point soit sur une surface donnée [un plan ou mie sphère, p. ex.), soit dans l'espace. Par ex., la longitude et la latitude d'un point de la surface terrestre déterminent la position de ce point : la longitude fixe le méridien sur lequel doit se trouver le point, la latitude fixe le parallèle qui le contient ; le point se trouve à l'intersection de ce méridien et de ce parallèle : la longitude et la latitude sont les coordonnées géographiques du point. — Pour fixer la position d'un point sur un plan, on peut employer deux axes rectangulaires et donner les uistances du point aux deux axes, en disant en outre si le point est à droite ou à gauche, au-dessus ou au-dessous de l'un ou l'autre axe : ces axes s'appellent habituellement axes des x et des y ; le nombre qui mesure la distance du point à l'axe des y, précédé du signe -|- ou du signe — suivant qu'on est d'un côté ou d'un autre de cet axe, est Vabscisse du point, et se repréaeale habituellement par x; de même, le nombre qui

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