‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 404 sur 1729 · COQ · texte numérisé non relu

COQ

mesure la distance du point à l'axe des x, affccié du signe + ou — suivant qu'on est d'un côté ou d'un autre, est XHirdonnée du point et se représente par y ; les deux nombres algébriques x, y définissent sans ambiguïté la position du pomt dans le plan. — Au lieu d'employer des coordonnées rectangulaires, on peut employer des axes obliques; le point est toujours défini par l'intersection de deux parallèles aux axes dont la dislance à ces axes est connue : chaque dislance à un axe est évaluée alors parallèlement à l'autre. — On peut encore employer des coordonnées polaires ; on prend alors dans le plan un point fixe (pôle) et une direction fixe (axe polaire) : tout point est déterminé par l'angle que fait avec l'axe polaire le rayon veclcur qui va du pôle au point, et par la longueur de ce rayon vecteur. — Sur une surface quelconque, un point est défini par l'intersection de deux courbes tracées sur celle surface ; chacune est fixée par un nombre qui est comme iion numéro d'ordre et oui joue le même rôle que la longitude et la latitude sur la sphère ; ce sont les coordonnées curvilignes. — Pour déterminer la position d'un point dans l'espace, il faut trois coordonnées; on peut, p. ex., imaginer un plan fixe, dit des xy, dans lequel on trace deux axes des x et des y ; on fixera la position d'un point en se donnant les coordonnées x, y de la projection de ce |ioint sur le plan des xy cl le nombre qui mesure la distance du point au plan des xy affecté du signe + ou du signe — , suivant que ce point est d'un côté ou de l'autre <lu plan des xy : ce troisième nombre se désigne habituellement par 3. Il existe une infinité d'autres systèmes de coordonnées.

COPAHU (résine ou iiAtTME de), substaucc résineuse exlrailc du Gopaïer. Voy. copaïer et baume de copahu.

COPAÏER, Copaifera, genre de la famille des Césalpiniées, tribu des Cassiées, est composé d'arbres assez élevés, indigènes de l'Amérique méridionale. L'espèce la plus connue est celle qui donne le copahu, le C. officinal (C. officinalis), arbre touffu, à feuilles composées, entières, un peu luisantes, ponctuées; à fleurs petites, blanchâtres, en grappes rameuses, axillaires; à fruit orbiculairc, bivalve. On en lire la résine de copahu au moyen d'incisions faites à l'écorce pendant les grandes chaleurs.

COPAL (nom mexicain), matière résineuse solide, cassante, transparente, d'un blanc jaunâtre plus ou moins foncé, peu soluble dans l'alcool, l'éther et les huiles essentielles et dont la composition est à très peu près la même que celle de la résine de térébenthine. Elle s'obtient par des incisions faites à diverses légumineuses des groupes Hymensea et Trachylobium. Celle résine nous vient de I île de Ceylan et du Brésil ; mais on préfère «elle de l'Inde. Elle entre dans la composition des meilleurs vernis et est des plus solides. Etendue sur du bois, ■du papier, du métal, etc., elle reste transparente et forme le vernis appelé Vernis copal ou V. Martin, du nom de son inventeur.

COPALCHI, écorce amère, réputée fébrifuge, qui est fournie parle Croton Pseudo-China (Euphorbiacée). Voy.

■(JlINQUINA.

COPALINE (C*<'II*'*0), résine fossile, en fragments jaunes, dans l'argile de Londres.

COPALME (oAVME ou huile de). Voy. liquidahbar et dalsamifluées.

COPARTAGEANT. Voy. partage.

COPEAU (de couper). On appelle Vin de copeaux du "vin nouveau que l'on fait passer sur des copeaux, ou dans lequel on a fait tremper des copeaux, ce qui a pour effet de l'éclaircir et de le mettre plus promplemenl en état d'être bu.

En Pâtisserie on nomme ainsi un petit four fait avec farine, blancs d'œuf, sucre, cuits par petites bandes roulées ensuite en forme de vis.

COPECK, monnaie russe. Voy. kopek.

COPÉPODES, nom d'un groupe d'animaux Arthropodes, appartenant aux Crustacés inférieurs (Entomostracés) ; animaux marins ou d'eau douce, libres ou parasites sur d'autres animaux.

COPIAPITE. sulfate de sesquioxyde de fer naturel l2Fe*Oî,5S05 + 1211*0] en écailles jaunes, de Copiapo

COPIE (du lai. copia). En Droit, la copie d'un titre peut faire foi à défaut du litre original, soit qu'il existe, soit qu'il n'existe plus. S'il existe, la représentation peut en être exigée ; sinon, la copie fait foi quand elle a été

tirée par l'autorité du magistrat, ou par le consentement des parties, ou qu'elle est ancienne, c.-à-d. qu'elle remonte à plus de 30 ans (C. civ., art. 1334 et 1335).

Copie de lettres, registre que doit tenir le commerçant des lettres qu'il envoie (C. de comm., art. 8).

COPRA, nom donné à l'amande du fruit du cocotier; on l'importe en France pour en extraire une huile destinée à la fabrication des savons.

COPRIN, genre de Champignons Basidiomycètcs de la famille des Agaricinées, caractérisé par la coloration noire des feuillets et par la liquéfaction du chapeau a la maturité. On connaît de nombreuses espèces de Coprins, dont la plupart croissent sur les fumiers et les excréments d'animaux.

COPRIS, nom latin du Bousier. Voy. ce mot.

COPROLITHES (du gr. xôiîpoç, fiente, et Xîôoç, pierre), excréments de reptiles, de batraciens et de poissons, formés de phosphate de chaux, que l'on rencontre quelquefois dans certains terrains sédimentaires (Permien, Turonien, etc.). On les emploie comme engrais à cause du phosphate de chaux qu'ils renferment. C'est Buckland qui a attiré, dès 1829, l'attention des savants sur ces pétrifications.

COPROPHAGES (du gr. xôitpoî et çâyw, manger), se dit de tous les Insectes et en particulier des Scarabées qui vivent des excréments des animaux.

COPROPRIÉTAIRE. Voy. propriété.

COPTOGRAPHIE (du gr. xôtttu, couper, et ypâ'^ti), tracer), art de découper des morceaux de carton ue manière que leur ombre, projetée sur une muraille, y dessine des figures.

COPULATIVE (conjonction). Voy. conjonction.

COPULE (du lat. coptila, lien), se dit, en Logique et en Grammaire, du mot qui lie le sujet d'une proposition avec l'attribut. Le verbe être, exprimé ou sous-entendu, est la copule de toutes les propositions.

COPULES. Voy. conjugués.

COQ (onomatopée], Gallus, genre de l'ordre des Gallinacés et de la famille des Faisans, a pour caractères : un bec allongé, médiocre, moins haut que large, la tète surmontée d une crête charnue chez les mâles ; la gorge souvent garnie de deux barbillons charnus et pendants ; les ailes courtes, larges. Le mâle ou coq se distingue de la femelle ou poule par un plumage plus brillant : il a les caroncules de la tête et de la gorge plus prononcées ; sa taille est plus grande : ses tarses plus robustes et armés à leur base, un peu au-dessus du pouce, d'un ergot ou éperon. — Les oiseaux qui composent le genre Coq sont lourds et pesants, et volent avec difficulté ; ils sont omnivores, mais ils préfèrent les graines. Selon plusieurs naturalistes, l'espèce qui a donné naissance à la plupart de nos races domestiques est le Coq bankiva, qui vit sauvage dans l'île de Java, ou le Coq de Sonnerai, des Galles occidentales dans l'IIindoustan.

Le Coq domestique est une espèce du genre Coq réduite à l'étal de domesticité. Quelle que soit sa race [Voy. poule), un bon coq doit être de taille moyenne; il doit avoir le plumage brillant et varié ; la tète haute, garnie d'une large crête et de barbes bien pendantes, d'un beau rouge vif; la queue à deux rangs, recourbée en faucille et bien relevée, l'œil étincelant, le bec fort et crochu, la poitrine large, le corps gros et carré, les jambes et les pieds jaunes, armés d'ongles courts et forts. Il peut suffire à 12 femelles. — La chair du coq est sèche et fort peu estimée; la crête seule est recherchée des gourmets. Toutefois la castration donne à la chair du coq jeune un goût succulent ; l'animal prend alors le nom de chapon ( Voy. ce mot) ; les chapons du Maine sont les plus estimés. — On trouve quelquefois dans les poulaillers de petits œufs jaunes que l'on appelle œufs de coq, et qui contiennent, selon le vulgaire, un serpent : ce sont des œufs provenant d'une jeune jHJule ou d'une poule épuisée ; ce qu on prend pour im serpent, ce sont les cordons que ces œufs ont conservés.

L'ardeur martiale du Coq est aussi connue que son affection pour ses poules. De tout temps les hommes ont fait servir cet animal à leur amusement. Les Grecs et les Romains avaient fait une science de la manière d'armer les coqs et de les exciter au combat. Auj. même, la Chine, l'Inde, l'Angleterre et l'Amérique ont conservé ce goût. On arme les ergots des coqs de lames et de pointes tranchantes et aiguës. Ces combats donnent presque toujours lieu à des paris considérables.

Les Hébreux regardaient le coq comme un animal impur.

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