COQ-A-L'ANE
COQUILTil
les Grecs l'avaient consacré à Mars et à Mercure ; il était chez eux le svmbole de la vigilance, de l'activité et de l'ardeur guerrière. Ils l'immolaient à Esculape, quand ils périssaient d'une maladie.
On a dit à tort (lue les Gaulois représentaient le coq sur leurs enseignes : c est seulement en 1789 que le coq parut
C>ur la première fois sur une médaille comme emblème de France : toutefois il avait été déjà employé en plusieurs circonstances, mais seulement comme armes parlantes fiallus. Gaulois, et gallus. coq); en 1789, on le choisit autant comme emblème de Mars que comme symbole des Français. En 1850, il remplaça la fleur de lis <;omme emblème national ; en 1852, il a été remplacé par l'aigle impériale, qui a disparu à son tour en 1870.
On a donné le nom de : Coq de bruyère et de Coq de bouleau au Tétras ; — de C. d'Inde, au Dindon ; — de C. d'été, à la Huppe ; — de C. de roche, au Rupicole ; — de C. de marais, à la Gelinotte ; — de C. indien, au Hocco ; — de C. de mer, au cruslacé dit aussi Calappe ou Crabe honteux.
Les Horlogers donnent le nom de coq à l'espèce de platine taillée à jour qui, dans les montres de construction ancienne, sert à maintenir le pivot du balancier.
COQ (du lat. coqiius). Les marins appellent coç ou mai- Ire coq le matelot chargé de la cuisine de l'équipage. — Ils nomment coo-souris une voile ou bonnette en deux parties, qui se place entre le hunier et la vei^e de fortune i'un sloop, d'une galiole, etc., pour remplir le vide et les «chancrures du hunier.
COQ-À-L'ÂNE, discours ridicule et sans liaison, où l'on passe brusfjucmenl d'un sujet à un autre- Ménage prétend que celle expression vient d'une épître burlesque de Clément Marot intitulée du Coq à l'Ane ; mais elle est plus tniienne. — Les Anglais disent : cock-and-a-bull, un coq et un taureau.
. COQUE (du lat. concha). C'est proprement l'écale ou ■coquille de l'œuf [Voy. œvf). — En Botanique, on nomme ainsi les parties de certains fruits composés d'un péricarpe sec. se séparant en un nombre déterminé de loges, qui se •délaclicnt les unes des autres par la scission de leur cloison <-n deux lames ; ces loges individuellement prises sont des ■copies : tels sont les fruits du pavot, du buis, des eupliorbes. — On emploie encore le mot coque comme syno-
nie de cocon. Voy. ce mot.
iijcE, nom vulg. du Cardiurn edule. Voy. càrdiuv.
«uocE Dc I.EVAXT, fruit de VAnamirla Cocculus ou Bois à enivrer, de la famille des Ménispermées : c'est un drupe •oblong, réniforme, monosperme. Elle a la propriété d'enivrer les poissons : aussi les pêcheurs s'en servent-ils pour •com|xtser une espèce de pâtée avec de la mie de pain : c'est ce qu'ils appellent tirer la coque. La Coque du Levant doit ses propriétés vénéneuses à un principe alcalin et cristallisable, aécouvert par Boullay, et qu'il a appelé j)icrotoxine.
COQUELICOT, Papaver rhœas, nom \'ulgaire d'une espèce du genre Pavot. C'est une plante bien connue, à fleure d'un rouge éclatant, et qui, desséchées, sont employées comme sudoriiiques. On en fait un sirop qui a été autrefois préconisé comme incisif et expectorant. Le coquelicot abonde dans les champs de blé et dans tous Jes terrains fraîchement remués. On cultive dans les jar- •dins des variétés à Heurs doubles, diversement colorées •ou panachées.
COQUELOURDE. nom \Tilgaire donné à un Narcisse, à V Anémone pulsatille et à une Agrostemme.
COQUELUCHE. Au x%-* siècle, ce nom fut donné pour la "première fois à une espèce de grippe ou de catarrhe épidéimique qui obligeait les malades à se couvrir la tète d'une coqueluche ou capuchon ; puis il a passé à la toux convulsive des enfants, qui n'a aucun rapport avec l'afl'ection précédente. On prétend aussi, mais à tort, que la maladie actuelle aurait été ainsi nommée parce que, pendant les quintes, la respiration de l'enfant, devenant tout à coup sonore, paraît miiter le chant du coq. Cette toux singulière sévit particulièrement au |)rintcnips et en automne, surtout dans les années froides et humides. I>a coqueluche est une maladie microbienne, souvent épidémique et toujours contagieuse ; ordinairement elle n'attaque qu'une seule fois dans la vie. Inconnue des anciens, elle a été confondue jusqu'au xviii» siècle avec les autres affections catarrhales, tandis que c'est évidemment une névrose de la respiration .avec irritation ou même phlegmasie de la muqueuse des
bronches. Elle précède ou complique souvent la rougeole- Les quintes, plus violentes et plus fréquentes la nuit, soni accompagnées d'açitation, de douleurs déchirantes dans la poilrinçj avec sulfocation imminente; l'accès finit par un vomissement glaireux, après lequel l'enfant reprend unmédiatement sa gaieté et ses jeux.
La coqueluche est une maladie peu dangereuse, à moins qu'elle ne se complique d'emphysème, de bronchite capillaire : sa durée peut être de 6 semaines à 3 ou 6 mois. On la combat au début par des boissons chaudes et mucilagineuses, puis par des pédiluves ou mieux des cataplasmes sinapisés aux extrémités, par de légers vomitifs ainsi que par des purgatifs ; la belladone, le bromure de potassium, le café ont été administrés avec des résultats variés. Le changement d'air paraît être jusqu'à présent le moyen le plus efficace.
COQUEMAR [du lat. cucuma], sorte de bouillou-e en cuivre ou en argent à large ventre, rétrécie au col et un peu évasée à l'ouverture, avec un bec pour diriger le liquide. Le tout est surmonté d'un couvercle à charnière et armé d'une anse en métal entourée d'osier. Les coquemars sont appelés aussi cafetières du Levant, parce que les premières qui parurent en France furent apportées du Levant.
COQUERET, plante. Voy. alkékexge.
COQUILLAGES, dénomination générale sous laquelle on comprend tous les animaux teslacés. Voy. coqcille et