‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 406 sur 1729 · CONCHYLIOLOGIE · texte numérisé non relu

CONCHYLIOLOGIE

COQUILLE (de coque), Cochlea, corps testacé calcaire, développé soit au deliors, soit dans l'épaisseur des tissus d'un Mollusque, et destiné à protéger 1 animal ou seulement certaines parties de son corps. — Les cmjuilles sont dites univalves, bivalves, multivalves, selon qu'elles se composent de \, 2 ou plusieurs pièces. D'après l'habitat des Mollusques auxquels elles appartiennent, elles se distinguent en terrestres, fluvialiles ou marines ; elles sont adhérentes ou libres, suivant qu'elles sont ou non fixées à d'autres corps. Selon leur forme, on les dit : lurbinées, capuloïdes, symétriques, équivalves, équilatérales, etc.

Les coquilles des Mollusques sont le produit de la sécrétion de cette large expansion charnue qui envelopp-î d'ordinaire le corps de l'animal et qu'on appelle le manteau. Elles s'accroissent généralement par couches obliques, concentriques et débordantes, déposées par le bord extérieur du manteau, ce qui augmente les dimensions superficielles de la coquille, et aussi par couches superposées, plus minces que les couches extérieures, et déposées par toute la surface du manteau et les muscles d attache eux-mêmes. Ce sont ces dernières couches qui présentent les reflets irisés ou nacrés qu'on observe dans l'intérieur de beaucoup de coquilles, tandis que les couches dermales externes, blanches ou colorées, ne sont jamais nacrées. — Chimiquement, les coquilles sont formées de calcaire et de phosphate de chaux, associés à une plus ou moins grande proportion de matière organique : c'est ce qui fait que dans beaucoup de pavs les coquilles servent comme engrais, et qu'on les emploie aussi à la fabrication de la chaux. Certaines coquHles des genresPer/Jc et Pinladine fournissent ces nodules arrondis et isolés connus sous le nom de perles, et qui ont une si grande valeur. La nacre de perle, qui sert à faire des manches de couteaux, des boutons, des coffrets, etc., n'est autre chose que la couche qui tapisse l'intérieur des mêmes coquilles. Les coquilles de certains Gastéropodes, tels que le Slrombe aile d'ange et le Casque de Madagascar, à cause des zones multicolores qui les composent, sont employées à la fabrication des camées tendres. Enfin, chez beaucoup de peuples sauvages les coquilles servent d'ornement et quelquefois de monnaies. Voy. cacris.

Il existe dans les terrains sédimentaires un grand nombre de coquilles fossiles de Mollusques; mais elles ont subi dans leur composition et dans leur structure de profondes modifications sous l'action des eaux circulant dans le sol ( Voy. fossiles) . — La Conchyliologie est la partie de l'Histoire naturelle qui s'occupe de I étude des Coquilles. Elle se lie intimement à la Malacologie ou étude des Mollusques.

On appelle >-uIg. : C. des peintres, l'Unie pictomm (Mulette) ; C. de Pharaon, le Monodonte ou Bouton de camisole ; C. de Saint-Jacques, toutes les coquilles du genre Peigne. Voy. ces mots.

Dans les Arts, le mot coquille prend une foule d'accep-

COQUIMBITE

œRALINE

tïons diverses. On appelle: panier coquille un format de papier courant ayant 45x56; — or en coquille, une pâte faite de miel et de feuilles d'or n^duitcs en noudre diinl on ce sert pour dorer; elle se vend dans des coquilles. — Les lapidaires nomment coquille un outil de cuivre en forme de dé à coudre qui sert pour mettre les diamants en soudure. — Le fournisseur donne ce nom à celte partie de la poignde d'une épée qui a la forme «l'une double coquille, et sert à protéger le poignet. — Le s«uipleur appelle coquille un petit ornement taillé sur le contour d'un quart iic rond. — Le maçon nomme coquille d'escalier le clessous des marches qui tournent en limaçon, cl dont l'ensemble présente la forme <l'unc coquille. — En Typographie, on nomme coquille une lettre employée pour une autre dans la compos'tion. — En Cuisine, on nomme coquilles un salpicon que l'on fait gratiner dans des coquilles de Saint-Jacques ou dans des coquilles en métal. On fait des coquilles avec poisson, gibier, volaille, macaroni, etc.

COQUIMBITE (de Cooitimbo, ville du Chili), sulfate ferrique hvdraté (Fe*0'.oS05.9H*0), en cristaux hexagonaux, du Chili.

COR (du lat. cornu, corne), petite tumeur dure et circonscrite qui se développe sur les doigts du pied : elle est ordinairement produite par la compression qu'exercent les chaussures trop étroites ou trop dures : son siège habituel est le dessus clés articulations des orteils, surtout au petit doigt; souvent aussi, il s'en produit entre les orteils et même à la plante du pied. Le cor a la forme d'un clou et se comjwse de plusieurs couches épidermiques au centre desquelles on remarque un noyau dur, conique, qui pénètre parfois le derme jusqu'aux tendons et aux ligaments articulaires : c'est ce noyau qui distingue le cor du durillon. La pression que les cors exercent sur le derme, surtout lorsque le temps change, peut occasionner les douleurs les plus vives. Les pédicures extirpent les cors en cernant avec une aiguille courbe, à pointe mousse, le luberculc calleux; la baudruche, les feuilles de joubarbe et d'éclairé sont inefficaces ; le collodion salicylé donne de bons résultats.

COR, instniment de musique, à vent et à embouchure, formé d'un long tube de cuivre dont le diamètre va en s'élargissant jusqu'au pavillon (orifice inférieur du cor). Les cors produisent deux espèces de sons d'un caractère fort différent : les sons ouverts, qui sont la résonance naturelle des divisions harmoniques du tube de l'instrument et sortent sans autre secours que celui des lèvres et du souffle de l'exécutant; et les sons bouchés, qu'on obtient en fermant plus ou moins le pavillon avec la main. — L'échelle naturelle du cor ne fait entendre qu'un certain nombre de notes ouvertes. Pour remédier à cet inconvénient, on a imaginé des corps de rechange (sortes de luhcs dans différents tons), par lesquels l'échelle du cor peut être transposée sur tous les degrés de la gamme chromatique. — On compte 16 tons de rechange qui, étant réunis, donnent au cor une étendue de 3 octaves 1/2. Afin de conserver la corrélation nécessaire sur tout instrument entre la notation et le procédé d'exécution qui correspond à cette notation, on a adopté pour le cor, en prenant pour base le ton A'ut, une écriture fixe, invariable, quel que soit le ton employé, écriture conforme à la note qu'exécute le corniste sur son instrument et non aux sons réels qu'il fait entendre.

COR ANGLAIS, perfectionnement de l'ancien hautbois de chasse ohoedicaccia, instrument à vent et à anche, de la famille des hautbois, a la forme du hautbois, mais dans des proportions plus fortes ; il est un peu recourbé, et son pavillon se termine en boule, au lieu d'être évasé comme celui du hautbois. Il sonne une quinte au-dessous de celui-ci, et tient par conséquent, parmi les hautlxiis, la même place

Îue l'alto ou viole parmi les violons. Son diapason est de eux octaves, qui commencent au troisième fa grave du piano. Les anciens compositeurs ont eu diverses sortes de notation pour le cor anglais. Auj. il s'écrit toujours en clef de sol, une quinte au-dessus de la note réelle.

COR DE BASSET, en allem. Basset-horn, instrument de musique à vent, à bec et à anche, du genre de la clarinette, ci qui est à celle-ci ce que le cor anglais est au hautbois, c.-à-d. qu'il en sonne la quinte au-dessous. Son diapason comprend 4 octaves, qui commencent au second ut grave du piano. De nos jours, cet instrument n'est plus connu que sous le nom de clarinette alto ; malgré sa belle sono-

rité, il n'entre pas dan$ la composition habituelle des orchestres.

COR À PISTONS. Cet instrument est le même que le précédent, au(|uel l'adaptation d'un ingénieux mécanisme ae pistons a donné, dans toute son é'.endue, la gamine chromatique en sons ouverts. Les pistons peuvent être additionnés ou indépendants. Ce dernier système, inventé par Adolphe Sax, n'est pas encore aussi répandu que le système des pistons additionnés, malgré le réel progrès qu'il constitue pour la justesse des sons et les ressources d exécution. — Depuis quelques années, l'usage des cors à pistons est devenu général dans tous les bons orchestres. Les cors à pistons sont en mi ou en fa.

COR RUSSE, instrument à vent en cuivre, qui se joue avec une embouchure, et qui est de forme conique. Le tube ne fournit qu'un seul son. Pour avoir quelques octaves de tous les demi-tons, il faut avoir autant de tubes qu'on veut employer de sons, et en proportionner la longueur au d<îgré de grave ou d'aigu qu'on veut obtenir. On arrive à des effets très puissants par la réunion de 20, 30 et 40 de ces cors. Le cor russe a été invente au dernier siècle par le Bohémien J.-A. Maresch.

CORACIAS, oiseau. Voy. grave et roi.lier.

CORACOÏDE (du gr. xopaxo£i5i^;). L'apophyse coracoïde termine en dehors le bord supérieur de 1 omoplate ; elle a été ainsi nommée parce qu'elle a une sorte de ressemblance avec le bec du corbeau. Voy. omopi ate.

CORAIL (du gr. viopi'KKio^) , genre de Polypes à polypier, appartenant au groupe des Gorgonidées, ne se compose que d'une seule espèce, le C rouge, propre à la Méditerranée, et dans lequel on remarque deux parties distinctes : 1° un axe central, calcaire, dur, cassant, formé d'un noyau solide recouvert d'une couche de vaisseaux longitudinaux et par-dessus d'une couche de vaisseaux réticulés, affectant enfin une forme arliorescente ; c'est le i^olypier ou corail employé en bijouterie : ce corail est rou,i,'e à l'état normal, blanc, rose ou noir par suite de maladie ou d'altération ; 2" une écorce molle, charnue, vivante, qui recouvre le polypier; c'est le sarcosome, être à la fois un et multiple, composé de petits polypes à 8 bras empâtés dans un ciment vivant, en sorte que la limite de chacun de ces petits êtres est confuse et que ses fonctions profitent à la masse générale et à chacun des autres en particulier. Un seul rameau de corail porte un nombre considérable d'individus qui apparaissent à sa surface comme autant de petites (leurs blanches, plus ou moins apparentes, suivant qu'ils sont sortis ou rentrés dans la partie corticale. — Le corail a été employé dès la plus haute antiquité comme objet de parure; mais sa véritable constitution n'a été connue que de nos jours. Longtemps rangé parmi les minéraux, il fut placé dans le règne végétal au siècle dernier à la suite d'un débat célèbre de l'Académie des sciences, auquel prirent part Jussieu, Réaumur, Guettard et Marsigli. Presque aussitôt après (1756), A. Peyssonel, médecin de Marseille, prouvait que le corail était un animal; mais plus d'un siècle devait encore s'écouler avant que M. de Lacaze-Duthiers (1862) le fît entièrement connaître. Voy. madrépores. — La matière rouge du corail contient du carbonate de fer; cette particularité explique l'usage que l'ancienne médecine en faisait comme tonique.

La pêche du corail est faite par les Espagnols et les Italiens, sur les côtes de l'Espagne et de l Algérie. Le corail se fixant et se développant au-dessous des rochers, la manœuvre consiste à gratter la roche et à ramener ses débris avec un filet nommé salaire ou faubert. Par le trailé de 1832, le bey de Tunis a abandonné à la France la pêdie du corail sur toutes les côtes de la Régence moyennant une redevance de 15 000 piastres.

Corail artificiel, pâte qui a pour base ordinaire la poudre de marbre cristallin, cimentée avec de l'ichtyocolle, ou quelquefois avec une huile très siccative, et que l'on teint au moyen du vermillon de Chine, mêlé à une très petite quantité de minium.

Corail noir. Voy. ci-dessus et antipathes.

CORALINEou coRALLiNE (de corail), genre d'Algues, de la section des Floridées, a ses rameaux incrustes d'une matière calcaire. Lamarck et Cuvier l'avaient rangée parmi les polypiers; mais depuis il a été démontré qu'elle appartient au règne végétal. La Coraline croit par touffes sur les rochers du bord de la mer. Sa couleur varie du vert a!i rouge plus ou moins foncé. La C. officinale a longtemps, été employée couune vermifuge.

œRALLIAIRES

CORDAÏTES

CORALLIAIRES ou corallidés. Vcy. anthozoaires et

fOI.YPKS.

CORALLIEN OU Coral rag. nom donné aulrefois à des déptits jurassiques riches en débris de polypiers ou coraux fossiles, que l'on considérait comme représentant un étage constant, situé entre l'étage oxlordien et l'étage kimméridgicn et désigné par les géologues anglais sous le nom de Coralrag. Un sait maintenant que les formations coralliennes considérées comme appartenant à ce même étage se rencontrent dans le jurassique sujiéricur à plusieurs niveaux, de sorte que l'on a supprimé de la nomenclature le nom d'étage corallien, pour le remplacer par celui de rauracien (Voy. ce mot].

CORALLIGENE. On désigne, en Géologie, sous le nom de dépôts coralligènes, des couches calcaires formées par une accumulation de débris de Polypiers. Ce sont tantôt d'anciens récifs coralliens en place, lantôt des agglomérations de débris, résultant de la destruction des récifs, mélangées alors à des restes d'Echinides, de Crino'i'des, de BrachiojK)des, de Lamellibranches, de Gastéro|K)des, qui vivaient dans le voisinage des récifs. On connaît déjà des dépôts coralligènes dans les terrains paléozoiiques, notamment dans le Dévonien et dans le Carljonifèrc; ils jouent un rôle considérable dans le Trias supérieur des Alpes, mais sont surtout développés à l'époque du Jurassique supérieur. On en rencontre, dans le bassm de Paris, dès l'Oxfordien supérieur, puis dans l'étage rauracien (connu autrefois sous le nom de Corallien) et dans l'étage séquanien. Dans le Jura septentrional, ils caractérisent le Rauracien; dans le Jura méridional, ils se trouvent dans le Séquanien et surtout dans le Kimméridgien. Enfin, dans le bassin du Rhône, c'est le Portlandien qui présente souvent le faciès coralligène. — Le faciès coralligène du Barrémien et de l'Aplien est connu sous le nom d'Urgonien.

Le Crétacé su{)érieur n'est représenté, en Europe, par des formations coralligènes, riches en Rudistes, que dans les régions méditerranéennes et dans le bassin de l'Aquitaine.

CORALLINE. Voy. coraline.

CORAN (de l'arabe koran, lecture), livre sacré des Musulmans. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr. CORB, Corvina, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Sciénoïdes : dents en velours, point de canines ni de barbillons. Le C. noir, de la Méditerranée, est un poisson délicat, surtout quand il est pêche à l'embouchure des rivières.

CORBE. mesure de capacité employée en Italie pour les matières sèches et liquides. La corbe de blé de Bologne contient 78 lit. 64; la corbe de vin, 78,59.

CORBEAU, Corvtis, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, type de la famille des Corvidés, renferme un grand nombre d'espèces, parmi lesquelles on dislingue : les Corbeaux proprement dits, les Corneilles, les Freux et les Choucas.

Les Corbeaux propr. dits, qui ont pour type le Grand Corbeau (C. corax), ont un bec droit, conique, très fort, et dont la base est garnie de plumes raides dirigées en ayant, et une queue ronde ou carrée. Leur taille est celle d'une poule ; leur plumage est généralement noir. Ils ont l'appétit vorace, et se nourrissent volontiers de charognes : aussi répandent-ils une odeur fétide. Leur vue et leur odorat sont perçants, ce qui empêche les chasseurs de les approcher facilement. Ils marchent jwsément, d'un air grave, mais sautent quand ils veulent hâter leur marche et prendre leur essor; leur vol est élevé et soutenu. Leur intelligence paraît assez dévelo|)]iée ; on jieut les apprivoiser, et les rendre même d'une très grande familiarité ; mais leur caractère est turbulent, querelleur et défiant. Ils ont un cri rauque et discordant, connu sous le nom de croassement; cependant ils aiiprennent assez facilement à parler. Partout les corl)eaux sont sédentaires; ils nichent s'ir les arbres les plus élevés, sur les rochers escarpés, ou bien dans les châteaux en ruines. Pendant l'hiver et à l'époque des semailles, ils se répandent par troupes dans les campagnes, où leur présence ne j)araît pas causer des dommages bien considérables. On leur attribue une fort longue vie. — On prétend que le vol du corbeau, i)lus ou moins élevé, inquiet, incertain et accompagné de croassements, annonce le mauvais temps. Les anciens avaient con- P'cré le corbeau à Apollon, parce qu'ils lui attribuaient la lacuité de prédire; ils regardaient son chant comme de

mauvais augure. Chez les Juifs, cet oiseau était déclaré impur.

On appelle : C. aquatique, l'Ibis acalor; C. blanc, l'Irubi ; C. chauve, le Pyrrhocorax; C. cornu, le Calao; C. de mer, le Grand Coi-inoran; C. de nuit, l'Engoulevent, etc.

Les*' Romains appelaient corbeau [corvus] une sorte de croc en métal qui leur servait de grappin d'abordage, et qui avait été inventé par le consul Duillius dans la première guerre punique. — On donne auj. ce nom : en Architecture, à un ouvrage en saillie, à une grosse console qui a plus de saillie que de hauteur, et qui sert souvent à porter des bouts de poutre ou des naissances de voûte ( Voy. e.ncor- BELLEME.vT et MITOYENNETÉ) ; — au morceau de fer qui sert à porter les sablières d'un plancher. — C'est aussi le nom d'une machine qui sert à soulever des fardeaux.

CORBEAU, constellation australe située entre l'Épi de la Vierge, la Queue de l'Hydre et la Coupe, par 12^20" d'ascension droite moyenne et 15° de déclinaison sud, comprend 1 étoile de 2» grandeur, 2 de 4', et 5 de 5'.

CORBEILLE d'or. Voy. alysse. — corbeille d'argent.

Voy. IBÉRIDE.

CORBILLARD. Voy. pompes funèbres.

CORBIN était autrefois synonyme de corbeau. — Par suite, on a dit : bec-de-cor 6in, pour instrument recourbé; nez en bec-de-corbin, pour nez crochu.

COR BIS ou corbeille, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques intégropalléales, famille des Lucinidées : coquille épaisse, munie de côtes concentriques et de stries raj'onnantes ; crochets recourbés en dedans; charnière formée de deux dents cardinales sur chaque valve, et de deux dents latérales dont l'une est voisine des premières ; trois impressions musculaires non prolongées, dont deux sur la région buccale. — Les Corbis apparaissent dans Tétage bajocien; elles habitent auj., mais en petit nombre, l'océan Indien.

CORBIVAU, Corvus albicollis, espèce du genre Corbeau, dont on a fait un sous-genre sous le nom de CorvttUur (corbeau-vautour) : il doit ce dernier nom à son bec comprimé, élevé et à dos tranchant.

CORBULIDÉES, famille de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques sinupalléales : coquille très inéquivalve, impressions palléales à peine sinueuses, impressions musculaires au nombre de deux ou trois à chaque valve, ligament interne placé dans une fossette, et charnière pourvoie d'une dent cardiale sur la petite valve et 1 ou 2 dents latérales sur l'autre. — La Corbule (Corbula), type de cette famille, a son test épais, deux impressions musculaires et à chaque valve une dent saillaiite entrant dans une fossette de la valve opposée.

CORCELET. Voy. corselet.

CORCHORE (du gr. xôpyopoî), Corchorus, genre de la famille des Tiliacécs, renferme des herbes, des sous-arbrisseaux et des arbrisseaux exotiques à feuilles alternes, denticulées ; à stipules latérales géminées ; à Heurs jaunes, portées sur des pédoncules très courts. La C. potagère ou Mauve de Juif est une plante alimentaire dans le Levant; la C. capsulaire, des Indes orientales, fournit une sorte de filasse, et la C. velue est un arbrisseau laineux de l'Amérique du Sud. — Voy. corète.

CORDACE (en gr. xôp5aÇ), danse vive et licencieuse, en usage chez les anciens Grecs et dans l'Asie Mineure, elle entrait souvent dans les divertissements des grands festins chez les particuliers, mais jamais sur les scènes théâtrales.

CORDAGE (de corde), nom générique de toutes les cordes qui servent au grécment et à la manœuvre des navires, au jeu des machines, à l'élévation et à la traction des fardeaux, etc. La fabrication des cordages comprend deux opérations : le filage, ou fabrication du fil de caret, élément de toute cordcrie, et le comme ttage,(\m consiste à réunir et à tordre ensemble un certahi nombre de fils de caret pour en composer les cordages de toute grosseur, depuis le bitord, le toro7i et le grelin jusqu'au câbtcau et au' câble (Voy. ces mots). Autrefois, dans la Marine, on employait le chanvre d'une façon exclusive pour la confection des cordages ; dans ces dernières années on lui a substitué fréquemment les fils d'acier. Quand on est obligé de satisfaire à des conditions particulières, on emploie parfois des cordages en jute, en alfa ou en ramie.

CORDAÏTES, Cordaites, grands arbres Gymnospermes fossiles, qui abondent dans le terrain houiller. atteignant 40 mètres de haut; leur tige a les caractères de la tige'des Conifères et leurs feuilles sont semLlabies par leur slruc-

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