IS
Eau-de-vie faible ....
Id
Id
Eau-de-vie ordinaire..
Id
Eau-de-vie forte 21°
Id 22°
Esprit trois-cinq 29°,5
Esprit trois-six 53°
Esprit trois-sept 55°
Esprit rectifié 56°
Esprit trois-huit 57°,5
Alcool à 40° 40°
\lcool absolu 44°,10
A. Gay-Lussac.
C'est probablement aux Arabes qu'on doit l'art d'extraire l'alcool du vin et des autres liqueurs fermentées. .\maud de \illeneuve. savant du xiii° siècle, ne fit que propager l'usage de l'alcool en médecine. Ce que Raymond Lulle appelait quinta essentia n'était autre chose que de l'esprit-de-vin rectifié au moyen de la chaleur du fumier. Au xv« siècle, l'esprit-de-vin n'était encore qu'un médicament et ne se trouvait que dans l'officine des pharmaciens ; mais, avant la fin du xvi° siècle, il servait déjà comme boisson dans presque tous les pays de l'Europe.
ALCOOLS. L'alcool éthylique est le type d'mie classe de corps qu'on appelle des alcools: la fonction alcool est définie par la propriété qu'ils ont de se transformer en éthers avec élimination d'eau, lorsqu'on les traite par les acides, réaction analogue à la formation des sels en chimie minérale. On distingue : 1° les A. primaires, qui. comme I alcool ordinaire, donnent, par oxydation, une aldéhyde et un acide : la formule de ces alctwls contient une ou plusieurs fois le groupement CIP.OH monovalent: 2° les .4. secondaires, qui par oxydation donnent une cétone [Voy. acétose) et deux acides : leurs formules contiennent le groupement CH.OH divalent: 5° les .4. tertiaires, caractérisés par le groupement C.OH trivalent dont la molécule est brisée par oxydation.
Les alcools sont dits nwnoatomiques. diatomiques, triatomiques... suivant qu'ils renferment un. deux ou trois groupements fonctionnels. L'alcool éthylique, Y alcool méthylique ou esprit-de-bois, sont des alcools primaires monoatomiquee ; le glycol est un alcool primaire diatomique. la glycérine un alcool triatomique deux fois primaire une fois secondaire.
La fonction alcool peut se trouver associée à une autre fonction ; on a alors des alcools à fonctions complexes. Alcools di-. triatomiques. Voy. gltcols et glvcéri.ne. ALCOOLAT, alcool qui a été chargé, au moyen de la distillation, des parties aromatiques ou médica'menteuses de certains végétaux : ce nom a remplacé celui d'esprit. L'.4. vulnéraire. Veau de Cologne, l'esprit de menthe, le baume de Fioraventi. sont des alcoolats
ALCOOLATURE, alcool qui a été, par macération avec des plantes ou des parties de plantes fraîches contusées, chaîné de leurs principes médicamenteux. C'est une sorte de teinture alcooli(|ue, qui s'applique surtout aux plantes dont les propriétés disparaissent par la dessiccation. Les alcoolatures, imaginées et mises en vogue par les homéopathes, ont été, pour un certain nombre, adoptées par le Codex.
ALCOOLISME, nom donné à l'ensemble des phénomènes pathologiques résultant de l'abus des spiritueux vins, eaude-vie et liqueurs). Ces phénomènes se présentent à l'état aigu ( Voy. ivresse) et à l'état chronique. Si dans le premier cas la terminaison par la mort est exceptionnelle, elle est très commune et même à peu près inévitable dans le second, toutes les fois que l'ivrogne persévère dans ses funestes habitudes. Le mal commence par un trouble des fonctions digestives : l'appétit se perd, une pituite, puis des vomissements ont lieu le matin; le foie est altéré, tous les viscères abdominaux sont frappés d'une inflaniiiittion spéciale: quelquefois survient la phtisie pulmonaire granuleuse qui emporte rapidement le malade : s'il résiste à ces premiers symptômes, il est bientôt en proie à des tnjubles nerveux tels que sensibilité exagérée, insomnie» obtusion de l'intelligence, tremblement des mains surtout, délire, enfin imbécillité et démence. Une des conséquences deValcoolisme est l'affaiblissement de la virilité et la procréation d'enfants idiots ou épileptiques. L'abus des liqueurs spiritueuses amène ces résultats bien plus rapidement que le vin. — Cf. Magnus Huss. Alcoolisme chronique (Stockholm, 1852) ; Carpenter, Abus des liqueurs alcooliques ^Londres, 1850): Lancereaux, Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales (1865).
Il est reconnu que le pouvoir toxique d'un alcool croît avec l'élévation de la formule qui le représente. Tous les alcools contiennent, en proportion variable, de l'alcool butyrique et de l'alcool propylique : si l'alcool butyrique se trahit par le mauvais goiit qu'il donne à l'alcool vininue, il n'en est pas de même de l'alcool propylique ; et, ii'un autre côté, les aréomètre; m révèlent fa présence des alcools lourds que s'ils sont incorporés eïi notable quantité à l'alcool vinique. Il serait à désirer pour la santé publique que la science trouvât un moven d'évaluer la moindre quantité d'alcool à équivalent éfevé introduit dans l'alcool vinique.
ALCOOLOMÈTRE. Voy. alcoomètre.
ALCOOMÈTRE, espèce d'aréomètre servant à indiquer la quantité d'alcool contenue dans les esprits-de-vin du commerce; il a été construit par Gay-Lussac en 1824. Il marque 0° dans l'eau et 100° dans l'alcool absolu: il indique immédiatement le volume d'alcool qui existe dans cent volumes d'uae dissolution d'eau et d'alcool : ainsi l'esprit qui marque 60° contient 600 ce. d'alcool pur par litre. Comme les variations de température augmentent ou diminuent le volume des liquides et, par suite, leur densité, les indications de l'alcoomètre ne sont exactes qu'autant qu'elles sont prises à la température à laquelle l'instrument a été gradué, c.-à-d. à 15°: du reste Gay- Lussac a dressé des tables de correction. En .\nglett ire l'alcoomètre officiel est Vliydromètre de Sykes : son zéro ou esprit de preuve correspond à 57° centésimaux.
Pour reconnaître la proportion d'alcool contenue dans les vins, on en distille un volume connu: on complète jusqu'au volume primitif le volume de l'alcool faible obtenu, et l'on détermine le degré à l'aide de ralcm)mètre. Il existe plusieurs modèles de petits alambics destinés à ces essais.
A côté de VA. ordinaire, on a proposé dirers procédés pour déterminer d'une manière plus ou moins précise la richesse alcoolique des vins et des caux-de-vie. Tels sont les ébullioscopes, c.-à-d. des instruments dont les indications sont fondées sur les différences qui existent dans les points d'ébuUition des liquides alcooliques suivant la proportion d'alcool qu'ils contiennent. Silbermann a inventé xm dilatomètre alcoolique fondé sur l'inégalilc de dilata-
ALCORNOQl'E
ALEURONE
tion (!(' l'cnii ci de I'hIoooI. Ccrtniiis proi-ôilrs sont fondes sur la onpillarilô, conniii- lo complr-gotiltrs de M. Sallcron. Ce dernier est un petit carnfon qui a un lier d'écoulement. Quand on incline le vase, les gouttes sortent une à une ; on en reçoit vingt dans une capsule, qu'on pèse immédiatement à la balance de précision. iKîs laliles préparées d'avance donnncnl. en regard du poids obtenu, le litre alcoolique du li<|uide.
ALCORNOQUE, en l'barniaeie, désigne une écorce loni()ue et astringente, fournie par iliverses espèces de Bowdichia [Voy. ce mot), et qui peut remplacer l'ipécacuanlia. — hans diverses parties de la France, on donne aussi ce nom au cliène-liège
ALCYON. Les Grecs donnaient ce nom (i>>xua)v) à un oiseau (|ui, à ce qu'ils croyaient, faisait son nid sur la mer même. On a supposé que cet oiseau pfjuvait être le Martinpèclieur. le Pétrel des tempêtes ou l'Hirondelle salangane (Voy. ALCïoNE au Dict. (Vnist. et de Géogr.) — L'Alcyon était cliez les anciens le symbole de la paix et de la tranquillité : on appelait jours alcyonieiis les 15 jours de l'année pendant lescpiels cet oiseau était supposé couver ses (inifs à la faveur du calme de la mer (c'était le jour du solstice d'hiver, les 7 qui le précèdent et les 7 qui le suivent).
ALCYON. Linné et Temminck ont fait du Martin-pêcheur le type de la famille des Alcyons, qui a été confondue depuis en partie avec celle des Sytidactyles. Voy. ce mot
et MARTIN-PÉCIIEUH.
ALCYON, genre de Polypes coralliaires, ordre des Alcyonaires, charnus et couronnés à leurs extrémités de tentacules ou lllets en nombre variable. Ils sont tantôt en forme d'arbustes, tantôt semblables à des champignons, (i'iiujres fois ils forment sur la surface des corps une croûte assez épaisse. Ils habitent les mers profondes et ont de belles couleurs, (jue la lumière leur fait perdre.
ALCYONAIRES. Alcyouaria, ordre des Cœlentérés, de la classe des Polypes coralliaires ou Anthozoaires ; leur caractère essentiel réside dans la bouche qui est entourée d'une couronne de huit tentacules larges et bipinnés; à ces tentacules correspondent huit loges méscntériques à parois de séparation toujours molles, jamais calcifiées. Nombreux genres : Pennalule, Alcyon, Gorgone, Corail, Tubipore, etc.
ALCYON E, r\ taureau, étoile de 5" granileur, la plus belle des Pléiades. Voy. pléiades.
ALCYON ELLE, genre de Bryozoaires, voisin des Cristatelles et des Plumatclles, et qu'on rencontre dans les eaux stagnantes des environs de Paris. On les a appelés aussi Alcyons fluviatiles et rangés quelquefois parmi les Polypes.
ALDÉBARAN (mot arabe) , étoile de première grandeur, placée dans VŒU du Taureau, est le type des étoiles de première grandeur.
ALDÉHYDE (par contraction des mots alcool déshydrogénéj. liquide incolore, extrêmement volatil, résultant de l'action de l'oxygène sur l'alcool. Il «e forme dans un grand nombre de circonstances, lorsque l'alcool est mis en contact avec des corps oxygénants ; il se produit, entre autres, dans la préparation du vinaigre, quand l'accès de l'air a l'alcool est ménagé. L'aldéhyde est un réducteur très énergique. Il précipite l'argent" de ses dissolutions et se transforme en acide acétique. Sa combinaison avec l'ammoniaque, l'aldéhydate d'ammoniaque, jouit également de propriétés réductrices énergiques. L'aldéhyde peut, sous rinflueiue de certains réactifs, se transforiner en paraldéliyde, corps polymère de l'aldéhyde qui, chauffé, reproduit ce dernier. La paraldéhyde est un corps solide qui est employé comme hvpnotiquc. Il a été découvert uar Liebig en 1835. "
Le nom d'aldéhydes a été depuis donné à toute une classe de composés organiriues, naturels ou artificiels, dérivant d'alcools par perle d'iivdrogène. L'essence d'amandes amères, l'aldéhyde cuminiqùe de l'essence de cumin, l'aldéhyde cinnamiaue de l'essence de cannelle, l'acroléine, etc., sont des aldéhydes. La fonction aldéhyde est caractérisée par la propriété qu'ont ces corps de fixer de l'oxygène pour donner un acide et d'être par conséquent des corps réducteurs. Les aldéhydes contiennent le poupement COH oui en s'osydant donne le groupement G G* H caractéristique des acides organiques.
ALDINES (éditions), nom donné aux livres sortis des presses du célèbre imprimeur vénitien Aide Manuce (1449- 1515) et de ses fils et petils-lils Paul Maïuicc et Aide Manuce le Jeune. Ils poilaicnt comme marque d'origine
une ancre autour de laquelle s'enlaçait un Dauphin, avec le nom ALDI'S.
ALDOL, produit de condensation de l'aldéhyde, qui lire son nom de sa fonction mixte alcool et aldéhyde. A été obtenu par Wurlz, par l'action de l'acide chlorliydrique faible sur l'aldéhyde. Liquide incolore, épais, qui se transforme à la longue en paraldol, corps cristallin qui est de l'aldol condensé.
ALDOSES, corps ayant à la fois les fonctions alcool et aldéhyde. Voy. sucres.
ALDOXIMES. Voy. oxihes.
ALE (prononcez He), bière anglaise, blonde, peu amère, parce (pi'elle est ptm lioublonnée. On l'appelle aussi pale a/e (bière pâle), loy. bière.
ALÉATOIRE (du lat. aléa, chance). Un contrat est dit aléatoire quand l'avantage qui en résulte dépend d'un événement incertain. Le jeu, le pari, la constitution de rente viagère, sont des contrats aléatoires (C. civ., art. 1104, 1965-1984).
ALECTORS (du gr. àXéxTwp, coq), famille de l'ordre des Gallinacés, créée pour des oiseaux d'Amérique intermédiaires entre les dindons et les faisans; ils ont la queue large et arrondie et manquent d'éperons aux jambes. Genres principaux : Gitan ou Pénélope, Hocco, Parraqua et Pau.ri
ALEMBROTH (en arabe, le chef-d'œuvre de l'art). Les alchimistes nommaient Alenibrolh ou Sel de sagesse le produit de la réaction du sublime corrosif sur lo sel ammoniac ou l'ammoniaque. Par voie sèche, on obtenait le sel alenibroth soluble, chlorure double de mercure et d'ammonium, emplové en bains comme succédané du sublimé. Par voie humide, en précipitant le sublimé par l'ammoniaque, on avait le sel insoluble chloramidure de mercure IIg-CI,AzII'*, blanc et insipide.
ALÊNE (de l'anc. h. -ail. alansa], poinçon droit ou courbe destiné à percer lo cuir, dont les cordonniers et les bourreliers font un continuel usage ; ils s'en servent pour percer deux morceaux de cuir qui doivent être cousus ensemble. — On nomme vulg. Alêne la Raie à museau aigu, dite Haie oxyrhinque.
ALÉNOIS (cressonI. Voy. cresson.
ALÉPINE, étoffe (iont la chaîne est en soie et la trame en laine. Cette étolfe, originaire A'Alen, se fabrique aujourd'hui en France. La q^ualité la plus belle s'appelle barpours. Les qualités inférieures se doublent de caoutchouc, pour faire des étoffes imperméables.
ALÉRIONS, en Blason, petites aigles sans bec ni pattes et toujours en nombre sur les écus. La maison de Lorraine portait d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent. La maison de Montmorency portait seize alérions en souvenir de seize drapeaux pris sur l'ennemi. On appelle aussi les alérions des Atgliaux (terme ancien).
ALÉSOIR [A' aléser, de lisse), instrument ou machine dont on se sert pour polir, agrandir ou ajuster un trou destiné à recevoir une pièce cylindrique qui doit y jouer ou s'y emmancher avec précision; par exemple, un corps de pompe, un cylindre de machine à vapeur, un canon de fusil, etc. L'objet à aléser étant fixé dans un étau, \'alésoir effectue son travail en tournant sur lui-même, et en avançant dans le sens de son axe ; par ce double mouvement, il coupe, refoule ou use la matière, jus(|u'à ce que le tube sur lequel il opère aille calibre voulu. La machine à aléser, qui est employée, dans le même but, pour les cylindres de grand diamètre, consiste en un disque tournant armé de lames coupantes en acier trempé.
ALET (Aude), eau min. Voy. eaux minérales.
ALETHEIA, 259' petite planète, trouvée le 28 juin 1886,. par C. II. F. Petors, à Clinton (Etats-Unis). Voy. planètes.
ALÉTOSCOPE (du gr. dXTjôïjî, vrai, et (ncoiclw, examiner), nom donné à une loupe montée de manière à regarder facilement une photographie.
ALEUROMÉTRE (de (îXeupov, farine, et ^i-zao^, mesure),^ instrument destiné à apprécier les propriétés panifiables d'une farine. On admet que la digestibilité d'un pain est en raison de l'élasticité du gluten, et en outre que celle-ci est d'autant plus grande que sous l'influence de la chaleur le gluten se gonfle davantage. Les mesures alourométriques ont pour but de déterminer l'augmentation de volume du gluten quand, après l'avoir préalablement humidifié, on le soumet à l'action de la chaleur.
ALEURONE, substance de réserve, azotée, qu'on rencontre dans de nombreuses graines, en particulier dans les
ALEVIN