AI.GLES
crainos de ricin, de blé, etc., où elle caste sous forme de gioldiles microscopiques dits grains d'ulcuroiie.
ALEVIN {à'alcvet\ pour élever), menu poisson qui sert à repeupler les étan<rs. Voy. pisciculture.
ALEXANDRA. 54" petite planète, trouvée le 10 sept. 1858 par Goldschmidt à Paiis. Voy. planètes.
ALEXANDRE (geste d), un des romans du cycle de r.\ntiquité. fut composé à la fin du xii« siècle par Lambert li Cort : Alexandre de Bernay y collabora ou le remania.
ALEXANDRIN (vers), vers français de 12 syllabes. Voy. vKRs.
ÀLEXANDRINE (philosophie]. On désigne sous ce nom l'ensemble des écoles pbilosophiques qui fleurirent dans l'antiquité à Alexandrie d'Egypte, et qui se caractérisent toutes par un essai de syntbèse de la religion et de la pbilosopliie, du mysticisme oriental avec la science de l'Occident. Les principales de ces écoles sont l'école juive (dont i'hilon est le principal représentant), l'école néo-pytbagoricienne, l'école néo-platonicienne (avec Plolin pour chef), les diverses branches du gnoslicisme. Les pères Alexandrins (Si Clément d'Alexandrie, Origène) ont subi l'influence de celte philosophie, qui eut avec le christianisme de nombreux et complexes rapports. Voy. gnosticisme et néo- 1 1 ATi)Ms.MK. Voy. les diverses histoires de l'école d'Alexandrie par Matler. Jules Simon, Vacherot, etc.
ALEXANDRINS, nom donné aux poètes grecs qui ont. (lu iV siècle au i"' siècle avant J.-C. illustré la cour de l'Iolémée à Alexandrie : Philefas, Callimaque, Asclépiade de Samos, Aratus, Apollonius de Rhodes, etc. Théocrile et ses disciples Bion et Moschus se rattachent par leurs relations et leurs études à la littérature alexandrjne. Les poètes latins et par suite les poètes français doivent beaucoup à la littérature alexandrine (Yov. A. Couat, la Poésie alexandrille, 1882).
Le même nom a été donné à une école de philosophes dite Ecole d'.\lexandrie. Voy. Alexandrie (Ecole d')au Dict. d'Hisl. et de Géoyr
ALEXIPHARMAQUES, alexitères (du gr. à>v£;'.'jip[iay.ov, dXcÇ'.TT.piov: d'iAEçî'.v, repousser, et (sipuiay.ov. poison), noms donnés, dans lanc. Médecine, aux remèdes qui passaient pour propres à expulser du corps les principes inorbifiques et à prévenir ou détruire les elîets des ])oisons ri des cnins. Ils étaient à peu près synonymes A'antidolcs.
ALEZAN (de l'arabe «/-/)«.'>'«», le beau, ou bien al-atliaii. la fumée), s'applique aux chevaux dont la crinière el la queue ont la même couleur que le reste de la robe. La couleur des animaux qui sont dans ce cas est généralement rousse. On y dislingue des nuances qu'on désigne sous les nom> de ,1 . clair, poil de vache, ordinaire, foncé, dore, vif. obscur, brillé.
ALÈZE (pour à l'aise], linge d'une certaine étendue et plié en plusieurs doubles, dont on se sert pour garnir le lit des malades, afin de le garantir des souillures.
ALFA ou spart, espèce de Graminée. Voy. spart.
ALFÉNIDE, composition métallique découverte en 1850 par MM. Halphen, et qui imite l'argent. On en fait des couverts de table et autres pièces d'argenterie. Cette composition, analogue à celle du maillechort, contient : cuivre, 591: zinc, 502: nickel, 97; fer, 10.
AL6AR0TH (poudre d') ou Mercure de vie. poudre inventée par Victor Algarolti, médecin de Vérone, et employée .autrefois comme purgative et émélique : c'est un oxychlorure d'antimoine. Sa composition n'est pas toujours idenlifjue et son emploi est dangereux : il est complètement inusité aujourd'hui.
ALGAZEL. Voy. antilope.
ALGÈBRE (de l'arabe al-djebr la réduction des parlies au tout). L'algèbre est une partie des mathématiques qui fait suite à l'arithmétique; on la fait commencer souvent à l'introduction des nombres positifs et négatifs ; elle ?e dislingue de rarilhméli(|ue par une plus grande généralité dans l'idée de nombre, par un emploi plus systématique des lettres pour désigner les nombres, qu'ils soient connus, inconnus, fixes, variables ou indéterminés, et des signes pour représenter les opérations; les lettres, les ■^^gnes. les fonmules qui résultent de leur combinaison sont Il lampte propre de l'algèbre. L'algèbre comprend plusieurs parties : l'étude des opérations fondamentales à etfectuer sur les nombres et les polvnomes iVoy. ce mot': l'étude des propriétés des polynômes ; la théorie des équations [Voy. ce mot) et en particulier des équations entières
par rapport aux inconnues ; celles-ci dépendent dors algébriquement des quantités données. Le mot algébrique s'oppose au mot transcendant qui indique une dépendance non algébrique.
On trouve chez les géomètres grecs des raisonnements à apparence géométrique qui équivalent à de véritables calculs d'algèbre, en particulier à la résolution des équations du second degré. Les quantités sont représentées par des droites au lieu d'être représentées par des lettres; comme sur les figures, les droites sont désignées par des lettres, la difterence n'est pas essentielle. On trouve des raisonnements dune nature plus purement algébrique chez Diophante, mathématicien grec qui vécut probablement au 111" siècle de notre ère. Les Indiens et les Arabes cultivèrent l'algèbre. On a constaté par les manuscrits de ces derniers qu'ils appliquèrent l'algèbre à la géométrie et qu'ils découvrirent la résolution des équations du 3* degré (Voy. Sédillot, Hist. des Arabes). Léonard de Pise (Fibonacci) composa vers 1200 un traité sur l'algèbre, qu'il avait apprise chez les Arabes. Cette science fut cultivée au xvi= siècle d'abord en Italie, puis en Allemagne, en Angleterre, en France, par Lucas ae Burgo (Paciolus), Jér. Cardan, Chr. Rudolph, M. Slifel, N. Chuquet, Record, Adrianus Romanus, Tartaglia, Ferrari, Viète. Descarles fit faire à la science un pas immense,|tant par ses découvertes en algèbre proprement dite cju'en créant l'application systématique de l'algèbre à la géométrie, la géométrie analytique. A la même époque, les travaux de Fermât, qui se rapporltut plutôt à l'arithmétique, ont toutefois un grand intérêt algébrique. .\u xvin" siècle la science s'organise par les recherches de d'Alembert, d'Euler et de Lagrange : au xix', Gauss, Abel, Cauchy, Jacobi, MM. Cayley, Sylvester, Kronecker, Jordan, Hermile lui ont fait faire des progrès considérables.
ALGIDITÉ (de algidus, froid), état de refroidissement du corps, qui s'observe dans certains cas pathologiques, par exemple dans le sclérème des nouveau-nés (où la température peut s'abaisser jusqu'à 29"), dans le choléra ou les fièvres pernicieuses, à une certaine période de la maladie (période algide). Une fièvre algide est celle dans laquelle les accès commencent par des frissons et un refroidissement très vif.
ALGOL ou Tête de Méduse. |ï Persée, étoile variable dont l'éclat passe de la 2' à la 4° grandeur en 2 jours 20 heures 48 minutes 55 secondes. Cette étoile sert de type pour une classe d'étoiles variables à très courte période.
Voy. ÉTOILES VARIABLES et PERSÉE.
ALGONQUIN (dialecte), dialecte principal et clef des langues dites algonquines qui sont parlées par des peuplades habitant la région des grands lacs de r.\mérique septentrionale.
ALGORITHME [à'al-Khûrismi, le Kharismicn, surnom de Mohammed ibii Moussa, mathématicien arabe du ix' s.). Au moyen âge, ce mot a désigné le svstème de numération écrite avec les chiffres arabes. Le calcul par algorithme, c.-à-d. suivant les procédés décrits dans un traité du Kharismicn, traduit au xii* siècle par Jean de Séville et Adelbard de Bath, était opposé au calcul sur VAbaque [Voy. ce mot). Aujourd'hui on désigne en général sous ce terme un système d'opérations ou de notations : VA. d'F.uclide pour la formation du plus grand commun diviseur, \'A. des dérivés, etc.
ALGUES (du lat. alga), classe de végétaux Cryptogames qui habitent les eaux douces et les eaux salées, la terre, la surface des arbres et des rochers. Leurs organes de végé^ talion ne sont pas différenciés en tige, feuille et racine : en général, ils forment ce que l'on appelle un thalle. Les Algues forment avec les Champignons l'embranchement des Thallophytes. Leur organisation est souvent des plus rudimentaircs : certaines Algues sont constituées par une seule cellule [Protococcus, Diatomées), d'autres par un filament cloisonné unique [Con ferres), par une lamé [Porphyra], par un massif de cellules [Floridées supérieures). — Les Algues se reproduisent de diverses manières : les espèces inférieures se multiplient par division ou scissiparité : d'aulnes se reproduisent par des ::oospores, petits corps ovoïdes, pour ainsi dire animés, qui, à un moment donné, s'échappent de la plante, se meuvent dans leiui à l'aide de petits cils situés à leur partie antérieure, jiis(|u'à ce qu'ils se fixent à un corps quelconque: alors ils iH-rdent. leurs cils, grandissent et multiplient, en se segliieiitant, la plante d'où ils sont sortis. En dehoi-s de ces