CORRECTION
Baguenaudier, Seciiridaca, a des fifiurs jaunes. I,a C. bigarrée [C. varia), forl clcjfante, juissc pnir véïK-ncuse.
CORONIS, 138" petite planète, trouvée le 4 janv. 1876 par Kiioire, à Berlin. Voij. planètes.
CORONOÏDE (apopiitse). Ce nom est applique, en Anatoniie : 1" à la saillie nui termine en avant la brandie monlanlc de l'os maxillaire infi-rieur; '2' à l'apophyse située à la partie supérieure et antérieure du cubitus.
CORONOPUS, esjKîcc de IHantain et de Scnebière. Voy.
COIINE DE CERK.
COROSSOLIER, plante. Voy. anone.
CORPORAL (du lat. corvoralis; de corpus, corps), linge sacré que le prêtre étend sur l'autel en disant la nicssc, pour y déposer l'hostie, c.-à-d. le corps de Jésus- Christ, après la consécration et jusqu'à la communion. Le corporal doit être <le toile de lin très blanche, sajis aucun ornement, si ce n'est au bord. Il représente le linceul dans lequel le corps de Jésus-Christ fut enveloppé après sa mort.
CORPORATION (du bas-lal. corporaliis], réunion en un corps des personnes qui exercent le même métier. Les corporations d'arts et métiers sont très anciennes iVoy. coui.ège). En France, elles s'organisèrent auxii' siècle, et l'on peut même y chercher l'origine des Communes jurées. D'abord mal vues de l'Eglise, elles eurent ensuite son appui cl celui de la royauté, et chacune d'elles s<; plaça sous le patronage d'un saint. Vers 1268, Et. Boileau, prévôt des marchands, publia le Livre des métiers, dans lequel il rassembla les slaLuls de 101 métiers [Voy. arts et métiers). Le roi se considérait comme le propriétaire éminent des métiers; c'était d'ailleurs une organisation favorable ù l'ouvrier (repos du dimanche, interdiction du travail de nuit). Los corporations devinrent assez puissantes pour s'emi^arer de l'administration des villes (luttes d'Et. Marcel et des Cal)ochiens contre la royauté). Aussi, dès Philippe IV, 1 attitude des rois à leur égard changea-t-elle, et dès Henri II ceux-ci, par mesure fiscale, vendirent des offices (le maîtres; les corporations devinrent plus rapaces et ne firent plus qu'entraver les progrès de l'industrie (réglementations étroites de Colbert). Attaquées par les ouvriers qui se liguent [Voy. compagnonnage) et par les économistes, elles furent supprimées par Turgot en février 1776 [Voy. jurandes, maîtrises). Soutenues jiar les Parlements, elles furent rétablies (août 1776). En 1789, il y avait à Paris 6 corporations de marchands et 44 communautés d'artisans. Elles ne furent définitivement alwlies que par i la Révolution (14-17 juin 1791). En France, la législation a été modifiée en 1864 [Voy. coalition). On trouve encore | l'organisation corporative en France, pour les avoués, no- | taires, etc., et quelques ouvrière tisseure de. Lyon; en Russie on a gar<lé les tselihs et les arlels. En Allemagne, les anciennes gliildes ont disparu, ainsi que les corporations ,
Çroprement dites (Autriche, 1860; Prusse, 1869; Hongrie, i 872). L'ouvrier est libre auj., mais comme il se sent [)eu protégé, il a recours aux associations i Voy. ce mot) ; de même qu'en Italie, au xv° siècle les artistes ont abandonné les corporations pour les Académies [Voy. ce mot). — Il convient d'observer qu'il y a auj. comme un retour vers le système des corporations. Celte tendance, très claire chez certains socialistes chrétiens, s'est manifestée d'un autre côté par l'adoption de la loi sur les syndicats, loi dont il est actuellement difficile de mesurer toutes les conséquences. Pour les corporations religieuses, voy. les mots confrérie et congrégation. — Voy. Lespiiiassc et Bonardot, le Livre des métiers d'Et. Boileau, 1879; Levasseur, Hist. des classes ouvrières en France, etc., 1859; Hubert Vallcroux, Corporations et syndicats, 1885.
CORPS (du lat. corpus). En Philosophie, on appelle corps toute substance qui alTecte les sens par des propriétés soit essentielles, comme V impénétrabilité et ïétendue; soit secondaires, comme la pesanteur, la couleur, l'odeur, la saveur, etc. Voy. matière.
En Physique, on distingue les corps en Corps solides, C. liquides et C. gazeux, selon que, dans la nature, ils affectent plus particulièrement l'état solide, l'état liquide ou l'état gazeux ; mais la plupart des corps peuvent passer par ces trois états.
En Chimie, on appelle corps simples les corps qui n'ont pas encore été décomposés en éléments plus simples : tels sont l'oxygène, le soufre, l'argent. Les corps composés sont formés par l'union de plusieurs corps simples : tels sont l'eau, le sel marin, etc.
En Histoire naturelle, les corps sont partagés en Minéraux, Végétaux et Aniinaux : on donne aux premiers le nom de corps bruts ou inorganiques, et l'on réunit les deux autres sous le nom de corps organisés.
En parlant d(> l'homme, on op|)osc le corps à Yâme [Voy. homme); dans un sens plus restreint, en parlant de l'homme et des animaux, on appelle plus particulièrement corps ce que les Aiialomistes appellent tronc [Voy. ce mot). — En Analomie, on donne le nom de corps : 1° à la partie principale de chaque os et de chaque muscle [corps du sphénoïde, corps du fémur) ; 2° a une foule d'organes qui n'ont pas de formes particulières [corps calleux , corps caverneux , corps réticulaire , corps vitré, etc.). Voy. ces mots.
En Droit, on appi'lle corps certain un objet déterminé dans son individualité, comme tel cheval, telle maison.
En Politique, le mot corps désigne figurément une compagnie, un certain nombre de personnes qui remplissent les mêmes fonctions ; c'est en ce sens qu'on dit les grands corps de l'Etat, les corps constitués, le corps municipal, le corps diplomatique.
Corps législatif. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr. Dans l'Armée on apjx^Ile : corps de l'artillerie, corps du génie, l'ensemble du personnel appartenant à ces armes ; corps d'armée une subdivision d'armée organisée dès le temps de paix avec la plupart des éléments qui doivent la constituer en temps de guerre ; corps de troupe la réunion sous un commandement et une administration uniques d'un certain nombre d'unités mférieures. Le régiment est le type du corps de troupe.
En Vélociptîdie, le mot corps est synonyme de cadre [Voy. ce mot et les mots bicycle et dicïclette).
Corps mort. Les Marins appellent ainsi tout objet établi sur le rivage, ou sur le fond d'une rade, pour l'amarrage des navires ; c'est ordinairement une très gi'osstî ancre borgne avec un câble, dont le bout est porté par un bateau ou par tout autre corps flottant.
CORPUS jlris (c.-à-d. corps de droit), recueil de lois. Il y a le Corpus juris civilis, qui est le recueil des lois romaines de l'empereur Justinien, et le Corpus juris canonici, qui est le recueil du droit ecclésiastique, consistant dans les canons de l'Eglise et les décrétales des papes.
CORPUSCULES. On appelle ainsi, en Botanique, les archégoncs des Gymnospermes.
En Zoologie, voy. atome, infusoires.
CORPUSCULES de pacini, pctits corp membraneux, de forme elhptique, blanchâtres et brillants, et munis d'un pédoncule, qu'on trouve isolés ou agglomérés a la paume des mains, à la plante des pieds, au plexus sacré et au nerf crural, au plexus épigastrique et aux nerfs qui en émanent, etc. Ils sont surtout nombreux dans les jwints où les nerfs se divisent pour fournir les rameaux des doigts et des orteils. Ou rencontre ces corpuscules chez les animaux comme chez l'homme. — Découverts par Pacini (1831), ils sont auj. considérés comme des éléments terminaux tactiles : H? recueillent les impressions |X)ur le loucher comme la rétine les recueille pour la vue.
CORRECTION (du lat. correctio). En Droit, ce mot s'applique : 1" à la punition que le père de famille peut iniliger à ses enfants en les faisant détenir dans une maison publique ; 2"> à celle que le juge peut prononcer «nilrc ie mineur de 16 ans, excusé comme ayant agi sans discernement.
Coi-rection paternelle. Si l'enfant est âgé de moins de 16 ans, le père peut le faire détenir pendant un mois ; le président au tribunal d'arrondissement, sur la simple demande du père, délivre l'ordre d'arrestation (C. par voie d'autorité). Depuis l'âge de 16 ans jusqu'à la majorité, le père peut requérir la détention de son enfant pendant 6 mois : mais le président du tribunal peut la refuser ou en abréger la durée [C.par voie de réquisition). Il n'y a, dans aucun cas, ni écriture ni formalité judiciaire ; le père est seulement tenu de payer les frais et de fournir les aliments. Le père est toujours maître d'abréger la détention (C. civ., art. 375-382).
Correction judiciaire. L'accusé qui a moins de 16 ans est acquitté s'il est déclaré qu'il a agi sans discernement ; mais les juges peuvent ordonner qu'il sera conduit dans une maison de correction [Voy. prison) pendant un temps plus ou moins long, mais qui ne peut dépasser l'époque où il aura accompli sa 20" année (C. pén., art. 66). S'il est dé-
CORRKGIDOR
CORVIDÉS
cidé qu'il a api avec discernement, le temps de l'emprisonnenient peut être plus considérable (art. 07).
Police correctionnelle. Voij. police.
CORRÉGIDOR, mol espagnol qui signifie correcteur. C'est, en Espaifue et en Portugal, le titre que porte le premier nia^'istrat, le premier oflicier de justice d'une ville ou •d'une province où ne réside pas un gouverneur. Il est supérieur à l'alcade.
CORROI (du b.-lat. conrerfjuwi, ptéparation). Voy. cor-
BOÏEUn, CATI, ENBCIT, ESPAI.ME, CtC.
CORROSIF du lat. corrodere, ronger). On appelle substances corrosives celles qui, mises en contact avec les prties vivantes, les altèrent et les désorganisent peu à peu : tels sont les acides minéraux, les alcalis caustiques, certains sels acides, etc. Les corrosifs sont moins énergiques que les caustiques proprement dits.
CORROYEUR l'de corroi], ouvrier qui travaille le cuir déjà taiHié et lui donne le brillant, le lustre et la souplesse nécessaires. Le corroyage s'exécute à la main ou à la machine. Il comprend : 1° le défonçage ou foulage des cuirs ramollis dans l'eau avec de gros souliers sur une claie ou avec la bigorne, grosse masse en bois, ou encore dans le tonneau de foulage; 2" le battage on drayage. sorte de raclage des peaux ; 3° le jmumelage avec la paumelle en bois très dur, striée de cannelures, qui adoucit et relève les grains de la peau ; 4° l'étirage, avec une plaque en fer, Vétire, qui donne une épaisseur uniforme; o" le parage, avec la lunette, couteau rond, pour nettoyer la partie interne de la peau. roy.ciiAMOi5ECR,JiÉGissiER, pelletier, etc.
CORRUPTION [du lat. coi^ruptio), désorganisation.
Voy. PUTRÉFACTIOX.
hn Droit, tout fonctionnaire de l'ordre administratif ou judiciaire qui agrée des ofl'res ou promesses, ou reçoit des dons ou présents pour faire un acte de son emploi, ou pour s'abstenir d'un acte qu'il devrait faire, est coupable de corruption et puni de l'emprisonnement, de la dégradation civique et d'une amende double de la valeur des choses promises ou reçues. Si la corruption a pour objet un fait criminel, la punition i)eut être plus grave. Le corrttpteur est passible des mêmes peines; ce|)endant, si la tentative de corruption n'a point été suivie d'effet, il est simplement puni de o à 6 mois de prison et de 100 à 200 fr. d'amende (C. pcn., art. 177 et 179).
CORS, ramifications du bois des Cerfs. Voy. cerf.
CORSAC, Canis corsac, espèce du genre Chien, sousgenre Renard, dite aussi Adive et Chien du Bengale, ne dépasse guère la grandeur d'un chat. C'est un joli animal, d'un gris fauve en dessus, blanc-jaunâtre en dessous, et à Ibngiie queue. Il habite r.\sie, et était de mode à Paris •comme chien de salon au xvi« siècle.
CORSAIRE (de l'ital. corsa, course), nom donné aux bâtiments armés en course pendant la guerre, et aux capitaines de ces bâtiments. — Chez toutes les nations, l'existence des corsaires a été longtemps reconnue comme légitime. En temps de guerre, le gouvernement donnait aux particuliers des lettres de marque ou permission de faire main basse sur les navires de la nation ennemie. Jean Bart, Duguay-Trouin, Du Casse, sous Louis XIV, et, sous l'Empire, Surcouf, se sont fait une grande réputation comme corsaires. L'arrêté du 2 prairial an xi (22 mai 1803) et l'ordonnance ilu 29 octobre 1853 ont régi jusqu'en 1856 tout ce qui concernait la course maritime en France. Une déclaration du Congrès de Paris du 30 mars 1856 a aboli la course et les lettres de marque. — Voy. pirate.
CORSELET (dimin. i\c corps). On appelait autrefois corse/*"/ ou corcclet la partie de la cuirasse qui couvre la poitrine, l'estomac et le ventre.
Les Eiitomolo^stes donnent ce nom à la partie du corps des insectes située en arrière de la tête. Elle a pour caractères de ne jamais sup|)orler d'ailes et de donner insertion à la première paire de pattes. Ce mot est synonyme de prollwrax.
CORSET (de corps). On fait les corsets en coutil, en toile, quelquefois en soie: ils sont garnis de baleines et munis par devant d'une lame d'acier ou de Iwileine qu'on nomme mise. La France, Paris surtout, a la supériorité jwur la fabrication des corsets sur mesure. Quant aux corsets tissés au métier, c'est l'Allemagne qui est le centre principal de cette industrie. Le métier à rondes-l)os>es avec lequel on fabrique les corsets sans coutures a été inventé à Bar-le-Duc en 1832, par J. Werly. — .\utrefois, en France, les femmes ^portaient des corps raides et durs qui ne dessinaient point
la taille ; ces corps furent remplacés pendant la Révolution par les corsets à la paresseuse, sans balemes, serrant modérément et s'atUchant par quelques lacets placés de distaftce en distance vers le dos. Depuis, les femmes en sont revenues aux tailles fines : s'il est reconnu qu'un corset modérément serré est utile et souvent même nécessaire, il faut aussi comprendre qu'un corset serré au |K)int de comprimer la poitrine et l'estomac ne peut être que nuisible à la santé. On confectionne des corsets orthopédiques qui ont pour objet de corriger ou de prévenir les déviations de la taille. — Voy. D^ Bouvier, Etudes historiqites et médicales sur t usage des corsets (1853).
En Chirurgie, on a nommé corset un gTan<l lundage qui embrasse la plus grande partie du tronc. Tel était le corset de Brasdor pour la fracture de la clavicule, appareil auj. remplacé par les bandages de Desault, de Boyer, etc., qui présentent eux-mêmes c^uelquefois des inconvénients. Beaucoup de chirurgiens préfèrent en effet traiter ces fracture» par la simple position couchée quand les malades sont assez dociles pour la conserver.
CORTÈS (de l'espagn. corte, cour), nom donné, en Espagne et en Portugal, aux assemblées nationales. Voy. le Lict. d'Hist. et de Géogr.
CORTICAL [du lat. cortex, écorce). En Anatomie, on appelle substance corticale la substance grise qui forme la partie extérieure du cerveau. — En Botanique, on nomme : couches corticales, les couches concentriques qu'on oliserve dans l'écorce de certaines plantes ligneuses; plantes corticales, celles qui vivent sur l'écorce des arbres, comme les mousses, les lichens, etc.
CORTICIFÈRES (de cortex, écorce), dénomination donnée par Lamouroux à nés Polypiers composés d'un axe central et d'une écorce extérieure.
CORTINAIRES, genre de Champignons de la famille des .\garicinées, extrêmement abondants en Europe et caractérisés par l'existence d'une cortine.
CORTINE (du lat. cortina), nom donné par les anciens : 1° à une peau de serpent dont était couvert le trépied sur lequel la pythonisse rendait ses oracles ; 2" au trépied luimême.
CORTINE, enveloppe de divers Champignons (Cortinaires, Gomphidius et Hypholoma) qui, en se déchirant, laisse des débris filamenteux sur le chapeau et sur le pied.
CORTIQUEUX (de cortex, écorce), se dit, en Botanique, des fruits durs et coriaces extérieurement, et charnus ou pulpeux intérieurement, comme le citron.
CORVÉE (du b.-lat. corrogata, [tâche] prescrite), travail et service gratuit et forcé, qui, sous le régime féodal, était dîi au seigneur par le paysan ou le tenancier, et qu'on fournissait soit en journées de corps, soit en journées de chevaux, de bœufs, etc. Les corvées consistaient à faucher ou à faner les foins du seigneur, à scier ses blés, laljourer ses terres, curer les fossés du château, réparer les chemins. On distinguait les C. réelles, dues par les possesseurs de fonds pour la cession de ces fonds, et les C. personnelles, dues par tous ceux qui habitaient l'étendue d'une seigneurie. Longtem|)s les liabilants des terres féodales furent corvéables et taillables à merci. Peu à peu il fut apporté des restrictions à cet état intolérable. Louis XVI, sur la proposition de Turgot, abolit la plus grande partie des corvées (1776). La Révolution eflaça les dernières traces de cette institution, devenue odieuse. — Cependant on donne encore dans l'usage le nom de corvée à la part que doivent prendre aux travaux de réparation entrepris par la commune les habitants qui ne peuvent s'acquitter en argent : cette nouvelle espèce de corvée est la prestation en nature, qui ne tardera pas à disparaître de nos lois.
CORVETTE (du lat. corbita, bâtiment de transport^ petit bâtiment de guerre qui prenait rang entre la frégate et le brick. On distinguait : la C. de guerre, à la fois solide et légère, à batterie couverte et portant de 20 à 30 bouches à feu ; la C. aviso, instrument de communication rapide entre le chef d'escadre et les divisions placées sous ses ordres : elle était à liatterie découverte et peu élevée sur l'eau ; la C. de charge, bâtiment de transport de 800 tonneaux, à batterie couverte et à 3 mâts verticaux : elle était plus légère que les flûtes et les gabares. — Les capitaines de corvette avaient rang de chef de iMtaillon.
CORVIDÉS, famille d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres : bec fort, narines couvertes de poils et do plumes décomposées, tarses robustes, queue carrée ou élft-
CORVULTUR