‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 413 sur 1729 · COSMOGONIE · texte numérisé non relu

COSMOGONIE

gép. Gemos : Corbeau, Pie, Geai, Casse-Noix, Choquard, Téntia, Glaucope, etc.

CORVULTUR, oiseau. Voy. corbivau.

CORYBANTES, prêtres de Cybèlc. Voy. le Dict. d'Hist. et de (irogr.

CORYDÀLIS, genre de la famille des Fumariacpes,ren- Ccruie des iierbes propres aux régions tempérées de notre liémisplière. Un tutlive comme plantes d'ornement : la C. bidbeitse, à tleurs de couleurs variées; la C. odorante, de Sibérie; la C. glauque, du Canada, et la C. jaune, espèce indigène.

CORYLUS, nom latin botanique du cocdrifr.

CORYMBE (du gr. xôpu|i6oî), nom donné, en Botanique, à lui mode d'inflorescence qui nedifl'ère de la grappe qu'en ce que les axes secondaires simples ou ramilles s'allongent inégalement de façon que toutes les fleurs soient dans un même plan ; ex. : Sorbier, Millefeuillc.

CORYMBIFÈRES, ancienne famille de plantes, correspond auj. à la tribu des Astéroidées. Voy. ce mot.

CORYNE (du gr. xop-JvTi, massue), genre de Polypoméduses, voisin des (Janipamdaires. Voy. ce mot.

CORYPHE (du gr. -xopucpTj, sommet), Corypha, genre de la famille des Palmiers, tribu des Coryphinées, a jiour type le C. parasol ou Talipot de Ceyîan [C.umbracuiiferà), à lige cylindrique, liaute de '20 ou 25 mètres et couronnée d'un faisceau de 8 à 10 feuilles qui s'étalent en vaste parasol. Les fleurs en panicules nombreuses tombent en épis renversés. Les baies sont spbériques, grosses comme une pomme de reinette, lisses, vertes et succulentes; elles renferment un noyau dont l'amande olfre une cbair ferme. Les Indiens font avec ses feuilles des tentes, des parapluies et des couvertures de toits; les Malais les emploient en guise de papier. Les noyaux, polis et peints en rouge, servent à faire des colliers, et le suc des spatbes fournit un vomitif très violent.

CORYPHÉE (du gr. •f.oowaXoà, nom donné, chez les Grecs, au chef du chœur dans les tragédies et les comédies {Voy. CHŒun) , ainsi qu'à celui qui dirigeait les danses et les chants dans les cérémonies religieuses. — De nos jours, on nomme aussi coryphée le chef des chœurs de chant et de danse dans les opéras.

CORYPHÈNE (du gr. viopû'^aiva) , Coryphsena, vulg. Dorade et Dolfin, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Scombéroides, est commun dans l'Atlantique et la Méditerranée. Ces poissons sont remarquables par leur éclat et par les changements de couleur qu'ils subissent après leur mort, ainsi que par l'avidité avec laquelle ils saisissent tout ce qu'on leur jette. Leur chair est peu estimée.

CORYTHUS, nom latin scientifique du dur-bec.

CORYZA (du gr. (CÔpuî^a), vulg. Rhume de cerveaxi, inflammation calarrhale de la membrane pituilaire ou muqueuse des fosses nasales. La cause la plus ordinaire du coryza est la suppression subite de la transpiration cutanée, à la suite d'une impression de froid à la tète ou aux pieds, d'où naît l'inflammation des parties internes. Quelquefois il accompagne ou précède les épidémies catarrhales appelées grippe ou influen:ia, ainsi que la coqueluche, la diphtérie, la rougeole, les broneiiites. Les enfants, les femmes, les sujets lymphatiques, y sont plus spécialement disposés. Sa durée est de 4 à 8 jours au plus ; il cède de luimême et n'exige aucun traitement ; la récidive en est fréquente chez certaines personnes.

Coryza gangreneux des bétes bovines, affection contagieuse ou infectieuse, encore mal connue au point de vue microbiologique et qui se caractérise par un coryza à évolution très rapide, avec ulcérations de la muqueuse pituitaire.

COSÉCANTE, COSINUS. On appelle ainsi, en Géométrie, la sécante cl le sinus du complément d'un arc ou d'un angle.

Voy. SÉCANTE et SINUS.

COSMÉTIQUE (du gr. xoaiJLTjTtxôî; de xôcrjjio;, ornement). Ce mot désigne à la fois les diverses préparations destinées à conserver ou à accroître la beauté, et l'art qui enseigne à conserver la beauté et à faire disparaître ou diminuer les défauts du corps, art sur lequel on trouve des [létails dans les autours latins, surtout dans Ovide [Art d'aimer, Remède d'amour, Cosinétiques), Pline l'ancien, Juvcnal, Martial, etc. Consulter Dezobry [Rome au siècle d'Auguste, lettre xcvi). — Parmi les cosmétiques, les uns servent à embellir la peau, à lui donner de la souplesse et du brillant : tels sont les savons parfumés, les lotions

émulsives, etc., les vinaigres aromatiques, les pommadm? de concombre, de cacao, d'amandes douces, le coldcream, etc. ; les autres ont pour but de faire disparaître les traces de l'âge, et de simuler les couleurs de la jeunesse [Voy. fard); leur emploi est souvent dangereux. On range encore parmi les cosmétiques les pommades et les huiles pour les cheveux.

COSMIE, Cosmia, insecte, espèce du genre Noctuelle. Voy. ce mot.

COSMIQUE (du gr. xôfffioi;, monde). On appelle, en Astronomie, lever et coucher cosmique d'une étoile ceux qui s'effectuent quand l'étoile se trouve à l'horizon en même temps que le soleil. — L'expression matière cosmique ou poussière cosmique est une désignation vague imaginée par certains astronomes jiour désigner la matière qui ciim[)os(' les nébuleuses et les étoiles filantes.

COSMOGONIE (du gr. xoajiOYOvîa), théorie scientifique qui explique la formation du monde. Elle est très complexe, puisqu'elle exige la connaissance de toutes les lois de la mécanique, de la physique, de la chimie et de la physiologie. Nous ne pouvons donc qu'indiquer ici les questions qu'elle comprend :

i° Formation du Système planétaire. Descartes a le premier montré que la formation de notre Système planétaire pouvait être expliquée mécaniquement. Laplace, à la fin de Y Exposition du système du monde^ a émis sur cette question une ingénieuse hypothèse où les lois de la gravitation découvertes par Newton se combinent avec les idées d'Ilerschel sur la condensation progressive des nébuleuses et leur transformation en étoiles. Il admet que, dans l'origine, le Soleil et tous les corps circulant autour de lui ne formaient qu'une seule nébuleuse, douée d'un mouvement de rotation autour d'une ligne passant par son centre; que, par suite d'un refroidissement progressif, des portions de plus en plus grandes de la matière de la nébuleuse se sont condensées, soit en se portant vers le centre, soit en se réunissant en masses diverses; et, partant de celte hypothèse, il fait voir qu'avec le temps la nébuleuse a dû se réduire à l'état où se trouve actuellement le système planétaire. Voy. Bordas-Demoulin, le Cartésianisme (1849); C. ^Volf, les Hypothèses cosjnogoniques.

2» Formation de là Tei-re et des minéraux. D'après l'hypothèse de Laplace, le corps de la Terre, formé par des condensations successives, comme les autres planètes, a dû être tout d'alwrd une masse liquide affectant la l'orme d'un sphéroïde aplati dans le sens de son axe de rotation et environné d'une atmosphère. Cette masse liqui<le, en continuant à se refroidir, s'est solidifiée peu à peu sur toute sa surface, en même temps que l'intérieur restait à l'étal de fusion. La croûte solide (\\i'i en est résultée s'est ensuite déformée ou brisée dans diverses parties en raison de sa diminution progressive de volume, par suite de l'abaissement continuel de sa température. En même temps, la condensation de la vapeur contenue dans l'atmosphère fournissait des masses d'eau énormes ; celles-ci occasionnaient des dégradations de la surface solide et des transports de matières qui se déposaient en couches horizontales au fond des vastes bassins où ces eaux s'accumulaient. A la cristallisation et à la sédimentation s'est jointe la réaction exercée par la masse incandescente intérieure qui a agi sur les couches superficielles en les métamorphisanl le plus souvent. Puis la vie est apparue à la surface du globe, et peu à peu se sont constitués, par des évolutions successives, appelées époques géologiques, les diverses espèces de terrains qui superposés forment la croûte du globe terrestre. Voy. GÉOLOGIE, ÉPOgUES, TERRAINS, MINÉRALOGIE, CRIS- TALLOGRAPHIE.

3° Formatiott des végétaux et des animaux. Quand la surface du globe terrestre est devenue habitable, elle s'est couverte peu à peu de végétaux et d'animaux. Leur production donne lieu à deux questions : 1° à quelles époques les diverses classes de végétaux et d'animaux ont-elles apparu successivement sur le globe terrestre ? 2° comment s est opérée la formation de la matière organique aux dépens de la matière inorganique ? La Physiologie ne sait pas expliquer par des hypothèses plausibles la production des êtres organisés. Quant à l'apparition successive de* différentes espèces d'animaux et de végétaux, espèces dont quelques-unes sont éteintes , elle a été déterminée avec certitude par les travaux de G. Cuvier, d'Al. Brongniart et des autres créateurs de la Paléontologie, science qui étudie les animaux et les vcgélaux fossiles, et

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