COSMOGRAPHIE
COTELETTES
défnt l'état de la surface du globe aux dlTer<es époques gi'olopiques {Paléozoologie, Paléophytologie. Paléogéograpliie . Ouaiit à lespocc humaine consiUérée dans les caractiTos des races acluclles, dans leur distribution géograpliique. dans l'influence qu'ont exercée sur elles les forces physii|ues du glolje terrestre, elle est l'objet de V Anthropologie qui examine l'origine de l'espèce humaine, sa place parmi les êtres vivants, son unité, la formation de ses races, «on centre de création, son antiquité et ses migrations. Voy. pai.éoxtologie. axtiibopologie, espèce. Voy. aussi : Ilumiioldt, Cosmos; Quatrefages, Des progrès de' C Anthropologie (1867); H. Martin, Philosophie de la nature [iSi& ; les Sciences et la philosophie ^18G9) ; !.. Agassiz, De l'espèce et de la classification en Zoologie ^ 1 S6S)i ; Edmond Perrier, les Colon ies animales ! 879 1 . Sur l'ensem'ile des questions cosmologiques, voy. lierlu^rt S})cncer. Premiers Principes, Principes de Biologie, etc.
Pour la Cosmogonie considérée aux points de vue mythologique, jihilosophique et tiiéologique. voy. cnÉATiox. '
COSIMOGRAPHIE et COSIMOLOGIE ((lu gr. xôiaoî, univers . La Cosmographie est la simple description de l'uni- \Trs visible ; la Cosmologie est la science des lois par lesquelles l'univers est gouverné. Ce dernier mot est tombé en désuétude, et le mot cosmographie s'applique à la description générale des mouvements des astres les uns par rap|)ort aux autres. — I.e Cosmos de llumlmldt, {'Exposition du système du inonde de I.apiace sont des traités de cosniDJdtrie.
COSIMOPOLCriSME (du gr. xostxoî, univers, et r-oV-xr,;, citoyen', disposition d'esprit qui fait qu'on se considère comme citoyen de l'univers : c'est ainsi que les slo'iciens, regardant l'univers comme une même cite, soumise à une n>ème loi, voulaient que tous les actes fussent dirigés vers le bien commun. I.e cosmopolite moderne, faisant abstraction de l'idée de patrie, considère comme ses frères ses semblables de toutes les nations et prétend n'avoir en vue que les intérêts du genre humain. Voy. patriotisme et
PIIM.ANTIIROPIE.
COSMORAMA (du gr. xôîtio;, monde, et ôoatia, vue), osi>ècc de Diorama, établi à Paris de 1808 à 18o'2 par l'abbé Gazzcra, dans le but de former une collection de tableaux représentant les sites et les monuments les plus remarquables de toutes les prties de l'univei-s. Voy. diorama.
COSSE, envelop|>e de légumes. Voy. su.ique.
lOssE. Cossus, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, dont les chenilles vivent dans le tronc des arbres, et causent souvent des dégâts assez grands. Le C. gâte-bois [C. lignipeida], le plus commun et le plus dangereux, a les ailes d'un gris foncé : il a 0'°,04 de longueur: sa chenille, longue de O^.O.ï, est luisante, rougeàlre, et exhale une odeur désagréable; elle se tient à la lasc des arbres, surtout du chêne, de l'orme, du saule, du peu-
Idier, et en ronge l'aubier. On ne peut guère comlMillre ce Icau qu'en faisant la chasse à l'insecte quand il est arrivé à l'état de papillon.
COSSIQUE (règle), nom sous lequel les premiers auteurs italiens désignèrent l'.Algèbrc lors de son introduction en Europe, vient du mot cosa [chose), nom qu'ils donnaient à Vincoiimte des problèmes.
COSSUS, insecte. Voy. cosse.
COSTUIME (de l'ilal. costume, usage, coutume). Iji connaissance du costume propre à chaque épofjue et à chaque pays a une importance incontestable jwur les arts et même pour riiisloire ; aussi a-t-elle été l'objet de nombreux tra- Tanx. Parmi les traités ou recueils ayant trait à ce sujet, nous citerons : Maillot, Recherches sur les costumes (Paris. 1804): Th. llope. Costumes of the ancients (Lond., 1841J : Ces. Vecellio (avec le concours du Titien). Costumes anciens et modernes principalement du xvi* siècle (texte Irad. de l'ilal., 513 fig., Paris, F. Didot) ; llomiard, les Costumes des xni", xiv* et xv« siècles i Paris. 1828; 2" éd., 1860; : Yiol-Castel. Collection de costumes, armes et meubles (1828-55) ; Musard, les Costumes français ,1856- 1859) ; p. Lacroix et Ferd. Séré. Histoire complète des costumes de C Europe; Ch. de î.amotle. Costumes historiques de la France (1852-54); Cli. Louandrc, Arts tomptuaircs (18.^8); A. Dumaresq, Costumes populaires des diverses contrées {[{apport du jury sur i E.r position univ. de 1867, t. XIII); Quicheral, Histoire du costume en France, etc.
Costume se dit encore : 1* de l'habillement et des insignes qui distinguent lea fonctioiuiaires et les dignitaires
publics : le port public d'un costume auquel on n'a pas droit est puni d'un emprisonnement de 6 mois à 2 ans (C. pen., art 259); — 2- des habits dont on se sert au théâtre pour représenter les personnages historiques, ou dans les bals dits costumés, pour se déguiser. Avant le dernier siècle, les costumes des comédiens français n'avaient
plie que par Talma en 1791. Auj. les acteurs français ont poussé à une rare perfection l'exactitude du costume. COTANGENTE, tangente du complément d'un angle.
Voy. TANGENTE.
COTE (du lat. quotus, combien), part que l'on fait à chacun des associés dans le résultat d'un compte, soit en gain, soit en perte. Quand il s'élève des contestations sur un compte, on les termine souvent par une cote mal taillée, espèce de composition ou de transaction qui arrête le compte en gros sans entrer dans les discussions de ce qui peut rigoureusement appartenir à chacun. — Par extension, on appelle cote la jiart que chacun doit paver dans les contributions publiques. — La cote de la rente est l'indication du taux de la rente. Voy. cocrs.
Les Praticiens appellent cote une marcjue numérale ou alphaljétique dont on se sert pour classer les pièces d'un procès, d'un inventaire, etc. : ainsi on dit : Cette pièce est sous la cote A ; cet écrit est sous la cote B ; la cote 3, la cote 4, etc.
La théorie des plans cotés est un chapitre de la géométrie descriptive.
Dans le Nivellement et l'Arpentage, la cote d'un point est son élévation au-dessus d un premier plan horizontal appelé »ten de comparaison : la connaissance de \a projection [Voy. ce mot) et de la cote d'un point surfit à la détermination de ce point. L'objet du nivellement est de déterminer la cote des différents points d'un terrain; on l'obtient à l'aide de l'instrument appelé niveau d'eau. Voy.^ ce mot.
CÔTE (du lat. costa"^, nom donné, en Anatcmie, aux arcs osseux qui partent des vertèbres, et dont l'assemblage forme avec le sternum la cage thoracique. Les côtes sont, chez l'Homme, au nombre de 24. 12 de chaque côté. Les 7 supérieures sont appelées vraies côtes: on les appelle aussi côtes stemales, jwrce qu'elles s'attachent au sternum au moyen d'un cartilage de prolongement ; 5 des 5 suivantes sont dites fausses côtes ou côtes asternales : elles s'attachent au cartilage de la côte précédente : les 2 dernières restent libres à leur extrémité antérieure et ne sont retenues que par les muscles qui les environnent ; on les nomme côtes flottantes. — Chez les .\nimaux, le nombre des côtes est très variable : il est de 11 à 24 paires chez les Mammifères et de 7 à 11 chez les Oiseaux. Chez les Reptiles elles sont ou très nombreuses avec sternum (Sauriens), ou sans sternum (Ophidiens), ou soudées en fonne de carapace (Tortues' ; elles sont nulles ou très incomplètes chez les Batraciens; très nombreuses ou nulles chez les Poissons.
En Botanique, on nomme côte la nervure médiane d'une feuille simple ou le pétiole commun d'une feuille composée.
CÔTE, en Boucherie, grosse pièce qui remplace souvent l'alnyau. On lui applique les mêmes sauces ou garnitures et lé même rang dans le service.
CÔTÉ (de côte), nom vague par lequel on désigne la partie d'un animal qui s'étend, à droite et à gauche, entre le ventre et le dos, depuis les épaules ou les ailes jusqu'aux jambes de derrière ou au deilans des cuisses ; et, en parlant du cori» de l'honmie, depuis les aisselles jusqu aux hanches.
En Géométrie, le côté d'une figure est une ligne droite qui fait partie de son contour.
Pans une Église, on appelle bas-côtés les ailes basses qui Iwrdent la nef, et où se trouvent les cha|M?lies latérales. On appelle côté de l'Epitre le côté droit de l'autel, et coli de l'Evangile le côté gauche.
Dans le Langage politique, les expressions de côté droit et côté gauche servent à désigner deux sections d'une assemblée oolitiqiie, séparées l'une de l'autre par le bureau du président. En France, le côté droit a été toujours occupe par le parti coiis«^rvateur ; le côté gauche, par le parti avancé.
CÔTELETTES. Outre les côtelettes de veau, mouton, porc, chevreuil, etc., que tout le monde connaît, on appelle