COTONNIER
encore ainsi en Cuisine certaines préparations anx(pie(los on donne la forme de côtelcUcs : côlelcUes de homard, do pigeon, de jwulet, etc.
COTHURNE (du gr. xôOopvo;), chaussure élevée dont se servaient les acteurs tragiques chez les Grecs, pour paraître plus grands et mieux représenter les héros dont ils jouaient les rôles. On oppose le cothurne tragique au brodequin comique. C'était aussi la chaussure dos rois, dos grands, des gens riches et opulents, etc. Le cothurne avait une semelle très haute et laissait le dessus du pied à découvert. On attachait à la semelle des ligatures nui passaient entre l'orteil et les autres doigts et qui se divisaient eu deux bandes autour de la jambe.
CÔTIER (PILOTKJ. VOIJ. PILOTE.
COTIGNAC, confiture sèche de coing. Voij. cognassier.
COTILLON (dimin. de coite). Le nom de cette csi)ècc <lc jupe a élé étendu à diverses sortes de danse. Au win" siècle on appelait ainsi une sorte de branle qui se dansait à 4 ou 8 personnes, en contredanse ; |)arfois on dansait ce branle aux chansons. Auj. c'est le nom d'une danse assez compliquée où la valse domine, et qui sert de finale à la plupart des bals.
COTINGA (nom indigène), Ampelis, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux dcnlirostrcs, dont on fait quekjucfois le type de la famille des Ampélidés : bec largo, légèrement "arqué, échancré à la pomte, qui est comprimée ; ailes longues; queue médiocre, élargie; tarses courts et faibles. Ces oiseaux sont propres à l'Amérique méridionale ; plusieurs sont parés des plus riches couleurs ; leur chant n'est qu'un cri enroué ou un sifilement monotone. Le plus connu est le C. cordon bleu [A. cotingua), du plus bel oniromor, avec la jwitrine violette, traversée d'un ruban blou, et marquée de quelques taches aurore. Le C. Pompadotir est carmin foncé avec les ailes blanches ; le C. de Cayenne ou Guette [A. carnifex) est rouge écarlate. Les colingas sont de la grosseur du merle ; ils vivent d'insectes ol de fruits, surtout de raisin.
COTON (de l'arabe qoton), duvet floconneux, long, fin cl soyeux, de couleur blanc jaunâtre ou rougeàlre, nui enveloppe les graines du Cotonnier. Ce duvet se recueille au moment où les gousses qui le renferment, étant parvenues à leur maturité, s'entrouvrent pour le laisser échapper. Après avoir retiré le coton de son enveloppe, on l'expose au soleil pour le sécher; après quoi, on le sépare de la graine en le faisant passer entre doux rouleaux ne bois. On distingue les cotons en longue soie [sea-islands, blackseed-cotton) clencourtesoie [tiplands, grcen-secd-cotton). Parmi les premiers, les plus estimés sont ceux de Géorgie, de la Réunion, d'Egypte et de Cayenne; le coton de Géorgie est le plus fin de tous et le plus doux ; il est un peu jaunâtre, ce qui lui a valu le nom de beurre terne; celui (le la Réimion est le plus uni et le plus égal ; celui d'Egypte {jumel) est fin et nerveux ; celui de Cayenne est fort et régulier. Parmi les seconds, on préfère ceux de la Louisiane, do l'Alabama, de la Caroline et le coton Mobile. Chaque espèce de coton offre trois qualités : la fleur de marchandise, la qualité marchande et la qualité inférieure.
On exporte le coton en laine dans d'énormes balles, qui peuvent contenir de 250 à 300 kilog. Le coton est débâcle à l'arrivée dans les filatures, séché s'il est nécessaire, et battu pour chasser les poussières et corps étrangers. Le cardage développe les fibres, et le peignage redresse les filaments et les trie par longueur. On obtient ainsi une nappe volumineuse de coton. L'étirage et le doublage sous cylindres lamineurs donnent un ruban plus mince. Ce ruban est ensuite éti7-é avec torsion de manière à augmenter de 180 à 200 fois la longueur qu'il possède. L'opération se réalise au moyen du banc à broches ou métier renvideur (Mull-Jenny). Le fil ainsi formé est titré ou numéroté, le numéro indiquant le rapport existant entre sa longueur et un poids fixe : un fil n" 30 est tel que 500 grammes ont une longueur de 30000 mètres ou 50 éckeveaux de 1 000 mètres. Les filés de coton sont en général dévidés au dévidoir et mis ensuite en paquets. Suivant les besoins de l'industrie, on les passe ensuite à la teinture, à la retorderie, au tissage.
Les usages du coton sont infinis. On en fait des cotonnades; on le combine avec le lin, la laine ou la soie pour faire des tissus mélangés ; on en fait aussi des velours et dos articles de bonneterie. Le coton cardé s'emploie en médecine, de même le coton iodé. En traitant le coton par
l'acide azotique, on obtient une matière fulminante, le fulmicolon [Voij.cc mol). Le coton uni au camphre donne naissance au celluloïd, corps dur, élastique, ayant l'asjxîct de l'ivoire, qu'il peut remplacer dans tHîaucoup d applications. En dissolvant le fulmicolon dans Vélher, on ol>lient le collodion, employé dans la photographie.
Les anciens connaissaient le coton : Pline l Ancien (XIX, 1) jwrle d'un arbrisseau de la llte-Egypte qui n'est autre (lue le cotonnier {Gossypium herbaceum) ; Arricn signale des tissus de coton fabriqués dans l'Inde et amwrtos par les Aral)cs dans les ports de la mer llouge. Très active pendant tout le moyen âge, dans toutes les parties de l'Asie et nolammenl en tiiine, dans le Turkeslan et l'Arménie ; répandue, dès le x» siècle, dans la i)lus gi-ando partie de l'Afrique, l'industrie cotonnièrc ne s'inirodnisit que fort tard sur le continent européen. On cite des fabriques de colon au xiv* siècle à Grenade, à Venise cl à Milan, et au xvi° siècle à Bruges et à Gand. La 1'° balle de coton est arrivée en Angleterre en 15G9; la fabrication ne s'en établit à Manchcsler qu'en 1041. — Lorscpie le Nouveau Monde fut découvert par les Européens, la fabrication dos tissus de coton y était arrivée à une grande perfection : témoin les étoffes teintes que F. Cortez envoya en j)résont à Charles-Quint. Le coton sauvage abondait sur les Iwrds du Mississipi. Cependant le 1" essai de culture de colon dans l'Amérique du Nord n'eut lieu qu'en IGG4; il fut l'œuvre d'émigranls établis près du cap Koar en Floride et qui y plantèrent des graines jM-ovenant de la Harijade. Lf\s progrès de cette culture furent très lents, et l'impulsion ne lui fut sérieusement donnée que par l'invenlion (les engins mécaniques qui ont illustre les noms des Ilargrave, Arkwright, Crompton, Cartwright et plus lard ceux de Jacquart cl de lleilmaim. Le gouvernement fran<;ais fil établir à Rouen, en 1787, des machines à filer le coton; mais ce n'est que sous l'Empire et grâce aux efforts de Richard Lenoir, que celte industrie put s'ai^limaler en France. Auj. la consommation totale de coton brut dans l'Europe entière s'élève à plus de 0 millions de balles, dont près de la moitié sont travaillées en Angleterre. La France consomme environ 800000 balles, l'Allemagne, 500000. Pendant la crise colonnière amenée par la guerre de Sécession, on a cherché à développer la culture du coton partout où elle paraissait |)ralicable. Elle a réussi parfaitomcnt en Egypte et dans les Indes, mais a rencontré peu de succès en Algérie. Voy. L. Reybaud, le Coton, son régime, ses problèmes, son influence en Europe (Paris, 1865) ; J.-E. llorn, la Crise colonnière et les textiles indigènes; Mimerel, Roy cl Kœcblin, liajyport sur l'Exposition univ. de 1807 (t. IV) ; Lacroix, Etudes sur t Exposition de 1878; Oger, P. Dupont, Filature du coton, etc.
Les Botanistes donnent le nom do colon [lotnentum) au duvet long, entre-croisé et crépu qui recouvre la surface de quelques parties de certains végétaux, notamment l'intérieur des bourgeons.
COTON EASTER, vulg. Néflier cotonneux, genre do la famille dos Pomacées, établi pour des arl)nstes à fouilles tomontousos, à fleurs en corymbes, à fruits consistant en 5 akènes osseux, et qui croissent sur les montagnes de l'Europe et de l'Asie.
COTON EUM MALUM,' nom latin du coing.
COTONNADE (de coton). Pris dans toute son étendue, ce mot comprend tous les tissus de coton : mais, dans le Commerce, il désigne plus spécialement les tissus fabriqués avec du colon teint après avoir été filé, et livres à la consommation sans avoir besoin do subir d'antres préparations. On comprend encore sous ce nom quel<iues tissus dont la chaîne est en fil de lin, et la trame on fil do coton écru, blanclii ou teint en diverses nuances, lois que les articles connus sous les noms de fil et coton, i-etors, siamoises, flammées, etc. On donne aux cotonnades différents noms qui rappellent soit les pays d'origine, soit les étoffes qu'on a voulu imiter : de là les noms de percale, jaconas, calicot, madapolam, madras (tirés de l'Inde), de nankins (de Chine), de guingans (de la ville de Guingamp), de roueuneries [de Rouen), etc. Après Rouen, Mulhouse est surtout renommé pour la fabrication et l'impression des colonnades [Voy. ixdiexnks et TOILES peintes). Viennent ensuite St-Quentîn, Bar-le-Duc, St-Elienne, Roubaix, Nantes, Roanne, etc.
COTONNIER (do coton), (lossypium, genre de la famille des Malvacces, tribu des Uibiscées, comprend des arbres,
COTONMÈRE