‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 416 sur 1729 · COUCHES · texte numérisé non relu

COUCHES

des arbrisseaux et des herbes vivaccs, quelcjnefois annuelles, fonitaiit une dizaine d'espèces toutes originaires des régions I ijnatoriales. Le Cotonnier ressemble beaucoup à une

raiidi' >Fauve. La fleur, à double calice et à 5 pétales, rappelle un peu celle du lis; sa couleur varie du blanc au jaune et au rougeàtre; le fruit est formé de coques qui «"ouvrent quand elles sont mûres, et qui renferment des .raines enveloppées dans un flocon de duvet très fin, qui

-t le coton : les feuilles sont découpées comme celles de la vigne. — Le Cotonnier est cultive non seulement dans les contrées intertropicales, mais partout où le climat est assez chaud pour que l'oranger y puisse croître en plein air. Sur le littoral île la Méditerranée, on cultive surtout le C. herbacé ou de Malte [G. herbaceum) ; aux Antilles, on prélére le C. velu [G. hirstittnn) et le C. de la Barbaae \G. Barbadense]. Dans l'Inde et la Chine, on estime le plus le C nankin [G. religiosum], dont le coton jaunâtre sert à tisser l'étoffe connue sous le nom de nankin, et le C. arborescent '[G. arboreum). — On extrait de la graine de cotonnier une huile utilisée pour la table et la fabrication des savons.

COTON NI ÈRE. nom \u\g. de diverses espèces des genres FiUif/f et (inap/ialium. Voy. ces mots.

COTON-POUDRE. Voy. pocdbe-coto.v.

COTRE, espèce de vaisseau. Voy. cctteb.

COTRET. Voy. FAGOT.

COTTABE du gr. xôxTaêo;), jeu fort aimé des Grecs et qu'ils avaient emprunté des Siciliens : ils s'y livraient dans les festins. Sur un bâton fixé en terre, on en plaçait un autre en équilibre, et on accrochait aux extrémités de ce dernier deux plateaux de balance; on mettait sous ces plateaux deux seaux, et dans ces seaux, deux petites figurines de bronze ou deux pvramides, appelées manès. Les joueurs, après avoir viiîé en partie leurs coupes, (àchaicnl de jeter le reste du vin dans un des plateaux, de manière qu'en penchant il frappât la tète de la figure qui était dessous. Si le coup s'entendait, le joueur avait gagné.

COTTAGE (de cot, cabane; orig. celtique), nom donné en AngloteiTe aux petites habitations, et spécialement aux formes élégantes qui appartiennent à des villageois aisés, t à certaines maisons de campagne.

COTTE (de l'allem. KtitC. Au moyen âge, on appelait cotte de mailles un vêlement de guerre, consistant en une sorte de chemise faite de petits anneaux de fer. Il ne faut |jas le confondre avec le haubert, dont le tissu était plus (in et qui couvrait aussi les bras et les jambes ; les chevaliers seuls avaient le droit de vestir le haubert. La cotte de mailles portait diflerents noms et s'appelait collette, jaque, jaquette, brugne, jaseran. — On appelait cotte d'armes une espèce de dalmatique ou de casaque fort riche, dont les chevaliers et les nobles couvraient leur armure pour se préserver de l'ardeur du soleil et comme ornement. L'usage s'en maintint jusqu'à Henri IV; depuis, ce vêlement fut encore conservé comme partie du costume des hérauts d'armes.

On appelait cotte morte les habits, l'argent, les meubles, en un mot toute la dépouille d'un religieux après sa mort. L'abbé s'emparait ordinairement de la cotte morte des moines de son abbaye.

COTTE, Cottus, genre de Poissons acanthoptérvgiens, de l'ordre des Sqnamodermes, famille des Joues-Cuirassées, dont les espèces vivent à la fois dans la mer et dans les eaux douces. Voy. chabot et aspidophobe.

COTTIS, maladie de la vigne, causée par un petit champignon qui se développe sur les racines. On la combat par des arrosages au sulfate de fer.

COTUNNITE, chlorure de plomb naturel (PbCl«), en aicruiik's cristallines sur des laves du Vésuve.

COTUTEUR. Voy. titecr.

COTYLE du gr. xotjXt,), mesure des Grecs, douzième !u conne pour les liquides, quart du chénice pour les grains. La cotvie attique valait 0 lit. 2756 et se subdivisait ^K)nr les liquides en 4 oxybaphes et en 6 cyathes. Los Homains l'ont identifiée avec leur hemina, moitié, du texiarius.

En Anatomie, on appelle cotyle la cavité d'un os qui reçoit la tète d'un autre os. — La cavité cotyloîde est la partie de l'os iliaque qui s'articule avec le fémur.

COTYLÉDON (du gr. xotuat)5wv, coupe, ccuelle), feuilles de la graine ou lobes charnus qui enveloppent la radicule et la gemmule ; avec ces deux duruiers orgaues, les coty-

I lédons constituent l'embryon. Ils contiennent souvent [quand il n'y a pas d'albumen) des matières de réserve qui servent au premier développement de la plantule lors de la gerniinarion. A mesure que la plante grandit, les cotylédons \ diminuent d'épaisseur, se dessèchent et meurent ; tantôt ils ! restent sous la terre, après la germination de la graine : I on les appelle alors hypogés ; tantôt ils s'élèvent à la surface avec la tigelle, et lormont les premières feuilles qu'on nomme feuilles séminales : on les appelle alors ; épigés. — On nomme corps cotylédonaire la masse plu» ou moins charnue qui dans certaines plantes est formée par j la soudure des cotylédons; c'est ce qui a lieu dans le 1 marron d'Inde.

I Certains végétaux n'ont pas de cotylédons : tels sont les i Cryptogames; d'autres en ont un seul, comme le Lis, le i Blè, le Palmier; d'autres, deux (le Rosier, etc.) ou un plus

Î^i-and nombre (plusieurs Pins). L'absence, la présence et e nombre des cotylédons ont une corrélation si remarquable avec les caractères offerts pr toutes les autres parties de la plante, que L. de Jussieu et, après lui, nombre de botanistes ont fondé sur cette considération la division du Règne végétal en trois embranchements : Acoiylédones, ou plantes privées de cotylédons ; Monocotylêdones, plantes à un seul cotylédon, et Dicotylédones, plantes à deux cotylédons ou plus. Voy. ces mots et aussi cryptogames et phanérogames. La classification de Jussieu est aujourd'hui abandonnée ; mais la division en Monocotylêdones et Dicotylédones subsiste encore pour les Angiospermes. COTYLOIDE (cavité). Voy. cotïle.

COU ou COL (du lat. colluni), partie du corps qui unit le tronc à la tète. Outre les vertèbres cervicales, qui en forment la charpente osseuse et qui sont au nombre de 7, il existe, à la partie antérieure et supérieure du cou, l'os hyoïde, au-dessous duquel le cartilage thyroïde fait une saillie plus ou moins prononcée pomme d'Adam); entre cette saillie et le bord du sternum se trouvent le cartilage cricoïde et la trachée artère. La face jwstérieure du cou prend le nom de nuque [cervix]. En outre, xin grand nombre de muscles entrent dans la composition du cou, et concourent aux divers mouvements de la tète ainsi qu'aux fonctions de la respiration, de la déglutition, de la voix, etc. — Dans les Mammifères comme dans l'Homme, le cou a 7 vertèbres cervicales, excepté dans l'Aï qui en a 9, et dans le Lamantin qui en a 6. Dans les Oiseaux, le nombre des vertèbres varie de 9 (Moineau) à 25 (Cygne).

On nomme vulg. : Cou coupé, le Gros-Bec fascié ; C. jaune, la Curruca pensilis, espèce de Fauvette; C. rouge, le Rouge-Gorge; C. tors, le Torcol.

COUA, oiseau. Voy. coclicoo.

COUAGGA, Equus couagga, espèce du genre Cheval, un peu moins grande que le Zèbre, mais ressemblant davantage pour la forme au cheval. Le poil du Couagga est brun foncé sur le cou et les épaules, et brun clair sur le dos, les flancs et la croupe, qui conunence à prendre une teinte rougeàtre. Les parties supérieures sont rayées en travers de bandes blancnâtres; les inférieures sont blanches, ainsi

3ue le jarret et la queue, qui est terminée par une touffe e poils allongés. Le Couagga vit en troupes nombreuses dans r.\frique méridionale.

COUAQUE. sorte de farine faite avec de la fécule de racine de manioc [Voy. ce mot); on en fait du pain et des pâtes aUmentaires.

COUCAL (de coucou et d'alouette], Centropus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Grimpeurs, famille des Cuculidés, renferme des espèces qui ont l'ongle du pouce long et pointu : d'où leur nom scientifique. Elles habitent les contrées les plus chaudes de l'Asie, de l'Afrique et de la Malaisic. La mieux connue est le Houhou [C. ^Egyplitu), dont le nom imite le cri.

COUCHANT, point du ciel où le soleil semble se coucher. Il est à la gauche d'un observateur qui reganle le nord. On l'appelle encore ouest et occident. Comme le lieu du coucnanl change tous les jours, par suite du mouvement apparent annuel du soleil, on a pris |)our |H)inl fixe du couchant celui où le soleil se couche aux équinoxes, et qui partage en deux parties le demi-cercle de l'horizon qui est entre le sud et le nord.

COUCHER, moment où un astre desrend au-dessous de l'horizon. Le coucher d'une étoile est dit héliaque («lu gr. f.A'.o;, soleil), quand il coïncide avec le coucher du soleil i Voy. lever). — Voy. aussi cosmique.

COUCHES (de couche, lit). Eu Géologie, on appelle

coucou

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