‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 417 sur 1729 · COULEUR · texte numérisé non relu

COULEUR

couches les différents lits superposes dont se compose un tenaiii sédimentaire. Voy. assise et stratification.

En Botanique, on appelle : couches corticales l'cnscm!)lc de lames fibreuses appliquées les unes sur les autres qui constituent rétorte; couches ligneuses, les cercles ; concentriques de bois, dont le nombre indique l'âge d'un j arbre. Voy. dois.

En Horticulture, on appelle couches un amas de fumier dispose convenablement pour hâter l'accroissement et la ' maturité des plantes ou des légumes. On distingue : les C. chaudes, qui se font avec du fumier frais de cheval ou de brebis; les C. tièdes ou tempérées, qu'on forme avec du fumier de cheval et de vache mélangé de feuilles, de marc de raisin, de tan, etc. ; les C. sourdes, qui sont audessous du niveau du sol ; les C. encaissées, qui sont dressées dans des encaissements de bois, etc.

COUCHES. Voy. accouchement.

COUCOU (onomatopée), Cuculus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Grimpeurs, type de la famille des Cuculidés, renferme des espèces de petite taille (0 m. 30 env.), à bec très fendu, comprimé; à langue vermiforme, susceptible de s'allonger à volonté ; à tarses courts ; à queue composée de 10 pennes, et dont la couleur varie du blanc jaunâtre ou verdâtre avec des taches olivâtres ou cendrées. Ce sont des oiseaux voyageurs qui passent l'été en Europe et l'hiver i en Afrique ou en Asie. Ils se tiennent sur la lisière des bois, et se nourrissent uniquement d'insectes et de chenilles. Le coucou ne fait pas de nid, et déjMjse ses œufs dans le nid des autres oiseaux. — On connaît un grand nombre d'espèces de coucous; les deux plus intéressants sont : le C. gris ou commun (C. canorus), qui nous arrive par troupes au mois d'avril, et s'accouple presque aussitôt : c'est alors qu'il fait entendre le cri si connu auquel il doit son nom; et le C. indicateur (C. indicalor), particulier à l'Afrique, et qui se nourrit presque exclusivement d'abeilles : il est ainsi nommé parce que son cri sert à guider les indigènes quand ils vont à la recherche des essaims ; on fait quelquefois de ce dernier un genre à part.

COUCOUPICS. oiseaux. Voy. barbus.

COUDE, cubitus, angle saillant formé par l'apophyse olécrane à la partie postérieure de l'articulation du bras avec l'avant-bras.

COUDÉE (de coude], mesure de longueur, en usage chez les anciens. La coudée naturelle est la distance du coude à l'extrémité du doigt du milieu. La coudée se divise en 2 empans, l'empan en 2 palmes, et la palme en 4 doigts; 4 coudées font une brasse. Voici le tableau comparatif des principales coudées :

Coudée naturelle égyptienne 0'",450

Coudée royale égyptienne 0 ,525

Coudée grecque ou olympique 0 ,462

Coudée romaine 0 ,442

Coudée ordinaire philétérienne 0 ,540

Coudée royale philétérienne 0 ,720

Coudée ordinaire des Arabes 0 ,480

COU-DE-PIED (et non coude-pied), saillie que présente ta face supérieure du pied près de son articulation avec la jambe. Les individus dont les pieds sont plats, et dont le cou-de-pied est peu saillant, sont peu propres à des marches prolongées : c'est un motif d'exemption admis par la loi pour le service militaire.

COUDOU, nom nidigène àe l'Antilope strepsiceros.

COUDRE (machines à). Voy. cousoir et machine.

COUDRIER (du b.-lat. colrina) ou noisetier, Corylus, genre de la famille des Quercinées (Cupulifères), renferme plusieurs espèces d'arbrisseaux à feuilles alternes, à fleurs monoïques : les fleurs mâles en chatons cylindriques pendants, les fleurs femelles contenues dans des bourgeons écailleux qui naissent à la place des anciennes feuilles et

3ui donnent naissance à des bouquets de noisettes de 2 à fruits. Le C. commun ou Noisetier avelinier [Corylus avellana), commun dans les haies et les taillis, atteint de 6 à 7 m. ; ses branches, droites et rameuses, oifrent de petites taches jaunâtres ; ses feuilles sont ovales, dentées, d'un beau vert en dessus et légèrement veloutées en dessous. Son fruit, la noisette, offre trois variétés principales : les noisettes ovales et blanches, les noisettes ovales blanches et rosées en dessus, les noisettes rondes ou avelines. Parmi les autres espèces, il faut citer le C. velu ou en arbre, dit aussi Noisetier du Levant. — Le coudrier croît presque partout ; il se multiplie de graines, et surtout de drageons.

Tout le monde connaît la saveur agréable de la noisette ; les confiseurs en font des dragées liiies ; on en retire p;ir la pression une huile analogue à celle de l'amande douce. On fait avec le bois des fcurchcs. des cercles de barils, des hâtons de lignes, du charbon léger, etc.

COUENNE ((lu lat. cutis, peau). Dans le langage usuel, ce mol désigne le derme ou la peau de certains animaux, tels que les cochons, les pachydermes en général, et les cétacés dont le tissu renferme une grande quantité de graisse.

En Pathologie, on donne le nom de couenne : \° à certaines envies [nxvi vialerni) dont l'aspect rappelle la couenne de cochon ( Voy. envie) ; 2° à la partie supérieure du caillot d'une saignée ; elle est constituée par la (ibrine du sang, et dans l'état inflammatoire elle se rétracte sur ses bords et se creuse en cupule. Voy. caillot.

COUFIQUES (caractères), anciens caractères arabes. Voy. KOUFA au Dicl. d'Hist. et de Géogr.

COUGLOF (^orig. allem.), nom donné à une grosse pièce de pâtisserie faite avec une sorte de pâte à brioche dans laquelle il y a des amandes et davantage de levure.

COUGOURDE et cougourdette. Voy. courge

COUGUAR (nom indigène), Felis concolor, F. puma, vulg. Lion des Péruviens, Tigre roupe, espèce du sousgenre des Chats propr. dits, est caractérisée par un pelade d'un fauve agréable et uniforme, sans aucune tache; i\r oreilles noires; une queue noire à son extrémité seul' ment. Les jeunes couguars ont, dans le premier âge, comme les lionceaux, une livrée, c.-à-d. un pelage laineux parcouru de petites raies brunes transversales. Cet animal habite l'Amérique. D'un naturel féroce, il a la cruauté du tigre sans en avoir le courage. Il attaque les moutons, les chèvres et les génisses; mais il fuit l'homme.

COULANT, se dit, en Horticulture : 1» d'une tige grêle qui s'allonge en coulant sur le sol et donnant de dislan • en distance des rosettes de feuilles ; 2" d'un rameau éti qui sort de l'aisselle des feuilles inférieures, et qui pous>. à son extrémité des racines et des feuilles : les fraisiers se propagent à l'aide de ces sortes de coulants.

COULÉ, se dit, en Musique, du passage d'une note à une autre, qui se fait en liant les notes par le même coup de gosier, de langue, d'archet, etc. Dans l'écriture musicale, le coulé se marque par un trait placé au-dessus des notes.

COULÉES, nom donné, en Géologie, à des masses minérales qui se sont épanchées à l'état fluide à la surface di la terre et qui, après avoir coulé sur une pente, se sont refroidies. Voy. laves.

En Calligrapliie, on appelle cordée, écriture coulée, une écriture pencliée dont toutes les lettres se tiennent et dont tous les jambages sont droits.

COULEQUIN, nom vulgaire de la Cécropie peltée.

COULEUR (du lat. color), impression (|ue Ibnl sur l'œil les rayons de la lumière réfléchis, diffusés ou transmis par les corps. Les uns renvoient en égale proportion tous les rayons lumineux : ceux-là paraissent blancs; les autres les absorlient tous : ce sont les corps noirs ; d'autres enfin absorbent une partie des rayons et renvoient ou transmettent le reste. Un corps opaque est rouge lorsqu'il absorbe les autres rayons plus que le rouge, de manière que cette couleur prédomine dans la lumière réfléchie ou diffusée. Un coi-ps transparent est rouge par transmission, lorsqu'il se laisse traverser plus facilement par les rayons rouges que

fiar les autres. — On appelle couleurs primitives les coueurs du spectre solaire, où l'on a distingué 7 teintes principales : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge (\'oy. spectre) ; on les nomme aussi C. simples, parce qu'on ne peut par aucune opération en faire sortir des nuances différentes. Toutes les couleurs simples prises ensemble, dans certaines proportions que Newton a déterminées, reproduisent la lumière blanclie; pour en altérer la blancheur, il suffit de supprimer l'une des couleurs simples : ainsi, en supprimant le rouge dans le spectre, et en composant entre elles toutes les couleurs restantes, on obtient ime teinte verte ; cette teinte, mêlée au rouge, reproduit le blanc. On dit que deux couleurs sont complémentaires l'une de l'autre toutes les fois qu'elles donnent du blanc par leur mélange. On appelle C. composées celles

a ni sont produites par le mélange de deux ou trois espèces e rayons. On peut, en mêlant et en graduant les couleurs primitives, obtenir une foule de nuances : M. Chevreul a formé un cercle chrotnaligite qui en contient 1440 ( Voy.

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