COUPER
sur les pfTets publics et nolaminciit des marchés à terme, à inoiiidri' courlai^e, mais sans la garantie de l'onicier ministériel ; on nommait couliasiers ceux qui se livraient à ce genre de commerce. Jusqu'en 185!), la coulisse avait clé tolérée par les agents de change, qui lui abandonnaient certaines ailuircs dont ils ne voulaient pas se cliarger : elle fut alors officiellement supprimée sur les poursuites de la chambre syndicale ; mais les négociations clandestines des coulissiers n'en ont pas moins continué, soit à la Bourse, Boit ailleurs. Bien que non ofliciellement reconnue, la coulisse n'en existe pas moins.
COULOMB, nom donné, dans le nouveau système d'unités électriques, en l'honneur de l'illustre savant français Coulomb, à l'unité de quantité d'électricité. C'est la quantité qui passe par seconde dans chaque section d'un conducteur parcouru par un courant d'un ampère.
COULOMMIERS, variété de fromage voisine du fromage de Brie, mais moins estimée et exigeant une main-d'œuvre moins attentive.
COULURE. Voy. FÉCONDATIO.N Ct VIG.XE,
COUMA. Voy. couMiER.
COUMARINE, substance organique incolore, cristallisable, d'une odeur aromatique fort agréable et d'une saveur brûlante, qui est contenue dans les fèves tonka, fruit du Coumarou, dans les fleurs de mélilot, etc. Traitée par la potasse, la couraarine donne du coumarate de potassium.
COUMAROU, Coumarouna ou Dipteryx, genre de la famille des Papilionacées, tribu des Dalbergiées, renferme des arbres propres à rAméri(iue tropicale, à feuilles alternes, composées, à fleurs paniculees, à lige élevée, rameuse, et à légume drupacé. Le C. odorant [D. odorata], à fleurs pourpres, porle une gousse oblongue, cotonneuse, renfermant une seule graine, qui a la forme d'une amande : c'est la fève tonka, aromate dont on se sert pour parfumer le tabac à priser. Le bois du coumarou est très dur. Cet arbre a été importé de la Guyane en France en 1795; on le cultive dans les serres.
COUMIER, Couma, arbre lactescent de la Guyane, de la famille des Apocynées. Ses rameaux sont triangulaires et glabres ; ses fleurs roses, terminales ; le fruit est une espèce de baie arrondie, un peu déprimée, renfermant de 3 à 5 graines : ce fruit, dont la pulpe est d'abord acre, puis douce et comestible, se vend à Cayenne sous le nom de poire de couma. De son écorce découle un suc laiteux, qui se lige et se convertit en une résine qui rappelle l'ambre gris.
COUP (du b.-lat. colpus, de colaphus, soufflet).
Voy. BLESSURES, CONTUSIONS, ClC.
Coup d'air, fluxion causée par l'impression d'un air froid. Voy. fluxion.
Coup de feu. Voy. plaie [d'arines à feu).
Coup de fouet. Voy. fouet.
Coup de sang, nom donné vulg. à V apoplexie [Voy. ce mot), désigne spécialement une congestion sanguine momentanée de l'encéphale, qui diffère de l'ajwplexie, parce au'elle ne laisse point de traces après elle. Par extension, se dit encore de toute congestion sanguine dans une partie quelconque du corps.
Coup de soleil. Voy. insolation.
COUP d'état, mesure extraordinaire et presque toujours violente à laquelle ont recours les hommes qui sont au pouvoir pour accroître leur autorité ou changer la forme du gouvernement. La révolution du 18 brumaire an VIII et celle du 2 décembre 1851 ont été des coups d'Etat. Par ses ordonnances du 25 juillet 1830, Charles X tenta un coup d'Etat, qui entraîna sa ruine.
COUPAGE DES vins. Voy. mouillage.
COUPE (de couper). En termes d'Eaux et Forêts, on donne le nom de coupe à l'opération d'abattre les bois. Il y a diverses manières de procéder à cette opération, selon
Suc l'on veut avoir des bois taillis ou de hautes futaies, ians le premier cas, les coupes ont lieu tous les 10 ou 20 ans; dans l'autre, elles sont beaucoup plus rares. Elles sont dites : périodiques, quand elles s'opèrent sur des souches aptes à repousser; définitives, quand elles s'appliquent à des arbres qui ne peuvent plus repousser: par ex. les arbres résineux. Tantôt elles se font en plein ou à blanc étoc, sans rien laisser sur le sol ; tantôt elles sont partielles, et se font soit en furetant ou en jardinant, c.-à-d. en ôtant les arbres qui nuisent à leurs voisins, ou qui sont arrivés à leur complet [développement, soit en reservant seulement deg baliveaux [Voy. ce mot), soit par bandes,
soit enfin au moyen de coupes sombres, qui diminuent seulement l'épaisseur de la futaie, pour favoriser lu croissance des jeunes arbres, et de cottpes claires, qui permettent aux arbres déjà forts de se cléveloppcr plus facilement, etc. Aux termes d'une ordonnance de 10G9, encore en vigueur, les arbres ne doivent être coupés qu'en automne et en hiver ; la coupe doit être faite seulement avec la cognée, et au rcz de terre, attendu que la repousse est plus vigoureuse. — Voy. vente.
coupe. En Architecture, on appelle ainsi 1? section idéale d'un édifice par un plan vertical, section indiquant la [wsition relative de tous les détails de la construction, leurs dimensions, etc. On dit aussi profil.
Pour la coupe des pierres, voy. stéréotomie.
En Musique, on nomme coupeidi disposition des diverse» parties dont se compose une pièce de musique. Elle varie suivant l'objet et l'étendue d'une composition ; cependant il existe deux formes générales auxquelles toutes les autre» se rapportent : ce sont les C. binaire et ternaire, qui divisent la composition en 2 ou en 3 parties: dans ce dernier cas, la troisième partie est une reproduction de la première, sauf quelques modincations plus o^ moins importantes.
Pour la coupe dans les vers, voy. vers.
coupe, constellation australe située entre le Corbeau, la Vierge, le Lion et l'Hydre, par 11''20"' d'ascension droite et 15° de déclinaison sud ; comprend \ étoile de 3« g^-andeur, 2 de 4*, 6 de 5".
COUPÉ. En Blason, c'est l'attribut de l'écu ou de la pièce divisé horizontalement en deux parties égales. Coupé se dit aussi des membres des animaux coupés net. Le chevron, la bande, la barre, etc., sont coupés quand ils ne touchent pas par leurs extrémités les bords de l'écu.
coupé, voiture de ville, suspendue, à quatre roues, complètement fermée ct s'altelant à 1 ou 2 chevaux ; le» coupés sont à 2 ou à 4 places ; — sorte de compartiment de wagon, où l'on n'a pas de vis-à-vis; dans un coupé-lit, les sièges se rabattent en avant et constituent une couchette plus ou moins confortable.
COUPELLATION, coupelle (du lat. cupella, petite coupe). La coupellation a pour objet de séparer par la calcination les métaux étrangers qui peuvent être contenus dans l'or et l'argent. Elle s'efl"eclue dans de petits vase» poreux, appelés coupelles et faits avec des os calcinés et réduits en poudre, qui ont la propriété d'absorijcr dans leur masse les oxydes fondus, et d'être imperméables aur métaux, de sorte que ceux-ci restent à leur surface intérieure, tandis que les premiers passent à travers leur» parois.
Les Essayeurs de matières d'or ct d'argent se servent quelquefois de la coupellation pour déterminer le titre de ces matières. Pour l'argent, on ajoute à l'alliage qu'on veut titrer une certaine quantité de plomb pur, jwur que l'oxyde de plomb qui se forme pendant la calcinai ion puisse dissoudre l'oxyde de cuivre et l'entraîner avec lui à travcrsles pores de la coupelle. On fait de même j)our l'or ; mais, comme il est difficile de débarrasser celui-ci de tout le cuivre qu'il contient, on y ajoute ime certaine quantité d'argent et on soumet ce nouvel aUiage à la coupellation [Voy. inquart ation) . Ce mode d'analyse ne donnant pas desrésultats assez précis et assez rapides pour les dosages de» matières d'or et d'argent destinées aux monnaies, on lui a généralement substitué l'essai par la voie humide ( Voy. essai et affinage). — Dans l'Industrie, la coupellation s'applique aux plombs argentifères pour en retirer l'argent qu'ils contiennent : on l'exécute dans des fourneaux à réverbère, dont la base est creusée et représente une espèce de coupe ; celle-ci est recouverte d'une couche de cendres lessivees,^ sur laquelle sont disposés les saumons de plomb; on fait fondre le métal et l'on y dirige de l'air afin que le plomh s'oxyde tandis que l'argent conserve son état métallique; quand l'oxyde die plomb est en pleine fusion, on le fait écouler par une ouverture latérale, et l'argent seul reste sur la coupelle.
La coupellation était connue des Egyptiens et des Hébreux • elle a été vaguement indiquée par OÎodore de Sicile, Pline, Strabon. Au ix" siècle, l'Arabe Geber la décrivit pour la première fois d'ime manière complète.
COUPER (se), se dit d'un cheval dont l'un des membres en action heurte la partie inférieure du membre opposé. C'est un défaut grave, qui souvent tient à la conformalioB du sujet, plus rarement à une mauvaise ferrur&
COUPE-RAŒSES
œuR
COUPE-RACINES, instrument propre à diviser les racines alimentaires (camltes, navets, pommes de terre, betteraves, etc.). On distingue les coui)e-raciues agricoles, employés dans les fermes, et les coupe-rat ines industriels, emj)lov('« notamment dans les sucreries. Si l'on veut des tranches, on se sert de distjues mus par un moteur qruelconquc, sur les<|uels sont disiios^'s des couteaux à tranchant continu ; pour ohtenir des rubans ou cassettes, les couteaux sont formés de lames ou dents dont la longueur est égale à la largeur. Dans la sucrerie, on emploie des macliines nouvelles, plus puissantes, à disque vertical, horizontal, ou encore à dis^|ue cylindrique.
COUPEROSE l'du lat. cupri vos, rosée-ou eau de cuivTCJ, terme qui servait autrefois en Chimie et qu'on emploie encore dans l'industrie pour désigner quelques sullales, comme le sulfate de cuivre (C bleue), le sulfate de fer (C. verte) et le sulfate de zinc (C. blanche).
coc?EROSE, dite aussi Goutte rose. Acné rosacée, nom donné, en Médecine, à l'inflammation chronique des folUcules cutanés, caractérisée jwr une éniption rouge, rugueuse, irrégulière, qui survient à la |>eau du visage. La ron|>en)se se montre jMirticulièrement dans l'âge miir, chez les individus pléthoriques, et dans ce cas elle n'est souvent qu'un état variqueux des vaisseaux de la face, chez les femmes parvenues au temps critique, et chez les individus adonnés à la bonne chère et aux liqueurs spirilucuses. On la combat par un régime doux et des boissons rairaîcliissantes. Les douches de va{>eur et l'application de l'iodure ou du chlorure de mercure ont donné de bons résullals, ainsi que les scarifications multiples.
COUPLE 'du fat. copula], élément d'une pile. l'oy. pile.
C1CPI E. En Mécanifjue, c'est l'ensemble de deux forces, appliquées à un mèmccori)s solide, parallèles, égales et de sens contraires. La notion de couple, fondamentale en statique, a été introduite par Poinsot. In couple n'a pas de résultante. L'axe d'im couple est un segment {Voy. ce mol] dont la longueur est mesurée par un nombre égal au produit du nombre qui mesure l'une des forces par le nombre qui mesure la dislance des deux parallèles sur lesquelles sont situés les segments qui figurent les deux forces : Vaxe doit être porté sur une perpendiculaire au plan des deux forces, dil plan du couple; son sens est tel que, en plaçant son origine sur la droite D qui joint les points d'application des deux forces, un observateur traversé de la tète aux pieds par la direction de l'axe voie tourner autour de lui, dans un sens fixé à l'avance, sous l'iiilluence des deux forces, la droite D regardée comme une barre rigide sur laquelle agiraient les deux forces. — Deux couples dont les axes sont équipollenta [Voy. ce mot) ptiivent être substitués l'un à 1 autre sans changer l'état iléquililtre ou de mouvement d'un corps solide. Des couples en nombre quelconque, ajipliqués à un corps soUde, peuvent être remplacés jwr un couple unique dont l'axe soit la résultante [Voy. ce mot) des axes des couples primitifs. Des forces en nombre quelconque appliquées à un corps solide peuvent être remplacées par une force et un couple.
COUPLET (de couple], nom donné : l" aux parties d'une chanson que termine le refrain; 2° aux chants dialogues de certaines comédies : dans les vaudenlles, on appelle : couplets d'ensemble, ceux que les personnages chantent en chœur à l'entrée et à la sortie; couplet de facture, un long couplet sans refrain et qui est comme un récit chanté; couplet final, celui qui termine la pièce (Voy. KPn.0GiE et aussi staxce, strophe, etc.).
COUPOLE (de l'ital. cupola], voûte ayant la forme d'une cou|»e renversée, dont l'origine remonte aux temps les plus reculés. Les Grecs et les Romains connurent la coupole. Celle du Panthéon d'Agrippa à Rome est restée célèbre. Depuis le christianisme et surtout depuis Constantin elle fut encore plus fréquemment employée. L'influence des architectes asiatiques lui acquit une importance extrême dans le style byzantin ; la coupole de Ste-Sophie est restée le chef-d'œuvre du genre av. le xv" s. Quoique moins employée dans le reste de l'Europe, on la rencontre pourtant de tous côtés ; à Venise, les cinq coupoles de l'église '^aint-Marc; à Pise, le célèbre dôme; à Florence, le dôme
ii< célèbre encore; à Rome, la coupole de la basilique i; Saint-Pierre. Citons à Paris auj. : la coupole des Invalides, celle du Val-de-Gràce et celle du Pantliéon.
COUPON, partie retranchée ou coupée d'un tout. On apprlle ainsi ce qui reste d'une pièce ae drap, d'étoffe ou lie toile, lorsqu'on a coupé sur celte pièce imc certaine
■ quantité de mètres. — En termes de Finances, on appelle I coupon : i' chacune des portions d'un titre au porteur, I rente ou action, dont la valeur est divisée entre deux ou ] plusieurs pcrsoimes : c'est en ce sens que ce mot fut i d'abord employé au xviu* siècle ; 2» une esp<:'ce de bordereau^mprimé faisant partie d'un titre quelconque, ei por- { tant l'indication des arrérages ou intérêts à toucher ; on en j coupe une jwrlie à chaque échéance : c'est ce qu'on appelle I détacher le coupoiu
I COUPURE (de couper), petite plaie faite avec un corps j tranchant, couteau, canif, rasoir ou verre cassé. Ces sortes de lésiorK guérissent aisément : il suffit de laver la plaie I avec de l'eau fraîche et d'en maintenir les bords rapprochés I à l'aide d'un morceau de taffetas anglais ou de petites ; bandes de diachylon.
COUQUES, se dit, en Pâtisserie, de petits gâteaux faits avec une sorte de pâte à brioche et que l'on prend avec le thé. Très usité en Allemagne.
COUR (jadis court; du b.-lat. curtis, du lat. cohors ou cors, enclos). Ce mot a signifié d'abord tout domaine rural et par suite la résidence seigneuriale, le palais du souverain ; enfin un Iribmial sujjérieur, parce qu'on y rend la justice au nom du souverain. Dans un autre sens et en prenant le tout pour la partie, le mot cour s'est dit de tout terrain découvert et fermé de murs qui fait partie d'une habitation, soit à la campagne, soit à la ville : de là les expressions grande cour, basse-cour, cour d'honneur, cour d'entrée, etc. Dans les anciennes maisons romaines, la cour est représentée par l'atrium, avec ses portiques et ' son impUtvium. Le parvis, ou enceinte extérieure des anciennes basiliques clirétiennes, était aussi une espèce de cour.
Du sens de palais du prince, le mot cmtr s'est étendu à toute la famille du souverain, à ses officiers, à son conseil [Voy. couBTiSA.N et camariu.a) et par suite à toutes les réunions tenues chez le souverain. — Au moyen âge, on appelait cours plénières des assemblées solennelles que les grands princes tenaient le jour de quelque fête notable, ou lorsqu'ils voulaient donner quelque tournoi magnifique. Elles avaient remplacé les assemblées nationales des anciens rois franks, plus connues sous les noms de plaids, de champs de Mai et de champs de Mars.
Dans le sens de tribunal, le nom de cour a été donné à des juridictions fort diverses. Voici les principales :
Cour des aides. On nommait ainsi, sous l'ancienne monarchie, une cour souveraine à laquelle ressortissaienl les tribunaux d'élections, tribunaux institués pour coimaître en première instance de toutes les difficultés relatives aux impôts dits aides [Voy. ce mol). Elle jugeait en dernier ressort tous les procès civils et criminels qui avaient rap- }X)rl à cette matière.
j Cour d'amour. On nommait ainsi, en France, au moyen âge, une espèce de tribunal composé de dames nobles, , dont la juridiction, reconnue «eulement par la courtoisie et l'opinion, s'étendait sur toutes les questions de galanterie. Les cours d'amour existèrent depuis le xii* siècle jusqu'à la fin du xiv". André le Chapelain, dans un Hvtc intitulé : De arte amatoria et reprobatione amoris, rapporte en entier les règles du code suivi par les cours d'amour; quant aux Arrêts d'amour publiés au xv" siècle par Martial d'Auvergne, c'est un recueil de pure imagination. Les cours d'amour tenaient leurs sessions en Provence : à Signes, Pierrefeu, Romanin cl Avignon. j Cours d'assises, juridiction cliargée de l'administration de la justice criminelle. Les cours d assises ne forment pas un tribunal à part; elles sont temporaires, n'existent qu'à I partir du jour fixé pour leur ouverture, et cessent d'exis- I ter aussitôt qu'elles ont prononcé sur toutes les affaires qui leur sont soumises. Leur compétence comprend tous les faits qualifiés crimes par le Code pénal. 11 y a une cour d'assises par département ; elle se tient ordinairement j au chef-lieu Cliaque cour d'assises est composée de 5 ju- ! ges : un président, choisi parmi les conseillers de la cour I d'appel, et deux assesseurs. Lorsque l'accusé est présont, la cour d'assises ne peut prononcer sans le concours du jury, qui seul juge la culpabilité (Voy. jdht). Les magistrats n ont, dans le prononcé de la peine, qu'à appliquer la loi (C. d'instr. crim., art. 251 et suiv.).
Cour de cassation, tribunal suprême cliargé de maintenir l'uniformité de la jurisprudence, prononce sur les demandes en cassation contre les arrêts et jugements en dernier ressort rendus par les cours et les tribuuaux; elle a,