ALIBI
deux modes de reproduction agame, beaucoup d'Algues ont aussi un ni'odo de reproduction sexuée. Tandis que certaines cellules donnent naissance à l'organe femelle {oosphère), d'antres cellnles d'une plante voisine produisent l'organe mille [niil/iéroîotde], corpuscule pourvu de cils comme la zoospore cl doué, comme elle, de mouvement : ce corpuscule se dirige à la recherche de la cellule femelle, et lors(|u'il Ta jointe, on le voit se fusionner avec elle. La ilécoii verte de ces faits curieux est due à Thuret (1847) et l'ringsheim (1854). — La classe des Algues se divise en 5 grandes sections : les ^4. vertes (Protococcus, Nostoc, Conferves, llves, etc.), les A. brunes (Fucacées, etc.), et les A. rovgcs (l'ioridées).
('ertaines Algues sont exploitées sur nos côtes pour l'extraclioii de la soude, du brome et de l'iode : ce sont les Fncus el les Varechs [Voy. ces mots). Une Floridée, la Corallhie officinale, est employée en médecine pour ses propriétés vermifuges; d'autres, comme Vlridea edulis, servent de nourriture aux habitants des côtes, etc. — Les espèces les plus grandes se trouvent dans les plus grandes mers : dans l'océan Pacifique, quelques-unes atteignent plusieurs kilomètres de longueur. On les trouve en général aux points de rencontre des courants marins ; elles y forment d'immenses prairies, que les navigateurs appellent mers de sarç/asse et qu'ils évitent avec soin.
ALIBI (en lat. ailleurs). Ce mot exprime qu'une personne était dans un lieu autre que celui où on la supposait être à un moment donné. L'alibi est invoqué en justice comme moyen de défense, et consiste à prouver que l'accusé se trouvait, par son éloignement du heu où a été commis l'acte incriminé, dans 1 impossibilité d'y prendre part.
ALIBILE [alibilis, de alere, nourrir). En Physiologie, une substance alibile est celle qui, comme la peptone, est totalement assimilable par l'organisme, sans laisser de résidus qui devraient être rejetés avec les excréments ; une telle substance, injectée directement dans le sang, est absorbée et assimilée, sans laisser de traces dans les urines.
ALIBOUFIER, Styrax, genre type de la famille des Styracées, renferme des arbrisseaux originaires du Levant et acclimatés dans le midi de la France et l'Italie. VA. officinal fournit une gomme aromatique nommée storax { roy. ce mot) : on le cultive dans les jardins, où ses fleurs, manches el semblables h celle des orangers, et ses feuilles, d'un beau vert et blanchâtres en dessous, font un agréable effet.
ALIDADE (do l'arabe al-idad, la computation), règle mobile de bois ou de métal, portant perpendiculairement à chaque extrémité une pinnule ou plaque percée d'une fente verticale. On s'en sert pour viser les objets et pour déterminer les alignements, lorsqu'on lève les plans à l'aide de la planchette ou du graphotnètre [Voy. ces mots). On remplace avec avantage les pinnules de l'alidade par une lunette qui permet à la vue de s'étendre plus loin et de mieux voir les signaux.
ALIÉNATION (du lat. alienatio), transport qu'une personne fait à une autre d'un bien mobilier ou immobilier. Elle est à titre gratuit, si l'acquéreur ne donne aucun équivalent (donation, legs), à titre onéreux, s'il donne un équivalent (vente, échango) ; elle est à titre universel ou à titre particulier, suivant qu'on aliène tous ses biens ou un seul. Pour aliéner il faut être capable de disposer : en sont incapables les mineurs, les interdits, les individus pourvus d'un conseil judiciaire, les femmes mariées non autorisées de leur mari ou de justice, les gens de mainmorte [Voy. ce mot). Il y a aussi des choses inaliénables, comme le domaine public de l'Etat, les biens grevés de substitution, les immeubles dotaux non déclarés aliénables dans le contrat de mariage, etc.
ALIÉNATION, nom sous lequel on réunit toutes les maladies mentales [Voy. folie, aliénés). — En Droit, l'aliénation mentale est une cause d'interdiction.
ALIÉNÉS. Dans l'ancienne Rome, les aliénés (fous furieux et fous non furieux) étaient placés sous une curatelle légitime, et l'administration en cas de besoin avait le droit de les faire enfermer. Au moven âge, on ne s'occupa (jue peu ou point de ceux qui étaient inofl'ensifs : les autres étaient jetés en prison et soumis à toutes les vexations. A partir du xvii= siècle, on réserva aux aliénés un quartier séparé dans les hôpitaux généraux : mais ils continuèrent à être victimes des plus mauvais traitements. Le premier, le