HAUTE COUB DE JUSTICE
Cour des poisons, dite aussi Chambre ardente, chambre royale établie à l'Arsenal par lettres patentes du 7 avril 1679, pour reconnaître et juger les accusés prévenus de poison, maléfices, impiétés, sacrilèges, profanatiim et fausse monnaie. Cette commission extraordinaire se composait de 8 conseillers d'Etat, 6 maîtres des requêtes : elle jugea entre autres la fameuse empoisonneuse la Voisin. Celte cour fut supprimée avant 1690.
Cours prévôtales. Voy. prévôt et prévôtales (cours).
Cours royales. Voy. ci-dessus cours d'appel.
COURAGE (du lat. fictif coraticum; de cor, cœur), une des quatre vertus cardinales. Voy. force morale.
COURAI (comme corroi], composition de suif, de souCre. de résine, qu'on applique très chaude sur la carène di s bâtiments destinés aux voyages de long cours, pour garantir le bois de la piqûre des vers.
COURANTE, air de danse, à 3 temps, répandu en France au xviii= siècle. Cet air est ordinairement d'un mouvement modéré.
COURANTS ÉLECTRIQUES, se dit, en Physique, de mouvements de l'électricité dans les conducteurs qui servent à décharger les corps électrisés. On développe surtout les courants électriques au moyen de la pile ( Voy. ce mot) ; on admet que lorsqu'à l'aide d'un fil métallique on établit la communication entre les deux pôles de la pile, l'électricité positive fiarcourt la pile ainsi que le fil conducteur, dans un sens, et Icectricité négative dans un autre. On appelle sens du courant celui dans lequel se propage l'électricité positive. Un conducteur traversé par un courant s'écliautl'e. La quantité de chaleur dégagée par un même courant dans les diverses portions d'un conducteur hétérogène est d'autant plus grande que le conducteur est plus fin et moins bon conducteur : dans un conducteur donné, la quantité de chaleur est proportionnelle au carré de l'intensité, c.-à-d. de la quantité d'électricité qui traverse le conducteur pendant l'unité de temps. De plus, un sol traversé par un courant agit sur une aiguille aimantée qui en est voisine [Voy. ÉLEcruomagnétisme). — De même que les courants agissent sur l'aiguille aimantée, les aimants à leur tour peuvent agir sur des courants mobiles. Ampère a aussi reconnu que les courants agissent les uns sur les autres, et il a constaté que deux courants parallèles s'attirent quand ils marchent dans le même sens, et qu'ils se repoussent quand ils marchent en sens contraire, etc. — Quant aux causes de la jjroduction des courants, voy. électro-chimie, piles, thermoélectricité. — Un courant qui traverse un fil conducteur peut faire naître un courant dans un fil voisin ; ce nouveau courant prend le nom de C. par induction ; il se produit pendant tout le temps où le courant inducteur est variable, c.-à-d. augmente ou diminue d'intensité : le courant qui commence ou augmente, fait naître un courant d'induction de même sens; le courant qui finit ou diminue fait naître un courant d'induction de sens contraire. Faraday a découvert en 1831 les phénomènes d'induction. Voy. induction.
courants marins. On appelle ainsi des di'placcments d'énormes masses d'eau qui suivent une direction constante. Ce sont des fleuves qui roulent leurs eaux dans un lit formé par les flots de la mer. tranchant par leur couleur ou leur température avec celle de leurs rives liquides. Ils charrient de grandes masses de débris végétaux, des sables, des vases, qu'ils répartissent sur le Ibnd des mers.
Il y a deux courants généraux : 1° le grand courant équatorial qui se dirige de l'est à l'ouest, d'un côte entre l'Amérique et la Chine; de l'autre entre l'Europe et l'Amérique : il est dû à ce fait que, le mouvement ne rotation de la terre entraînant avec moins de rapidité les
COURATARI