COURE-VITE
océans que leurs bords, les eaux se trouvent animées ainsi duii mouvement relatif inverse ; 2'' le ^rand courant polaire, échah^ constant entre les eaux troides du |)ôle et les eaux chaudes de l'équateur : ce courant est déterminé par la ditrérence des températures. Ces deux courants agissent l'un sur l'autre, et. en même temps, donnent naissance à des courants secondaires, qui presque toujours se dédoublent en un courant superficiel et un courant profond, se dirigeant en sens contraires. — Le plus remarquable de ces courants secondaires dans l'océan Atlantique est le Gulf Stream. qui. traversant l'Atlantique à la hauteur du Sénégal, remonte ensuite vers le golfe du Mexique, et de là vers Terre-Neuve, puis, quittant les côtes d'Amérique, va se perdre dans les régions polaires, au nord de la Scandinavie. C'est aux «aux chaudes de ce courant que certains ports de ces contrées boréales doivent sans doute d'être libres de glaces toute l'année. Sur les côtes de France, il y a une ramification du Gulf-Siream, le courant de Henell, qui marche du sud au nord en contournant les terres: une autre branche du Gulf-Stream pénètre dans la Manche et de là dans la mer du Nord. Ce courant élève considérablement la température du continent européen. La France, p. ex., est à la latitude du Canada et du Labrador dont les climats sont beaucoup plus froids ; quant à l'Angleterre et à la Suéde, elles correspondent à des pavs tout à fait inhabitables. D'un autre côté, c'est à la condensation des vapeurs émises par les eaux chaudes du Gulf-Siream dans les régions froides de Terre- Neuve, iju'on attribue la production de ces mouvements e^ratoires de l'atmosphère connus sous le nom de touroillons [Voy. ctcloxe', et qui, poussés en Europe par les vents d'ouest, v sont la cause prmcipale des mauvais temps et des orages. l,e Kuro-Siwo, dans le Pacifique, répond au Gulf-Stream. Né du grand courant équatorial du Pacifique, il gagne les côtes d .\mérique et se divise en deux branches, dont l'une se dirige vers la Californie, et l'autre se replie le long de la Colombie britannique et de l'Alaska. — Les courants marins sont permanents : ils n'ont pas sensiblement varié depuis les commencements de l'époque géologique actuelle. — Voy. Duperrey, Carte des courants marins ;1854) ; Kohi, Histoire du Gulf-Stream (1868).
COURATARI, Coiirataria, genre de la famille des Mjttacées, tribu des Lécythidées. Le C. de la Guyane, appelé aussi Maou et Balatas blanc, est un arbre de haute taille, à branches étalées, dont le bois, ^blanc à la circonférence, rouge au centre, est d'excellente qualité pour les constructions.
COUR BAR IL, Hymenxa, genre de la famille des Césalpiniées. est formé d'une seule espèce, le C. de Cayenne, ou Caroubier de la Guyane, arbre résineux dont le tronc fournit la résine animé occidentale, employée dans quelques préparations pharmaceutiques. Son ijois, d'un beau rouge et susceptible d'un poli parfait, est très recherché des ébénistes ; on l'emploie aussi dans la construction.
COURBATON. On appelle ainsi, dans la Marine, une pièce de bois courbée presque à angle droit, dont l'usage est de joindre les memores des côtés d'un vaisseau à ceux du dedans.
COURBATURE (du lat. curvatura), indisposition caractérisée par une sensation de brisement des membres et une extrême lassitude. Lorsqu'elle vient à la suite de travaux pénibles, le repos absolu et les bains la dissipent promptement. Dans le cas contraire, c'est lesvmptôme de quelque alTection plus ou moins grave, qui débute.
Vieille courbature est synonyme d'affection pulmonaire chronique chez le cheval. — On appelle quelquelois courbatu un cheval qui n'a pas le mouvement dos jambes bien libre, pour avoir éprouvé des excès de fatigue.
COURBE (du lat. curvus). En Géométrie, on appelle courbe le lieu .des positions successives occupées par un point matériel qui se meut dans l'espace en changeant sans cesse de direction [Voy. ligne). Quand une courbe a tous ses points dans un même plan, elle reçoit le nom de C. plane (cercle, ellipse, spirale, etc.) ; dans le cas contraire, elle est dite C. à double courbure (hélice, loxodromie, etc.). — En Géométrie anaUiique, toute courbe plane est roprcsentée par une équation à deux variables, exprimant la relation qui existe entre l'abscisse et l'ordonnée de chaque point de la courbe, et la courbe est dite algébrii/ue lor:aue cette équation est purement algébrique, et trantcenaanle dans le cas coutraire. Les courbes planes se dis-
tinguent entre elles par le degré de leurs équation* Le» équations du 1" degré représentent dos lignes droites • celles du 2» représentent les coniques (ellipse, h>T)erbolè et Rprabole). On peut aussi représenter une courBe plane au moyen de deux équations oui expriment chacune des coordonnées x, y au moyen d'une variable; à chaque valeur de la vanable correspond un point de la courbe • l'ensemble des points qui correspondent à l'ensemble des valeurs de la variable est la courbe. Voy. tJxicnisALE. De même une courbe dans l'espace peut être définie par trois équations qui expriment chacune des coordonnées x, y, i au moyen d'une variable : à chaaue valeur de la variable correspond un point de la courbe. Elle peut être aussi défmie au moyen de deux équations entre x, y, s : elle est alors défmie comme intersection de deux surfaces. Voy.