COURONNE
r. Isafielle, qui se tient dans les Tîeux Becs et sablonneux de l'Afrique septentrionale.
COURGE, Ciicurbita, genre type de la famille des Cucurbilacées, renferme des plantes herbacées annuelles, à tige3 fistuleuses, rampantes ou grimpantes ; à feuilles cou- ▼ertis de poils courts et raides ; à fleurs jaunes ou blanches, en entonnoir évasé ; à fruit volumineux et de forme variable : elles ne diffèrent des concombres que par leurs semences, qui sont entourées d'un bourrelet quand elles sont entières, et qui sont échancrces en cœur quand elles sont avortées ou desséchées. Les courges, origmaires des contrées chaudes du globe, sont auj. répandues partout. Leurs fruits sont généralement bons à manger ; on lire des semences une huile verdâtre qui peut servir à l'éclairage. — Le genre Courge se divise en : Courge musquée [C. moschata). Pâtisson (C Pepo var.). Citrouille (C. Pepo\ Potiron (C. maxima) ; on donne aussi vulgairement le nom général de Courge à la Pastèque iCitrullus vulgaris] ou Melon d'eau, a la Calebasse vulgaire ou Gourde [Lagenaria vulgaris), dont les fruits, à coque dure, vidés et desséchés, servent de gourde.
COURLAN, Aramus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des EcliHssiers hérodiens, famille des Grues, a un long bec renflé à la pointe, des jambes demi-nues et des doigts entièrement divisés. Il ne renferme qu'une espèce, le C. courliri, qui habite la Guyane : il est long de 0 m. 75 ; il a le dos brun pourpré, le ventre brun tacheté de blanc, et le bec jaune.
COUR LIEU, cocRus, ou coRLiEC, coRLis, Numefiius, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Echassiers limicoles, famille des Longirostres. Ce sont des oiseaux voyageurs qui vivent en troupes nombreuses, et ne se séparent qu'au moment de la pariadc. Us ont le bec arqué, assez grêle, rond sur toute sa longueur ; la tête et le cou entièrement garnis de plumes. Ils se nourrissent de vers et d'insectes, et se tiennent le long des côtes, sur les plages marécageuses. Le C. d'Europe, vulg. Décasse de mer, a la taille d'une poule; son plumage est brun, chaque plume étant flammetî de blanchâtre ; son croupion est blanc, et sa queue rayée de blanc et de brun. On a essayé de l'apprivoiser : il serait utile dans les basses-cours et les potagers pour faire la chasse aux courtilières et autres insectes.
COURLIRI. Voy. cocRLAN.
COUROL (de coucou et de rollier], Leptosomus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Grimpeurs, famille des Cuculidés, a le bec pointu, gros, robuste, à mandibule supérieure crochue et échancrée vers le bout; les ailes pointues ; la queue grande. Les Courols sont frugivores et nichent dans les forêts du sud de l'Afrique. Ce genre ne se compose que de deux espèces : le C. vert ou Youroudriou et le C. cromb.
COURONNE (du lat. coronà). Les premières couronnes furent consacrées aux divinités ; elles étaient composées des plantes qui faisaient partie de leurs attributs : celle de Jupiter était de chêne, et quelquefois de laurier; celle de Junon, de feuilles de coing ; celle de Bacchus, de pampre et de lierre; celle d'Apollon, de roseaux ou de laurier; celle de Vénus, de roses et de mjTte ; celle de Minerve, d'olivier ; celle de Flore, de fleurs diverses ; celle de Cérès, d'épis ; celle de Pluton, de cyprès ; celle de Pan, de pin ; celle d'Hercule, de peuplier, etc. Les prêtres et les sacrificateurs portaient pendant les sacrifices des couronnes d'olivier ou de laurier. Les magistrats, dans les jours de cérémonies, portaient des couronnes d'olivier ou de myrte ; les ambassadeurs, de verveine ou d'olivier. — Dans les festins, on comjKjsait les couronnes de roses, de violettes, de lierre, d'if, de quintefeuille, etc. Dans les jeux publics de la Grèce, les couronnes des vainqueurs étaient : à Olympie, d'olivier sauvage; à Delphes, de laurier; aux jeux Néméens, d'achc; aux jeux Isthmiques, de pin. — Les Romains avaient des couronnes militaires pour récompenser la valeur : on les aopelait, selon la nature de l'exploit à récompenser, vaÛaires, murales, navales ou rostrales, obsidionales, etc. ; et des couronnes civiques, qu'on décernait à celui qui avait sauvé la vie à un citoyen : ces dernières étaient en chêne; les autres étaient en métal et garnies de créneaux, d'éperons de navire, etc.
Les empereurs romains portèrent, à l'imitation de Jules César, la couronne triomphale, qui était de laurier. Après leur apothéose, on leur donnait la couronne radiée, ou composée de rayons. A dater de Dioclétien. la couronne fut remplacée par le diadème. -- La couronne impériale
de Charlemagne était fermée en haut comme un bonnet, et semblable à celle dos empereurs d'Orient. Au moyen âge, les empereurs d'Allemagne jwrtaienl trois couronnes ;
celle de Germanie, qui était d'argent; celle de Lombardie, dite couronne de fer, qui consistait en une bande d'or, garnie intérieurement d'une bande de fer, provenant, croyait-on, d'un clou de la Passion (elle se trouve auj. à Monza, près de Milan); la couronne impériale, qui était surmontée d'une mitre semblable à celle des évêques, mais plus petite, plus large et moins pointue : son ouverture était au front. Napoléon prit la couronne de fer lorsqu'il se fit couronner roi d'Italie en 1805.
Les rois de France de la 1" race portèrent 4 sortes de couronnes : la 1" était un diadème de perles fait en l'orme de bandeau ; la 2* était la même que celle que portaient les emj)ereuis ; la 3* avait la forme d'un mortier; la 4- était en forme de chapeau pyramidal, finissant en une pointe surmontée d'une grosse perle. — Les rois de la 2* race avaient la tête ceinte d'un double rang de perles ou d'une couronne de laurier. — Ceux de la 3° ne portèrent qu'une seule couronne, composée d'un cercle d'or enrichi de pierreries et rehaussée de fleurs de lis. C'est depuis François I" que la couronne fermée paraît avoir été définitivement adoptée. — Les couronnes des autres rois de l'Europe sont analogues à celles des rois de France. Le pape porte une tiare (Voy. ce mot) ornée de trois couronnes.
Les princes souverains, rois ou empereurs, portent seuls la couronne fermée ; les autres portent la couronne ouverte.
On a donné, en France et à l'étranger, le nom de couronnes à beaucoup de monnaies qui portaient pour effigie une couronne sur une de leurs faces. Sous Philippe de Valois, la couronne valait 40 sols de l'époque, env. 20 fr 25. En Angleterre, la couronne et la demi-couronne [croivn] sont encore auj. une monnaie courante. Voy. crown.
Domaine de la couronne. Voy. doxai.ne et liste civile.
En Astronomie, la Couronne australe est une constellation placée au-dessous du Sagittaire; elle contient i étoile de 4° grandeur et 6 de 5". Son ascension droite moyenneest18''50°', sa déclinaison 40"sud ; — la C. boréale est une constellation située à l'est du Bouvier, et dont la plus belle étoile a reçu le nom de Margarita coronse; le Diamant de la Couronne csl de 2* grandeur: il y a en outre 3 étoiles de 4* grandeur, 15 de 5*. L'asc. dr. est ISHO-, la décl. 30".
En Physique, on donne le nom de Couronnes aux cercles irisés concentriques que l'on aperçoit autour de la flamme d'une bougie quand on la regarde à travers une lame de verre saupoudrée d'une poussière fine ou légèrement humide. Cette expérience est due à Young; Babinet et Venlet ont démontré qu'il y avait là un phénomène de diffraction [Voy. ce mot). Le même phénomène se produit souvent autour de la Lune et même du Soleil, lorsque ces astres sont voilés par des nuages légers ou du brouillard : il est du aux globules d'eau qui constituent les nuages. A la difl"érencc des halos [Voy. ce mot), ces cercles présentent le violet en dedans et le rouge en dehors.
Les aurores boréales présentent également des couronne» lumineuses : elles sont dues à des phénomènes électriques.
En Anatomie, on appelle couronne des dents la partie des dents qui est hors des gencives.
Couronnes de trépan. Voy. trépas.
Les Vétérinaires appellent couronne la partie du pied du cheval comprise entre le paturon et le saoot : elle peut devenir le siège de tumeurs osseuses appelées formes. — Un cheval est dit couronné lorsqu'il porte aux genoux une cicatrice circulaire et dépourvue de poils : c'est un indice que le cheval s'est blessé en tombant et qu'il peut avoir les membres faibles.
En Botanique, on donne le nom de couronne : 1° à l'ensemble des fleurettes disposées en rayons, qui ornent le disque des fleurs radiées; 2° à l'appendice qui surmonte la gorge de la corolle ou du périanthe; 3" aux débris du calice qui demeurent adhérents à la graine des scabieuses, des camomilles, etc., aux fruits du lierre, du poirier, du grenadier, etc. ; 4» aux feuilles disposées en rosette au sommet d'une lige ou de ses divisions; 5° à une sorte de greffe [Voy. ce mot). — On nomme vulg. : C. d'Ariane, une espèce d'Apocyn ; C. de terre, le Lierre terrestre ; C. du soleil, le Tournesol; C. impériale, la Fritillair: ; C. royale, le Mélilot.
En Blason, la couronne, ornement extérieur de l'écu, se