‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 425 sur 1729 · COURSE · texte numérisé non relu

COURSE

plaçait d'abord sur le cas(iuc et lui servait de cimier. A partir du xvi« siècle, (ii la plaça direclemeat sur l'écu. La couronne royale de France était un cercle surmonté de huit Heurs de lis au pied nourri, c.-à-<l. coupé : de chacune d'elles part un demi-cercle dont l'autre extrémité aboutit à un sommet formé pr une double fleur de lis. La couronne de prince français ressemble à la précédente, mais n'a que quatre demi-cercles au lieu de huit; la couronne de duc et pair est rehaussée de huit fleurons d'ache »ior; celle de marquis a huit fleurons d'or, quatre de feuilles d'ache et quatre alternatifs formés de trois grosses perles posées en trèfle; celle de comte est un cercle d'or surmonté de seize grosses perles sur pointes d'or ; celle de vicomte. Quatre grosses perles; de baron ou lorlil, cercle d'or enricni de pierreries avec torsade d'un chapelet de jKfrles.

LOtROJCSE, sorte de papier. Voy. fobjut.

COURONNEMENT. On appelle ainsi : en Architecture, tout ornement, tel que corniche, entablement, statue, etc., qui termine en dessus un édifice, un dôme, un mur. une colonne, la poupe d'un vaisseau, la partie supérieure d'un meuble, d'un vase, etc. ; — en Agriculture, une maladie d'im arbre dont les canaux oblitérés ne permettent plus à la sève de monter jusqu'au sommet, et qui jwir suite se dessèche et meurt (Voy. déccrtatiox). — Pour la cérémonie dans laquelle on couronne im souverain, voy. sacre.

COUROUCOU, Calurtts, Trogon. genre d'Oiseaux, de l'ordre des Grimpeurs, famille des Cuculidés, appartenant aux contrées tropicales : tarses grêles et courts; ailes médiocres, concaves; queue étagée et terminée par deux longues plumes; leur plumage, doux et moelleux, olfre un mélange des plus gracieuses couleui-s ; leurs dépouilles et surtout la queue se vendent à un prix très élevé, et servent de parure.

COURRIER (de courir). L'usage des courriers publics est fort ancien. Les rois de Perse employaient à cet usage des coureurs à pied qui se relayaient dé distance en distance. Chez les Grecs, il y avait aussi des courriers à pied, nommés kérnérodromes qui cornent tout le jourj. Chez les Romains, on nommait les courriers, viatores. — L'institution des courriers en France date de celle des postes par Louis XI : dans l'origine ils faisaient leur service à clieval ; l'établissement des courriers tels qu'ils existent auj. ne date q^ue de 1630. On appelle : courriers de la malle ceux qui font le service oiilinaire de la poste aux lettres [Voy. poste); courriers de cabinet, ceux qui font le service des dépèches diplomatiques.

Hans l'Eglise, on nommait coujTier lui officier considérable attaché au service d'un prélat séculier. Il faisait exécuter les ordres de l'évèque. et était son lieutenant pour le temporel. — Les courriers ou curseurs apostoliques sont les messagers de la cour de Home. Leur office est de convoquer les cardinaux et d'afficher les décrets du pape. Leur habit de cérémonie est violet; quand ils sont en mission, ils portent une vei-ge noire; dans les solennités où le pape se trouve, ils ont en main une masse d'argent.

Plusieurs journaux ont porté le nom de Courrier, tels sont : en Angleterre, the Courrier, grand journal quotidien et ministériel; en France, le Courrier français. fondé en 1820, et qui a compté parmi ses rédacteurs Kératrv, B. Constant, Pages de l'Ariège) , Bavoux, Aug. Thierry; le Courrier des spectacles, le Courrier des dames, etc.

COURROIE ;du lat. corrigia\ On appelle courroie, en Mécanicjue, des bandes sans fin qui transmettent le mouvement d une poulie à une autre poulie dont les axes sont parallèles et à une certaine distance. Elles se font en cuir bien corroyé, en caoutchouc, en toile enduite de guttapercha, en papier. Lorsque la distance des deux poulies est très grande, on remplace les courroies par des câbles en chanvre, en coton ou encore métalliques.

COURS ^du lat. cursus . On comprend sous la dénomination de cours d'eau les rivières navigables ou potables, et les petits cours d'eau qui ne sont m navigables ni flottables. Les premiers appartiennent à l'Etat, les seconds restent dans le domaine de tous [Voy. eaux). — Quant aux moyens de mesurer la force et la vitesse, ou d'évaluer le débit d'un cours d'eau, voy. hyoraclique.

En Italie, et dans quelques villes de France, on appelle cours [corso' une large rue d'une ville ou une avenue plantée d'arbres, qui sert pour les courses de chevaux el aussi tomaie lieu de prumeaade.

I El» termes de Commerce, on appelle : cours de change 1 ou de place le tant pour cent que les banquiers prennent I comme droit de change, pour faire passer de l'aident d'un I lieu dans un autre [Voy. chance); cours de la rente, le taux auquel la rente est cotée quotidiennement à la Bourse.

I Voy. BOURSE.

j Les Architectes appellent : cours d'assise un rang con- : tinu de pierres de même hauteur, dans toute la longueur I d'une façade ; cours de vlinthe, la continuité d'une plinthe de pierre ou de plâtre dans les murs de face, pour marquer , la continuation des étages.

i Voyage de long cours, voyage maritime qui exige une ; longue traversée. — Voy. capitaine.

; Cours publics. Voy. enseig.nemext, faculté, etc.

COURS FORCÉ, nom donné à l'obligation d'accepter comme espèces de monnaie d'or et d'argent une tnonnaie fiduciaire, par ex. les billets de la Banque de France [Voy. pa- I pier-monxaie' . Lorsqu'une loi de sûreté publique, comme celle du 12 août 1870, a décrété le cours foreé «le ces billets, toute stipulation contraire, même antérieure, de- I vient nulle el non obligatoire (Arrêt de la Cour de cassation, j février 1873).

Avec le cours forcé il ne faut pas confondre le simple cours légal, qui est la déclaration par l'Etat que certaines j valeurs fiduciaires, par ex. les Billets de la Barojue de I l'Etat, seront reçues dans les paiements faits à l'Etat coiij curremment avec les monnaies d'or et d'argent, mais sans i que les particuliers soient forcés de les recevoir dans les I mêmes conditions. Le cours légal est avec raison admis I comme la règle en France ; le cours forcé n'y est qu'une [ exception, que certaines circonstances graves peuvent seules parfois justifier.

COURSE (du lat. cttrsus\ genre de locomotion qui consiste à se porter en avant par une suite de sauts plus ou moins rapides. La course diflère de la marche en ce que le moment pendant lequel les deux jambes posent sur le sol. dans la marche, est remplacé, dans la course, par un moment durant lequel aucune des deux jambes ne touche la terre. On distingue, chez l'homme : la C. en fauchant, dans laquelle on lance en avant les membres inférieurs en rasant à peine le sol ; la C. en sautillant, qui a lieu par petits sauts sur la pointe des pieds, et dans laquelle les pas ne sont pas plus grands que dans la marche ordinaire, mais sont plus rapides dans im temps donné; la C. en sautant, qui n'est qu'une succession de bonds et de sauts. La couise est un exercice excellent pour les persomies robustes et

3ui ont la poitrine forte ; elle est nuisible à ceux qui ont es alTections de la poitrine ou du cœur. Chçz les anciens, la course à pied était un des exerc^ices auxquels se livraient les athlètes. On distinguait : la courre du stade, qui consistait à parcourir l'étendue d'iin stade; la course du diaule, où l'on parcourait deux fois la longueur du stade ; la course du dolique, dans laquelle on parcourait 12 stades sans s'arrêter. Cliez les modernes, ce genre d'exercice est moins usité : il est cependant encore en honneur dans nos déjiartements de la Bretagne. Il a tout récemment aussi repris faveur dans les établissements d'instruction publiaue. — Outre la course à pied, les anc ions avaient la course des chars et les courses de chevaux. Les chars étaient fermés par devant et montés sur 2 roues, avec un timon fort court, auauel oa attelait 2, 3 ou 4 chevaux de front. A l'extrémité uu stade était une colonne qui servait de borne, et autour de laquelle il fallait faire tourner 12 fois le char. Quant aux courses de chevaux, elles se faisaient sans selle et sans étriers, dans des hippodromes longs de 4 stades.

Chez les modernes, les Anglais sont les premiers <jui aient remis en honneur les courses de chevaux, mais dans le but d'améliorer la race chevaline, plutôt que de déployer le talent des cavaliers. L'éducatton des chevaux de course et celle des jockeys est devenue un art aussi difficile que coûteux. Les courses les plus célèbres de l'Angleterre sont celles de Nevs-Market, Epsom, St-Alban, Ascot, Chester, etc. Depuis 1814, le goût des courses de chevaux s'est répandu dans toute l'Europe. — Napoléon I" organisa régulièrement en France les courses de chevaux en 180/ ; mais elles ne sont entrées dans nos mœurs et n'ont pris un véritable développement que depuis une cinquantaine d'années. Outre celles que le gouvernement prend sous sa protection et où il décerne des prix, il s'est établi un grand nombre de courses particulières aux frais des départements, des villes ou des, sociétés privées. En 1800 on ne comptait

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