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encore que 63 liippodromes en France; mainlenant toutes les grandes villes ont le leur. Les principaux sont ceux de Paris, Chantilly, la Marche, Fontainebleau, Versailles, le Pin (Orne), Nancy, St-Brieuc, Caen, Nantes, Angers, Limoges, Aurillac, Ûordeaux, Tarbes, etc. Un arrêté ministériel du 17 fév. 1855, complété en 1855 et 1857, sert de Règlement officiel pour les courses. Voy. E. Chapus, le Tùrf OH les (Amrses de chevaux en France et en Angleterre. Voy. aussi stud-book.
Course au clocher, Steeple-Chase, course qui consiste à parcourir en ligne droite, dans la direction d un clocher ou de tout autre objet pris comme but, un espace semé d'obstacles, tels que haies, fossés, ruisseaux, etc. : ce genre de courses est dangereux.
COURSE, se dit, en Marine, de la campagne et de la route d'un corsaire [Voy. ce mot): on dit en ce sens : armer en course.
COURSIER (de course). C'est, en termes d'Hydraulique, le conduit à fond plat ou circulaire, qui amène l'eau du bief d'un moulin et la fait passer au-dessous de la roue : il a pour objet de concentrer l'action de l'eau sur les aubes de la roue. — Par extension, on donne aussi ce nom au canal qui conduit l'eau d'une chute sur les aubes d'une roue.
COURTAGE. Voy. cotmiiER.
COURT-BOUILLON, manière d'apprêter le poisson, qui consiste à le faire cuire dans de l eau avec des légumes émincés, du vin et des épices, pour être servi sec, et mangé à l'huile et au vinaigre. On appelle : court-bouillon blanc, une espèce de saumure faite avec de l'eau, du sel et du lait ; court-bouillon bleu, une sauce qui consiste à employer du vin rouge bouillant dans lequel on commence
{lar immerger les poissons, afin qu'ils y prennent une coueur bleuâtre.
COURTIER (du b.-lat. curatarius; de cura, soin), sorte de négociateur qui s'entremet pour la vente et l'achat des marchandises, moyennant un droit fixe ou variable qu'on appelle courtage. Le courtier doit connaître toutes les variations des prix ou ce qu'on nomme le cours des marchandises, des effets de commerce, du change, etc. ; il en donne connaissance aux parties intéressées, indique les lieux et les personnes qui ont des fonds à li^Ter ou à recevoir en pays étrangers; en un mot, l'office du courtier est de servir d'agent intermédiaire pour les parties contractantes. On distingue plusieurs sortes de courtiers : 1° les C. de marchandises; 2» les C. d'assurances; Z" les C. interprètes et conducteurs de navires; 4" les C. de trans^ ' ' " ' ' ~ <••--•-■ • •-
existé
tatio.n). La loi du 18 juillet merce de courtage pour les C. de marchandises. Le nombre des autres courtiers est resté limité, et ils sont nommes par le gouvernement. On appelle courtiers-marrons ceux que le gouvernement ne reconnaît pas. — Le Code de Commerce traite aux articles 74 et suiv, de tout ce qui concerne le courtage et les courtiers.
COURTILIÈRE (du vieux mot courtil, jardin potager), Gryllotalpa, genre d'Insectes, de l'ordre des Orthoptères, tribu des Grvllides, est appelé vulg. Taupe-Grillon, à cause de sa diouble ressemblance avec ces aeux animaux. Ses pattes de devant, larges, aplaties comme celles de la taupe, dentées et tranchantes en dedans, lui servent pour fouir la terre et couper les racines ; son corps, gros comme le doigt, et de couleur brune, a une forme bizarre, à cause du développement du thorax qui emboîte la tète comme une carapace; ses ailes, assez longues, sont repliées en filets et dépassent les élytres. La C. commune, vulg. Jardinière, fait de grands ravages dans les jardins. On a cru longtemps que cet insecte était herbivore; mais il se contente de couper les racines qui lui font obstacle, et ne se nourrit aue de proies vivantes. Le mâle se fait entendre de la femelle par une sorte de chant doux et faible : mais il n'a pas l'appareil sonore du grillon : celle-ci, aussitôt après l'accoupleinent, se creuse un nid et y pond de 200 à 300 oeufs; les petits éclosent au bout d'un mois. Pour détruire les courtilières, on fait en terre des trous carrés, remplis de fumier, où elles ne tardent pas à accourir, et on les y prend par centaines ; ou bien on enterre des pots ventrus vernisses à l'intérieur, où elles tombent sans pouvoir en sortir; mais ces moyens ne sont praticables que dans la petite culture.
COURTINE (du iaX. cortina, rideau), partie d'un front
. inierpreies ei conuucieurs ae numres , t- les u. «c •ansport par terre et par eau (qui en fait n'ont jamais tisté) ; 5° les C. gourmets piaueurs de vins [Voy. dégusitio.n). La loi du 18 juillet 1866 a déclaré libre le com-
de fortification baslionnée qui forme, comme un rideau, l'intervalle compris entre doux bastions. On y perte les ouvertures par lesquelles passent les voies de communication qui réunissent la ville ou la place à l'extérieur.
COURTISAN (de l'ital. cortigiano\ celui qui fait partie de la cour du prince, qui est attache à sa personne par ses fonctions ou par son rang. Partout où il y a eu des souverains absolus, il y a eu aussi des courtisans : à la cour du Grand Roi, chez les Perses; auprès des anciens tyrans de Grèce et de Sicile; à Rome, où Tacite nous montre les courtisans de Néron composant leur visage sur celui du prince [Annales, xiii, 16); à Byzance, chez les souverains du Bas-Empire; dans les petites principautés de l'Italie du moyen âge, comme à la cour des principaux souverains de l'Europe, jusqu'à Louis XIV enfin, qui réduisit toute la noblesse à jouer auprès de lui le rôle de courtisans. Auj. il y a encore des dignitaires et des fonctionnaires attachés à la personne du souverain, il n'y a plus de courtisans. — Dès le XII" siècle, Jean de Sahsbury écrivait un petit livre intéressant, de Curialium nugis; au xiV, Eustache Deschamps et Alain Chartier faisaient la peinture satirique du courtisan, le premier dans la pièce intitulée Sur la manière de vivre à la cour, le second dans son Curial ; au XV», le pape Pie II [jEneas Sylvius] publiait à Rome son livre de Miseria Curialium (1473) et Balthasar Castiglione son Courtisan (il Cortegiano), traduit en français par J. Chaperon (1557), et l'Art de réussir à la cour; enfin au xvii* siècle, Bossuet, Fénelon, La Bruyère ne tarissent point sur les misères de la cour et sur la triste condition de ceux qui par ambition ou par besoin consentent à y vivre.
COURT-JOINTÉ, se dit d'un Cheval qui a le paturon court et dont l'allure manque de souplesse.
COUSCOUS, mélange de viande en hachis et de farine grossière de blé ou de millet (sorgho), réduites en boulettes très petites que l'on fait frire dans l'huile : c'est un mets fort en usage parmi les indigènes de l'Algérie et d'une grande partie de l'intérieur de l'Afrique.
COUSIN (du lat. consobrinus], mot oui s'applique à divers degrés de parenté en ligne collatérale, et qui désigne tous les membres d'une même famille qui sont issus de frères et de sœurs. Dans la 1" génération, les cousins s'appellent cousins germains; dans la 2", cousins issus de germains; dans la 3' et la 4', cousins au 3° et au 4° degré. Toutefois ces nombres n'expriment pas le degré réel de parenté, puisque les cousins germains ne sont parents entre eux qu'au 4° degré [Voy. parenté) : pour savoir le vrai degré de parente existant entre deux cousins, connaissant leur degré de cousinage, on double ce nombre et on y ajoute deux. Le mariage entre les cousins et les cousines germaines est autorisé par la loi civile. Autrefois il était également permis par l'Eglise; auj. il est défendu jusqu'au 4' degré inclusivement, à moins de dispense.
En France, le roi traitait de cousin non seulement les princes de son sang, mais encore les souverains étrangers, les cardinaux, les pairs, les ducs, les maréchaux de France, les grands d'Espagne, et quelques seigneurs du royaume.
cousi.N (du dimin. lat. culicinus), Culex, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères nemocères, famille des Culicides, a pour caractères : 2 antennes, poilues chez la femelle, plumeuses chez le mâle ; des ailes membraneuses couchées horizontalement; un suçoir corné, garni de 2 palpes articulées et velues et de 5 aiguillons très acérés qui laissent distiller une espèce de venin ; enfin des pattes très longues supportant un corps filiforme. La femelle pond ses œufs au bord des eaux dormantes ou sur quelque corps flottant. Les cousins fournissent jusqu'à 7 générations dans la même année, et chaque femelle pond jusqu'à 300 œufs à la fois. Heureusement les hirondelles et les poissons en détruisent un très grand nombre. La piqûre du cousin est très douloureuse et peut être suivie de gonflement et d'inflammation : on calme la douleur avec des lotions d'eau vinaigrée ou salée, ou bien d'un mélange d'huile d'amandes douces et d'ammoniaque. Dans les pays chauds et humides, comme l'Amérique du Sud, où on les nomme vulg. moustiques et maringouins, et aussi dans les contrées très froides, comme la Laponie et la Suède, les cousins sont un véritable fléau; c'est surtout pendant la nuit qu'ils sont le plus incommodes : ce qui force à entourer les lits avec des moustiquaires ou cousinières. — En France,
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