‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 427 sur 1729 · COUVERTE · texte numérisé non relu

COUVERTE

on ne connaît que deux espèces de cousins, le C. commun et le C. anitelc.

COUSOIR. Un donne ce nom à toutes les machines qui remplacent le travail manuel par le travail mécanique dans la confection des coutures. Les plus simples sont les cousoirs du relieur et du gantier. Pour les confections, les chaussures, etc., on se sert auj. presque exclusivement de machines à coudre [Voy. ce mot) mises en mouvement par la main, par le pied, ou encore par de petits moteurs à gaz.

COUSSINET (de coussin, du lat. culcitinum), se dit, en Chirurgie, de petits sacs remplis détoupes ou de balles d'avoine, pour le pansement des fractures. — Les Vétérinaires appellent C. oculaire l'amas de tissu cellulaire graisseux qui entoiu-e la face postérieure de l'œil du cheval, et C. plantaire, la partie du dessous du pied qui compose la fourchette molle ou de chair.

L)ans les Machines, on appelle coussinets les demicylindres, en métal, en bois ou en pierre plus ou moins dure, entre lesquels sont maintenus et tournent les tourillons d'un axe de mécanique. — En Architecture, on nomme ainsi le premier voussoir d'une voûte, dont le lit de dessous, place sur l'imposte, est de niveau, mais dont le lit de dessus est en pente pour mieux recevoir le voussoir suivant. On donne aussi ce nom à la face de côté des volutes de l'ordre ionique.

COUSSO. l'oy. Kocsso et bratère.

COUTEAU ^du lat. cultellus]. Les Chiniipens se servent : du bistouri, du scalpel ^Voy. ces mots , du C. interosseux, du C. désarticulateur, etc.. pour les amputations; du C. lenticulaire, pour l'opération du trépan: du C. à crochet, pour les accouchements laborieux. — Le Doreur et l'Ai^renteur se servent du C. à hacher pour taillader les pièces, alîn que l'argent et l'or y prennent plu? aisément. — On nomme : C. à pied, un outil plat et tranchant, en forme de segment de cercle et garni d'un manche, dont se servent les ouvriers qui travaillent le cuir ou les peaux; C. à rogner, un outil à l'usage des relieurs, composé d'un talon en fer, qui se fixe sur un châssis, et d'une lame d'acier soudée au talon : cette lame est à deux tranchants, pointue et en langue de serpent.

On nomme aussi couteau l'arètc du prisme triangulaire sur laquelle repose le lléau dune Ijalance.

Couteau de St-Jacgues, coquillage long et plat comme un couteau. Voy. solex.

COUTELIER, artisan qui fabrique et vend des couteaux et toutes sortes d'instruments tranchants, tels que rasoir*, canifs, ciseaux, instruments de chirurgie, etc. Pour les grosses pièces ou les couteaux communs, le coutelier emploie des étoffes qu'il fabrique lui-même, ou qu'il achète toutes fabriquées dans les usines où l'on prépare le fer ; pour toutes les pièces délicates, il emploie l'acier. Pour faire les manches, il met à profit la corne du bœuf, le l»ois du cerf, l'ébène, le buis, l'écaillé, l'os, la nacre, etc. En France, on estime surtout les coutelleries de Thiers, de Langres, de Chàtellerault, de St-Etienne, de Paris, de Nogent. etc. La coutellerie anglaise de Sheflield est très renommée. On cite également la coutellerie de Lierre, de Namur et de Gembloux en Belgique, celle de Solingen en Prusse, etc. Vov. sur ce sujet les rapjwrts sur les Expositions universelles de 18ol, 1855, 1867, 1878 et 1889. — Les Fèvres Couteliers formaient autrefois une corporation dont les statuts sont de 1565: les émouleurs et les couteliers faiseurs de manches en dépendaient ; mais les imagiers-tailleurs, qui fabriquaient les manches sculptés, formaient une corporation à part.

COUTIL 'du vieux français couette, keutte, en lat. culcita, traversin), grosse toile croisée, fort serrée et lissée, (quelquefois toute en fil, mais plus communément auj. en Id et coton. On l'emploie pour servir d'enveloppe à la laine des matelas, aux plumes des oreillers, et pour la confection des tentes, des corsets, etc. On fait aussi des coutils de fd d'un tissu fm pour pantalons. — Autrefois les plus beaux coutils s« fabriquaient à Bruxelles; auj. Evreux, Laval, "Troyes, Rouen, Coutances, Verneuil, Condé-sur-Noireau. Lille, Roubaix, etc., fabriquent toute espèce de cou-

COUTILLER, soldat armé d'une coutille. espèce de sabre ou de coutelas, qui faisait partie de la suite d'un homme d'nrmes. Voy. lance fournie.

COUTRE du lat. culter , une des principales pièces de b charrue, consiste en une lame d'aacr en forme de cou-

teau, fixée verticalement à l'âge, de manière à trancher de haut en bas la fiortion de terre que le soc tranchera horizontalement. Son inclinaison et sa direction varient suivant les charrues. Il en est de même de la manière de fixer le contre à l'âge : Vélrier dit américain, qui permet d'avancer et de reculer le contre à volonté et de varier son inclinaison, parait être le meilleur agencement. Voy.

OtiRRCE.

COUTUME (du lat. consuetudo], droit rocmciER. La coutume est une sorte de législation établie par l'usage seul : on l'oppose à la loi ou droit écrit. Dans notre ancienne Jurisprudence, les coutumes tant générales, c.-à-d. régissant plusieurs lieux, que locales, c.-à-d. régissant un seul lieu, avaient été rédigées par écrit. On appelait pays coulumiers ou de coutume ceux qui étaient régis par cette espèce de droit, et pays de droit écrit, ceux qui étaient régis par le droit romain. — La Guienne, la Gascogne, le Roussillon, le comté de Foix, le Languedoc, le Quercy, la Provence, le Dauphiné, le Lyonnais, le Forez, le Beaujolais, la Franche-Comté et une partie de l'Auvergne étaient des pays de droit écrit; toutes les autres provinces, Normandie, Bretagne, Ile-de-France, etc., étaient régies par des coutumes. On distinguait 50 coutumes générales et 2'25 couf urnes locales; le nombre des coutuiiics de toute la France, y compris celles des villes, s'élevait à 490. Cette diversité de législation, qui donnait lieu aux difficultés les plus graves, a disparu en 1789; toutes les coutumes ont été remplacées par nos codes, l'oy. usage et

DROIT

Le nom de coutumier se donne encore aux recueils qui contiennent la coutume d'une ville, d'un pays, d'une province, .etc. Le Coutumier général de Bourdot de Richebourg (Paris, 1724) renfenne presque toutes les coutumes de France.

COUTURE (du lat. fictif con«Mfwra ; de consucre, coudre). L'art de la couture comprend la couture du linge et la couture des robes. Dans l'mie comme dans l'autre partie, on distingue plusieurs sortes de points : P. de devant, P. d'ourlet ou de côté, dit aussi couture à fanglaise, P. arrière, P. de surjet, P. de boutonnière. Voy.

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