‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 432 sur 1729 · CRAYONS · texte numérisé non relu

CRAYONS

pose SCS œufs dans l'eau, et le mâle les féconde à la manière des poissons. Ses petits se développent sous la forme de têtards, et vivent primitivement clans l'eau. On prétend que les crajwuds vivent très longtemps; ils ont en effet la vie peu active et peuvent rester longtemps immobiles et sans manger. La voix du crapaud est un cri monotone, plaintif et ilùté, qui, dans quelques espèces, rappelle celui des oiseaux de nuit. On a fait sur le crapaud les contes les plus absurdes; on lui a attribué des vertus extraordinaires contre plusieurs maladies, et on l'a fait entrer dans une foule ne philtres et de spécifiques. C'est en réalité un animal utile à l'agriculture et aosolument inoffensif. — Les principales espèces sont : le C. commun {B. vulgaris), gris-verdatrc ou brun-roussâtre, de 0 m. 06 à 0 m. iO; le C. des roseaux [B. calamita), olivâtre, avec une ligne jaune sur le dos, env. 0 m. 08 : il monte sur les arbres et les vieux murs; le C. accoucheur (B. obstelricatis), gris d'ardoise sur le dos et blanchâtre en dessous : il doit son nom aux soins qu'il donne à sa femelle pendant la ponte; le C épineux {B. spinosits), dont les verrues se terminent par une jietite épine cornée ; le C. sonneur [B. pluvialis), gris foncé en dessus, bleu et jaune en dessous : il se trouve dans les eaux dormantes et on le rencontre sur les chemins après les pluies d'orage ; son cri monotone rappelle le tintement d'une clochette.

On donne le nom de Crapaud volant à l'Engoulevent, celui de C. ailé au mollusque appelé Strombus lalissimus, celui de C. de mer à plusieurs poissons. Voy. scor-

PÈNE et SYNANCÉE.

Crapaud, maladie du pied du cheval, qui consiste en une altération profonde du tissu vivant de la face plantaire. Voy. Fin.

CRAPAUDINE (de crapaud). On donne ce nom : 1' à des dents fossiles de |)oissons, qu'on prenait autrefois pour des pierres provenant de la tète d'un crapaud : les joailliers ap|)ellent œil-de-serpent celles qui présentent des cercles concentriques de diverses nuances; — 2° à une plante Labiée, dite aussi Sidcrile des Canaries; — 5° à un poisson de mer, V Anarrkique ; — 4» à une crevasse qui se forme aux pieds des bêtes chevalines {Voy. teigne) et à un mal de pied des l)êtes à laine et des bêles à corne {Voy. piétin) ; — 5" dans les Arts mécaniques, à une boîte de métal ((ui reçoit le pivot d'un arbre vertical; au morceau de fer ou de cuivre creux dans lequel entre le gond d'une porte ; à la plaque de plomb ou de tôle, ou à la toile métallique percée de trous qui se met à l'entrée d'un tuyau de Ijassin ou de réservoir. — Enfin, comme les crapauds marchent en écartant les cuisses, on dit, dans l'art culinaire : mettre des pigeons à la crapaudine, pour dire qu'après les avoir eventrés et farcis, on les fait rôtir ou cuire les cuisses écartées.

CRAQUELINS (de craquer), nom vulgairement donné aux Crustacés qui viennent de subir leur mue et qui sont encore mous; on s'en sert [)our appât. — On donne aussi ce nom : 1" au hareng saur nouveau; 2° à un gâteau croquant, qu'on fait à Lyon.

CRASE (du gr. xpâat;, mélange), se dit, en termes de Grammaire, de l'union de deux voyelles ou de deux syllabes qui se confondent tellement qu'il en résulte une seule syllabe, comme, en français, paon, faon, Caen, qui se prononcent pan, fan, Can, et en latin, mi pour mihi, sis pour si vis, etc. Voy. contractio.n et siétaplasme.

CRASSANE ou CRESASE, espèce de poire d'automne, de forme arrondie, à longue queue, et d'un goût exquis.

Voy. POIRIER.

CRASSATELLE, crassateli.a, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques intégropalleales, famille des Astartidées : coquille symétrique, équivalvc et fermée, à ligament interne, et à charnière présentant à la valve droite 2 dents divergentes et 3 fossettes, à la valve gauche une dent et 2 fossettes. Les espèces vivantes habitent les mers chaudes ; on en trouve de fossiles depuis la base du terrain crétacé.

CRASSULACÉES (de Crassula, g.-tjpe), famille de plantes Dicotylédones dialypétales, à ovaire supère, a pour caractères : pétales et étamines insérés au calice, tiges et feuilles épaisses, charnues et succulentes, olfrant plusieurs modes d'inflorescence. — Cette famille renferme les genres Crassule, Joubarbe, Orpin, Bryophyllum, etc.

CRASSULE (du lai. crassus, épais, gras), Crassula, genre-type de la famille des Crassulacées, renferme des plantes lierbacées et des arbustes vulgairement appelés

Plantes grasses, à cause de l'épaisseur de leurs feuilles et de leurs tiges. Un très petit nombre se trouve en Europe et en France. La C. éclatante est un arbuste de i m. 50, dont la tige se divise en rameaux rougeâlres, garnis de feuilles ovales, opposées en croix; ses Heurs, disposées en une sorte d'ombelle, joignent à une couleur rouge magnifique un parfum très agréanle ; la C. rougcàtre a la lige basse, un peu velue, divisée à son sommet en 3 ou 4 rameaux, avec des feuilles éparses, oblongues, et des fleurs sessiles, d'une couleur blanche, traversée par une ligne purpurine.

CRAT>É6US. nom latin botanique de l'AusÉPiNe.

CRATÈRE ^du gr. xpaTVjp), grand vase à deux anses et

[dus large que profond, dans lequel les anciens mêlaient e vin à l'eau et où l'on puisait ensuite à l'aide de cyalhes (Voy. ce mot) pour donner à boire aux convives.

cratère, orifice d'un volcan. Voy. volcax.

CRATEVIER (de Cratevas, ancien botaniste grec). Cratseva, genre de la famille des Capparidées, renferme des arbres et des arbrisseaux appartenant aux climats les plus chauds du globe : feuilles composées de 3 folioles, à bases globuleuses ou ovoïdes, jwrtces sur une longue queue, à ecorce mince. L'espèce la plus remanjuable est le C. religieux [C. religiosa), bel arbre à Ixiis dur, à rameaux très nombreux, à feuilles lancéolées, vénéré des Hindous à cause des propriétés médicales qu'ils attribuent à son fruit pulpeux contre les maladies de vessie. Le C. tapier (C. tapia), du Brésil et des Antilles, a des baies comestibles, dont on fait une sorte de vin.

CRAVACHE (de l'allem. Karbastch), es|>èce de fouet en forme de badine dont se servent les cavaliers. L'intérieur est, dans les meilleures, formé d'une baleine, et dans les autres, de petit rotin ou de bois pliant et élastique. L'extérieur offre une tresse de gros fil tordu, ou de fines cordes à boyau, nattées sur la pièce même. Voy. stick.

GRAVANT, Anas bemicla. Voy. bernache.

CRAVATE, ornement de cou, dont la forme et l'étoffe varient suivant les caprices de la mode. L'usage ainsi que le nom en ont été empruntés aux cavaliers cravates (ou croates), qui la mirent en vogue [Voy. ci-après). — On appelle cravate de drapeau un morceau d'étoffe de soie garni de franges, et attaché en forme de rosette au haut des drapeaux et des étendards. Ixiuvois distribua en 1668 les premières cravates aux corps d'infanterie.

On nomme vulg. : Cravate blanche, un Tyran ; C. frisée, un Philédon; C. jaune, l'Alouette du Cap; C. noire, lo Trochilus nigricollis.

CRAVATES (de Ci'oates), nom que l'on donnait, avant la Révolution, à une troujw de cavalerie légère formée à l'imitation des cavaliers croates et qui était com|)osée en grande partie d'Allemands. On les plaçait en éclaireurs sur les flancs de l'armée. Il y avait un régiment de cavalerie dit Boyal-Cravale ; il a subsisté jusqu'à la Révolution.

CRAVE, Fregilus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux ténuirosires, voisin des Hup|X>s et des Geais. Le C. d'Europe ou Coracias hupi^é et sonneur a le plumage noir avec le Ixîc et les pieds rouges. Il est turbulent et criard, habite les rochers des montagnes comme le choquard et ne descend dans les plaines que par le mauvais temps.

CRAX, nom latin scientifique du genre Hocco. Voy. ce mot.

CRAYONS (de craie), nom générique donné à plusieurs substances dont on se sert jwur tracer des lignes et pour dessiner. Les crayons le plus communément employés auj. sont les crayons de plombagine ou mine de plomb, sul)stance de couleur grise, qui n'est autre chose que du graphite [Voy. ce mot). Pour les fabriquer on se contentait autrefois de scier la plomliagine en petits parallélépipèdes qu'on incrustait ensuite dans des enveloppes de bois; en 1795 furent inventés les crayons Conté, qui se composent de plomijaginc réduite en poudre, puis chauffée au rouge dans un creuset, et mêlée dans diverses proportions avec de l'argile. On imagina ensuite de mouler de petits bouts cylindriques de ploinliagine que l'on place dans des portecrayons métalliques. — Les crayons noirs pour dessiner sont fabriqués avec une pâte argileuse très fine, colorée avec du noir de fumée et plus ou moins cuite ; ils sont ensuite moulés, les uns en prismes, les autres en cylindres. On fait des crayons noirs grossiers, pour les charpentiers ou les tailleurs de pierre, qui sont simplement taillés dans une variété de schiste appelée anipélite ; on emploie

CREAC

CRÉDENŒ

aussi pour cet usage des schistes argileux, grisâtres ou bleuâtres. On fabrique en outre, avec un mélange (ie savon, de cire et de suif, coloré avec de la fumée, des cravons noirs dits lithographiques, pour dessiner sur pierre. — Les crayons pour le pastel sont composés comme ceux de Conté : on appelle crayons de mine colorée des cravons recouverts de bois comme ceux de plombagine, doiit la base est l'argile d'Arcueil colorée avec du bleu de Prusse, du blanc de plomb, du vermillon, de l'orpiment, etc. ; on lait aussi des crayons de pastel avec de la craie blanche ou diversement colorée. — Les crayons rouges, vulg. sanguines, sont fabriqués avec de la sanguine ;fer oxydé, hématite) pulvérisée, dont on fait une pâte à l'aide de colle de poisson et de gomme arabique. — On nomme crayons d'ardoise ou crayons gris des cravons destinés à écrire ou à dessiner sur de l'ardoise : le "plus souvent ce ne sont que des fragments d'ardoise tendre.

CRÉAC et CR\T, noms vulgaires de l'Esturgeon commun.

Voy. ESTCRGEOS.

CRÉANCE, CRÉANCIER (comme croyance, de croire, confier . Le créancier est celui qui a le droit d'exiger l'accomplissement d'une obligation : ce droit s'appelle créance. On distingue : les C. chirographaires. cédulaires ou ordinaires, porteurs d'un titre qui n'emporte ni privilège, ni hypothèque : quand il n'y a pas de quoi les paver tous, ils reçoivent au marc le franc ; les C. privilégiés, qui, à raison de la nature particulière de leur créance, ont le privilège d'être payés de préférence à tous les autres (C. civ., art. 2095 et suiv.); les C. hypothécaires, qui sont payés après les créanciers privilégiés et avant les créanciers chirographaires sur le prix des immeubles qui leur sont hypothéqués. — Lorsqu'il y a plusieurs créanciers ayant des droits sur la même chose, on ouvre pour déterminer leur tour de payement une procédure d'ordre ou de contribution suivant les cas. Voy. ces mots.

Créances sur l'Etat. La loi du 9 janv. 1831 les déclare prescrites et éteintes si elles n'ont pas été liquidées, ordonnancées et payées dans le délai de cinq ans. Il n'y a d'exception que si le retard provient du fait de l'administration ou par suite de pourvoi devant le Conseil d'Etat.

Cession de créance. Voy. cession.

CRÉATINE (du gr. xpe'aî, chair), substance or^nique, incolore et nacrée, découverte par ChevTeul dans le liquide dont la chair musculaire est imprégnée et qu'on relrauve dans le sang et dans le bouillon. On la rencontre aussi dans l'urine. Les alcalis la convertissent en urée, et elle se combine aux acides pour donner des sels. Chauffée avec des acides forts, la créatine se transforme en une substance analogue, la Créatinine, qui a été découverte également dans l'urine, le liquide musculaire et le sang.

CRÉATION (du lat. creatio), suivant la doctrine spiritualiste et chrétienne, acte par lequel Dieu, en vertu de sa puissance infinie et sans le secours d'aucune matière préexistante, a produit librement tous les êtres. Dieu étant éternel, son acte l'est également ; mais ses effets sont successifs et tombent dans le temps [Voy. dieu, éternité, temps). En outre, cet acte ne consiste pas dans la production de simples changements, comme nous en opérons par l'exercice de notre activité, mais dans la prwluction de substances ; il nous est donc difficile à concevoir, mais il ne répugne pas à la nature de la puissance infinie, et l'on peut soutenir au contraire la nécessité de l'admettre en considérant notre âme et notre corps, ou l'ensemble de l'univers. Notre àine est évidemment contingente ; il est d'ailleurs contraire à l'observation de supposer qu'elle ait existé avant nos organes ; or, comme elle est simple, sa naissance implique production d'une substance [Voy. âme). Notre corps a été formé par génération : mais nous ne pouvons remonter la série des êtres à l'infini. Sans doute, la matière qui compose les organismes vivants existe avant eux et ne péril pas avec eux : mais elle n'a pas l'existence infinie, immuable et indivisible de Dieu et (les idées éternelles; sa nature actuelle et ses lois n'ont rien de nécessaire ; il faut donc qu'une cause supérieure et extérieure à la matière lui ait donné l'existence et en ait disposé primitivement toutes les parties, de façon à rendre possible 1 ordre actuel. C'est aux sciences physiques à montrer comment cet ordre s'est développé, d'après les propriétés quelles constatent ou qu'elles supposent dans la matière, le problème de la création se pose de nouveau à propos de l'apparition des êtres vivante. Voy. cosmogome.

Les doctrines contraires au dogme de la création sont : 1° les cosmogonies antiques qui dépeignent par des fictions mythologiques le monde sortant d'un tout confus ou Chaos primordial par une série d'émanations et de transformations successives, comme le font les Védas, les traditions des Chaldéens [Fragments de Bérosc), des Phéniciens [Fragments de Sanchoniaton), des Grecs (Hésiode, Théogonie; Aristophane, Oisearix, v. 693-702), etc.; 2° divers systèmes philosophiques, qu'on peut ramener à trois espèces : le Matérialisme i Voy. E. Haeckel, Histoire de la création naturelle), le Panthéisme [Voy. ces mots) et le Dualisme; ce dernier reconnaît deux principes étemels, la matière et Dieu, qui n'est que l'organisateur du monde : ainsi Platon, dans le Timée, enseigne que Dieu est l'ordonnateur suprême (le Démiurge'^, et Aristote, dans sa Métaphysique, qu'il est la cause finale de l'univers.

En Théologie, le dogme de la création repose sur le texte de la Genèse : on y lit dès le début : a Au commencement. Dieu créa le ciel et la terre.... Dieu dit : « Que la lumière soit, et la lumière fut. » La Genèse nous enseigne en outre que la création a été effectuée en six jours, et trace l'ordre dans lequel ont été créés les êtres divers. — Consulter : saint Basile le Grand, Hexaméron, ou les Six Jours de la création; saint Augustin, De Genesi ad litteram imper fectua liber; Mosheim, De creatione ex n'ihilo; Waterkein, la Science et la foi sur l'œuvre de la création (Liège, 1845). Voy. aussi Burmeister. Histoire de la création. Exposé scientifique du développement du globe terrestre et de ses habitanti (trad. par E. Maupas, revu par Giebel, 1869).

En Chronologie, la détermination de l'époque de la création d'après la Bible offre de grandes difficultés : d'après le calcul d'Ussérius. la création aurait eu lieu 4000 ans av. J.-C. ; les auteurs de l'Art de vérifier les dates la placent à l'an 4963, et cette opinion est suivie dans nos livres classiques. L'Eglise grecque compte 5508 ans av. J.-C.; les Juifs n'en comptent que 3483.

CRÉCELLE ou cresselle (orig. incertaine), moulinet de bois dont on lire un son aigre et bruyant en l'agitant fortement avec la main, et dont on se sert au lieu de cloches le jeudi et le vendredi de la semaine sainte. Les baladins, dans les foires, et quelques marchands ambulants en funl usage. Au moyen âge, les lépreux étaient obligés, pour avertir les passants de leur approche, d'agiter une crécelle qu'on appelait tartavelle ou tartarelle.

CRÉCER, un des noms vulgaires de la Grive draine on Grosse Grive. Voy. grive.

CRÉCERELLE, Falco tinnunculus, espèce du genre Faucon, vulg. Emouchet et Epervier des alouettes : c'est un oiseau de la grosseur d'un pigeon; il a les ailes longues, la tête et la queue de couleur cendrée, le dos roux, et le ventre d'un blanc légèrement roussâtre, avec des taches oblongues brunes. Il est très commun en France. Il se tient dans les crevasses des vieilles murailles, et se nourrit de souris, mulots, petits oiseaux, insectes, etc.

CRÉCERELLETTE ou «récerine, Falco tinnunculoides, i espèce du genre Faucon, diffère de la Crécerelle par ses i ailes atteignant l'extrémité de la queue, et par ses ongles, i qui sont de couleur blanche, tandis que l'Emouchet les a . noirs. Elle est commune en Espagne, en Italie et en Allemagne.

CRÈCHE. Proprement, c'est une mangeoire à l'usage des bestiaux. La Crèche ou Ste Crèche est celle où l'enfant Jésus fut mis au moment de sa naissance. Mais on désigne aussi sous ce nom des établissements hospitaliers qui gardent

f tendant la journée les enfants au-dessous de trois ans dont es mères sont obligées de travailler pour vivre. La première crèche à Paris a été fondée le 14 nov. 1844 par Firmin Marbeau; elle fut suivie de beaucoup d'autres en France et à l'étranger. Le décret du 26 févr. 1862 a réglé cette utile institution. D'après ses dispositions, chaque crèche est visitée tous les jours par un médecin. On n'j admet que les enfants en état de santé et qui ont été vaccinés. Ln gnnd nombre de crèches sont reconnues comme établissements d'utilité publique. Il en a été de même en 1869 pour la Société des Crèches, dont le siège est à Paris et dont le but est d'aider et de soutenir l'institution des crèches.

CRÉDENCE (de l'ital. credenzo, buffet, créance; parce que c'était au buffet qu'on faisait l'épreuve des liqueurs

Four la sûreté des princes). Ce mot se disait autrefoi.s de endroit où l'on gardait les provisions de bouche dans les

CREDIBILITE

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