CUBITUS
de larve dans les œufs des autres insectes, ou dans le corps des Pucerons. Les larves du C. globuleux forment une agglomération de coques qui s'attachent aux graminées.
CRYPTE STOMATiKKRE, cn Do(anic[ue, dépression de l'épidorme de certaines feuilles (Laurier-rose), où sont cachés les stomates.
CRYPTOCEPHALUS (du gr. xpuirrôî, caché, et xetpaAf,, tète , liom lat. scientifique du genre Gribouri.
CRYPTOCORYNE (du gr. xpuiTTÔî, caché, et xopû'/T,, massue. Cryplocoryiie, genre de la famille des Aroïdées, tribu des Ambrosi niées, renferme Sou 0 espèces, à rhizome lubéreux, à feuilles oblongues, à inflorescence solitaire, qui croissent aux Indes orientales dans les lieux humides et marécageux. On cultive dans nos jardins la C. ciliala et la C. spiralis.
CRYPTOGAMES (du gr. xpyirtô;, caché, et vifioç, mariage). Les mots Cryptogames, Acotylédones et Iiiembryonées désignent tous trois la première division du Règne végétal : celui de Cryptogames, dû à Linné, est le plus généralement employé, bien qu'il constate qu'au temps de ce célèbre savant on ne savait pas encore reconnaître dans ces végétaux les organes de la reproduction. Le nom d' Acotylédones indique que l'embryon de ces plantes n'olfre aucune trace de cotylétion; mais on a dû ranger parmi les Dicotylédones des plantes qui sont dans le même cas : la Ficaire, qui appartient à la famille des Renonculacées, les Cactées, certaines plantes parasites, l'Orobanche, le Gui, etc. Le nom d'Inembryonées est le plus juste des trois. Dans ces végétaux, en effet, la cellule originelle ne produit pas l'être nouveau par l'intermédiaire d'un embryon : elle lui donne directement naissance par des spores. Les Cryptogames se divisent en trois embranchements : i" Cryptogames vasculaires (qui ont racine et vaisseaux) (Filicinées, Equisitinées, Lycopodinées) ; 2° Muscinées (qui ont tige et feuille sans racine)\Mousses et Hépatiques) : 3^ Thallophytes qui ont un thalle) (Algues et Champignons).
CRYPTOGRAPHIE (du gr. xoj-tô;. caché, et ypicpo), écrire), art de correspondre secrètement au moyen de chiffre», de lettres ou de signes convenus entre les prties I intéressées. On y emploie des chiffres à simple clef ou i à double clef [Voy. chiffre), des nulles, c.-à-d. des syllabes ou des phrases insignifiantes, entremêlées aux caractères significatifs, et quelquefois une grille : c'est un car- ' ton bizarrement découpé à jour, qui, posé sur la missive ) au juste point, ne laisse apparents que les caractères nécessaires, et masque tous ceux de pur remplissage qui ont été ajoutés par l'expéditeur après qu'il a écrit, au moyen { d'une même grille, les caractères essentiels. — Consulter : labbé Trithème, Polygraphie et Stéganographie (Cologne, 1655) ; Biaise de Vigenère, Traité des chiffres Ji586) ; J.-B. Porta, De occultis litterarum notis (Strasbourg, 1626) ; J.-R. du Carlet, Cryptographie (1644) ; P. Niceron, Interprétation des chiffres 1641): Conradi, Cryptograpliia denudata ;1739); Kluljer, Cryptographiijue I iSOir, etc.
CRYPTOMERIA, genre de la famille des Conifères, tribu des Cupressinées. La C. japonica est un arbre magnifique qui, en Chine et au Japon, dépasse 50 m. Ses rameaux sont inclinés vers la terre; ses feuilles, linéaires, aiguës, sont élargies et décurrentes à la base.
CRYPTONYME /lu g^r. xouTrcô;, caché, et ôvo[j.a, nom), se dit d'un auteur qui cache son nom. Voy. asoxvtie et
PSElliONYME.
CRYPTOPS, genre de Myriapodes, de l'ordre des Chilopodes. Voy. ce mot.
CTÈNE (du gr. xteiî, xtôvôî, peigne), Ctenua, genre dAranéides vagalwndes, de la famille des Coureuses, se coininjse de grandes espèces, répandues en Europe, en Asie et en Afrique, et a |)our type le C. bordé du Cap. On en trouve aux environs de Paris.
CTÉNOBRANCHES, nom donné à une sub<livision des Mollusi]ucs gastéropodes; ces animaux possèdent des branchies Be/i/i^es, d'où leur nom.
CTENOPHORE, c.-à-d. porte-peigne, nom donné, en Zooliitrio, à des Insectes diptères et à une classe de l'einbraiiclicmeiit dos Cœlentérés.
CTÉNOSTOME, genre d'Insectes coléoptères, de la famille des Cicindélètes. Voy. cicindèls.
CUBAGE ou crBATCRE (de cube), opération par laquelle on évalue le volume d un corps, ou la capacité d'un espace quelconque. — On prend pour unité de volume le cube, qui a pour côté l'uuite de longueur. Dans ce système
le parallélépipède rectangle a pour mesure le produit de I ses trois dimensions, le iMirallélépipède droit ou oblique I et le prisme ont pour mesure le produit de leur base par leur hauteur ; la pyramide a pour mesure le tiers du produit de sa base par sa hauteur; le tronc de pyramide à bases parallèles, a pour mesure le tiers ch? sa ^ hauteur, multiplié par la somme de sa base inférieure, de i sa base supérieure et d'une moyenne proportionnelle entre \ ses bases. Pour mesurer les autres soli(les à faces planes, ' on les décompose en une suite de solides qu'on sache me- ' surer, et notamment en pyramides triangulaires. — Quant aux corps ronds, le cylindre et le cône, assimilés au prisme et à la pyramide, ont pour mesure le premier le produit de sa base par sa hauteur (V^tR^A), et l'autre
le tiers de ce même produit ( V = ^^-^— J . On obtient
le volume de la sphère soit en multipliant sa surface par le
tiers de son ravon, soit à l'aide de la formule V = i-R'.
i) — Dans la pratique, pour évaluer approximativement le volume d'un tronc d'arbre (lequel n'est autre qu'un tronc de pjTamide), on multiplie la section faite à égale distance des deux bases, par la hauteur. Cette mesure appi-oche d'autant plus de l'exactitude, que les deux bases sont plus près d'être égales.
CUBE (du gr. xJ6o;), solide terminé par six carrés égaux. On l'appelle aussi hexaèdre régulier. On prend ordinairement pour unité de volume le cube, qui a pour côté l'unité de longueur. Dans ce système le cube est mesuré par la 3* puissance de son côte. — La duplication du cube, c.-à-d. la construction d'un cube double d'un cube donné, est un des problèmes qui ont le plus occupé l'antiquité. Dioclès le premier le résolut à l'aide de la cissoïde qui porte son nom. Nicomède le résolut également à l'aide de sa conchoïde. On peut le résoudre au moyen de l'intersection d'une parabole quelconque et d'un cercle convenablement choisi. — Le problème de la duplication du cube, celui de la trisection de l'arc, et celui de l'insertion d'une double moyenne proportionnelle entre deux droites données, sont tellement liés entre eux que la résolution de lun entraîne celle des autres.
En Arithmétique et en Algèbre, le cube d'une quantité n'est autre chose que sa 3' puissance. De 1 à 10, les cubes des nombres sont : 1,8. 27, 64, 125, 216, 343. 512, 729, 1000. — Le cube d'une somme \a-\-b) est donné par la formule : a -\- b)^ = a'^-\-ôa-b -\-ùab- -{- b^. — On élève une fraction au cube en y élevant ses deux termes. La somme des cubes des n premiers nombres i, 2,... n
est domiée par la formule — ^ .
CUBÊBE, fruit d'une espèce de PoivTier {Piper cubeba], qui croît dans les Indes orientales. Il est plus gros que le poivre ordinaire, brun à l'extérieur, blanchâtre et huileux à l'intérieur, d'une odeur aromatique particulière, d'une saveur chaude, acre et piquante. Le cubèbe jouit de propriétés excitantes assez marquées ; il agit puissamment sur les membranes muqueuses, particulièrement sur l'appareil génito-urinaire.
CUBILOT, four à cuve destiné à la fusion de la fonte ou d'autres métaux. Le métal et le combustible sont chargés par le haut, l'air nécessaire à la combustion est soufflé par le bas, à travers une série de tuyères, et le métal fondu se réunit au-dessous des tuyères dans le creuset, dont on l'extrait par un trou de coulée.
CUBIQUE, qui est relatif au cul)e. La racine cubique d'un nombre, en Arithmétique et en Algèbre, est un second nombre qui élevé au cube reproduit le premier {Voy. racixe). Dans la théorie des courbes, on appelle cubique toute courbe plane du 5* degré ; une parabole cubique est une courlie dont l'équation est y* = ax^ -|bx*-\-cx-\-d; toute cubique est la perspective d'une parabole cubique ; une cubique gauche est une courbe gauche, unicursale [Voy. ce mot) du 3* degré.
En Cristallographie, le système cubique est le système dont la forme primitive est le cube ( Voy. cRisTALLt>' [système]).
CUBITAL idu lat. cubitalis), qui a rapjwrt au coude ou à l'os cuoitus. Il y a une artère cubitale, xm nerf cubital, deux muscles cubitaux, plusieurs veines cubitales, etc. — L'os cubital, os du carpe, est plus connu sous le nom de pyramidal.
CUBITUS, mot latin qui signifie coude, désigne, en .\natomie, celui des deux os de l'avant-bras dont une extré-
CUBOrOE
CriRASSIKRS
miié formo, dnns la flexion, la saillie qiie nous appeloi s coude. \jR cubitus occupe la partie inlcnic de l'avant-bras ; il snrlicule avec le raaius et avec Vhtnnérus.
CUBOÏDE (du ftr. x'j6o£t5f,ç), qui a la forme duii culte; nom donné, en Aiialomie, à un os court et cubique, silutil l:i partie I antérieure externe du tarse, s'articulant en nrriéi-e avec le calcancuni. par devant avec le 4* et h" os du mélatai-se, et en dedans avec le 5' os cunéil'omae. quelquefois aussi avec le scaplioïde. Sa face supérieure est aplatie et réponil au dos du pied ; riiiférieure est creusée d une coulisse oblique pour recevoir le tendon du muscle lonj; iRTonier latéral.
CUCIFÈRE, Hyphstue, genre de la famille des Palmiers, tribu des Borassmées, a pour tyjx» l'Hyphirne Ihebaica, le Doitm dos Arabes, qui s'élève à une bauteur de 10 rn., sur 1 m. de cii-conférence. Ses feuilles, groupées en faisceaux, sont palmées, longues de plus de 2 m. et composées de plusieurs folioles. Ses fleurs, dioïqucs et dis|K)sées en grappes, donnent naissance à un drupe sec, à tissu fibreux et à noyau osseux : ce fruit, appelé pr les anciens ciici ou kouku nest d'aucun usage. Le bois de ce palmier, pbis dur que celui du dattier, est employé à faire des planches. — I.e Cucifèrc, dont la description avait été doniii'e nar Tbéopiiraste. n'a été retrouve que par les .^avants de l'expédition d'Egypte.
CUCUBALE. Cuctibalus.ditaiKS'iLt/chnanthus, genre de la famille des Caryopbylk'es, séparé du genre Silène, dont il ne dilfère que par ta gorge nue de sa corolle, et son fruit qui est une liaie noire. Le C. baccifère, vulg. Carnillet, c«t la seule espèce de nos pays.
CUCUtlE (de l'espagn. ciui(yo\ genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramèrès, famille des Platysomes, a pour type le C. déprimé, qui se trouve en Suède et en Allemagne, et dont la tète, le prototboras et les élylres sont d'un bnm rouge et le reste noir. Les autres espèces se trouvent surtout en Amérique. Ces insectes sont piiospborescenfs, et ils servent de pann-e aux dames du Pérou.
CUCULIDÉS ou cucirLÉs, famille d'Oiseaux, de l'ordre des Grim|>eurs, qui a pour type le Coucou [Cuculus], Voy. ce mot.
CUCULLE (rfu lat. cuculluê, capuchon), sorte de froc propre aux chartreux. Voy. s<:apci.aire.
CUCULLIFORME. Les Botanistes et les Entomologistes appliquent cette épitbète aux diverses parties des plantes ou aux organes des insectes qui affectent la forme d'un cornet ou d'un capudion.
CUCUMIS. nom latin du genre coNcoreRE.
CUCURBITACÉES (du g.-ty}»e Cucurbita, courge), famille de plantes Dicotylédones gamopétales à ovaire infère, renferme des herbes annuelles ou vivaces, à tiges volubiles ou rampantes; à feuilles souvent rudes ou couveries de points calleux, et munies de ^Tilles simples ou rameuses; à fleurs monoïques ou dioïques : calice adhérent à l'ovaire, 5 étamines à anthères flexueuses d'inégale valeur, ovaire nniloculaire, 3 à 5 styles plus ou moins soudés; à fruits de forme variable et d'une grosseur souvent considérable, renfermant une pulpe plus ou moins charnue ou succulente. Les melons, les courges, les citrouilles, les concombres, les cornichons, les pastèques, les coloquintes, sont les principaux représentants de cette famille : la |»lupart sont comestibles; quelques-uns cependant [bryone, momordique, etc.) contiennent un suc amer et nauséabond qui. pris à forte dose, est un violent drastique et peut mèm • devenir un poison mortel.
CUCURBITE (du lat. cucurbita). Voy. alambic.
CUEILLETTE. Voy. récolte.
CUFFAT (du b.-lat. cupha, pour cupa, coupe), sorte de tonne qui sert, dans les puits de« mines, à transporter à la fois le minerai et les mineurs.
CUILLER ou criLLÈRE (du lat. cocAZ«ff r). Outre l'ustensile de table de ce nom, dont l'usage n'est devenu commun qu à partir du xiv* siècle, on nomme ainsi divers ustensiles en forme de cuiller dont se servent les artisans, tels que les fondeurs, les scieurs de long, etc., ainsi que divers instruments de chirurgie, comme le couteau en cuiller de Fabrice de Uilden pour l'extirpation de lœil. les ciseaux à cuillers de Louis, les cuillers du forceps, etc.
Herbe à cuillers. Voy. cochlearia.
CUILLERON ou cceillerok (de cuiller], petite lame simple ou double, de forme demi-circulaire, imitant une coquille d'huître, qui existe à la base de l'aile de la plupart des Diptères, et qui aide au vol chez ces insectes : on
dit aussi aileron. — Les Botanistes donnent également <■> nom aux pétales on à toute autre partie d'une fleur ou d'une plante qui a la forme d'une cuiller.
CUIR (du lat. corium), nom qu'on donne soit à lu peau épaisse et presque dépourvue de poiU qui recouvre le corps de certains mammifères, comme rélé|)bant, le rhinocéros, riiip|)opotame, soit aux peaux de bœufs, veaux, vaches, buffles, etc., privées de leur |)oil par le tannage et ayant subi divi-rses préparations |Kmr être employées dans la sellerie, la conloiinerie et autres industries' La France ne pnKluil |K»inl assez de cuirs pour sa consommation; elle est obligée d'en tirer de l'étranger. Les pavs qui lui cil fournissent le plus sont : Buenos Aires, la Colombie, la Havane, le Ca(>-Vcrl, la Barbarie, le Sénégal, la ISussic, l'Irlande, etc. Tous ces cuirs sont expédiés secs et en poils. Autrefois les cuirs anglais étaient les plus estimés; auj. les cuirs français leur font concurrence. Paris est le plus grand centre des industries qui se rattachent à la fabrication de» cuirs (taïuierie, corroirie, mégisserie, maroquinage, etc.).
Depuis le commencement de ce siiîcle, le commerce des cuirs s'est enrichi d'une nouvelle branche d'industrie, les cuirs vernis; les premiers se firent remarquera lexjtosition de l'an x (1802); auj. l'usage en est généralement répandu.
Cuir de Bohême ou de Hongrie, cuir très fort dans la pré|>aration duquel on fait entrer du suif et de l'alun ; — C. de Russie, cuir préparé en Russie avec du liois de santal et corroyé avec une huile empjTeumatique que fournit l'épiderhic du l)ouleau (la bétuline) : ce cuir, qui a une odeur particulière, passe pour être inattaquable aux vei-s cl craindre très peu l'humidité. On s'en sert pour la reliure des livres et la fabrication des portefeuilles. On limite parfaitement en France et en Angleterre.
Cuir chevelu, portion de la tète qui est couverte par les cheveux : le tissu en est plus doux, plus serré et plus compact.
Cuir de poule. Voy. caxepin.
Cuir à rasoir, Ijandc de cuir collée sur du bois et préparée pour aiguiser le fil des rasoirs; on l'enduit d'une pommade dure, mêlée de potée d'émeri, d'élain, d'acier, ou de rouge d'Angleterre, de jwudre d'ardoise.
CUIRASSE (de cuir], arme défensive d'un usage fort ancien. 11 en est souvent nuestion dans la Bible; les l'erses s'en servaient, ainsi que les Grecs et les Romains. Selon Varron, les Gaulois seraient les premiers qui auraient porté des cuirasses en fer : avant eux, elles étaient en cuir, en feutre, en toile c\o lin, en lames ou en écailles d'airain ou de corne, etc. Aliandonnée vers 580 par les Romains et les Byzantins, la cuirasse fut reprise par les Franks au commencement du ix' siècle. Au xi°, elle fit place à la cotte de mailles, qui elle-même fut remplacée au moyen âge par une cuirasse bien différente de la cuirasse anti(|ùe : depuis le xiv" siècle, en elfct, la cuirasse fut lui véritable corset en métal battu, formé de deux plaques distinctes, appelées l'une plastron, pectoral, mamnielière; l'autre aossière, humerai ou tnusquin, et s'ajustant ensemble au moyen d'épaulières et de courroies latérales. Outre la cuirasse propr. dite, qui était portée par les hommes d'armes, il y avait le hallecret, cuirasse légère à l'usage des archers à pied, le corselet, porté par les piquieiv. les brigandines, les galèches, etc. On appelait anime ou garde-cœur une espèce de cuirasse composée de lames de métal qui couvraient une partie de la poitrine : on s'en servait encore en Italie au xvii' siècle. — Les meilleures cuirasses étaient alors fabriquées à Milan. Alternativement |)rise et c^iittée dans nos armées, la cuirasse avait été aijandonnee en 1775. Elle reparut pendant les guerres de la Révolution : elle est encore portée auj. par les cuirassiers, mais il est à prévoir qu'elle ne durera pas longtemjts.
Le mot cuirasse s'applique en outre en parlant de la défense en fer qui protège les navires cuirassés.
CUIRASSIERS (de cuirasse], cavaliers armés d'une cuirasse, et qui, dans l'armée française, constituent ce qu'on appelle la grosse cavalerie ou cavalerie de réserve. .Ku moyen âge, tous les gens d'armes portaient la cuirasse iVoy. ce mot), mais les premiers régiments de cuirassiers pro})r. dits furent formes en France en 1666. Supprimés 6 ans après, à l'exception d'un seul, ils n'ont été réorganisés qu'en 1808. On compte à présent 12 régiments de cuirassiers ; leur uniforme est la tunique bleu fonce à boutons blancs, les épaulettes écarlates, le pantalon garance. En tenue de campagne, ils portent une cuirasse et un