‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 45 sur 1729 · ALLAITEMENT · texte numérisé non relu

ALLAITEMENT

animaux soumises à une alimentation où le si-1 fait défaut, ileviennent rapidement infécondes. La qualité des eaux potables J'oy. eac) joue aussi, à cause des sels et autres substances (|u'ellcs peuvent contenir, un grand rôle dans lalimenlation. 2' A. de combustion. Ce sont les féculents, les sucres, les corps gras et les alcooliques, substances livdrocarburées, qui sont brûlées en erande partie par 1 oxvgène inspiré et qui contribuent ainsi à la production de la chaleur. Les animaux qui en consomment exclusivement meurent en présentant le phénomène caractéristique de la privation des aliments plastiques, la perforation de la cornée, ù' A. plastiques. Ce sont les substances azotées, destinées à renouveler les tissus, dont elles rappellent la c imposition. Quelques-uns de ces principes nous sont ap-

t> irtés par les végétaux albumine et librine végétale, émnuine), mais le plus grand nombre nous viennent de la viande, du lait que nous consommons librine du sang et des muscles, gélatine, chondrine;. — Si l'on voulait imaginer un type d'aliment complet, c.-à-d. qui contînt les 5 ordres de matériaux alimentaires en qualité et en quantité convenables, le lait seul, qui suffit aux premiers développements de l'animal, réaliserait cet idéal. L'onif de la poule n'est pas un aliment complet, les principes de calorilication s'y trouvant en quantité insuflisante : la chaleur fournie par la mère remplace ce délicit pendant le temps de l'incubation. — La statistique a montré que, toutes choses égales, la consommation de la viande était en rapport avec l'activité des travaux produits, et a mis en lumière rinsullisance de cet aliment dans le régime habituel des habitants des campagnes

ALIMENTS. H. En Droit, on nomme Aliments tout ce qui est nécessaire aux Ix'soins de l'existence. Ils sont dus : 1 ' par les enfants à leurs ascendants, par les gendres et brus même veufs, s'ils ont des enfants, à leur beau-père et à leur belle-mère non remariés, et réciproquement ; 2' par le donataire ou donateur; 5'* par les héritiers aux enfants incestueux ou adultérins du défunt. Les pensions de retraite [Voy. ce mot) peuvent être considérées comme un payement d'aliments. Les aliments sont insaisissables, iU ne sont dus qu'en proportion des besoins de celui qui les réclame et de la fortune de celui qui les doit. — On nomme Provision alimentaire la somme attribuée par les juges jusqu'à l'issue du procès à celle des parties qui réclame des aliments.

ALINE, 206° petite planète, trouvée le 17 mai 1887 par l'alisa à Vienne. Voy. plasètes.

ALIOS. nom donné, en Géologie, à un grès quartzeux. d'un brun noirâtre, qui existe fréquemment à une faible profondeur soit sous les plaines sableuses, comme celle des Landes, celle du Mecklembourg et celles des rives de la mer Baltique près de Memel. soit sous les sables graveleux et caillouteux, tels que celui du ilédoc. On ol3Scrve aussi de Valios sous le sable des dmies et celui des forêts de Fontain5blcau et de Chantilly. — L'alios est composé de grains quartzeux, agglutiné par des matières organiques et par un ciment d'oxyde de fer hydraté, qui le rend dur et ferrugineux. M. Faye a établi que ce grès résulte de l'entrainement des matières organiques de la surface, qui, étant dissoutes dans les eaux d'infiltration, se concentrent et se déposent souterrainement dans la couche sableuse, par suite de réva|)oration de l'eau. L'alios est de formation contemporaine.

ALIQUOTE (du lat aliquoC , se dit, en Mathématiques, des parties contenues un nombre exact de fois dans une quantité. La moitié, le tiers, le quart... d'une quantité en sont des parties aliquotes. — On désigne quelquefois sous le nom de parties aliquotes d'un nombre entier les diviseurs de ce nombre. — Méthodes des parties aliquotes [Voy. diviseur'.

Ai.iQCOTE, se dit. en Musique, des parties égales en lesquelles se divise siwntanément une corde mise en vibration, pour produire, avec le son principal, les sons secondaires ou concomitants qu'on nomme ses harmoniques.

ALISES VENTs\ Voy. ALIZÉS.

ALISIER. Sorbus. genre de la famille des Rosacées, qu'on confond souvent avec le genre Poirier, renferme plusieurs espèces à fleurs blanches, à fruits rouges, dits alises, qui sont comestibles, mais insipides; on les cultive plutôt comme arbres d'ornement. Tels sont : r.4. des boi.'i S. tonninalis\ VA. blanc S. aria^ ou .Allouchier. V.A. de Fontainebleau [S. latifolia^ qui atteignent de 8 à 9 m., et Y A. du Sépaul, plus petit que les précé-

dents. Les Alisiers sont épineux : leur bois, surtout celui de VAllouchier. est liant, tenace et dur. ce qui le fait rechercher par les menuisiers, les tourneurs et les luthiers : ces derniers en font des llûtes. L'écorce et les fruits de VA. des bois sont astringents; on les recommande contre la diarrhée. — L'Azerolier n'est qu'une espèce d'.\lisier.

ALISMA ;du gr. 2À.ïu.a , genre type de la famille des .\lismacée5. L'.4. plantago, vulg. Plantain d'eau ou Flûteau, croit en France sur le bord des marais et des étangs. Ses tiges sont droites, lisses, triangulaires, creuses, articulées ou nouées; ses fleurs petites, roses, et portées sur une longue tige; les feuilles radicales sont droites, ovales, engainantes. Cette plante est nuisible aux bestiaux.

ALISMÂCÉES, famille de plantes Monocotylédones à albumen, renferme des végétaux aquatiques' herbacés, vivaces. à feuilles simples, qui croissent dans les étangs et les marais. Genres principaux : Alisma, Damasonium et Sagiltaria.

ALIZARI. nom donné dans le commerce à la racine entière de la garance fiubia tinctomm).

ALIZARINÉ, matière colorante rouge que l'on relirait autrefois de VAlizari, racine sèche de la garance Rubia tinctomm . Actuellement on obtient industriellement l'alizarine par un procédé de svnthèse dû à MM. Graelje et Lielx^rmann. Par ce procédé, Vanthracène , Voy. ce mot est transformé par oxydation en anthraquinone, puis en acide anthraquino-monosulfureux par l'action de l'acide sulfurique très concentré. En fondant cet acide avec de la soude on produit la dioxyanthraquinone ou alizarine. L'alizarine se présente sous la forme d'aiguilles brillantes qu'on peut obtenir en sublimant ce corps par la chaleur L'alizarine a été découverte par Robiquet et Colin en

ALIZÉS (vESTSj, A'alis, vieux mot qui signifiait uni, régulier, se dit de certains vents qui, dans les mers ouvertes et au large des côtes, soufflent perpétuellement dans la même direction, et qui s'étendent des deux côtés de l'équateur jusqu'au 30* degré de latitude environ. La direction générale des vents alizés est celle de l'E. à l'O. en inclinant un peu vei-s le >'. au-dessus de l'équateur, et vers le S. au-dessous. Cette direction constante résulte de ce que l'air sans cesse échaufTé par le sol à l'équateur s'élève dans l'atmosphère en laissant un vide qui est rempli par de l'air venu du N. ou du S. Cet air, animé d'une vitesse absolue moindre que celle des régions équatoriales.

tiroduit puur l'observateur placé à l'équateur, en vertu des ois du mouvement relatif, l'elfet d'un courant d'air venant de l'E. ; et c'est la combinaison de ce mouvement apparent avec le mouvement réel du N. au S. ou du S. au >'., dont cet air est animé, qui explique la direction constante des venls alizés. — La prédominance des vents d'O. dans nos climats n'est que le contre-coup du phénomène des vents alizés.

ALIZIER, nom donné, dans le midi de la France, au Micocoulier. >'e pas confondre avec V alisier [Voy. ce mot).

ALKÉKENGE mot arabe , Physalis, vulg. Coq^tieret ou Herbe à cloques, genre de la famille des Solanees : c'est une plan'e herljacée. remarquable par son calice à 5 lobes, renflé à maturité, et formant une sorte de vessie, d'un rouge vif, ainsi que la baie qui y est contenue. Ses semences sont diurétiques.

ALKERMÈS. se dit. en Pharmacie, des compositions o», électuaires dans lesquels il entre du Kermès animal, c.-à-d. des coques de cochenille.

ALLA BREVE c.-à-d. en ital. à la brève], sorte de mesure à deux temps. Voy. a capella.

ALLAGITE, minéral qui n'est qu'ime altération de la Rhodonite Voy. ce moti.

ALLAH, nom de Dieu chez les Arabes et les Mahométans. signifie par excellence l'être digne de culte, l'être adorable.

ALLAITEMENT. Il peut être pratiqué de diverses manières. — Allaitement maternel : c'est le plus naturel, et aussi le meilleur de tous, sauf de rares circonstances où il })ourrait être funeste à la mère et nuisible à l'enfant. 11 n'est pas besoin que la mère qui veut nourrir soit d'une très robuste constitution : il suffit qu'elle soit sans affection héréditaire, qu'elle jouisse d'une lionne santé, et qu'elle ait un lait 'de bonne qualité. D'ailleui-s l'observation semble prouver que l'allaitement épargne souvent à la mère les accidents graves dits puerpéraux. Quelques heures après la déli\Tance, la mère doit présenter le sein;

AlUMANDA

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