DANSE
leur lalont. A partir du xvi» siècle, on trouve en France des daiiiasquiiieurs renommés.
DAMASSÉ (linge). Voy. damas.
DAME (du lat. domina). Dans l'origine, on appelait flame la femme notile possédant, de son clicf ou de celui de son mari, une seigneurie, et ayant droit el autorité sur des vassaux. On attachait alors une grande idée de respect au titre de dame : les reines s'honoraient de le porter; tout ciievalier choisissait une dame, à qui il consacrait ses soins el raj)portait ses exploits, et dont il portait les couleurs. Dans la suite, ce titre ne fut plus qu'une distinction honorilique réservée aux femmes nohles; il devint enlln un titre banal donné à toute femme mariée. — En France, les lilles du roi prenaient, dès leur naissance, le nom de Dames de France ( Voy. madame). Le roi pouvait donner un brevet de dame à toute fille noble qui lui était présentée. — On donne en outre le nom de dame : aux religieuses de certaines ablwyes, aux chanoinesses, et aux dignitaires de la maison de la Légion d'honneur.
Dame est aussi un titre d'office ; on appelle : dame d'honneur la première dame de la maison el de la suite des souveraines et des princesses du sang; dame d'atours, celle oui est chargée spécialement de la toilette; et, en
Î général, dames du palais, toutes les dames attachées à a personne dune impératrice ou d'une reine. L'origine des dames du palais remonte à François I"^; mais ce ne fut qu'en 1675, sous Anne d'Autriche, qu'elles prirent ce nom.
Dame de charité. Voy. bienfaisance (bureaux de).
Dans nos jeux de cartes il y a quatre dames [ Voy. cartes). — On donne aussi le nom de dames : i° à fa seconde pièce du jeu d'échecs ; 2" aux rondelles avec lesquelles on joue aux dames ( Voy. ci-après) et au trictrac.
Jeu de dames. C'est la pettie des Grecs et les latruncidi des Romains. On dislingue le jeu à la française, dans lequel chaque joueur a 12 dames ou pions, et le jeu à la polonaise, où chaque joueur en a 20; ce dernier est le plus usité auj. Le jeu de dames se joue sur une petite table carrée appelée damier, divisée, selon l'espèce du jeu, en 64 ou en lOO cases, allcrnativcmeiit noires et blanches. Les pions de chaque joueur sont de couleur diliérenle ; ils se groupent en face l'un de l'autre de chaque côté du damier, marchant l'un^contre l'autre en suivant les lignes obliques du damier, et enlèvent l'adversaire dès qu'il laisse un vide derrière lui. Lorsqu'un pion, traversant sans accident tout le jeu, atteint l'une des dernières cases qui lui sont opposées, on dit qu'il est allé à dame, et on le double. La dame peut parcourir toutes les lignes du damier sans aller de case en case.
Dame-Jeanne. Voy. tocrie.
Dume d'onze hertres. Voy. ornitiiogale.
On donne le nom de dame dans l'Art de l'ingénieur : 1° à un outil en bois destiné à niveler en les comprimant {damer) les matières telles que la terre, le sqble, le béton ; 2° à la pièce en terre réfractaire qui bouche l'avantcreusct a un haut founicau ; 3° aux petits cônes en terre laissés dans une fouille pour servir de repères dans le métrage; 4'' aux digues transversales ménagées dans la fouille d'un canal pour protéger les ouvriers contre l'eau.
Dans l'Art militaire, on appelle : dame de mine une masse de terre restée delwut, quand plusieurs fourneaux peu distants ont sauté du même coup; dame de fortification, une petite tour à contre-plein, en maçonnerie, qui surmonte le milieu du batardeau d'un fossé inondé, afin que la crôte du batardeau ne puisse servir de pont pour traverser le fossé.
Dans la Marine, on nomme dames : i' deux chevilles de fer plantées sur l'arrière d'une embarcation, de chaque côté d'un fïrelin, pour le fixer ; 2" les doubles tolets servant à retenir les avirons sans eslropes.
DAMFNOUILLES (de l'ail. Dampfnudeln],en Pâtisserie, sorte de petits gâteaux faits d'une pâte à brioche et cuits dans du lait.
DAMIER. Voy. dames (jeu de).
En Zoologie el en Botanique, on a donné le nom de Damier : à un oiseau du genre Pétrel ; à des papillons du genre Argynne; à un mollusque du genre Cône; à une plante Liliacée dite aussi Frittllaire, etc.
DAMMARA (nom indigène), genre de la famille des Cupressinées, renferme de beaux arbres exotiques à feuilles alternes et coriaces, à fleurs dioïques, les mâles en chatons extra-axillaires, et à graines ailées. Le D. australis de la Kouv.-Zélande fournit un excellent bois pour la marine.
On cultive dans les jardins le D. orientalis, originaire d'Ainboine : celle espèce donne une résine aromatique dite dammar.
DAMNATION (du lai. damnatio). D'après l'Eglise, la damnation consiste dans la peine du dam, ou privation de Dieu considéré comme souverain bien, et dans celle du sens, appelée aussi le feu de l'enfer. La damnation n'aura pus de fin ; ainsi l'a défini formellement le concile de Florence en 1439. Voy. enker.
OAMOISEL ou DAMOISEAU (du b.-lat. dominicellua). Ce nom désignait autrefois les fils de chevaliers, de barons et, en général, les jeunes gentilshommes qui n'étaient pas encore chevaliers. On le donnait aussi aux fils des rois el des grands qui n'étaient pas encore en état de jwrter les armes. Dans les vieux auteurs il est souvent confondu avec celui de page ou de varlet (Voy. ces mots). — Auj. ce mol ne s'emploie guère qu'en mauvaise part.
DAMOISELLE. i'oy. demoiselle.
DAMPIERA (de \\ . Dampier, navigateur anglais), genrede la famille des Goodéniacées, formé par Drown, est originaire de l'Australie, et se compose de sous-arbrisseaux ou d'herbes vivaces, à rameaux tomenleux, à feuilles alterne* et coriaces, à fleurs bilabiées, bleues ou pourpres. Le D. ondulé et le D. pourpré sont cultivés dans nos jardins.
DANAÉ, 61' petite planète, trouvée le l) sept. 1860 par Goldscliraidt, à Paris. Voy. planètes.
DANAÏDE (nom mythol.). Linné avait donné le nom de Danaides à une section de son grand genre l'apilio qu'il subdivisait en D. blanches et D. vai'iées. Auj. on appelle Danaïdes ou Danaïtes une tribu de Lépidoptères, de la famille des Diurnes, comprenant les genres : Danaïs, Euplœa et Ida-a. Les espèces du genre type se trouvent au Sénégal, en Egypte cl dans l'Asie méridionale : seule la D. chrysippe a été trouvée en Grèce et dans le pays de Naples. Ces papillons sont tous parés de couleurs vives et variées.
DANAÏDE, espèce de roue hydraulique. Voy. roue.
DANAÏTE, var. cobaltifère de Mispichcl [Voy. ce mot).
DANALITE, silicate sulfurifère de glucine, avec zinc, manganèse el fer, en octaèdres réguliers rouge-chair, du Massachusetts.
DANBURITE, silicol)oratc de chaux [CaO.B205.2SiO*], en prismes orthorhombiques d'un jaune pâle, de DaiiLury (Connecticut).
DANIEN (étage), nom donné, en Géologie, à celui des étages géologiques qui termine la formation crétacée et qui précède immédiatement la formation tertiaire. Son nom lui vient du grand développement qu'il prend en Danemark, par exemple à Faxoë. Dans le bassin de Paris il n'est représenté, par suite de dénudations, que par des lambeaux; il est à l'état de calcaire pisolitique el se montre en discordance sur la craie blanche à Meudon, à Bougiv;il, à Vigny, à Laversine, etc. Il contient Cidaris Tombechu Lima carolina, Nautilus danicus, etc. On range maiiilf nant également dans le Danien le calcaire de Mons, \v~ couches à Coraster des Pyrénées, el les couches saumâtrcde la même région, connues sous le nom d'étage garinnnien.
DANOIS (chien) ou Arlequin, espèce du groupe dos Mâtins, assez rare aujourd'hui et caractérisée par son poil ordinairement blanc, taciietc de noir. On distinguait : le Grand Danois ou Danois de carrosse el le Petit Danois. Voy. chien.
DANSE (de l'anc. haut.-allem. dansôn, tirer, étendre). La danse est en usage chez 'ous les peuples de la terre, même les plus sauvages. Son origine paraît avoir eu presque toujours un caractère religieux. On voit dans la Bible les Hébreux, conduits par Sloïse, célébrer par des danses le passage de la mer Rouge, et David danser devant l'arche. Les Indiens, les Egyptiens, les Pélasgcs, les Grecs, les premiers Romains avaient leurs danses sacrées.
Les diverses espèces de danses, sacrées ou profanes, en usage chez les Grecs, se rangeaient sous trois classes principales : Yorchestique, danse noble et régulière, sans gestes exagérés et qui avait beaucoup d'analogie avec la pantomime ; la sphéristique, qui consistait en bonds plutôt qu'en pas, el imitait les mouvements d'une balle {sphxra) lancée et renvoyée par des joueurs; la cybislique, qui ressemblait à des tours de force plutôt qu'à une danse véritable. Parmi les danses sacrées, les plus célèbres sont celles des corybanles et des dactyles idéens, la dionysiaque, la cailinique, Vhormus, etc. ; parmi les danses