‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 457 sur 1729 · DATE · texte numérisé non relu

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armées, la pyrrhique ou éiwplieiine, la gymnopédique, le xiphisvie: parmi les danses joyeuses ou lascives, la ■cordace, la siciutiis. les aitagoyies, et toute espèce de danses mimées. — Cliez les Romains, on cite la danse religieuse et militaire des Salieiis, la farouche bellicrepa, les danses voluptueuses et mimées des ludions étrusques et des histrions ; la danse dite italique, celles de la grue et de Vautre, etc.

Au moyen âge, la France eut ses danses rustiques, la plupart d origine romaine ; telles que les branles, les bourrées, les caroles en usage au xin« siècle, dans les réunions plénières, les cours d'amour, et formées du nom Karolus: la danse des brandons, etc., etc. Vinrent ensuite le menuet, la gavotte, les voltes, les cotillons, puis les danses italiennes, la pavane (padouane), la cabriole, les quadrilles {squadra}, la chaconne: les •danses espagnoles, la sarabande, le fandango, le boléro ; ^nlin s'introduisirent la contredanse anglaise, la valse allemande, etc. — Aujourd'hui, de toutes les danses importées en France au xvii" siècle, il ne nous est resté que la taise et la contredanse. Le menuet a disparu avec le xvMi" siècle et la gavotte avec l'Empire : la contredanse flle-mème passe de mode ; le galop, la polka hongroise, la mazurka et la redoua polonaises, la scottisk, ont plus de vogue. Les Anglais ont conser\é chez eux la gigue écossaise ; la cachucha espagnole n'est dansée que sur la scène.

Consulter : Meursius, Orchestra, sive de saltationibus veterum (Leyde, 1618) ; Cahuzac, Traité de la danse (la Haye, 1754]; A. Baron, Lettres sur la danse (1824): Blasis et Vergnaud, Manuel de la danse, eic. Dorât et Berchoux ont chanté la Danse. Voy. daxsecr, ballet, cho-

BÉGR.\P1UE.

DANSE DES MORTS, dite aussi Danse macabre, nom donne dans le moyen âge à divers tableaux représentant une fonde infernale à laquelle préside la Mort, et à laquelle j)rennent part des morts de tous les âges et de toutes les conditions; un des plus célèbres se trouvait au cloître des Dominicains à Bàle. Hans Ilolbein avait dessiné une Danse des morts cfnx a été gravée sur pierre par J. Schlotlauer et expliquée par H. Fortoul (1842). Avant ce dernier, G.Peignot (1826), Massmann (1840), A. Jubinal (1841), €t depuis E.-H. Langlois, A. Potier, Baudry, Kastner, elc, ont écrit sur ce sujet. — On doit aussi des Danses des morts tout à fait modernes à Grandville en France et à C. Merkel en Allemagne, etc. F'oy.. macabre (daxse) au Dict. d'IIist. et de Géogr.

danse de saint-gut, maladie. Voy. ciiorée.

DANSEUR, artiste qui se livre à l'exercice de la danse théâtrale [Voy. balletL Cliez les anciens, les danseurs remplissaient aussi le rôle de pantomimes [Voy. ce mot). En France, les plus fameux danseurs de l'Opéra depuis le xvu« siècle sont Pécourt, Vestris, Duport, Mazillier, Petitpa, Saint-Léon, etc. ; la Camargo, la Salle, la Guimart ; Mlle Taglioni, les DUes Elssler, Fanny Cerrito; Rosati, E. Livry, etc.

daxsecr de corde. Voy. fuxajibcle.

DAPÊCHE. Voy. élatérite.

OAPHNACÉES. Voy. thtmélées.

DAPHNÉ du gr. oiï'/r,, laurier), Daphne, genre de la famille des ThjTnélées, renferme des arbustes élégants, voisins des lauriers, à feuilles éparses ou rarement opposées ; à fleurs roses, blanches ou violacées d'une odeur suave. Toutes les espèces appartiennent à l'Europe ou à l'Asie. Le D. mezereum, vulg. Bois gentil ou Bois joli, croit sur nos montagnes. L'écorce du D. paniculé (D. cnidium] fournit à la médecine le garou ou sainbois, emphjyé comme épispaslique. De celle du D. alpin, Vauquelin a extrait un principe actif et vénéneux, la daphnéine ou daphnine. Les autres espèces, telles que le D. pontiquc, le D. odorant, etc., sont des plantes d'ornement : on les grelïe sur le D. lauréate, arbuste indigène toujours vert, qui ne s'élève guère à plus de 1 m. Toutes les parties de cet arbuste sont acres et caustiques. En Suisse, on fait des chapeaux avec ses tiges divisées en lanières. — On a rapporte à une espèce du genre Daphné la Casie [Casia] des anciens.

daphné, 41* petite planète, trouvée le 22 mai 1856, par Goldschmidt, à Paris. Voy. planètes.

DAPHNIE, Daphnia. genre de Crustacés entomostracés, se compose d'espèces aquatiques de taille fort petite qu'on appelle vulg. Poux ou Puces d'eau.

DAPHNO'iDÉESouDAPHNACÉES, synonyme de Thyméléet.

Voy. ce mot.

DARAOEL, nom vulg. de VAlateme. Voy. ce mot.

DARD (orig. celtique ou germaniq.). Comme arme, dard se prend tantôt pour javelot, tantôt pour flèche. Voy. ces mots.

On donne ce nom : en Botanique, aux poils piquants de l'ortie et aux lambourdes du poirier; en Zoologie, 1» à la Vandoise [Voy. ce mot), 2" à l'extrémité de la queue des Scorpions, ainsi qu'à l'aiguillon des Hyménoptères.

En Architecture, on appelle dard la partie qui divise les oves sculptées sur les quarts de rond et qui est taillée en forme de flèche.

DARJOLE (orig. inc). Ce mot, très fréquemment employé autrefois pour désigner une petite pièce de pâtisserie • contenant de la crème, n'est plus qu'une expression générique comprenant toute cette pâtisserie à bon marché qui se déoite sur la voie publique, c.-à-d. la galette, les brioches, les tartes, les chaussons, les échaudés, etc.

DARIQUE (de Darius), ancienne monnaie perse. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

DARSE ;de l'ital. darsena), se dit soit d'une baie, soit d'un bassin ménagé dans un port pour mettre à l'abri de petits bâtiments. Ce mot n'est usité que sur les côtes de la Méditerranée.

DARTOIS, en Pâtisserie, préparation de riz à la vanille, placée sur une abaisse de pâte feuilletée, découpée et glacée ensuite.

DARTRE (origine incertaine). Ce mot, auj. rayé du vocabulaire scientifique, servait autrefois comme terme générique pour désigner toutes les affections cutanées. Il y avait, d'après les descriptions très pittoresques d'Alibert, des dartres sèches, humides, furfuracées, squameuses, crustacées, rongeantes, etc. Mais les travaux de Biett et après lui ceux de ses élèves Cazenave et Schedel firent connaître les éléments anatomiques très divers qui étaient affectés dans ces différentes dartres, et rejetèrent une dénomination conunune s'appliquant a des maladies si différentes par leur siège et par leur nature.

DARWINISIME. Voy. espèce.

DASYPE (du gr. ôarjxouî, aux pieds épais), Dasypus.

Voy. TATOC.

DASYPODE (du gr. 5axj-ouî], Dasypoda, geme d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Mellifères. tribu'des Andrénètes : tête en triangle allongé, yeux très oblongs, écartés, ailes petites, corselet carré. Ils' ont les tarses postérieurs très velus. Les Dasypodes creusent des trous en terre, et y déposent le pollen qu'ils ont recueilli sur les fleurs. Le D. htrtipes, type du genre, abonde en automne.

OASYPOGON (du gr. ôayjrwywv, à barbe épaissel, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Tanystomes, tribu des Asiliques : trompe renflée au milieu, antennes de trois articles et très longues, tête plate, corselet arrondi et abdomen déprimé. Le D. teuton se trouve dans le midi de la France.

dasypogon, genre de la famille des Joncacées, établi pour le D. bromehifolius, arbuste de l'Australie, à feuilles graminiformes, couvertes de poils rudes.

DASYTES (du gr. Saïû;, velu), genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Malacodermes, tribu des Mélyndes, renferme un grand nombre d'espèces qui se tiennent sur les fleurs à l'état parfait et dont les larves vivent dans le bois.

DASYURE (du gr. Saarûî, épais, et oùpà, queue), Dasyurus, genre de Manunifères, de l'ordre des Marsupiaux, propre à l'Australie et à la Diéménie. Les Dasvures ont le museau allongé, garni de fortes moustaches ; 5 tloigts .intérieurement et 4 postérieurement, tous munis d ongles fouisseurs; le pelage doux, épais, la queue touffue et la taille petite. Ces animaux sont nocturnes; ils ont l'apparence et les habitudes de la fouine : ils causent de grands dégâts dans les basses-cours. On distingue : le Z). à longue queue, le D. de Maugé, le D. de Geoffroy, le D. viverrin, etc.

DATAI RE (de date), officier de la chancellerie romaine, par les mains duquel passent tous les bénéfices vacants, et auquel il faut s'adresser pour l'expédition des bulles et des dispenses. Quand cet officier est un cardinal, il prend le nom de prodalaire. — On apfielle daterie l'office du dalairc et le lieu où s'exercent ses fonctions.

DATE (du lat. datum, donné), indication de l'époque où

DATHOLITE

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