DÉCORTICATION
DÉCUSSIS
^trc «le n'admcitrc qu'une décoration en liarmonic avec la salle qu'il s'agit tle décorer. Voir aussi les articles peinture, FnESQUE, AMEUBLEMENT, clc. Plusicurs traités très coniolets ont été composés sur ce sujet : Ed. Lièvre, les Arts décoralifs à fontes les (époques ; Umé, l'Art décoratif; L. Gauclicrcl, Exemples dedécoralioii appliqués à l'arcliilcclure €t à la peinture depuis l'antiquité jusqu'à nos jours; L. Adams, Décorations intérieures et meubles des épo- ■ques Louis XIII et Louis XI V; B. Pfnor, Décoration et ameublement de l'époque Louis XVI; Rouyer, l'Art 4irchitcctural en France depuis François I" jusqu'à Louis XVI (motifs de décoration intérieure et extérieure) ; Baidus, Recueil d'ornements d'après les ynaitres les plus célèbres des xv", xvi', xvii« et xvui" siècles; Ces. Daly, Motifs historiques d'architecture et de sailpture d'ornement pour la composition et la décoration extérieure des édifices publics et privés. Cf. : Sauvageot, VArl pour tous, 1861, cncvclopédic annuelle de l'art industriel et décoratif; Viollet-lc-I)uc, Dictionnaire de l'architecture et Dictionnaire du mobilier français ; Havard, Dictionnaire de l'ameublement; Quatrcmère de Quincy, Dictionnaire d'architecture. On appelle aussi décorations le fait de transformer, pour certaines fêtes ou réjouissances publiques, l'aspect de rues, de places, de jardins. Dans les villes importantes, ce sont des areliitectes qui sont chargés de ce soin. Il existe du P. Méneslrier un travail curieux (1702) : Remarques sur la pratique des décorations pour les entrées solennelles des princes dans les villes. Un autre travail du même auteur traite des décors funèbres. Pour ce qui concerne les décorations théâtrales, voy. l'article suivant.
DÉCORATIONS, DÉCORS, Homs donués en général aux châssis, toiles de fond, ornements de tout genre qui servent au théâtre. La peinture de ces objets constitue un art particulier. Voy. DÉCORATEUR.
DÉCORATIONS, iusigncs qu'on porte comme récompense ou distinction, soit dans l'ordre civil, soit dans l'ordre militaire, tels que croix et rubans, colliers, médailles, armes ou vêtements d'honneur [Voy. ordres et les noms de chaque décoration). — L'art. 259 du Code pénal punit d'un emprisonnement de six mois à deux ans toute personne qui a publiquement porté une décoration qui ne lui appartient pas. Aucune décoration étrangère ne peut être portée par un Français sans une autorisation du chef de l'Etat (Décr. du 10 juin 1833). Le port de ces dernières décorations est soumis à des droits de chancellerie assez élevés.
DÉCORTICATION (du lat. decorticare, de cortex, écorce), séparation naturelle ou artificielle de l'écorce des arbres, ou de la première enveloppe d'un fruit, d'une semence ou d'une racine. Quelques arbres, comme le platane et la vigne, se dépouillent tous les ans de leur écorce. On écorce certains arbres pour les besoins de l'industric [Voy. écorcement). — On a inventé plusieui-s machines ingénieuses pour décortiquer les noix, les amandes, les châtaignes, les fèves, les pois secs, etc. La décortication des légumes est devenue de nos jours une industrie assez importante.
DÉCOURS (du lat. decursut<), se dit, en Astronomie, de la diminution successive dans la grandeur apparente de la lune, qui a lieu depuis la pleine lune jusqu'à la nouvelle lune : c'est l'oppose du croissant.
DÉCOUVERT (vente à). Voy. vente.
DECOUVERTES. Voy. inventions.
DECRÉPITATION (du lat. crepitare, pétiller), se dit, en Chimie, des sels cristallisés qui éclatent et pétillent quand on les chaulfe, par suite de l'expulsion brusque de l'humidité interposée dans les cristaux : tel est, p. ex., le sel marin. Dans les sels qui ne contiennent pas d'eau, comme le sulfate de potasse, elle est l'elfet de la séparation instantanée des molécules par la chaleur et de la non-conductibilité de ces sels. Elle permet souvent en Cristallographie d'observer les clivages difficiles.
DÉCRÉPITUDE. Voy. vieillesse.
DECRESCENDO (mot ital. qui signifie en décroissant), s'emploie, en Musique, par opposition à crescendo, pour indiquer la diminution progressive de l'intensité des sons : on dit encore dans le même sens : diminuendo, smorzando, ralando.
DÉCRET (du lat. decretum, décision). Ce mot, dont le sens a varié, s'appliquait, chez les Romains, aux actes du sénat relatifs aux affaires générales de la république, et
aux constitutions par lesquelles les empereurs statuaient sur les contestations qui leur étaient soumises. — En France, ce nom a été donné aux actes des assemblées législatives jusqu'à la Convention inclusivement. Il fut ensuite remplacé par celui de lo\s ; on continua cependant sous l'Empire à appeler décrets les actes émanés de l'Empereur soit pour l'exécution des lois (ce qui a encore lieu auj., et alors décret est synonyme A' ordonnance) , soit pour tenir lieu de loi. Du 2 décembre 1851 jusqu'à la mise en vigueur de la constitution de 1852 les actes législatifs du chef de l'Etal reprirent le nom de décrets. Le terme de décret est aujourd'hui donné aux seuls actes émanant du président de la République.
Décrets judiciaires. Avant 1789 et jusqu'à la loi du 11 brumaire an vu, on appelait D. d'adjudication l'ordonnance d'un juge destinée à purger les immeubles des hypothèques, droits réels ou serviludesqui les grevaient, ou à les faire vendre judiciairement; ces décrets étaient volontaires ou forcés. — En Droit criminel, on appelait D. d'assignation, d'ajournement, de prise de corps, ce qu'on appelle auj. mandat de comparution, d'amener et a'arrêt.
Décrets des conciles, nom donné aux décisions prises par les conciles, surtout à celles qui sont relatives à la discipline ecclésiastique, le mot canon s'apnliquant de préférence à tout ce qui regarde le dogme et la toi. — On a appelé : Décret de Gratien la l'" partie du Droit canon : c est un recueil des canons des conciles, des décrctalcs, etc., formé par Gratien de Bologne, en 1151 ; Ecole du décret, toute école où l'on enseignait le Droit canon.
DÉCR ÉTALES (du lat. decretalis). Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.
DÉCREUSAGE ou décrusement (de rfe priv. et cru), pré-
[laration que les teinturiers font subir à la soie pour lui enever la matière gommeuse ou gélatineuse qui en enveloppe les fibres. On fait tremper la soie dans deux ou trois bains successifs de savon noir ou de carljonate de ^oude, on la lave, et on la blanchit ensuite par le gaz sulfureux.
DÉCROCHEMENT. On désigne, en Géologie, sous le nom de décrochements des déplacements horizontaux, le plus souvent accompagnés de ruptures, dans un sens perpendiculaire à la direction des couches.
DÉCUBITUS (mot latin francisé), position du corps lorsqu'il est couché. Le décubilus olî're aux médecins et aux vétérinaires des indications précieuses pour la mesure des forces d'un malade, jKJur certaines lésions organiques et pour la nature même de quelques maladies. Le décubitus peut être dorsal, ventral ou latéral.
DÉCUMAIRE (du lat. decuma, dixième, à cause du nombre des divisions du périanthe), Decumaria , genre de la famille des SaxiCragacées, renferme quelques arijrisseaux sarmcnteux du nord de l'Amérique a feuilles oppf>sécs, glabres, et à petites Heurs blanches, odorantes, disposées en corymbes, qui sont cultivés dans nos jardins.
DÉCURION (du lat. decurio), chef d'une décurie (réunion de dix hommes), civile ou militaire. — Sous l'Empire romain, on donna le nom de décurions ou de curials aux citoyens des municipcs tjuc leur fortune appelait à obtenir les honneurs et à subir les charges de leur cité. Ils formaient la seconde classe des citoyens et étaient de droit membres de la curie de leur municipe ; mais d'un autre côté ils ne pouvaient être affranchis des charges qui leur incombaient qii'après avoir passé par toutes les fonctions municipales, depuis celle de simple membre de la curie jusqu'à la première magistrature de la cité.
DÉCURRENT (du lat. decurrere, courir le long), se dit, en Botanique, d'un pédoncule qui se prolonge sur la tige et V forme une saillie sensible, d une feuille dont l'extrémité inférieure se prolonge sur la tige ou sur les rameaux, et des feuillets de certaines Agaricinées.
DÉCURTATION (du lat. f/erj<r/ar<?, écourter), maladie des arbres, appelée aussi couronnement , qui en attaque le sommet : elle fait périr particulièrement les chênes. La privation de la sève, l'absence des feuilles, la stérilité du sol, l'ardeur du soleil ou une grande gelée en sont les causes ordinaires.
DÉCUSSATION (du lat. decussare, croiser) , croisement en forme d'X ou de sautoir. — Point de décussation, s'est dit autrefois, en Optique, pour foyer.
En Anatomic , on donne le nom de décussation à l'cntre-croisement des nerfs optiques.
OÉCUSSiS(du lat. decem, dix, et as, a««M, as), monnaie