DÉPORT
lement dos maladies dont les dents peuvent être le siège, l('s dentistes ont à pratiquer plusieurs opérations, telles (|ue le limage, la caiilérisaiion , le plombage , Vexlrachon ou arradiemenl, enfin le remplacement de la dent ou prothèse. OIte dernière partie !de l'art a fait de nos jours de grands progrès, surtout aux Etats-Unis. Pendant longtemps on ne sut remplacer les dents qui manquaient (pie par des dents d'indiviilusmortsou par des dents extraites d'individus vivants et transplantées immédiatement ; mais on a pres<iue partout renonce à ces moyens pour adopter l'usage des dents artificielles en ivoire, en dent d'Iiiupopolamc, en émail, etc., qui imitent parfaitement la couleur de la dcint humaine. Tantôt on assujettit les fausses dents au moyen de crochets, de ligatures, de pivots enfoncés dans la racine des dents; tantôt, surtout s'il s'agit d'un dentier, soit partiel, soit complet, on prend l'empreinte exacte de la mâchoire et on fabrique une pièce artificielle qui remplit tous les vides et adlière sans attache ; ce qui permet de l'enlever à volonté et de la nettoyer fréquemment. Les dentiers doubles sont ord. réunis à leurs extrémités au moyen de ressorts.
DENTITION (du lat. dentitio), formation et di8^>osition des dents {Voy. dent). Les caractères de la dentition ont un ï grande importance en Zoologie, car elle est en relation élroite avec la nourriture, et celle-ci avec toute la manière d'être de l'animal. On distingue trois espèces de dents : les incisives, destinées à couper; les canines, à déchirer; les molaires, à broyer. Ces trois espèces de dents existent chez l'Homme, les Primates, les Chauves-Souris, les Insectivores, les Jumcnlés, etc.; chez les Rongeurs, les canines n'existent pas (on appelle barre l'espace vide qu'on remarque chez beaucoup d'animaux entre les incisives et les molaires) ; enfin les Paresseux et les Edentés n'ont qu'une seule espèce de dents ou n'en ont point du tout. — On étend quelquefois le nom de dents à tous les organes calcaires ou cornes qui servent à diviser les aliments, quel que soit du reste leur mode d'implantation. Ainsi, chez les Ecrevisses, les dents sont des pièces calcaires placées dans l'estomac. Chez les Poissons cartilagineux elles ne tiennent qu'à la peau ; les Poissons osseux les ont implantées dans les os
Chez l'Homme, l'enfant naît ordinairement sans aucune dent ; quelques individus ont cependant 1 ou 2 incisives en naissant. Du 6" au lO' mois, les dents formées déjà dans les cavités des os maxillaires font leur apparition au dehors. C'est la première dentition ou dentition de lait. Les dents sont au nombre de 20 : 4 incisives, 2 canines et 4 molaires à chaque mâchoire. La chute des dents de lait arrive vers l'âge de 7 ans et annonce la seconde dentition [dents permanentes), qui olfre 4 molaires de plus à chaque mâchoire. Plus tard, vers 2.^ ans, surviennent 4 dents de sagesse occupant le fond de la lx)uche ; en sorte que le nombre total est porté à 32. Souvent il est moindre ; car les dents de sagesse, au complet dans le groupe des Singes, ne percent pas toujours chez l'Homme.
La dentition est, pour certains enfants, une cause de maladies ou d'accidents qui peuvent devenir très graves. Souvent, outre la fièvre et ces rougeurs au visage qu'on nomme vulgairement feux de dents, les digestions se troublent, le lait est vomi ; il se déclare une diarrhée séreuse, jaunâtre ou verdàtre, ou enfin des convulsions. Pour prévenir ces accidents et accélérer la sortie de la dent, on a proposé l'incision de la gencive, opération qu'il ne faut pas faire prématurément et sans urgence absolue. Le plus souvent on se contente de faire mâcher à l'enfant une racine de guimauve ou de réglisse, etc.; il faut éviter de leur mettre alors entre les dents un corps trop dur, comme de l'os ou de l'ivoire. — Les accidents qui peuvent compliquer la seconde dentition sont loin d'être aussi graves.
DÉNUDATION (du lat. denudatio), se dit : i" en Chirurgie, de l'état d'un organe déi)ouillé de ses envclop|)es naturelles ; elle peut être le résultat d'une opération (dénudation d'une artère) ou d'un processus pathologique (déniidation d'un os par la suppuration); — 2° en Géologie, de l'ablation, par des courants marins ou par les agents atmosphériques, d'un terrain déjà déposé et consolidé ; c'est par suite de la dénudation du calcaire pisolitique qu'à Meudon, par exemple, on voit les argiles plastiques reposer tantôt sur ce calcaire, et tantôt directement sur les dernières assises de la craie blanche.
DÉODORA ou Cèdre de l'Himalaya, espèce du genre Cèdre, atteint jusqu'à 40 et 50 m. Cet arbre, originaire de l'Iudc, et importé chez nous vers 1820, a les rameaux plus
flexibles et plus inclinés que le cèdre du Liban ; son feuillage est glauque et même blanchâtre; il est sensible au froid. Il en existe une variété au feuillage épais et vert qui est beaiicoiq) plus roliusle que l'espèce ordinaire.
DÉONTOLOGIE (du gr. Seov, devoir, et 'kàyo^, discours), science des devoirs. Ce mot a été créé par J. Bcntham. qui a laissé sous ce titre (1833) une théorie des devoirs. Voy. uEvoin.
DÉPART (de départir), opération chimique par laquelle on sépare certains métaux, et en particulier l'or et l'argent, d'autres substances métalliques avec lesquelles ils sont unis. Voy. aku.nage et essai.
DÉPARTEMENT (de par^ partage), circonscription territoriale de la France : u y a 80 départements et un territoire, celui de Belfort. Voy. conseil général, conseil de PRÉFECTURE, PRÉFET et l'art. FRANCE au Dict. d'Hist. et de Géogr.
DÉPARTEMENT. Voy. MINISTÈRES.
DÉPÊCHES (de dépêcher). Voy. courrier, postes et télégraphe.
DÉPENS (du lat. dependere, dépenser). On nomme ainsi tous les frais que peut entraîner un procès. D'après le Code de procédure (art. 130), toute partie qui succombe en justice est condamnée aux dépens. Néanmoins le tribunal peut compenser les dépens, en tout on en partie, si les parties succombent respectivement sur quelques jwinls (art. 131). Il y a compensation de dépens lorsque cliacuiie des parties doit sunjMjrter ceux qu'elle a faits. Le tribunal peut ordonner qu'il sera fait masse des dépens, jwjur être supprtés par moitié, par tiers, etc., par telle ou telle partie. Voy. frais.
DÉPENSES (du lat. dependere). On distingue, en Droit, les D. nécessaires, les D. utiles et les D. voluptuaires ou de pur agrément. Voy. impenses.
Dépenses secrètes, sommes allouées à un gouvernement et dont il n'a pas à rendre compte. Ces allocations ont été supprimées le 25 sept. 1870.
0ÉPHL06ISTIQUE (air). Voy. oxygène et phlogistiqce.
DÉPILATION (de dépiler), opération qui a pour but de faire tomber les poils qui couvrent certaines parties du corps. La dépilation détruit le bulbe du poil de manière à empêcher son développement ultérieur : elle diffèi-e en cela de Vépilation qui se lx)rne à arracher les poils. Parmi les nombreuses préparations dépilatoires, on connaît surtout le rusma des Orientaux, qui a pour base la chaux vive et le sulfure d'arsenic. — La dépilation était en usage chez les Egyptiens, les Perses, les Grecs et les Romains; elle l'est encore chez les Arabes, les Turcs et les Chinois. — La dépilation peut aussi être le résultat de certaines maladies parasitaires de la peau ou de l'emploi de médicaments vésicants.
DÉPIQUAGE, en Agriculture. Voy. battage.
OÉPOLARISATION. Voy. iolarisation.
DÉPLANTATION, déplantoir. La déplanlation des arbres doit se faire normalement pendant l'hiver, apr(■^s la chute des feuilles et avant le retour de la sève de printemps. Si on l'effectue pendant l'été, il est indispensable de ménager avec grand soin toutes les radicelles, et il est bon d'élaguer la plupart des branches feuillues, l'our les arbres verts, l'opération peut se faire à une époque quelconque de l'année En Horticulture, on déplante d'ordinaire les plantes délicates à l'aide d'une sorte de bêche cylindrique, appelée déplantoir.
' DÉPOLISSAGE (de dépolir). Le dépolissage se fait \tar le frottement à l'aide de la poudre d'emeri. On peut aussi faire usage de certains acides qui attaquent le corps à dépolir. Pour les verres et cristaux on fait auj. surtout usage de l'acide fluorhydrique.
DÉPONENT (du lat. deponens), terme de Grammaire, se dit des verbes qui se conjuguent passivement et oi.t cependant la signification active, comme miror, j'admire. On supposait que ces verbes ont déposé la forme active, qu'ils avaient d'abord, pour revêtir la forme passive.
DÉPORT (de déporter, écarter, différer), acte par lequel un juge déclare qu'il doit s'abstenir de prendre connaissance d'une affaire, parce qu'il y a cause de récusation ou de refus en sa personne. — Ce mot est aussi quelquefois svnonyme de délai.
' Avant 1789, c'était le droit qu'avait un évêque ou un seigneur de prendre la première année du revenu d'une église après la mort du desservant, ou d'un fief après la mort du possesseur.