DESCENDANTS
lui que prirent en 1780 et en 1791 les membres de VAs- $emoU-c cotist Huante et de V Assemblée législative. Rem-
Çlacc, sous la Convention, pendant les Cent-Jours et de 848 à 1852, par celui de représentant du peuple, le titre de député fut repris, sous le Directoire et sous lEmpire, par les meml)res du Corps législatif; sous les Bourbons, par les membres de la Chambre élective, qui reçut de là le nom de Chambre des députés, et reparut de nouveau en 1852, avec le réiablissoment du (.orps législatif. Il est encore porté auj. par les membres de la 2* Chambre du Parlement français.
Les conditions d'âge et de cens exigées pour être député ont fréquemment varié avec nos constitutions. Auj. sont élipiblcs, sans condition de cens, tous les électeurs âgés de 25 ans, qui ne sont pas fonctionnaires rétribués (Loi du 15 mars 1849, Décr. du 29 janv. 1871, Lois du 10 avril 1871 et (hi 18 févr. 1873).
DÉRAPER (du préf. de et d'un radical germaniq., sa wir), se dit d'une ancre qui quitte prise sur le fond et laisse dériver le vaisseau.
DÉRIVATIFS (de dérive^-), remèdes qui attirent une irritation dans un lieu différent de celui où elle paraissait s'être fixée d'abord : tels sont les sinapismcs, les vésicatoircs, les purgatifs, les vomitifs, les évacuations sanguines.
Voy. RÉVULSIFS.
DÉRIVATION (CANAI. de). Voy. CANAL.
DÉRIVE (de dériver), déviation dans la direction de la roule d'un l)àtiment, produite par un courant ou par une impulsion latérale du vent. On a imaginé, sous le nom de dérivomctres, divers instruments pour mesurer la quantité de cette déviation : celui de M. Clément consiste en une lame en cuivre placée sous le navire et tenant par le haut à une tige de même métal surmontée d'une aiguille : par l'etl'et même de l'impulsion que reçoit la lame de cuivre pendant que le bâtiment dérive, l'aiguille vient marquer sur un cadran la quantité de la déviation.
DÉRIVÉ. Voy. ENSEMBLE.
DÉRIVÉES. La notion de dérivée est une des notions les plus essentielles des mathématiques : elle est le fondement du calcul différentiel et intégral. Soit f{x) une fonction (Voy. ce mot) de la variable x; si on donne à a; un ac-
, ■ ., •,. , . f(x -t- h) — f{x) croissement A et si I on considère le rapport r
la limite de ce rapport quand h tend vers zéro est ce que l'on appelle la dérivée (première) de f{x) et se représente
par f [x] ou -jj-
• Ainsi, si l'on suppose f[x]=x^; on
aura ^-^ "^ ^|*~^' = 2x + /t; et la limite de 2x-f A,
quand h tend vers zéro, est Ix ; 2x est la dérivée de x*. Les fonctions continues les plus simples ont des dérivées, mais les progrès récents de l'Analyse ont montré que toute fonction continue n'avait pas forcément de dérivée. — Si la dérivée d'une fonction est positive, dans un certain intervalle, la fonction est croissante dans cet intervalle ; la fonction est décroissante si la dérivée est négative. Les maxima et minima d'une fonction s'obtiennent (en général) en cherchant les valeurs de la variable pour lesquelles la dérivée s'annule. — Si y = f{x) est l'équation d'une courbe plane en cooi-données rectilignes, f'{x] est le coefficient angulaire de la tangente à la courbe au point x, y. — La dérivée première de f[x) est elle-même une fonction de x; sa dérivée est la dérivée seconde de f{x) et se représente
par f''{x] ou '\', etc.
La recherche d'une fonction qui admet une dérivée donnée est le problème primordial du calcul intégral; sa solution permet de trouver l'aire d'une courbe, sa longueur, etc. La notion de dérivée est aussi |essentielle en Mécanique, où elle équivaut à la notion de vitesse. C'est Newton et Leibniz qui ont introduit les dérivées, et qui ont ainsi, avec Descartee, créé les mathématiques moaenies.
Si 2 = x-f-i/y/ — 1 est une variable imaginaire et si /1[5) est une fonction de 3, c.-à-d. si la partie réelle et la
Sartie imaginaire de f[%) sont détei-minées quand on se onne 1 et y, cette fonction admet une dérivée si le rapport — j^ — tend vers une limite quand la partie
réelle et la partie imaginaire du nombre h tendent vers zéro, d'ime façon quelconque. Les fonctions d'une variable imaginaire qui admettent des dérivées sont dites fonctions tnonogènes (Cauchy) ; l'expression de fonctions analytiques.
dans le même sens, tend à prévaloir : elles jouent un rôle capital dans l'Analyse.
DÉRIVOIR (du pVéf. de et de river], instrument à l'usage des Horlogers, sert à enlever les pignons de dessus le» roues sans les gâter. C'est» un poinçon percé d'un Irou capable de recevoir la tige du pignon, et dont la partie intérieure est tournée en cône.
DERLE, terre argileuse employée à la fabrication de la porcelaini;.
DERMANYSSE (du gr. S^ppia, peau, et vJ7au, piquer), Dermanyssus, genre d'Aracnnides, de la famille îles Sai-» coptidés, et de l'ordre des Acaridcs, vivant pour la plupart du sang des animaux. Le D. des oiseaux s attaque surtout aux oiseaux en cage : il leur suce le sang, ce qui lui donne une couleur rouge, purpurine ou brune.
DER MATINE, var. de serpentine.
DERIMATOBIE, Dennatobia, genre d'Insectes Diptères de la famille des (Estridés, dont la larve vit en parasites sur divers mammifères et peut occasionner chez 1 homme des tumeurs fort douloureuses. Cet animal s'observe surtout dans r.\mérique tropicale.
DERMATOCHÉLYS ou Tortue-lyre. Voy. tortue.
DERMATODE. Voy. i.agostome.
DERMATOLOGIE (du gr. ûspjxa, peau, el>.()yoî, discours), partie de la Médecine qui traite des maladies de la peau.
DERMATOSE (du gr. S^pfxa, peau), nom générique de toutes les maladies de la peau. loy. peac.
DERME (du gr. Ôépjia), dit aussi Chorion, tissu qui forme presque toute l'épaisseur de la peau. Sa face externe est recouverte par l'épiderme (Voy. ce mot), et elle présente un grand nombre d'élévations ou papilles formant des séries régulières qui se traduisent par les lignes onduleuses qu'on aperçoit à l'extrémité des doigts. La face profonde est rétractilc, et c'est elle qui donne à la peau son élasticité. C'est dans l'épaisseur du derme que s'implantent les poils et que les glandes de la sueur sont placées. — Le derme de certains animaux, préparé par le tannage, constitue le cuir. Voy. ce mot.
DERMESTE (du gr. SepaT^ax-^i;), Dej-mestes, genre dlnsectes, de l'ordre des Coléoptères pcntamères, famille des Clavicomes et type de la tnbu des Dermestiens : mandibules courtes, antennes en massue, corps ovalaire, tête petite et inclinée. Leurs larves se trouvent dans les pelleteries et dans toutes les matières animales qu'on conserve à l'état sec : elles causent de grands dégâts dans les collections d'Anatomie et d'Histoire naturelle.
DÉROCHAGE (du préf. de et de roche, gangue, minerai), opération analogue au décapage ( Voy. ce mot) et qu'on fait subir aux métaux, particulièrement à l'or, à l'argent et au cuivre, pour nettoyer et affiner leur surface. On fee sert, pour cet effet, d'un bain d'eau-forte ou d'eau seconde dans lequel on laisse le métal jusqu'à ce qu'il soit entièrement décrassé. On donne aussi le nom de blanchiment à cette opération, quand elle «'applique à l'argenterie.
DÉROGATION (du lat. derogatio). Il y a dérogation à une loi lorsqu'elle est implicitement modifiée par une autre ou lorsqu'une partie seulement de cette loi est abrogée; il y a abrogation [Voy. ce mot) quand elle est formellement et entièrement supprimée. — On entend encore par dérogation toute convention contraire à une disposition de loi. « On ne peut déroger par des conventions
Earticulières aux lois qui intéressent l'ordre public et le» onnes mœurs. » (C. civ., art. 6.)
DÉROGATOIRE (clause). Voy. clause.
DERVICHE ou dervis (du persan dérouich, pauvre , espèce de moine musulman. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
DÉSASSIMILATION. Voy. assimilation.
DÉSAVEU (du préf. de (s) et aveu), se dit, en Droit, de l'acte par lequel on refuse à quelqu'un une certaine qualité ou par lequel on déclare que celui qui a agi en notre nom, comme un avoué ou un huissier, n'en avait pas le pouvoir. Le Code de procédure trace les formalités à remplir dans ce cas (art. 352-362). — On appelle D. de paternilé le refus que le mari fait de reconnaître comme né de lui un enfant dont sa femme est accouchée.
Dans l'ancien Droit féodal, on nommait désaveu le refus d'un vassal de faire hommage à son seigneur, en lui déniant la mouvance de son fief.
DESCENDANCE (théorie de la), synonyme de Darwinisme iToi/. espèce).
DESCENDANTS, ceux qui descendent en ligne directe