‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 478 sur 1729 · DESCENTE · texte numérisé non relu

DESCENTE

DÉSINFECTANTS

d'une souche commune. Tels sont, par rapport aux aïeux, leurs fils et petits-enfants. — La loi, dans rintcrèt de la morale, a prohilié le mariage entre tous les ascendants, descendants et alliés dans la même ligne (C. civ., art. 161). — Les de^ï'endants doivent des aliments à leurs ascendants qui sont dans le besoin, et réciproquement (art. 205).

Voy. ALIMENTS,

Signes descendants, signes du zodiaque que le soleil parcourt après avoir atteint le solstice d'été. Voy. zodiaque.

DESCENTE, en Médecine. Voy. hernie et prolapscs.

Dans lArt militaire, on appelle descente l'opération qui consiste à débarquer une armée ou un corps d'invasion sur la cote d'un pays ennemi : telles furent les descentes des Arabes et des Maures en Espagne (710 et 1086) : celles des Normands en Neustrie (ix« siècle) et dans la Grande- Brelatme 1066), et, de nos jours, la descente des Français en Egypte' (1798'i, en Morée (1828), en Algérie (1830), en Chine (1860), aii Mexique (1862), etc. — On étend aussi ce nom aux invasions que tirent en Italie les Gaulois, les Goths, les LomlMirds, etc., invasions dans lesquelles ces divers peuples, après avoir franchi les Alpes, descendirent dans les plaines de la Lombardie.

Descente sur les lieux. On nomme ainsi, en Droit, le transport du juge sur les lieux afin d'y vérifier l'objet d'un litige. Celte opération se fait tantôt par le juge seul, tantôt par le juge accomj)agnô d'experts (C. de proc., art. 295-301).

Ligne de la plus courte descente. Voy. brachistochrose

et CYCLOÏllE.

DESCLOIZITE, vanadate de plomb [H*0.4PbO.V*05] ; minénil 1res rare (Carinthie, Nouveau-Mexique).

DESCRIPTIVE (géométrie). La Géométrie aescriptive a été créée par Monge : elle permet de représenter une figure de l'espace par un dessin plan dit épure. Le procédé emplové par Monge consiste à se servir de deux plans de projection suppsés perpendiculaires l'un à l'autre : ils se coupent suivant une droite, la ligne de terre : l'un de ces plans est dit horizontal, l'autre vertical; un point quelconque a une projection horizontale et une projection verticale [Voy. projection) , c.-à-d. une projection sur le plan horizontal et une projection sur le plan vertical; inversement, deux points pris l'un dans le plan horizontal, l'autre dans le plan vertical, peuvent être regardés comme les projections d'un point de l'espace, pourvu que les perpendiculaires aljaissees de ces points sur la ligne de terre viennent la rencontrer au même point. Comme une figure est constituée par des points, on connaîtra cette ligure si l'on connaît ces points, ou leurs projections horizontales et verticales. — On imagine ensuite que, le plan horizontal restant lixe, le plan vertical se rabatte sur lui en tournant autour de la ligne de terre. On a ainsi, sur un même plan, sur la feuille même du dessin, tous les éléments qm déterminent la figure que l'on veut étudier. La géométrie descriptive donne une suite de règles pour effectuer cette étude. Elle a d'importantes applications dans les arts (consli-uction, charpente, taille des pierres, etc.). Le procédé imagine par Monge n'est pas le seul qui résolve le Problème qu'il s'est posé. — MM. Leroy, de la Goumerie, aron. etc., ont donne des traités de Géométrie descriptive.

DEsrrtiPTivE (axatomie. poésie, etc.). Voy. anatomie, etc.

DÉSERT (du lat. desertum), vaste espace inhabité et souvent inhabitable. Ce sont de grands plateaux ou de vastes plaines, d'un sol sablonneux, pierreux ou salin. La végétation y est nulle ou très faible et ne produit que quelques buissons ou quelques herijes qui ne peuvent résister aux ardeurs du soleil ; cependant on trouve dans auelques-uns d'agréables oa«j». On rencontre dans plusieurs des peuples nomades, pasteurs ou chasseurs. Les deux plus vastes déserts sont celui de Gobi en Asie, et celui de Sahara en Afrique. Les déserts de l'Arabie, celui où les Hébreux errèrent pendant 40 ans sous la conduite de Moïse, ne sont pas moins célèbres. On peut citer encore les déserts d'Adjmir, de Kharizm, de Kirman, de Mékran, etc. (Voy. ces noms au Dict. d'Hist. et de Géogr.). — On étend quel<|uefois le nom de déserts aux steppes, aux landes, aux savanes, aux pampas. Voy. ces mots.

DÉSERTION (du lat. desertw). La loi considère comme déserleur le soldat qui, sans permission, quitte son corps, abandonne son poste, ou passe à l'ennemi; et le marin qui s'absente du Ixird sans autorisation, et n'y rentre pas avant l'expiration du 3* jour. — De tout temps, la désertion a été frappée des peines les plus sévères : les Romains la punissaient du supphce de la croix. En France,

la loi punit de mort la désertion à l'ennemi, ainsi que la désertion à l'intérieur avec armes et bagages. Dans tous les autres cas, la désertion est punie des travaux forcés : la durée de la peine varie de 3 à 10 ans (loi du 21 brum. an v; Arrêté du 19 brum. an xii). Voy. délai de repentir.

DÉSHÉRENCE (du préf. de[s] et de hoir, héritier), manque constaté d'héritiers légitimes ou autres. A Rome, l'argent résultant de la vente des successions en déshérence se versait dans le trésor public. Au moyen âge ces successions appartenaient au roi ou aux seigneurs hauts justiciers; auj. elles sont dévolues par la loi au domaine public (C. civ., art. 539, 723, 768) : l'administration des domaines fait apposer les scellés et rédiger l'inventaire des biens dans les formes prescrites pour l'acceptation des successions sous bénéfice d'inventaire; elle demande ensuite l'envoi en possession au tribunal de 1" instance, qui statue sur la demande après 3 publications faites de 3 mois en 3 mois, et après avoir entendu le procureur de la république. — Jadis, les biens qui survenaient à uu homme condamné à la mort civile appartenaient à l'Etat par droit de déshérence (C. civ., art. 33). Voy. mort civile.

DÉSINENCE. Voy. terminaison.

DÉSINFECTANTS. La désinfection est l'ensemble des moyens qui ont pour but de détruire les germes pathogènes et de s'opposer à leur développement dans les milieux où ils sont susceptibles de vivre et de se multiplier. On a utihsé, comme pour l'antisepsie, des agents physiques (chaleur et froid) et des agents chimiques (gaz, llqwdcs et solides).

agents physiques. — Chaleur. La chaleur détruit complètement les microbes, leurs spores et leurs germes. La chaleur humide (air chargé de vapeur d'eau, vapeur d'eau surchauffée sous pression) est beaucoup plus efficace que la chaleur sèche : elle détruit les microbes à une température qui varie suivant chacun d'eux entre 80" et 110°. et leurs spores à 110»-120°; elle est employée pour désinfecter le linge, les vêtements, les matelas, "la literie, les tentures, les pansements, etc., qui seraient altérés par la chaleur sèche, ou par une température trop élevée, ou par les agents chimiques. Les objets à désinfecter sont placés dans mie étuve que l'on purge d'air par un jet de vapeur et dans laquelle on fait ensuite circuler sous pression un courant de vapeur surchauffée à 110°-120°, pendant un laps de temps déterminé par l'expérience et sulTisamment prolongé pour que la chaleur pénètre jusqu'au centre des objets. Un service de désinfection, fondé sur ces principes, et dont les particuliers peuvent profiler, est organisé à Paris. Il est désirable que celle mesure s'étende à tous les centres importants. La chaleur sèche est employée pour stériliser les instruments de métal employés dans les opérations : on les chauffe dans une étuve à air, close, et portée à la température voulue. 120°-140''. C'est en chauffant le lait, le vin, la bière, placés dans des vases clos au centre d'une étuve, qu'on les stérilise, c.-à-d. qu'on les rend inaptes à subir des fermentations anormales ; c'est en chauffant la viande, le poisson, les légumes, etc., dans des boites métalliques que l'on clôt dès que la température voulue est atteinte, que l'on fabrique les conseites. On stérilise l'eau en la portant à l'ébuUition.

Froid. Le froid en général ne détruit pas les microbes, mais il les empêche momentanément de proliférer et par conséfjuent retarde leur action destructive. On en a fait de noml)reuscs applications. On transporte à travere l'océan les viandes du nouveau monde dans des vaisseaux disposés en forme de glacières : pendant les chaleurs de l'été, la viande dépecée, le poisson, le lait, la bière sont transportés dans des vvagons disposés de même. En utilisant, au moyen d'appareils spéciaux, le froid produit par l'évaporation de certains gaz liquéfiés, tels que l'acide sulfureux, l'acide carbonique, le gaz ammoniac, on conserve les cadavres dans les morgues et les amphithéâtres de dissection, on congèle les viandes destinées à assurer l'alimentation des villes assiégées.

AGENTS chimiques. Ce sont les mêmes que les antiseptiques, mais on les emploie à dose massive, leur action se [Kirtant non sur le malade, mais sur ce qui l'entoure ; la question de toxicité n'intervient pas. sauf dans les précautions à observer pendant leur emploi.

Chlore. On le produit en versant de l'acide sulfuriqiie sur une bouillie faite en «lélayant dans de l'eau du bioxvdo de manganèse et du clilomre de sodium, puis chaulfant légèrement (fumigation guytonienne) . Auj. on trouve daia

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