‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 480 sur 1729 · DESSIN · texte numérisé non relu

DESSIN

droit, d'une demande ou d'une prétention. Elle ne peut êlrc faite dans le cours dune instance judiciaire qu'après que l'assignation a été rennise. Le désistement dune demande peut être fait et accepté par de simples actes signés des parties ou de leurs mandataires. Il a pour cU'et de remettre les choses dans le même état où elles étaient avant lu demande. Le désistement est révocable tant qu'il n'a pas clé accepté (C. de proc.. art. 40'2 et 403). En Matière criminelle, le désistement du plaigiianl n'arrête point l'exercice <le l'action publique, excepté dans le cas de poursuite p<,)iir dillainatioii ou adultère.

DESMAN, Mygale, genre de Mammifères, de l'ordre des Insectivores, voisin des Musaraignes : tête conique, terminée par un museau avancé en forme de petite trompe aplatie, mobile ; queue longue et comprimée ; pattes garnies de 5 doigts palmés en arrière. Les Desmans sont aquatiques. On n en connaît que deux espèces : le D. de Huêsie ou Hat mutqué, qui répand une forte odeur de musc, et dont la taille est le double de celle du rat d'eau ; et le D. des Pyrénées, qui est plus petit.

DESMANTHE, Desmanthus, genre de la famille des Mimosées, tribu des Parkiées, renferme des filantes herbacées de r.\mérimic méridionale et de l'Inde, sans épines, rameuses, étalées, dressées ou nageant à la surface des eaux.

OESMIDE, Desmidia, genre d'Algues microscopiques, composées de petits lilaments prismatiques verts, qui se multiplient en se dédoublant. L'espèce type est leD.Swarliii qu 011 trouve dans nos étangs.

DESMINE, syn. de stilbite.

DESMODIE.'i)€SM/orfMS, genre de Cîiauves-Souris américaines, (le la famille des PlivUoslomes et remarquable par les particularités de sa dentition. L'espèce type est le D. roux ou cendré, du Brésil, qui suce habituellement le sang des animaux.

DÉSOPILANTS [du préf. lat. de[s] el de oppilare, bouclier', ou utsoBSTRCAXTS, uoms donnés en Médecine aux agents propres à guérir les obstructions. Voy. obstruction et APÊHrriFS.

DÉSOXYDATION ou dêsoxtgéxatiox, opération chimique

3ui a pour but d'eidever à un corps l'oxygène avec lequel était combiné : on dit aussi réduction [Voy. ce mot).

DESPOTE, DESPOTISME (du gr. o£tt:ôxt,;). Le mot despote, dont la signilication a souvent varié, était, chez les anciens Grecs, synonjme de roi, mais impliquait néanmoins ridée d'un pouvoir supérieur, tel que celui du grand roi (roi de l'erseL — Dans le Bas-Empire, les despotes furent de hauts dignitaires chargés du gouvernement de certaines provinces : tels furent au xii'' siècle les despotes de Morée, île Servie, de Valachie, d'Albanie. Le gouvernement d'un despote s'appelait despotat.

.\uj. le mot despote est sjnonyme de tyran. Le despotisme n'est pas une forme particuUère de gouvernement ; c'est l'abus du pouvoir souverain, de l'alisolutisme, quel que soit celui qui possède ce pouvoir, roi. peuple ou assemblée politique. Le despotisme peut revêtir les formes les plus diverses. Il y a : le D. monarchique, comme en Asie; le D. militaire, p. ex. les prétoriens à Rome, les janissaires à Constantiiiople ; le D. républicain, \c Conseil des l>ix à Venise, la Convention en li95; le D. ministériel el administratif, sous Richelieu, Louvois, Pombal, etc.

DESPUMATION (du lat. deapumatio), procédé de clarification qui consiste à faire IwuiUir un liquide pour en ôter l'écume el les impuretés que l'ébulUtion amène à sa sm*face.

DESQUAMATION [du préf. lat. de et de squama, écaille . cxiolialion de l'épidermè sous forme d'écailles,qui se produit à la (in de la plupart des maladies éniptives et dans certaines affections de la peau. — En Pharmacie, c'est ro|i(''i;ilioii qui consiste à enlever les squames de certains Imllii's.

DESSABOTÉ, se dit, en Hippologie, d'un cheval dont le sabot a l'-lé arraché.

DESSAISISSEMENT (du préf. de(«) et de taitir). On entend par là. Cil Droit commercial, l'effet du jugement déclaratif de faillite par lequel le failli est pri%é de l'administration et de la di'^jKisition de ses biens, qui passent à SCS créanciers représentés par le syndic (C. de comm., art.

445). Vojj. FAILLITE.

DESSECHEMENT (de dessécher), opération qui a pour objet tra>>aiiiir el d'utiliser certains esjiaces couverts d'eau, comme élaiigs, marais, terrains marécageux, qui ont le

double inconvénient de rester stériles et souvent d'être nuisibles par. leurs émanations. Les procédés de dessèchement varient suivant la nature du terrain et suivant l'origine des eaux. Si elles proviennent des pluies ou de la fonte des neiges, on leur donne écoulement par des rigoles ou fossés à découvert, el mieux par des coulisses ou rigoles souterraines [Voy. diuixage]. Si elles proviennent d'eaux accumulées dans le sous-sol, par la présence d'une couche imperméable, comme la glaise p. ex., qui empêche l'infiltration, on perce des trous de sonde à travers cette couche, ou bien on établit au centre un puisard dans lequel on fait jouer la sonde jusqu'à ce qu'elle ait atteint UD terrain perméable ou de nature à absorlier les eaux; on établit ensuite des fossés ou des coulisses qui facilitent l'écoulement des eaux vers ce puisard. Si les marais à dessécher sont au-dessous de tous les cours d'eau voisins, il ne reste plus qu'à recourir aux méthodes d'épuisement par les machines, telles que machines à vapeur, moulins à vent, vis d'Archimède, etc. : c'est ce qu'on fait auj. pour la mer de Harlem, dans les Pavs-Bas, et pour le lac Fucin à l'est de Rome en Italie. — bans certains cas, le dessèchement peut s'opérer par un simple remblai, par des colmates, ou par des canaux de dérivation [Voy. ces mots) . On utilise aussi dans certaines localités marécageuses des plantations d'eucalvptus, de Paulownia imperialis.

Ce fut Henri IV qui s'occupa le premier du dessèchement des marais : il voulut obliger les propriétaires à céder leurs marais à l'Etat sur une estimation amiable ou par experts (I()07) ; mais ce projet resta pour ainsi dire inexécuté. En 1764, un édit exempta pendant 20 ans de toutes taiUes, impositions et dîmes ceux qui consentiraient à faire des dessèchements. Cet édit étant également resté sans succès, l'Assemblée constituante, par la loi du 5 janvier 1791, confia ce dessèchement à l'Etat, à défaut des propriétaires, et à la charge de les indemniser; enfin, la loi du 16 sept. 1807, encore en vigueur, attribua au gouvernement le droit exclusif d'opérer les dessèchements ou de conférer ce droit à des concessionnaires. Ils peuvent être l'objet d'associations svnchcales constituées conformément à la loi du 21 juin

DESSERT, nom donné en t. de Cuisine, au dernier service d'un repas. Il se compose surtout de petits fours, de légers gâteaux secs, de sucreries, de bonbons, de compotes, de fruits confits, de fruits de la saison. Les règles culinaires exigent qu'on mange les desserts en allant du moins sucré au plus sucré.

DESSERVANT. Voy. ctRÉ.

OESSICCATIFS (du lat. dessiccare). On donne plus spécialement ce nom aux antiseptiques secs et pulvérulents qui dessèchent les plaies, en empêchant la sécrétion du jms, ou en l'absorbant à mesure qu'il se montre ( Voy. ax-

TISEPTIQCES).

DESSICCATION (du lat. dessiccare). On dessèche les plantes pour faire les herbiers eu les pressant et enlevant les parties aqueuses qu'elles renferment [Voy. herbier). — Pour les matières végétales succulentes, destinées à être employées en Pharmacie ou à être consenées, on les dessèche soit en les soumettant à l'action du soleil, soit dans une étuve sèche ou un four légèrement chauffé, soit en les exposant à un courant d'air sec. — On dessèche l'air et les gaz en les mettant en contact avec du chlorure de calcium ou de la potasse caustique. Voy. siccatif.

DESSIN (du lat. designare, tracer], art qui consiste à représenter les contours et le profil aes objets : il est nécessaire aux Arts industriels [Voy. ce mot el ix-rcstrie) aussi bien qu'à la peinture, à la sculpture et à l'architecture, auxquelles on donne le nom commun à' Arts du dessin. La gravure en est une application.

Pour les pn)cédés employés dans le dessin, on distingue : le D. au crayon, fait avec de la sanguine, de la pierre noire d'Italie, de la mine de plomb, des cravons noirs artificiels, etc.; le D. à la plume; le D. à l'estompe; le D. au pastel, exécuté avec des crayons colorés : le D. lithographique, exécuté sur pierre él dont on peut multiplier les épreuves.

Sous le rapport de l'exécution, on distingue : les esquisses ou croquis, premier jet de l'imagination ; les D. arrêtés, où l'artiste a retouché et achevé dans toutes ses

Sarties un premier travail ; les études, fragments dessinés 'apK'S nature; les académies, figures entières, faites d'après le modèle vivant ou d'après Ta bosse ; les cartons, dessus faitâ sur papier fort, dans la diiueusiou des figures

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