‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 487 sur 1729 · DIABLE · texte numérisé non relu

DIABLE

tion le jias?ape d'iirip succossion d'une personne à une autre C. civ., art. 780 . et spécialement à lune des deux lignes de la famille d'un détunt, quand l'autre ligne cesse d'exister : « La dévolution d'une ligne à l'autre n*a lieu que lorsqu'il ne se trouve aucun ascendant, ni collatéral de rune des deux lignes » (C. civ.. art. 755).

Dans les Pays-Bas et en Alsace, le droit de dévolution consistait en ce que tous les immeubles apportés par les conjoints en mariage, ou qu'ils acquéraient postérieurement, par succession ou autrement, appartenaient en pn>firiété aux enfants nés de ce mariage, à l'exclusion des enants nés d'un mariage subséquent: s'il n'y avait pas d'enfants vivants, le survivant des époux succédait en pleine Cropriété à tous les biens. C'est en vertu de ce droit que ouis XIV, époux de Marie-Thérèse, prétendit à la possession des Pays-Bas espagnols, ce qui donna lieu à la guerre de Dévolution. Voy. le Dict.d'w'st. et de Géogr.

En Matière bénéficiale, la dévolution était le droit qu'avait tout supérieur immédiat de conférer un bénéfice rem- Cli de fait, mais vacant de droit, à raison de la nullité de I collatioH précédente, ou par défaut des qualités requises dans le collataire, ou à raison de quelque rncapacité.

DÉVONIEN (système), le second des systèmes de la série paléozoïque. succède au système silurfen, et précède le système carlwnifère. On le trouve, en France, dans le grand massif de Bretagne, à Ferques |Pas-<le-Calais) , dans l'Ardeiuic. dans la Montagne-Noire et dans les Pjxénées. Il est très développé en Angleterre, surtout dans le Devonshire, en Belgique, dans la Prusse Rhénane, en Russie et en Amérique. Dans le massif rhénan et dans l'Ardenne on a distingué les subdivisions suivantes, qui sont en partie applicables à d'autres régions : 1° Dévonien inférieur, avec les étsgcs gédinnien, taunusien . coblencien ; 2' Dévonien moyen, avec les étages eifélien et givétien: 5° Dévonien supérieur, avec les étages frasonien et famennien. Voy. ces mots. Dans le nord de l'Europe, le Dévonien présente un faciès spécial, celui du vieux grès rouge, caractérisé par la présence de poissons des genres Cepnalaspis, Pleraspis, Pterichthys, etc.

DÉVORANTS (les\ Voy. cojipag50\nage.

DÉVOTION (du \dL\. devotio . Voy. piété.

DCWALQUITE, minéral très rare, qui paraît être un silico-vanadate de manganèse.

DEXTRE (du latin dextra, la main droite), en Blason, est le nom donné au côté droit de l'écu, par rapport à celui qui le porto, et non celui qui le regarde.

DEXTRINE (du lat. dextra, droite, parce qu'elle fait dévier rt droite le plan de polarisation), suljstance semblable à la gomme arabique, qui se produit par l'action des acides, de l'eau à 100' ou de l'amylase, sur l'amidon; il s'en dévelop|>e aussi spontanément dans les graines des céréales pendant la germination. Dans l'action de l'eau bouillante sur l'amidon il se forme du maltose, et une série de dextrines de moins en moins condensées, amylodextrine, érythrodextrine. achroodexlrine, et enfin dextrine proprement dite. La dextrine est blanche, insipide, sans odeur, et transparente quand elle est sous forme de plaques' minces. Elle a la même composition centésimale que l'amidon pur. mais on peut distinguer ces deux corps par l'iode, qui colore l'amidon en bleu, et la dextrine en rouge vineux. L'eau la dissout en grande quantité et devient alors mucilaçineu*e. La formation de la dextrine accompagne toujours celle du sucre dans l'action des acides et de l'amylase sur la fécule. C'est à sa présence que la bière doit sa viscosité. On se sert de la dextrine pour édulcorer et gommer les tisanes, pour fabriquer des pains de luxe dits pains de dextrine. On l'emploie en chirurgie, comme le collodion. pour faire des bandages. Sa qualité bygrométriquc la rend propre à fabriquer des feutres et des rouleaux d'imprimerie, à tenir humide le parou des tisserands, etc. Les dextrines employées à ces usages industriels sont obtenues soit par le grillage de l'amidon, soit par l'action des acides sur l'amidon; elles contiennent toujours de l'amidon non modifié et du glucose. — La dextrine a été obtenue en 1853 pr Dubrunfaut, et étudiée aussitôt par Payen et Persoz.

DEXTROCHÈRE (du lat. dextra, droite, et du gr. yei?, main\ bracelet d'or que les Romains portaient au poignet droit. — En Blason, pièce héraldique composée d'une main gantée rf armée d'une épée. Elle faisait partie des armoiries liii conni'table ou du doven des maréchaux.

DEXTROGYRE (du lat. d'extra, droite, et gyrare, tour-

ner), se dit, en Optique, de toute substance qui dévie à droite le plan de polarisation. Voy. ce mot.

DEXTROVOLU BILES, se dit, en Botanique, des tiges volubiles, dont la spirale va de droite à gauche (Haricot, Liseron, etc.).

DEY (de l'arabe rfâ'i, qui appelle). Ce titre, qui primitivement désignait certains missionnaires musulmans qui appelaient les fidèles au pèlerinage de la Mecque, a été spécialement porté par les chefs barbaresquesde la régence d'Alger.

Dl... (synonyme de bi), en Cbimie, préfixe signifiant « deux, deux ibis ». Voy. le mot qui suit ce préfixe.

DIABASE, roche éruptive basique, à structure granitoîde, composée essentiellement de feldspath triclinique (oligoclase, labrador ou anorthite) et de pvroxéne augite, associés quelquefois à de l'olivme. Les diabases forment soit des filons, soit des coulées et sont d'âge paléozoïque.

DIABÈTE (du gr. S:a6i^,xT,;, qui passe à travers), nom donné quelquefois en général à toute maladie caractérisée par une excrétion extrêmement abondante d'urine : c'est le diabète insipide ou polyurie. Lorsqu'il y a en même temps élimination plus ou moins abondante de sucre, le diabète est dit sucré ou encore diabète t>rai, par opposition aux diabètes phosphaturique ou oxalurique, où il y a élimination de substances salines et qu'on appelle faux diabètes.

L'alimentation trop abondante, l'msuffisance d'exercice

Ehysique, l'habitation dans les villes prédisposent au diaète. Certaines races, comme les Juifs, sont plus spécialement atteintes (Bouchardat). L'obésité, le rhumatisme se rencontrent souvent chez les diabétiqrues. C'est surtout après 50 ans et chez l'homme que la maladie se développe.

Le diabète a parfois un début insidieux. C'est une gingivite, une éruption prurigineuse, un anthrax qui attire l'attention, ou bien encore ce sont des troubles du côté des organes génitaux; ou bien un affaiblissement de la vision. Puis les symptômes caractéristiques se montrent : sécheresse de la iJouche et de la gorge, soif vive, exagération de l'appétit, qui permet à l'mdividu de se maintenir en bon état (diabète gras) ; plus tard la dyspepsie survient, l'amaigrissement fait du progrès (diabète maigre). Mais le symptôme par excellence est la présence du sucre dans l'urine, qui peut aller de quelques grammes à 200 grammes par jour; il y a en même temps polyurie. La maladie ne tarde pas, dans les cas graves, à se compliquer d'accidents cutanés, de gangrènes, d'accidents pulmonaires tuberculeux et pleurésie ; enfin la sensibilité générale et la sensibilité spéciale sont atteintes. Le cerveau se prend, on voit de l'aphasie, des vertiges et du coma, et le malade succombe; l'albuminurie et l'azoturie ont été notées.

Le traitement est un régime sévère. Pas d'aliments farineux ou sucrés. On permettra la viande, les légumes verts, les œufs, le pain de gluten, l'eau rougie. Exercice modéré en évitant les sueurs. Les bains suivis de frictions et de massage sont utiles. Le diabétique doit boire à sa soif, l'eau absorliée farorise l'élimination du sucre. Les eaux de Vichv, de Carlsbad sont recommandées.

Les théories qui expliquent le diabète sont fort nombreuses et ne peuvent trouver place ici. Celle qui auj. est le plus géncralement admise considère le diabète comme le résultat d'un trouble général des actes nutritifs.

DIABLE (du gr. 2:i6oXoî, calonmiateur), l'esprit du mal. C'est lui qui se présenta à Eve sous la figure du serpent : mais c'est dans le livre de Job qu'il apparaît pour la première fois sous le nom de Satan et le rôle d'accusateur devant Dieu. Dans l'Evangile il tente le Seigneur luimême, et dans l'Apocalj-pse il joue un rôle considérable dans la peinture du jugement dernier. Le moven âge fut véritablement le règne du diable : il devint alors le personnage principal d'une foule de fabliaux, de contes, de mystères, de diableries; il fut reproduit sous les formes les plus hideuses et les plus variées par la peinture, la sculpture, etc. Sa vogue a survécu même à celte épo<jue, Voy. DÉMON. — A Rome, on appelle Avocat du diable celui qui. dans la procédure oui précède les canonisations, est chargé de contester les mérites du candidat.

Le nom de Diable a été donné, à cause de leur laideur, à beaucoup d'animaux : on nomme : D. des bois, plusieurs espèces de Singes ; D. de Java ou de Tavayen ,' le Pangolin: Petits Diables ou Diablotins, des oiseaux d'Amérique, du genre Pétrel ; D. enrhumé, un oiseau du genre Tangara; D. des savanes, l'Ani; D. des bois, le Gecko; D. de mer, une espèce de Foulque et plusieurs poissons, les Raies, les Scorpèncs, la Baudroie commuoo, etc. —

DIABLON

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