DIALECTE
Aux colonies, on nomme Diables plusieurs insectes appartenant aux genres Charançon, Lèclre, Membrace, etc. Dans les Arts, le mot diable désigne : i' une machine armée de baguettes en l)ois dont on se sert pour nettoyer les éloujMîs; 2° un ciiariot à bras et à timon, formé d*un fort châssis de bois monté sur deux roues très basses et qui sert à transporter de lourds fardeaux, s'incline à volonté pour l'aire office de levier en prenant son point d'appui sur l'essieu.
DIABLE (jEC dd). II couslste eu un jouet compose de deux sphéroïdes creux taillés dans le même morceau de bois et percés chacun d'un trou dans un sens opposé : on le fait rouler librement, et avec une intensité toujours croissante, sur une corde faiblement tendue; ce mouvement établit dans les deux spliéroïdes un courant d'air rapide qui se «traduit par un ronflement semblable à celui tfe la toupie dAilemagne : c'est ce bruit qui lui a valu son nom. Il a succédé au jeu de l'émigrant (Voy. ce mot). Diables cartésiens. Voy. ludion.
DIABLON. On appelle ainsi quelquefois la petite voile placée dans les grands bâtiments au-dessus du diablotin IVoy. ci-après), et qui se hisse sur le mât de perruche; on la nomme aussi voile d'étai de nerniche.
DIABLOTIN, nom vulg. d'un Pétrel d'Amérique. DIABLOTIN, voile d'étai du perroquet de fougue: elle est trapézoïdale. Son point d'amure est placé à la jonction du grand mât et de la voile d'étai d'artimon.
DIACAUSTIQUE (du gr. Sii, à travers, et de caustique], nom donné aux causti(|ues produites par la réfraction, par opposition aux catacaus tiques [Voy. cadstiqce).
DIACHYLON OH diaciiylum (du gr. Sti, par, et 7'jXr5î, suc|, appelé aussi Diachylon gommé, sorte d'emplâtre agglutinât if, que l'on emploie quelquefois comme fondant et résolutif. L'axonge, l'huile a'olives, la litharge, la cire jaune, la lérébenthme, la gomme ammoniaque, le galbanum, le btlellium, etc., sont les principales substances qui entrent dans sa composition.
DIACLASE (de Sia, à travers, et hCKôhù, briser, diviser). En Géologie, cassures qui débitent les couches en polyèdres et qui ditrèrent des failles ou paraclases parce qu'elles ne sont pas accompagnées de rejet. On les désigne aussi sous le nom de joints, emprunté au langage des carriers.
DIACODE (du gr. oii, par, et xwSta, tête de pavot). On appelle sirop diacode un sirop calmant, qui a pour base 1 extrait d'opium : on le prescrit contre la toux et les excitations nerveuses. 20 gr. de ce sirop renferment 1 ccntigr. d'extrait d'opium.
DIACONAT (du lat. diaconus), le 2° des ordres sacrés, celui qui précède immédiatement la prêtrise. Voy. diacre. DIACONESSE (du b.-lat. diaconissa), nom donné, dans les premiers temps de l'Eglise chrétienne, à des femmes qui remplissaient des fonctions analogues à celles de diacre : elles étaient attachées au service du culte pour les cérémonies qui regardaient particulièrement les personnes de leur sexe. C'étaient des vierges, ou des veuves qui ne devaient plus se remarier. Les diaconesses ont disparu dans les xii* et xiii° siècles.
DIACONIE (du b.-lat. diaconia), nom donné autrefois aux hospices établis auprès des monastères pour assister les pauvres et les infirmes, parce qu'ils étaient administrés par un diacre. Il y a encore des diaeonies à Rome.
DIACOUSTIQUE (du gr. 8iâ, à travers, et de acoustique), partie de l'Acoustique qui a pour objet la réfraction des sons. DIACRE (du lat. diaconus, du gr. Stixovoî, serviteur), ministre ecclésiastique, destiné à servir à l'autel le prêtre ou l'évêque. Dans l'origine, les diacres étaient chargés de distribuer les aumônes, de préparer les agapes, de donner l'eucharistie aux communiants, de la porter aux absents;
Ïdus tard leurs fonctions se bornèrent à présenter à l'autel e pain et le vin sacrés, avec les offrandes des fidèles. Les diacres peuvent baptiser et prêcher, mais avec une permission spéciale. — L'âge fixé pour le diaconat a varié : pour y être admis, il fallait d'abord avoir 30 ans, puis 25; auj. on peut le recevoir à 22 ans.
L'institution des diacres remonte aux apôtres, qui choisirent 7 serviteurs [diaconoi] pour les aider dans leurs fonctions. L'Eglise de Rome élut d'abord un diacre, puis 7, puis 14 ; dans la suite, le nombre en fut porté à 18 : ce chilfre est encore auj. à Rome celui des cardinauxdiacres, qui font partie du sacré collège. Voy. arciiiiuacre. DIADELPHE (au préf. di, deux, et du gr, à2£A<pô;, frère), se dit, en Botanique, des Heurs dont lesétamines sont
réunies par les filets en deux faisceaux (Acacia, Buis, etc.), DIADELPHIE (de diadelphe), 17* classe du système de Linné, comprend tous les végétaux dont les étamines sont diadrlphes. Elle se divise en 4 ordres, d'après le nombre des étamines soudées ensemble.
DIADÈME (du gr. 5tâ5ïi|xa), jundeau de laine, de fil ou de soie, blanc et uni, plus tard chargé de broderies, d'or, de diamants, de perles, de pierreries, dont les rois se ceignaient le front chez les anciens. En Grèce, le diadème était fort étroit dans l'origine; Alexandre adopta le premier le large diadème des rois de Perse, dont les extrémités retombaient sur les épaules. Les rois de Rome portaient le diadème : les consuls n'en firent point usage ; les empereurs le reprirent à partir d'Aurélien. Les rois barbares imitèrent les empereurs; mais leurs diadèmes étaient de métal et se confondaient avec les couronnes. Clovis portait un diadème radié, ou couronne non fermée; il en fut ainsi jusqu'à François I*'. Voy. couronne.
En Histoire naturelle, le nom de Diadâme a été donné : l'au Tangara diademata; 2» à des Lépidoptères diurnes; S" à un poisson du genre Holocentre; 4° à un Cruslacé cirripède, dit aussi Coronule; 5» à une Araignée du genre Epéire; 6° à un Oursin, etc.
DIADOCHITE, combinaison de sulfate et de piiosjihate de protoxyde de fer hydraté, en masses jaunâtres, au lluelgoat (Finistère).
DIAGNOSTIC, DiAGNOSE (du gr. BiiyvtùdK;), partie de la Médecine qui s'occupe de la distinction des maladies entre elles, connaissance qui s'obtient au moyen de l'observation de certains signes appelés pour celte raison signes diagnostiques : l'étude comparative de ces signes et de toutes les conséquences qu'on en doit tirer constitue la Séméiologie. Voy. ce mot et aussi pronostic
En Histoire Naturelle, la diagnose est la description des caractères d'un genre ou d'une espèce.
DIAGOMÈTRE, diagométrie (du gr. Stàyw, conduire à travers, et [aétoov, mesure). Le diagomètre est un instrument inventé par M. Rousseau et qui repose sur la conductibilité électrique des liquides. — Cet instrument peut servir à mesurer la pureté de l'huile : l'huile d'olive pure est beaucoup moins conductrice nue les autres huiles fixes. DIAGONALE (du lat. diaqonalis, du gr. Staywvioî). En Géométrie, on appelle ainsi la droite qui joint deux sommets non conligus soit d'un iiolygone, soit d'un jwlyèdre. — Allures diagonales, en Hippologie. Voy. allures.
DIAGRAIVIME (du gr. 5tâYpa|Ji[ia), nom donné par les Grecs à toute construction géométrique servant à démontrer une proposition; — dans la Musique ancienne, c'est une sorte de tableau représentant tous les tons d'un système ou d'une gamme.
diagramme, Diagramma, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Sciénoïdes, n'a pas d'écaillcs sur le devant du museau, tandis que tout le reste de la tête en est couvert. Ces poissons paraissent argentés, avec des lignes de reflets le long de chaque rangée longitudinale d'écaillcs. Ils sont très voraces. On trouve dans l'Atlantique le D. à front cave (D. cavifi'ons), dont la chair est estimée.
En Botanique, on appelle diagramme une figure schématique représentant les organes d'une fleur coupée perpendiculairement à son axe.
DIAGRAPHE (du gr. ÔtaYpicpw, tracer des lignes), instrument servant à donner en petit la reproduction d'un objet Plus grand, et à tracer, sans la connaissance du dessin, image de toutes sortes de lignes droites ou courbes. Il se compose : 1° d'une lunette à l'aide de laquelle lœil suit les contours de l'objet qu'on veut reproduire ; 2° d'un curseur adapté à la lunette, et muni d'un crayon qui retrace sur le papier des lignes pareilles à celles que parcourt le rayon visuel : le dessin est d'autant plus petit que l'objet et le point de vue sont plus éloignés du plan de perspective. — Le diagraphe a été ainsi nommé en 1831 par Gavard ; mais la première idée de cet instrument appartient à l'Italien Cigoli; Rennenkampf en 1803 et Ronalds en 1825 avaient aussi imaginé des instruments analogues.
DIAKÈNE, fruit formé de deux akènes, ex. : le fruit des Omljellifères.
DIALECTE (du gr. SiàXexTo;). On appelle dialectes les formes particulières que présente une même langue dans des régions diverses, tant qu'il n'existe pas de langue commune qui soit la seule écrite et la seule littéraire. Quand cette langue commune est formée, les dialectes déchoient
DULECTIOUE
DIAMA]ST
.d'ordinaire el deviennent des patois (Toj/. ce mot). — La <Grèce ancioune avait 4 dialectes principaux : X'ionien, Vattique, le dorien et X'éolien. L'ionien est le plus ancien : Homère. Hésiode, Hérodote et Hippocrate s'en sont servis; Vattique doit être étudié dans Thucydide, Xénophon, Platon, Isocrate, Démoslhène, en prose ; Eschvle, Sophocle, Euripide, Aristophane, en vers ; le dorien était parlé dans le Péloponnèse, la Sicile et la Grande-Grèce; Théocrite en offre le modèle; Véolien ressemhle beaucoup au dorien ; il fut d"abord parlé en Béolic, et se répandit ensuite dans les Sporades et sur les côtes de l'Asie Mineure. Alcée et Sapho écrivaient dans ce dialecte (Voy. sur les dialectes grecs les travaux de Maittaire et de H.-L. Ahrens). — L'ancien frani^-ais avait aussi ses dialectes : le normand, le picard, le bourguignon : ces dialectes ont conservé leur
■caractère jusqu'au xiv" siècle, époque à laquelle la formation d'une langue littéraire et écrite les fit dégénérer en patois. — L'italien a eu ses dialectes, le toscan, le romain, le sicilien, le vénitien, etc. ; l'espagnol est une fusion des dialectes catalan, castillan, andalou, murcien, etc. Il en a été de même pour l'alleinand, l'anglais, etc.
DIALECTIQUE (du gr. SiaXexx'.x-^). Ce mot, que l'on prend souvent pour synonyme de Logique, exprime proprement Vart de discuter, l'application des règles du raisonnement à la discussion, art qui n'est qu'une partie de la Lyrique. On attribue l'invention de cet art à Zenon d'Elée; les Sophistes s'en emparèrent; mais ils le discréditèrent en s'en servant pour tout contester, pour soutenir sur toute question le pour et le contre. Socrate le réhabilita : interrogeant habilement son interlocuteur, il l'amenait peu à peu à se contredire et à reconnaître son erreur [ ['oy. ironie), ou bien, appliquant la maxime Connais-loi toi-même, il lui faisait découvrir la vérité par l'analyse de sa propre pensée; c'est ce qu'il appelait la maieulique, l'art d'accoucher les esprits. Platon a employé aussi ces deux procédés; mais ce pliilosophe, ainsi
■que" les Néoplatoniciens, a donné à la dialectique une plus grande portée : il en a fait le moven de parvenir à la vraie science, à la connaissance des idées (des essences des choses) par l'emploi successif de l'analyse et de la sj-nthèse : il a même étendu le nom de dialectique à la métaphvsique aussi bien qu'à la logique. Arislote, au contraire, a réduit la dialectique à l'art de discuter, qui ne conduit qu'à la simple probabiUté, tandis que la logique
• enseigne à partir de principes reconnus vrais pour arriver à la certitude et à la science. Tombée peu à peu dans l'oubli, la dialectique a été remplacée, chez les Scolastiques, par l'argumentation, chez les Théologiens, par la controverse, dans l'enseignement classique de la Philoso-
tihie, par la dissertation {Voy. ces mots). Cependant legel lui a donné de nos jours, dans sa Logique, la même im|)orlance que Platon. — Consulter Janet, Essai sur la ■dialectique dans Platon et dans Hegel.
Dans la phraséologie de Kant, l'adjectif dialectique est .svnonyme de purement probable : c'est en ce sens que Kant op|K)se les arguments dialectiques, qui ne reposent que sur des faits contingents, aux arguments apodictiques, qui reposent sur des vérités nécessaires et produisent une •certitude absolue.
DIALLAGE A\x gr. StaXXaWj, division, séparation), silicate de magnésie et de fer [[Mg.FeiO.SiO*], se trouve en masses lammaires facilement clivanles. Il appartient au .groupe des pyroxènes clinorhombiques {Voy. ptroxène). Il est gris ou brun, avec éclat chatoyant. Il ne faut pas confondre avec lui le diallage chalovant, qui est une serpentine, ni le diallage vert ou smaragdile, qui est une amphilx)le. Le diallage se rencontre disséminé dans des serpentines, les euphotides, l'éclogite, etc., en Carinlliie, en Piémont, au llarz, en Cornouailles, en Amérique, etc.
OIALLÈLE du gr. i-.iùCkr^or, réciproque), nom donné par les Grecs au cercle vicieux. Voy. ce mot.
DIALLOGITE ou mieux oialogite (du gr. ôiaXoy(^, doute), carbonate de Manganèse (MnO.CO*), cristaux roses isomorpiics de la calcite, en masses compactes roses. Se trouve à Xagyag (Transylvanie), KapniK (Hongrie), aux Etats-Unis.
DIALOGISME (de dialogue), figure de Rhétorique, qui -consiste à mettre sous forme de dialogue les sentiments ou les idées que l'on prête à ses personnages. La subjection, la prolepte {Voy. ces mots) empruntent souvent cette forme.
DIALOGITE. Voy. ouuxmute.
DIALOGUE (du gr. S'.i^.ovo;, conversation). Considéré conune forme littéraire, le dialogue peut s'appliquer à tous les genres de composition. Outre les œuvTCS dramatiques, qui sont nécessairement sous cette forme, et la poésie pastorale, qui l'allecle particulièrement, la philosopnie, la morale, l'éloquence, les sciences même, se sont servies du dialogue pour couvrir par la forme d'une conversation particulière ce que l'enseignement pouvait avoir d'aride. On cite surtout en ce genre : chez les anciens, les Dialogues de Platon, plusieurs écrits philosophiques de Cicéron {Tusculanes, Académiques, de l'Orateur, etc.) ; le D. des orateurs, de Tacite ou de Quinlilien ; les D. des morts, de Lucien ; chez les modernes, les D. sur l'éloquence et les D. des morts, de Fénclon ; les D. des morts et la Pluralité des mondes, de Fontenelle ; le D. de Sylla et d'Eucrate, de Montesquieu ; les Entretiens du P. Malebranche, ceux du P. Bouhours, de Mably. etc. Voy. co.wersation.
DIALYPÉTALE (corolle), du gr. SiaXOw, séparer, et de pétale. Voy. corolle. — Les Dialypétales forment une des 3 subdivisions des Phanérogames angiospermes dicotylédones. Voy. DICOTÏLÉDOSES.
DIALYSE (du gr. ciâXuorti;, séparation), opération qui sépare les substances contenues dans une solution ; elle est fondée sur la propriété qu'ont certaines substances amorphes ou gélatineuses, dites colloïdes {Voy. ce mot), de ne pouvoir passer à travers des filtres un peu épais. La dialvse permet de séparer ces substances des substances cristallisables qu'elles contiennent. On se sert à cet effet d'un tamis dit dialyseur dont le fond est formé de papier parchemin, modification du papier que l'on obtient en le trempant un instant dans l'acide sulfurique dilué. Si l'on verse sur ce tamis, immergé dans l'eau par sa partie inférieure, une dissolution contenant un mélange de substances colloïdales et de substances cristallisables, celles-ci seules traverseront la cloison poreuse. C'est ainsi qu'on a pu préparer facilement les solutions de sihce pure, 1 albumine, etc., et qu'en médecine légale on sépare des substances animales les matières minérales ou organiques cristallisables, telles que l'arsenic, qui ont pu servir à l'empoisomiement. Voy. diffcsiox.
DIAMAGNÉTISME (du gr. Sid et de magnétisme). Ce mot, en Physique, désigne l'action répulsive que l'aimant exerce sur un grand nombre de corps solides, liquides ou gazeux. Le type de cette classe de corps est le bismuth. Pour obtenir cet effet, il faut employer des aimants très puissants, les électro-aimants, p. ex. Un corps diamagnétique suspendu entre les pôles d'un électro-aimant prend une direction perpendiculaire {équaloriale) à la ligne des pôles ; tandis qu'une substance magnétique prend la direction axiale, c.-à-d. celle des pôles. Brugmamis a le premier observé cette répulsion du bismuth en 1778; mais c'est Faraday qui a fait connaître les lois du diama^nétisme.
DIAMANT (du lat. adamas- antis, du gr. àôifxa;, indomptable), minéral transparent, doué d'un éclat très \if, qui n'est autre chose que du carbone pur et cristallisé. C'est le plus dur des corps connus, sa densité est de 3,5 Il n'est ni volatil, ni fusible : aucun liquide ne le dissout. Très fortement cliaulfé à l'abri de l'air, il se transforme en graphite ; dans l'oxygène, il brûle et donne de l'acide carbonique. Il est ordinairement sans couleur ; mais quelquefois il présente des teintes bleues, jaunes, roses ou brunes. On le trouve soit en grains irr^ulièrement arrondis, soil en cristaux à faces arrondies, appartenant au svslème cubique, et clivables suivant les Faces de l'octaèare; on le rencontre dans des graviers aurifères, aux Indes, au Brésil et dans l'Oural ; les mines de Golconde et de Visapour, aux Indes, sont connues depuis les temps les plus reculés et sont auj. épuisées ; celles du Brésil (Minas-Geraesl ont été découvertes au xviii» siècle ; ceUes de l'Oural (gouv. de Perm) n'ont été découvertes qu'en 1831. Au cap de Bonne-Espérance il est disséminé dans une ophite ; ces mines, découvertes récemnicnl, sont les plus abondantes. On a trouvé également des diamants en Australie et en Californie. — On lave les sables aurifères qui contiennent le diamant pour les débarrasser des matières terreuses; le résidu est ensuite étendu sur une aire bien battue, et la recherche des diamants y est faite à la main.
Le pouvoir réfringent et le pouvoir dispersif considérables
?ue présente le diamant, et d'où naît 1 éclat de ses feux, ont rendu un des corps les plus précieux employés en Joaillerie ; en raison de sa grande dureté, il sert aussi à abriquer des pivots pour les pièces délicates d'horlogerie, à polir les pierres fines et à couper le veire. Les vitriers