DIAMÈTRE
DIAPÈRE
empluioiil le (liainant cristallise^ à arêtes courl)CS, dit diamanl de nature. On a utilisé des variétés impures dites cavboiiado, pur armer la pointe de lleurets destinés à crcust^'r les roches dures.
La taille augmente considérablement l'éclat du diamant. Elle s'exécute au moyen d'une plate-forme circulaire en acier, (|H'oa recouvre de poudre de diamant, dite égrisée, délayée dans de l'Iiuilc et sur laquelle on appuie le diamant pendant qu'elle tourne rapidement. Il y a deux espèces de taille : la taille en rose, qui ne s'applique
!|u'aux diamants de peu d'épaisseur, et la taille en brilant, qui est plus »echerchée. La rose présente à sa partie supérieure une pyramide à facettes triangulaires, et se termine inférieurement par une large base plane destinée à (Irc cachée dans la monture. Les brillants ont, à la
Sarlie supérieure, une face assez large, ou table, entourée e facettes triangulaires, nonunées dentelles, et de facettes en losange ; la partie inférieure se termine en une sorte de pyramide garnie aussi de facettes, ou /wiDi7/oM«, destinés a faire subir à la lumière qui a traversé la pierre la réllexion totale ; cette pyramide est tronquée par une tutre petite table, ou culasse. Les brillants sont le plus souvent montés à jour.
La grosseur des diamants est presque toujours peu considéralile ; les diamants ordinaires ne dépassent guère le poids d'un carat fO«%2027) ; ceux qui pèsent plusieurs carats s'appellent diamants parangons, et leur prix croît bien plus vite que leur poids ; un duamant de 4 carat vaut 250 Ir. ; de 2 carats, 800 fr. ; de 3 carats, 1500 fr. ; de 8 carats, 10 000 fr. Les plus gros diamants connus sont : celui du radjah de Matan, dans l'île de Bornéo, qui pèse brut 567 carats (plus de 75 gr.) ; celui du Grand Mogol, dit Kohi-noor (mont de lumière), qui pèse 279 carats ; celui de l'empereur de Russie, VOrlov, qui est de la grosseur d'un œuf de pigeon, et qui pèse 19^ carats; celui de l'empereur du Brésil; celui du Nizam, qui, dit-on, pèse brut 400 carats, et l'Etoile du Sud, diamant de 254 carats 1/2 brut, trouvé au Brésil en 1853. Le diamant taillé qui
riassp pour le plus beau, en raison de sa forme et de sa impidité, est le Régent, qui appartient à la France: il fut achi'té par le duc d'Orléans, alors régent, au prix de 2 500 000 fr., d'un Anglais nommé Pitt, qui l'avait rapporté de rinde; il pesait 135 carats 3/4 (27 gr. 88); mais il a été retaillé depuis et ne pèse guère que 123 carats. On cite encore le iSflHcj/, ainsi nommé d'un ministre de Henri IV, qui en fut le premier possesseur.
Les anciens ignoraient l'art de tailler le diamant. Il fut inventé en 1476, à Bruges, par L. de Berquem, et c'est encore dans les Pays-Bas que se taillent auj. la plupart des diamants. Mazarin et Galonné essayèrent inutilement d'importer en France cette industrie. Des essais plus heureux paraissent avoir été tentés de nos jours pour acclimater chez nous la taille du diamant. Le premier diamant taillé fut porté par Gharles le Téméraire ; il est aujourd'hui possédé par l'Espagne.
Les premières expériences sur la combustibilité du diamant furent faites en 1694 à Florence, par Averani et Targioni, à l'aide d'un miroir ardent. Newton, se fondant sur certaines considérations optiques, avait déjà émis l'opinion qu'il devait être combustible. Longtemps après, François de Lorraine, depuis empereur, fit, à Vienne, de nouvelles recherches sur ce corps et en opéra la combustion à l'aide de fourneaux ordinaires. De 1766 à 1772, ces expériences furent répétées en France par d'Arcel père. Rouelle, Maccjuer, Lavoisier, etc. Lavoisier démontra que le diamant est ibrmé de carbone. — On avait jusqu'à ce jour constamment échoué dans la reproduction artificielle du diamant, M. Moissan est arrivé, en 1893, à produire, par cristallisation dans la fonte de fer ou dans l'argent, des cristaux, microscopiques, il est vrai, qui paraissent être le véritable j diamant. On imite plus ou moins bien le diamant avec le strass. Voy. ce mot.
On appelle d?a;/m?2<s d'Aletiçon des cristaux de quartz hyalin noir d'une grande bmpidité, que l'on trouve dans les sables granitiques d'Alençon, et qui ont la forme de doubles pyramides hexagonales.
DIAMÈTRE (du gr. 5tâ(jieTpoî]. En Géométrie, on appelle diamètre d'une courbe toute droite qui partage en deux parties égales un système de cordes parallèles de celte courbe. Les sections coniques seules jouissent de la propriété d'avoir des diamètres pour des cordes parallèles de direction quelconque. Quand elles ont im centre, tous les
diamètres y passent ; dans la parabole, les diamètres sont tous parallèles. — Deux diamètres conjugués sont deux diamètres dont chacun partage on deux parties égales les cordes parallèles à l'autre ; dans l'ellipse et l'hyperbole ils jouissent de belles propriétés, dont les principales ont été découvertes par Apollonius. — En particulier, le diamètre d'un cercle est la droite qui, menée par son centre, aboutit de part et d'autre à sa circonférence. (Voy. cercle^. — Le diamètre d'une sphère est la droite qui, menée par son centre, aboutit de part et d'autre à sa surface.
On a|)pelle plan diamétral d'une surface du second degré tout plan qui partage en deux parties égales un système de cordes parallèles de cette surface.
En Astronomie, le diamètre apparent d'un astre est l'angle sous lequel on le voit, ou plus exactement l'angle d'ouverture du cône formé par les rayons visuels tangents a l'astre. — Quand le diamètre apparent d'un astre est assez petit, il varie en raison inverse de la distance de cet astre à l'observateur. Cette approximation est suffisante, même pour la lune.
Dl ANDRE (du préf. di, deux, et du gr. dvVjp, dvôpô;, mâle), se dit, en Botanique, des fleui-s qui ont deux etamines (Jasmin, Véronique, Sauge). — Dans le système de Linné, on appelait Diandrie une classe qui renfermait les plantes à deux étamines libres.
DIANE (de l'ital. ancien diano, de jour; du lat. dies), batterie de caisse ou sonnerie de clairon qui est le signal du réveil. On ne rend point d'honneurs militaires avant la diane. En mer et dans les ports, la diaiie (dite fanfare ou réveille-înatin) est accompagnée d'un coup de canon.
En Alchimie, Diaiie était le nom de l'Argent. De là vient le nom A' Arbre de Diane, arborisation métallique.
Voy. ARBRE.
DIANE, 78* petite planète, trouvée le 15 mars 1863 par R. Luther à Bilk, près Diisseldorf. Voy. planètes.
Dl AN ELLE, Dianella, genre de la famille des Liliacées, tribu des Asparagées, renferme des plantes vivaces, herbacées et rameuses, à fleurs en panicule terminale, à feuilles semblables à celles des iris. On cultive : la D. bleue [D. cserulea), ou Reine-des-hois, originaire de l'Australie, à fleurs d un bleu d'azur, et la D. jaune [D. nemorosa), originaire de l'Inde.
DIANTHUS(c.-à-d., en grec, fleur de Jupiter), nom latin scientifique de VŒillet. Voy. ce mot.
DIAPALME (du gr. Sià et de palme, parce qu'on y faisait entrer autrefois une décoction de feuilles de palmier), sorte d'emplâtre détersif et résolutif, composé de lilharge, de sulfate de zinc, d'axonge, d'huile dolive et de cire vierge.
DIAPASON (de 6iâ, par, et iraawv, toutes [les notes]). 1° Nom de l'octave chez les Grecs et les Latins. — 2" l'étendue de l'échelle d'une voix ou d'un instrument, du son le plus grave au plus aigu. — 3» Petit instrument d'ader à deux branches qui donne le la normal ou, plus généralement, une note déterminée. L'invention du diapason peut être approximativement fixée au premier quart du xviii' siècle. Le la donné par le diapason sert pour accorder tous les instruments. On fait aussi des diapasons en forme de sifflet. En France, le diapason normal, arrêté en 1859, donne 870 vibrations simples par seconde (le diapason adopté en Angleterre en donne 888). — On construit pour les expériences d'acoustique des diapasons donnant tous les autres sons; leurs dimensions varient alors. Lissajous a indiqué une méthode très rigoureuse pour accorder les diapasons; elle est fondée sur l'apparence qu'on obtient lorsqu'on fait arriver sur un miroir adapté à l'une des branches du diapason un pinceau lumineux ayant déjà subi une réflexion sur un autre miroir, adapté au diapason-type et convenablement placé. Lorsque les deux diapasons résonnent, on voit une courbe lumineuse dont la forme sert à reconnaître si les deux diapasons sont exactement à l'unisson. — Despretz a mesuré la limite des sons perceptibles à l'aide de diapasons ; il a trouvé 73 700 vibra tions simples par seconde.
DIAPÉDÈSE (du gr. 5iaTOSâw, traverser). C'est l'issue, à travers les parois du réseau capillaire, des globules blancs ou leucocvtes et leur accumulation dans les mailles du tissu conjonctif. Ce phénomène, qu'on rencontre dans l'inflammation, a été mis en lumière par Conheim ( Voy. piugocytose).
DIAPÈRE (du gr. Siaiteiow, transpercer), Diaperis, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères hétéromèrcs,
DIAPHANÉITÊ