DIATOMÉES
famille des Taxicorncs : antennes composées d'articles en forme de disques enfilés par leur centre ; corps ovoïde et bombé: tète courte et triangulaire; écusson très petit; pattes de lar<reur moyenne. Ces insectes vivent dans les agarics et les b<iiets.
DIAPHANÉITÊ [i\u gr. otaçaWii;, transparent), propriété
Îu'ont certains corps de se laisser traverser par la lumière, es corps diaphanes sont opposés aux corps opatiues, à travers lesquels la lumière ne pénètre pas: ils diffèrent des corps translucides, comme l'agate, en ce que ceux-ci ne transmettent à travers leur masse qu'une lumière diffuse.
DIAPHONIE, nom donné par les Grecs i tout accord ou intervalle dissonant.
DIAPHORÈSE, DIAPBORÉTIQ17ES (du gf. Siatip^pT^aii;). On appelle : diapliorèse un état de la peau intermédiaire entre la transpiration naturelle et la sueur; diaphorétiques, des sudorifigues de peu d'énergie ou administrés à faible dose.
Voy. SCDOKIFIQIES.
DIAPHRAGME (du gr. ^iânofif^a., cloison), muscle impair, membraneux, mmce, aplati, très large, obliquement situé entre le thorax et l'abdomen, qu'il sépare l'un de l'autre comme une cloison. Le centre de ce muscle est occupé par une large aponé\Tose, à laquelle on a donné le nom de centre phrénique, et qui reçoit les libres nées de la circonférence du thorax, et dont la réunion forme les piliers du diaphragme. Ce muscle présente deux ouvertures : l'une en avant, qui est traversée par l'œsophage; l'autre, en arrière, qui donne passage à l'aorte, au canal thoracique et à la veine azygos. Le diaphragme maintient les viscères renfermés dans la poitrine et l'abdomen. Lorsu'il se contracte, ses fibres, ae courbes qu'elles étaient, eviennent droites; alors il s'abaisse et la poitrine est agrandie pour recevoir l'air : c'est ce qui le fait nommer muscle inspirateur; lorsqu'il se relâche, il est repoussé vers la poitrine par les viscères abdominaux. Le diaphragme
I'oue un rôle essentiel dans le soupir, le bâillement, lanliéation, la toux, l'éternùment, le rire, le sanglol, le hoquet, le vomissement, les actes de flairer, crier, chanter, etc. Les anciens en ont fait quelquefois le siège de l'àme. — Cet organe n'existe chez les Oiseaux qu'à l'état rudimentaire.
On nomme encore diaphragme : 1° en Optique, un anneau qu'on place dans l'intérieur d'une lunette, poiu* intercepter les rayons trop éloignés de l'axe et qui donneraient des images moins lumineuses et moins nettes; — 2° en Botanique, toute lame qui partage un fruit capsulaire en plusieurs loges ou parties; — ô" en Mécanique, un disque plus ou moins mince qui interrompt la communication dans le canal d'un tulje cylindrique, tel qu'un tuyau de pompe, de lunette, etc. Les soupapes des pompes sont portées par des diaphragmes percés.
DIAPRÉE, espèce de Prune. Voy. PRU>rER.
DIAPTOSE du gr. S'.âîTTud'.î), dite aussi Intercidence ou Petite Chute. On nomme ainsi, dans le Plain-Chant, une sorte de passage qui se fait sur la dernière note d'un «haut, le plus souvent après un grand intervalle en montant : pour assurer la justesse de cette fuiale, on la marque deux fois en séparant cette répétition par une troisième note baissée d'un degré.
DIARRHÉE (du gr. Sidpfoia), vulg. Dévoienieni, Cours ou FIuj: de ventre. On confond généralement sous ce nom des affections diverses qui n'ont de commim que la fréquence et la liquidité des déjections alvines. La diarrhée n est le plus souvent qu'un symptôme de l'entérite ( Voy. ce mot) ou d'un accroissement anormal de la sécrétion de la membrane muciueuse intestinale. Elle peut être produite par les causes les plus diverses, et par conséquent les moyens à lui opposer aoivent également varier à l'infini ; le médecin seul, jugeant de la nature de la diarrhée, pourra indiquer le leinrdc le mieux approprié pour en triompher.
DIARTHROSE. Toy. articulation.
piASCÉVASTE (du gr. Sia^xEuaTr/,;), nom donné à ceux qui, avant les grammairiens d'Alexandrie, prétendirent retoucher, arranger et même continuer les poèmes d'Homère et des poètes cvcliques. C'est à eux qu'il faut attribuer la nlupart des interpolations que les Alexandrins se sont appliqués à faire disparaître. — Voy. sur ce sujet : K. Lehrs, de Arislarchi studiis Homericis, et ïlntroduciwn à l'édition d'Homère de M. Pierron (1869).
DIASCORDIUM (du gr. ôiâ et de scordium. gprmandrée\ élecluaire astringent et sédatif dout les feuilles de scor-
j dium sont la base, et dans lequel on fait entrer un grand I nombre de suljstances astringentes et aromatiques, telles I que des roses rouges, de la bislorte, de la gentiane, de la ■ cannelle, du galbanum, du gingembre, etc., et de l'extrait j d'opium. On en doit la composition primitive à Fracastor. Le diascordium du Codex renferme pour 1 gr. env. 0 mil- ' ligr. d'extrait d'opium.
DIASPORE (du gr. StotTROoi, dispersion), minéral composé d'alumine et d'eau A1*0^.H*0. Il se présente en lames grises ou bleu-verdàtres, facilement clivables et dérivant d'un prisme orthorhombique ; trichroîque. Exposé au feu, il se disperse en ime multitude de parcelles : d'où son nom. On l'a rencontré à Schemnitz (Hongrie) et en Sibérie.
DIASPORAMÈTRE (du gr. StaTicooâ, dispersion, et uixpov, mesure), appareil de Physique servant à mesurer la dispersion d'une substance transparente, et à calculer les angles que doivent avoir des prismes de substance connue, pour s'achromatiser mutuellement. Voy. acuboxa-
TISME.
DIASTALTIQUE (iioinrEME!«T).Foy. Œub.
DIASTASE (du gr. ôiâirra?'.;, séparation), nom donné, en Médecine, à une sorte de luxation qui consiste dans l'écartement ou la séparation de deux os qui étaient contigus, comme le cubitus et le radius, le tibia et le péroné.
DIASTASE, nyrnase, ferment soluble, enzyme, substance sécrétée par les cellules des êtres vivants, chaque fois que ces cellules ont besoin de transformer en corps assimilables leurs aliments ou leurs matériaux de réserve. La disproportion énorme entre le poids de la diastase active et celui de la matière transformée les a fait rapprocher des ferments ; aussi les a-t-on souvent désignées sous le nom de ferments solubles. — Payen appelait diastase Vamylase du malt [Voy. amtlase). — Maintenant le mot diastase est devenu un terme générique; et l'on désigne chacune d'entre elles par le nom du corps sur lequel elle agit, suivi de la terminaison ase.
Les principales diastases sont : la sucrase ou intertine, 1 amytase, la présase, la caséase, la synaptase, Vuréase, etc. (Voy. ces mots). — Les diastases sont en général solubles dans l'eau, dans la glycérine, insolubles dans l'alcool ; elles se fixent sur les précipités amorphes et de préférence muqueux et peuvent être rassemblées de cette façon : cette propriété est comparable aux phénomènes de teinture. — Le poids de la matière transformée dépend de la quantité de diastase employée, de la température et de la durée de l'action. Leur constitution n'est Pas connue : on a cru longtemps qu'elles renfermaient de azote: des expériences récentes paraissent inlirmer ce résultat. — L'étude des diastases présente un intérêt considérable, surtout depuis que l'on sait que certaines toxines sécrétées par des microbes pathogènes peuvent être séparées des liquides de culture par les procédés employés pour les diastases et possèdent des propriétés chimiques qui les en rapprochent.
DIASTIMOMÈTRE (du gr. SiiiTTT,pia, intervalle, et [lExpov, mesure), instrument qui sert à mesurer les distances : c'est une sorte de théodolite dont l'oculaire porte deux fils tendus et qui visant ime mire divisée fonctionne à peu près comme le stadia [Voy. ce mot), mais permet plus de précision.
DIASTOLE (du gr. ScaoroXi^), mouvement de dilatation du cœur, opposé à la systole. Voy. cœcr.
DIATHERMANE (du gr. 5ii, à travers, et SrEpjiôî, chaud), se dit, en Physique, par opposition aux substances athermanes, des substances qui livTcnt passage à la chaleur rayonnante obscure, comme les substances diaphanes livrent passage à la lumière. Le sel gemme est parfaitement diathermane ; le quartz, même enfumé, l'est jusqu'à un certain point ; l'eau, l'alun sont atnermanes.
DIATHÈSE (du gr. StâOEJi^i, disposition morbide générale et permanente en vertu de laquelle on voit se manifester oes affections locales qui par leurs lésions, leur symptôme et leur marche accusent une origine identique. Certaines dialhèsos sont d'origine infectieuse. On distingue les diathèses cancéreuse, tuberculeuse, syphilitique, rhumatismale, goutteuse, herpétique ou darireuse. etc.
DIATOMÉES [du gr. ciaTojx-?,, coupe\ famille d'Algues brunes, qui fonneiit sur les plantes aquatiques des fontaines ou de la mer un duvet roussàtre, de couleur ferrugineuse, devenant verdàtre par la dessiccation. Elles se multiplient par déduplicatioii. puis par conjugaison. — Les Diatomées ont leur membrane imprégnée de silice ; elles se meuvent