DIATONIQUE
cependant, malgré celte carapace. Le tripoli que les cuisinières utilisent pour le nettoyage des cuivres est formé uniquement par des carapaces de Diatomées fossiles.
DIATONIQUE. On appelle musique diatonique celle qui proci'dc par tons et demi-tons, selon la division naturelle de la painmc. Le genre diatonique est l'opposé du genre chromatique, qui pi-ocède par demi-tons.
DIATRIBE (du gr. StatpiÔT^, élmle, examen). Ce nom, qui, dans son acception primitive, se donnait aux entretiens pliilosophi(|ues, à l'examen sérieux d'un ouvrage d'esprit, a été plus tard spécialement appliqué à toute critique amère et violente. Voy. lirelle et pamphlet.
DIAULE (du gr. ôîauXoç), mesure de longueur, valant 2 stades (570 mètres). C'est l'espace que parcouraient ordinairement les coureurs à pied dans les jeux publics de la Grèce. — Voy. flûte.
DIBRANCHIAUX ou acétabcufères, un des 2 ordres de Mollusmies Càphalopodes (Voy. ce mot).
DICEE, Diceum, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux lénuirostres : bec court, dentelé à la pointe, élargi à sa base et un peu arqué; narines petites et arrondies; ailes obtuses. Les espèces connues sont toutes des archi-
[>els do l'Asie et de l'Océanie. Leur taille est petite, et eur plumafTC rouge, noir ou jaune.
DICÉRATE (du préf. di, deux, et du gr. x^paç, cornej, Diceras, genre de Mollusques lamellibranches fossiles, ae 1 ordre des Rudisles; crochets enroulés en spirale, test très épais, deux dents cardinales très développées. Les Diceras sont caractéristiques du faciès coralligèiie des étages jurassiques supérieurs.
DICHOBUNE (du gr. Sîya, séparément, et pouvôç, colline; à cause des tubercules dislincts de leurs molaires), Dichobune, genre de Mammifères fossiles, de l'ordre des Ongulés artiodactyles, représenté par plusieurs espèces dans l'Eocène supérieur.
DICHOGAME (fi.elr), s'applique aux fleurs hermaphrodites dans lesquelles le pollen et les ovules n'arrivent pas à maturité en même temps ; tantôt les étamiiies devancent les carpelles : il y a prolandrie; tantôt c'est le contraire : il y a prologynie.
DICHORIZANDRE (du gr. 6i;fop(a, double chœur, et àvfjo, dvSpô;, étamine), Dichorizandra, genre de la famille des Commélinées, originaire du Brésil. Ce sont des plantes herbacées, à feuilles lancéolées, et à fleurs en jrappes terminales. On cultive en serre chaude la D. à fleurs en thyrse : tige de 1 m. partant d'un tubercule charnu, cylindrique et d'un vert foncé; au sommet, panicule chargé de ramifications cylindriques, courtes, et portant à leurs extrémités de 3 à 5 fleurs d'un bleu lilas à l'extérieur, blanches à l'intérieur, et vertes à l'extrémité de chaque pétale.
DICHOTOME (du gr. 5ij(6to[ioî, coupé en deux], se dit, en Botanique, des parties qui se divisent et se suodivisent en deux, comme la tige et la racine des Lycopodiacées. Dans la tige du gui, de l'œillet, du fusain, il y a fausse dichotomie, car la tige avorte et est remplacée par deux bourgeons latéraux, etc.
En Astronomie, ce mot désigne l'état de la lune lorsque la moitié de cet astre est seule visible.
En Logique, on appelle division dichotomique, classification dichotomique, celles qui procèdent en divisant et subdivisant toujours de deux en deux. Socrate, Platon procédaient toujours par dichotomie. La Flore française de Lamarck offre un modèle de méthode dichotomique appliquée à la Botanique.
DICHROÏSME (du gr. Stypoo?) , propriété optique de certains minéraux, qui consiste en ce qu'on leur voit deux couleurs différentes selon que la lumière les traverse suivant telle ou telle direction. Par ex. : la pennine, qui est rhomboédrique, est verte dans le sens de l'axe et rouge dans un sens perpendiculaire. La cordiérite ou dichroïte, qui est orthorhombique, est en réalité trichroîque ; à travers les faces d'un prisme rectangulaire, elle paraît d'un beau bleu, d'un bleu très pâle, et d'un gris jaunâtre. Le cas extrême du dichroïsme est celui présenté par certains cristaux de tourmaline, qui sont opaques dans une direction et transparents dans d'autres. Ce phénomène est dû à l'absorption inégale qu'exerce la substance sur les vibrations lumineuses de directions ditférentes.
DICHROÏTE, syn. de Cordiérite [Voy. ce mot et dichroïsme).
OiCLINE (du gr. Si;, deux, et xXWt), lit), nom donné
aux plantes dont les organes sexuels, mâles et femelles,, ne sont pas réunis dans la môme Heur, mais qui ont des fleurs mâles et des fleurs femelles. Ces fleurs, dites unisexuées, sont appelées monoïques lorsqu'elles habitent sur le même pied, et dioïques lorsque les organes mâles existent sur un pied, et les organes femelles sur un autre [Voy. monoci.ine).
DICOTYLÉDONES (du gr. Sf?, deux, et xotu)^t;Swv) , nom, donné, en Botanique, aux plantes dont l'embryon est muni de deux cotylédons [Voy. ce mot). Le sous-embranchement des Angiospermes [Voy. ce mot) se subdivise en 2 classes : Dicotylédones et Monocotyïédones ; la classe des Dicotylédones est la plus nombreuse en espèces. Ses caractères généraux sont : feuilles à nervures ramifiées, tige à faisceaux lilMiro-ligiieux disposés sur un cercle; tige et racine s'épaississant d'une manière continue par le jeu d'une ou plusieurs assises génératrices; fleurs construites sur le type 4 ou 5. D'après la classification généralement adoptée auj., elle se subdivise à son tour en Gamopétales, ou plantes à corolle d'une seule pièce, Dialypétales, ou plantes à corolle composée de plusieurs pièces distinctes, et Apétales, ou plantes munies d'une seule enveloppe florale. Dans ces trois séries l'adhérence de l'ovaire avec le reste de la fleur donne lieu à une nouvelle subdivision : plantes à ovaire supère, et plantes à ovaire infère.
DICRÂNE (du gr. Stxpavoç, à deux têtes), Dicramtm, genre de Mousses acrocarpes, type de la tribu des Dicranées. On le trouve, sous forme de gazon, sur la terre et sur lesrochers.
DICRANURE (du gr. Sfxpavo; et oôpà, queue), Dicranura, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, tribu des Bombycides, dont les chenilles vivent sur le saule et le peuplier.
DICROTE ((lu préf. di, deux, et du gr. xpdtoç, battement), nom donné au pouls qui, à certaines pulsations, semble battre deux fois comme le marteau qui frappe l'enclume, rebondit et achève son coup. On nomme aussi ce pouls rebondissant.
DICTAME ou DICTAMXE (du gr. Sfxxafivov), Dictamnus. Les anciens donnaient le nom de Dictatne à une plante de Crète, appartenant au genre Origan et à la famille des Labiées, dont les sommités fleuries passaient pour avoir des propriétés merveilleuses, surtout contre la morsure des animaux venimeux. Ou la trouve dans le midi de la France.
Les modernes nomment Dictamne un genre de la tribu des Diosmées (Rutacées), renfermant des plantes vivaces, à odeur pénétrante. L'espèce la plus remarquable est le Dictamnus albus. Voy. fraxiselle.
DICTATEUR (du lat. dictator), magistrat suprême à Rome [Voy. le Vict. d'Hist. et ae Géogr.]. — Ce nom a été donné, dans les temps modernes, au chef de certaines républiques, notamment au Paraguay, de 1814 à 1840.
DICTIONNAIRE (de diction^, recueil de mots ou de noms rangés par onlre alphabétique avec leur signification. Le dictionnaire ne doit pas être confondu avec le vocabulaire, simple nomenclature de mots, sans explication raisonnée ; avec le lexique, recueil de mots rares, de formes difficiles, ou propres à un seul auteur; avec le glossaire, recueil et commentaire de mots barbares ou vieillis et de locutions abandonnées.
Dictionnaire de mots. Les plus anciens ouvrages de ce genre sont le traité de Varron, De differentia verborum, espèce de dictionnaire de synonymes; celui de Vcrrius Flaccus, De significatione verborum ; VOnomasticon de PoUux, composé vers l'an 180 de J.-C. ; le Dictionnaire grec d'ilésvchius, vers GOO. Au moyen âge, on ne cite guère que 1 Elcmentarium rudimentum de Papias (1053), des gloses et des lexiques, qui n'ont d'importance que pour l'étude de la langue. En lo02 parut le Dictionnaire polyglotte d'Ambroise Calepin. Vinrent ensuite le Thésaurus Imguse latinœ de Rob. Estienne ^1531), le Lexicon totius latinitatis de J. Faeciolato (1720), refondu par Forcellini (1771), et refait depuis par Scheller et par Freund; et les Dictionnaires classiques deBoudot, Noël, de Wailly, Quicherat, Daveluy et Châtelain, etc. — En grec, nous citerons, entre autres, le grand Thésaurus lingux qrsecse de Henri Estienne (1572), réédité par MM. Didot (18i0-48), et les lexiques abrégés de Schrevclius, lloderich, Schneider, F. Passow, W. Pape; de Planche, Vendel-lleyl, Alexandre, Chassang, A. Bailly, etc. — Un des plus anciens dictionnairesfrançais est celui de J. Nicot (15'/2), après lequel il faut citer le Lexique de R. Cotgrave (Londres, 1d32] et les-
DICTYOTE
DIÉTÉRIDE
Origines ou Etymologies françaises de P. de Cazeneuve (l6î)2;.En 1094 parut le premier Dictionnaire de l'Académie, tlont la dernière édition a été publiée en 1878, avec une préface due à MM. Silvestre de Sacy et L. Joubert i!2 vol. in-i"). La préface de la \" édition (1694, 2 vol. fol.) avait été écrite par Charpentier; celle de la "1' (1718, 2 vol. fol.) par \'ah\yà Régnier Desmarais et l'abbé Massieu (la 3" édition, 1740, n'est qu'une réimpression de la seconde): celle de la 4" (1762, 2 vol. fol.), par Duclos; celle de la 5" (an vu [1798], 2 vol. fol.), par Garât; enfin celle do la 6" (2 vol. m-4'' et suppl.), par Villemain.
On remarque aussi en ce genre les travaux de Richelet, Furelière, Panckoucke, Boiste, Gattel, Laveaux, N. Landais, Bescherelle, et surtout le grand Dictionnaire de la langue française Ae Littré (1862 et suiv.). — A l'étranger, on cite surtout : en Allemagne, les Dictionnaires d'Adeluns (1786) et des frères Grimm [1852); en Angleterre, le Dictionnaire de la langue anglaise de Johnson (1775), les Dictionnaires anglais-français de Boyer, Chambaua, Spioi-s, etc. ; en Italie, le Dictionnaire des académiciens délia Crusca (1612). les Dictionnaires classiques d'Alberli, d'Alberi, de Ronna, etc. ; en Espagne, le grand Dictionnaire de V Académie (de Madrid), etc.
Dictionnaires de noms propres. Ces dictionnaires, dont le nombre s'est i)eaucoup accru depuis un siècle, n'étaient pas non plus inconnus aux anciens : témoin le D. biographique de Suidas et le D. géographique d'Etienne de Byzance. — Au xvi* siècle, Ch. Estieime donna un Dictionarittm historico-geographico-pocticum (1560) ; mais c'est surtout à partir du xvu' siècle qu'on vit apparaître les plus importants ouvrages de ce genre : nous citerons seuli'menl : le D. historique et géographique de Moréri (1673, dernière cdit., 1759), le D. historique et critique de Bayle (1097), le D. géographique de La Martinière (^1726\ le Vosgien, le D. historique de Chaudonet Delandine 1766 et 1810), ceux de Barrai, de I^dvocat, de Mesnard et Desenne; la Biographie universelle des frères Michaud (18H-18o2) ; la Nouvelle Biographie de MM. Didot 1852 et ann. suiv.); notre D. universel cC Histoire et de Géographie, qui résume les précédents ; et le D. des contemporains de 51. Vapereau.
Dictionnaires de choses. Ils sont pour la plupart connus sous h nom d'Encyclopédies, quand ils embrassent les dilTérentes branches des connaissances humaines ( Voy. excïclopédie). — Pour les dictionnaires spéciaux de chaque science ou de chaque art, on les trouvera au titre de la matière dont ils traitent.
DICTYOTE (du gr. ô-.xtuwtôî. réticulé), Dictyola, genre d'.\lgiies marines, famille dos Dict votées (Algues brunes), caracti'-risé par des modes de reproduction qui rappellent ceux des Algues rouges.
DIDACTIQUE [dugr. ôiSaxtixôç), se dit de tout ou^Tage, soit en prose, soit en vers, qui a pour objet d'instruire, d'enseigner les principes d'une science, les règles et les préceptes d'un art. — En Prose, les écrits d'Aristote sur la Logique, sur la Poétique et sur la Bhétorique, les livTcs de Cicéron sur \'Art de torateur, les Institutions oratoires de Quinlilien, le Traité des études de Rollin, sont dos ouvrages didactiques. — En Poésie, la dénomination de didactique s'applique particulièrement à un genre dont le but principal est d'instruire. Le Poème de la Nature (le Lucrèce, les Géorgiques de Virgile, YArt poétique de Boileau, plusieurs poèmes de Delilîe appartiennent à ce genre de poésie : on y fait entrer Yépitre et la satire [Voy. ces mots). Souvent le genre didactique a été appliqué à de trop petits sujets (Ecole de Delille).
pi DACTYLE (du pref. di, deux, et du gr. SdxTuXoç, doigl . se dit, en Zoologie, de tous les animaux. Mammifères ou Oiseaux, qui n'ont que deux doigts à chaque pied (Unau, Aulruilie, etc.).
DIOASCALIE (du gr. SiSaoxxXCa), nom donné par les Grecs aux représentations théâtrales et, par extension, à l'œuvre même du poète et à l'art du théâtre en général, etc., parce que le poète se chargeait lui-même du soin de faire apprendre (SioijxeivJ sa pièce aux artistes que le chorège mettait à sa dis[X)sition. — Dans le théâtre latin, on appelle didascalie une petite notice placée en tête d'une pièce et indiquant son origine, l'époque de la représentation, les actours, etc.
DIDELPHES. Voy. MABsrPunx.
DI DISQUE (du nréf. di, deux, et de disque), Didiêcvs, genre de la famille des Ombellifcres, tribu des llydroco-
tylées, renferme des plantes herbacées de l'Australie, h feuilles lobées, à lobes mcisés ; à fleurs en ombelles, bleues ou blanches.
DIDO, 209* petite planète, trouvée le 22 oct. 1879 par C. H. F. Peters, à Clmton (Etats-Unis). Voy. plasètes.
DI DRACHME. Voy. drachme.
DIDUS, nom latin scientifique du genre dhonte.
DIDYME (du gr. StSufioî, double), se dit, en Botanique, des organes composés de deux parties arrondies et réunies par un point à leur sommet.
DmYiTE ou DiDTJcniM, métal qui accompagne presque toujours le cérium et le lantliane. Il se trouve prmcipalement dans la cérite, la cryolithe, l'orlhite, r)ltrocérite, etc. L'oxyde du métal ou didyme est une terre. II a été découvert en 1841 par M. Mosander.
DIDYNAMIE (du j)réf. di ci du gr. Sûva[jii<;), 14» classe du système de Lmne, est caractérisée par 4 étaraines, dont deux sont plus grandes que les autres : ex. Labiées.
DIÈDRE (angle), du préf. di et du gr. É'opa, plan.
Voy. ANGLE.
DIÉLECTRIQUE (corps, pouvoir). En Electricité, un corps isolant est dit diélectrique, parce que l'influence s'exerce au travers. Une lame d épaisseur 1 d'un corps diélectrique se comporte comme une lame d'air plus épaisse, d'épaisseur k ; c'est ce nombre k qui mesiu-e le pouvoir diélectrique ou pouvoir inducteur spécifique.
DIÉRÈSE [du gr. Siaîoeat;). On nomme ainsi, en Grammaire, la division d'une diphtongue en deux svllabes, conune aulaî pour aulx : on l'oppose à synérèse. Voy. ce mot.
DIÉRÈSE, opération chirurgicale qui consiste dans la séparation des tissus. La diérèse comprend l'ensemble des procédés mis en œuvre pour diviser les tissus.
DIERVILLEA, genre de plantes Dicotylédones, de la famille des Rubiacées, voisin des Quinquinas; réceptacle floral en forme de bouteille; fleurs alwndantes en cyme bipare. Le D. acadiensis est un arbuste introduit dans nos jardins pour la beauté de son feuillage et de ses fleurs.
DIÈSE (du gr. ôUai;). Dans la Jlusique ancienne, le plus petit intervalle employé s'appelait diésis. Chez les modernes, le dièse n'est plus un intervalle, mais le signe de cet intervalle (demi-ton). Il s'écrit ainsi : #. Placé devant une note, dans le cours d'un morceau, il indique qu'il faut élever la note d'un demi-ton. Quand il est placé à la clef, il s'applique à toutes les notes de même nature qui se rencontrent dans le morceau. Les dièses s'écrivent à la clef, de quinte en quinte.
DIÈTE [du gr. Sta'.xa). Dans son acception générale, la diète est l'emploi raisonné et méthodique de toutes les choses essentielles à la ^•ie, soit en santé, soit en maladie , elle comprend tout ce qui a rapport à l'air, aux aliments, à l'exercice et au repos, au sommeil et à la veille, etc. : entendu dans ce sens, le mot diète est synonyme de
rigoureuse des substances alimentaires. Il désigne aussi lusage exclusif de certains aliments : on dit, par exemple, D. lactée, D. animale, D. végétale, etc.
Dans les maladies aiguës, qui s'accompagnent toujours de la perte de l'appétit, le médecin seul peut apprécier dans
3uelles limites les malades doivent être alimentés. La iète absolue était de rigueur autrefois, mais on reconnaît qu'il importe de soutenir les forces des malades par des aliments facilement assimilables et pris à petites doses, lait, bouillon, alcool. Dans les maladies infectieuses, dans la fièvTC typhoïde en particulier, il sera bon d'alimenter de cette façon les malades. Plus tard, après la chute de la fièvre, on donnera des bouillons auxquels on incorporera des fécules ; puis on arrivera aux panades, au régime lacté, aux poissons, puis aux viandes blanches et autres plus nutritives; ces aliments doivent être préparés simplement et sans épices. On permet en même temps une petite quantité de vm vieux, coupé avec de l'eau ordinaire. — Dans les maladies chroniques, on a recours à la diète lactée, aux viandes rAties, aux légimies, etc., selon la nature de la maladie et selon l'organe malade.
DIÈTE, assemblée politique. Voy. ce mot au Dict. d'Uist. et de Géogr.
DIÉTÉRIDE (du gr. SLî-nipfî, année double), nom que les .athéniens donnaient à un cycle formé par la réunion do deux aimées lunaires. Voy. cvcut.
DIÉTÉTIQUE — i
DIÉTÉTIQUE (de diète), partie de la médecine qui doiuie les règles à suivre sur la diète. Voy. diète et
BYGIKXE.
DIÉTINE (dim. de diète), nom donné aux assemblées provinciales ae la noblesse polonaise qui nommaient les nonces à la dicte générale de la nation.
DIEU (du lat. betts), l'Etre suprême et parfait, créateur et conservateur de l'univers. La science de Dieu s'aupelle Théologie naturelle ou Théodicée. Elle démontre l'existence de Dieu, et traite de ses attributs et de ses rapports avec l'univers.
A. Existence de Dieu. On la démontre par deux séries de preuves : les preuves métapliysiques et les preuves morales :
I. Preuves métaphysiques : Kant a montré qu'on peut les réduire à trois |)riiuipales : 1° la preuve ontologique (St Anselme, Deseartos) qui se formule ainsi : « Dieu est, par déflnition, l'être qui possède toutes les perfections, or l'existence est une perfection, donc Dieu possède l'existence. » Kant a démontré que ce syllogisme n'est ^u'un cercle vicieux, puis(|ue la conclusion « Dieu possède 1 existence » est supposée implicitement par la majeure « Dieu est l'être souverainement parfait ». Cet argument ne prouve donc rien. 2" la preuve cosmologique (Bossuct). Les faits présents s'expliquent par les faits passés, ceux-ci par d'autres faits antérieurs ; mais il faut admettre à l'origine un « fait premier », par lequel tous les autres s'expliquent, et qui, lui, s'explique par soi-même. « Si quelque cliose est, quelque chose a été de toute éternité. » Cet argument prouve bien l'existence d'un Etre primordial, mais ne nous apprend rien sur sa nature. 3° la preuve
ihysico-théologique, ou des causes finales ^Fcnelon, r'oltaire). L'ordre et l'harmonie qui régnent dans le monde supposent un Etre suprême qui soit l'auteur de cet ordre et de cette harmonie. Il existe donc un Dieu sage et bon, tout connaissant et tout-puissant.
II. Preuves morales : 1° la preuve par le' devoir. Il existe une loi morale qui nous ordonne d'agir dans un sens déterminé; or toute loi suppose un législateur qui l'ait établie ; il existe donc un Dieu auteur de la loi morale ; 2° la pretive par la sanction. La loi morale appelle, comme toute loi, une sanction : les méchants doivent être punis, les bons récompensés ; mais la justice des hommes n'organise pas toujours cette sanction, il faut donc qu'elle soit assurée par une justice supérieure; il existe donc un Dieu, gardien de la loi morale.
B. Attributs de Dieu. — L'Etre absolu et parfait est, par son essence même, ineffable et caché {Deus absconditus). Cependant nous pouvons y distinguer divers attributs, dans le sens où l'explique Fénelon [Existence de Dieu, 2" p.) : « Je me représente cet être unique par diverses faces, c.-à-d. suivant les différents rapports qu'il a avec ses ouvrages : c'est ce qu'on nomme perfections ou attributs. Je donne à la même chose divers noms suivant ses rapports extérieurs ; mais je ne prétends pas, par ces divers noms, exprimer des choses réellement diverses. » — 1° Attributs métaphysiques. Ce sont l'unité, Vimmutabix lité, l'éternité, l'immensité ou omniprésence [Voy. ces mots). — 2" Atti-ibuts intellectuels et moraux. Ce sont l'intelligence, la toute-puissance, la justice, la bonté { Voy. providence). On démontre ces attributs soit par l'analyse des idées fondamentales de la raison, soit par des inductions tirées de la nature de notre âme ou des lois de l'univers, inductions dans lesquelles on doit apporter une extrême circonspection ; car on se jette dans d'inextricables difficultés, si, au lieu de reconnaître son ignorance au sujet de certaines questions, on prétend les résoudre par des explications insuflisantes. Voy. théolocus, théodicée, métaphysique.
La démonstration de l'existence et des attributs de Dieu a pour complément la comparaison des divers systèmes de philosophie qui se rapportent à cette question. Admettre la réalité d'un Dieu vivant, personnel, parfait, contenant la raison d'être de l'homme et de la nature, démontrer que cette croyance est essentiellement liée aux vérités fondamentales de la raison, à la conscience que l'âme a de son existence, à l'idée de la loi morale, qui a pour sanction l'immortalité, tels sont les principes du spiritualisme. Les systèmes opposés sont le matérialisme, le panthéisme, le polythéisme, le dualisme, l' anthropomorphisme. Voy . ces mots.
DIEUX. Voy. POLTTUÉISME.