ABEILLE
donn.V dan? un Icmin impmnrc renrc-nd ann's qm;l(jues Pi-iioralinns la ratinr git-l.-. siVlio cl ni.icusc des nidivi.lus «auvaiî.-s. Los Iriiils df nos arl)ri's fruilu'i-s perdent eurs .nialil.-* : !<• |H.n>ini(T, le |t<>irii'r surtout, lelmuvcnt leurs |.i«|iinnls; elc. — Voy. oomestication, iuce, sklectios,
ABATÉE (tVaballre), mouvement en vertu duquel un hàliinent tourne autour de son axe vertical sous ruillucncc (lu vcnl. de la lame, de la marée, d'un louranl, etc. — la man.euvre ipii le ramène dans la li^ne du vent sapi)cllc aiiliiffVr. Voy. ce nuit. ...
ABATELLEMENT, terme de Jurisprudence employé dans le Levant |K>nr exprimer la sentcme par laquelle un i-onsiil inlerdil tout ttimmeire avec un né|^oeiant qui aurait désavoué un manlié ou rt^lusé de |>aycr ses dettes.
ABATIS. en Cuisine, désigne les pattes, lato, cou, gésier, foie, ailes de volaille.
ABATTOIR, élahlissemenl dans l^iuel les boucliers et les (haiviiliei-s sont lenus de venir abattre et préparer les animaux destinés à la consommation. On y trouve réunis, outre les cases destinées à lalialaKe, im abreuvoir, une cour dallée, dite rouie, où l'on jette les débris, des fonderies de suif, des échaudoirs où sont préparées les issue» destinées aux tripici-s. (les établissements ont l'ait disparaître les tueries particulières qui compromettaient partout dans les villes la santé publique. Ils sont ordinairement situés boi-s de l'enceinte des villes, et la loi les ranne dans la l" classe des établissements dangereux, insalidires ou incommodes. Les alwttoire de Paris, décrétés en 1810 el acbevés en 1X18, ont été longtemps considérés comme des minlèles. Depuis l'annexion, ils ont été supprimés et remplacés |)ar un seul et immense abattoir, situé à la Villelle. — On a. en outre, établi à .Xultervillici-s et à Villejuif des abattoirs de chevaux, (|ui n'ont pas rendu m<»ins de services que les abattoirs de iMJUcberie, en remplaçant les escorcheries ou équarrissayes i\\\\ jadis ensanglantaient et inl'eclaienl la capitale.
ABBAYE, monastère d'un ordre particulier, dirige par un abl)é ou une abbesse. On distinguait r.4. en règle ou régulière, (|ui ne pouvait avoir pour clicl' qu'un religieux, et r.4. en commende, qui avait pour abbé un séculier [Voy. ABBÉ au Dict. d Ilisl. et de Géogr.). — Les monastères de Bénédictins, Heniardins, Prémontrés, Trappistes, avaient rang d'abbaye; la plupart [Kissédaicnt de grands biens. On connaît surtout : l'abbaye du Monl-Cassm en Italie; celles de Cluny, Cîleaux, Clairvaux, la Trappe, en France; de Fulde, Corvey, en Allemagne; de Sl-Gall, en Suisse; de Westminster, en Angleterre, etc. Les abbayes furent supprimées en France en 1790 el leurs biens réunis au domaine. Depuis il en a été rétabli un assez grand nombre.
ABCÈS (du lai. absresstis], colleclion de pus réunie ilans une cavité de nouvelle formation. On dislingue : Vabcds cltaud, pnkédé de pliéiiomènes inflammatoires aigus constituant le phlegmon; Vabccs froid, caractérisé par l'absence de toute réaction locale. L'aljcès chaud est pi-oduit par des micro-organismes spéciaux amenant l'inflammation cl la suppuration. L'abcès froid est aujourd'hui reconnu comme étant de nature lubei'c;uleuse [Voy. tuberccle). Tantôt il siège dans les parties molles : c'est la qomme scroftdeuse : tantôt il provient des os : c'est Vabcès ossi/lueul ou abci's par congestion. L'abcès ossiflnent est sessile ou migrateur. Dans le 1" cas, il se colle<;te el apparaît au voisinage de l'os même qui lui a donné naissance. Dans le second, il fuse plus ou moins loin de son point d'origine, l'abcès métastatique se montre dans la pyohémic {\oy. ce mot). On reconnaît que l'abcès est formé lorsqu'on perçoit avec les doigts la fluctuation.
L'ouverture de l'abcès est spontanée ou chirurgicale. On ouvre au moyen du bistouri. La crainte d'accidents septiques faisait autrefois employer les caustiques. Si l'écoulemenl de pus est dilTicilc, on" fait une contre-ouverture et l'on place un drain. Voy. drainage.
Les alicès froids des parties molles réclament la destruction de la poche contenant le pus (ablation, cautérisation, grattage';. On y joint pour les abcès ossifluents l'abrasion du point osseux malade.
ABDICATION (du lai. abduatio). Outre la renonciation au {touvoir suprême [Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.), on enlendail parce mot, chez les anciens, l'acte par lequel un père désavouait son fils comme indigne, ce qui entraînait l'exliérédation.
ABDOMEN (élvin. incertaine), partie du corps qui fait suite au thorax, k ([ui contient la dernière portion des organes digestifs et l'appareil génito-urinains. Celle partie, dans l'Homme, constitue le ventre, grande cavilc qui s'étend entre le diaphragme, le bassin et les vertèbres lombaires, et qui «onlient les principaux viscères. L'abdomen est doublé intérieurement d'une membrane unie et mince, le péritoine, qui cnvchippe tous les viscères de celle cavité. ,0n y distingue : la Hégion supérieure, qui comprend, eii avant, ré|)igastrc ou creux de l'estomac, et, sur les côtés, les hypocondrcs; la H. moyenne, qui comprend l'ombilic cl les flancs; la /{. inférieure, qui comprend rhvjiogastrc et les fosses iliaques.
Chez Ic's Mammifères, l'abdomen est conformé comme celui de l'Homme et séparé du thorax par le diaphragme. Dans les Oiseaux, celle cloison n'est pas toujours évidente; elle manque absolument dans les Batraciens et les Reptiles ; et chez les Poissons, le thorax est tellement réduit que l'abdomen se confond avec lui. Dans les Crustacés, il forme ce qu'on appelle improprement la queue el porte souvent à sa face inférieure des fausses pattes qui servent à la natation, à la gestation des œufs ou à la respiration. Dans les Insectes, il est formé d'anneaux rétractiles plus ou moins solides, et est souvent très allongé; jamais il ne porte de membres. Enlin. il est nul ou peu distinct dans les animaux des dernières classes.
ABDOMINAUX, nom donné, dans la classification de Cuvier, à un ordre des Poissons osseux, section des Malacoplérygicns, comprenant tous, ceux dont les nageoires ventrales sont placées en arrière de l'abdomen, loin des pectorales : tels sont les Brochets, les Saumons, les Harengs, les Carpes, etc. Voy. malacoptérïgiens.
ABDUCTEURS (.muscles), ceux (jui ont pour fonctiond'écartcr de la ligne moyenne du corps les parties qu'ils mettent en mouvement; on les oppose aux M. adducteurs. Voy. muscles.
ABÉCÉDAIRE. Voy. lecture (Méthodes de).
ABEILLE [duhL apicula]. Apis, genre d'Insectes de l'ordre des Hyménoptères porte-aiguillon, famille des Mellifères, tribu'des Apiaires : antennes filiformes, ord. brisées: mâchoire et lèvre inférieure fléchies en dessous; palpes maxillaires très pelils. labiaux en forme de soies ; premier article des tarses des jambes postérieures fort grand.
L'Abeille commune ou Mouche à tniel [Apis i7iellifica] vil en société, quelquefois à l'état sauvage, au milieu des \ms, dans le creux d'un arbre ou d'un rocher; le plus souvent sous la dépendance de l'homme, dans les niches préparées à cet clfcl. Ces insectes obéissent à des lois fixes et travaillent en commun, sous un gouvernement qui présente l'image d'une monarchie. Chaque essaim, qui compte 20 à 50000 individus, se compose : 1" d'ouvrières neutres, c'est-à-dire sans sexe (mères atrophiées) ; 2° des inales , dits faux-bourdons; 3" d'une femelle, qu'un nomme reine ou mère-abeille. Les ouvrières sont les plus petites : elles ont le corps brun et velu, l'abdomen formé de 6 anneaux, dont le dernier cache un aiguillon piquant et barbelé, la bouche munie d'une forte trompe, les pattes postérieures velues, garnies de petites brosses, cl olfrant en dehors vers l'extrémité une cavité, dite corbeille, où elles déposent, à l'aide des pattes intermédiaires, le pollen rassemblé et roulé en petites boules : tandis que les unes recueillent au dehors dans le calice des fleurs les matériaux dont elles forment la cire et le miel, les autres au dedans construisent, avec la cire, des cellules régulières ou alvéoles, destinées à recevoir le miel et à loger les œufs, ou bien nourrissent les larves issues de ces œufs et qu'on appelle le couvain. — Les bourdons, au nombre de 600 par essaim, sont plus grands que les ouvrières, mais n'ont point d'aiguillon : leur tète est arrondie, avec deux gros yeux au sommet. Destinés à féconder la femelle, ils sont tués par les ouvrières dès que leur rôle est achevé. — La reine est l'âme de l'essaim. Il ne peut y en avoir deux dans la même ruche ; s'il en naît plusieurs , ou elles vont former cle nouveaux essaims, ou elles sont mises à mort par celle qui est éclose la première. La reine est plus grande que les autres abeilles : son abdomen a 7 anneaux; ses jambes n'ont ni brosses ni corbeilles ; destinée à propager l'espèce, elle a été douée d'une prodigieuse fécondité; elle pond des milliers d'œufs et en dépose un dans chaque cellule ; il en sort un petit ver ou larve qui se transforme bientôt en chrysalicle, puis en abeille [Voy. essaim. MIEL, rccue). — La piqûre clés abeilles est fort doulou-
ABÉIJA