ABLUTION
reusc : on calme la snulTrancc qu'elle cause en extrayant le dard s'il est rcsié dans la plaie, et en faisant des onct ons huileuses ou simplement des lotions avec de l'eau traîilic légèrement acidulée. — Outre l'espèce commune, on élève dans le Midi quelques autres espèvcs,\'Apis ligustica, VA. fasciata, etc., qui dillèrent peu de la précédente. Quant aux abeilles dites vulg. maçimues, cliarpentières, menuisières, tapissières, etc., voy. mégaciiile, méliroNE. osMiE, xïLocopE. elc.
1/iiomme a su de temps immémorial exploiter les aheil- - ; la FaLle allribue l'invention de cet art au berger Anslée. fils d'Apollon et de Cyrène. Les anciens célébrèrent les abeilles du mont Ida, qui nourrirent Ji^Mter: celles de l'Hymcltc et de lllybla, qui founiissaient le meilleur miel. En France, on élève surtout les abeilles dans le Languedoc, le Daupiliné. la Bretagne et le Câlinais. — Les mœurs des abeilles, poétiquement décrites par Virgile [Géo?-g., IV) et par Vanière {Apes), ont été philosophiquement observées par Réaumur, Schirach, Bonnet et F. Huber, de Genève.
Voy. APICCLTCRE.
Lai)eille est l'emblème de l'ordre et du travail: à ce litre, elle figure dans les armoirieset les devises. On aditque les abeilles étaient le symbole de la tribu des Francs, parce qu'on en a trouvé dans le tombeau de Childéric I"^. Le pape Urbain VIII portait des abeilles dans ses armes. Napoléon I" fit de même: il en a pai-semé le manteau
impérial.
ABEILLE, constellation australe située entre la Croi.r du
il et VOi.-ieau du Paradis, ayant pour ascension droite . yenne lô"" 0". pour déclinaison 70*^ sud. Compte 5 étoiles de 5' grandeur et 9 de 4*.
ABÉLIA (du voyageur Abel Clarkc], genre de la famille des Capriloliacées-Lonicérées. se compose d'arbrisseaux à fleurs blanches ou roses, originaires de l'Inde et de la Chine : on en cultive quelques espèces dans nos jardins d'agrément.
ABÉLIEN. Lcs fonctions abéliennes s'introduisent dans l'étude des intégrales où le signe / jx)rle sur une l'onction ratioiuielle de .r cl de y, y étant une fonction algébrique de ;r: elles comprennent comme cas particuliei*s les fondions circulaires, cllipticjues et hyperellipliques. Dansée dernier cas, y est la racine carrée d'un polynôme en x dont le degré est supérieur à 4. — Si /" (.r) =0 est une équation algébrique entière à coefficients entiers, dont les racines peuvent être rangées dans un ordre circulaire tel que chaque racine soit la même l'ondioii rationnelle à coeflicienls entière de la précédente, ré(|ualioii /"',«) =0 est une équation abéliriine simple. Cette notion se généralise. — Les équations abéliennes sont intimement liées à la question de la division de la circonférence de cercle en parties égales. Les iijwalions abéliennes ont été introduiles par Abel ; elles ont clé l'objet de travaux de Kronecker et de M. Jordan.
ABERRATION (du lat. aberratio). En Astronomie, ladireclion suivant laquelle nous voyons un astre n'est pas la direcliim même de la droite qui joint notre œil à cet astre, mais une résultante obtenue en composant la vitesse du rayon lumineux venant de l'astre à notre œil avec la vitesse de notre propre mouvement à travers l'espace. L'angle de la direction vraie et de la direction apparente s'appelle aberration. Si l'on regarde le dernier mouvement comme réduit à la translation de la terre autour du soleil, sa vitesse est sensiblement 10000 fois moindre que celle de la lumière, et la partie correspondante de l'aberration, dite A. annuelle, a pour valeur maximum '■20",45. Elle fait décrire à la jwsilion apparente de l'astre autour de la position vraie une ellipse dont le demi-grand axe, égal à 20",45. est parallèle à l'édiptique et dont le petit axe est égal au grand multiplié par le sinus de la déclinaison de l'astre. — Le mouvement de rotation de la terre produit une A. diurne qui dans léquateur est environ un tiers de seconde. Le mouvement qui emporte la terre avec le soleil vers la constelliition d'Hercule modifie la position de chaque astre dune manière qui demeurera constante aussi longtemps que le soleil paraîtra se mouvoir vers cette constellation.
En Optique, r.4. de sphéricité d'un miroir ou d'une lentille consiste en ce que les rayons lumineux issus d'un même point ne vont pas rigoureusement concourir en un même point, après s'être réfléchis sur le miroir ou avoir traversé la lentille. Ce phénomène se manifeste aux veux par la production de courbes lumineuses qu'on appelfc des cansttques. Son etfet est de rendre confuses les images données par les miroirs ou les lentilles de trop grande ouverture
angulaire. On y obvie en partie en arrêtant, au moyen d'un diaphragme, les rayons trop éloignés de l'axe. — On donne le nom d',4. de réfrangibdilé au phénomène de dispersion qu'éprouvent les rayons lumineux en traversant une lentille et qui provient de leur inégale réfrangibililé. De là résultent les teintes irisées (|ue l'on observe sur les bords de l'image et que l'on fait disparaître en rendant achromatiques les lentilles. Voy. achromatisme.
ABIÉTINE. substance cristallisable qu'on retire de térébenthines fournies par divers sapins. L'abiétine cristallise en aiguilles fusibles, insolubles dans l'eau, solubles dans l'alcool et l'éther.
ABIÉTINÉES [iVabies, sapin), groupe de la grande famille des Conifères, comprend des arbres remarquables par leurs rameaux alwndants, leurs feuilles persistantes, de forme aciculée. ce qui a fait donner à quelques-uns le nom A'arbies à aiguilles, et par leurs fruits coniques, appelés cônes ou st7obiles. — On range dans ce groupe le Sapin, VEpicéa. le Pin, le Mélèze, le Cèdre, VAraticaria, etc. Voy. conifères.
ABIÉTIQUE (acide), accompagne toujours en petite quantité l'abiétine ; il forme avec les bases des abiétates incristallisables.
ABIGEAT (du lat. abigere, détourner). On appelait ainsi, dans l'anc. Droit criminel, le vol de bestiaux dans des pâturages. Le mot n'est jilus usité, mais le fait est prévu par l'art. 588 du Code j)énal.
ABÎME, en Blason, se dit du centre de l'écu : quand une nièce est un abîme, c'est qu'elle n'est pas seule et qu'elle est plus petite que celles qui l'accompagnent.
AB INTESTAT (iKJur ab inteslato), se dit, en Droit, de la succession qui s'ouvre sans que le défunt ait fait de testament, et de l'héritier qui recueille cette succession. Elle est réglée par la loi (C. civ.,art. 718-89*2). Voy. scccessiox. AB IRATO, se dit, en Droit, d'une donation entre vifs ou dun testament faits sous l'influence de la colère : ces actes peuvent, dans certains cas, être annulés comme si le disposant n'était jias sain d'esprit.
ABJURATION (du lat. abjuratio), acte public et solennel par lequel on renonce à ce qu'on croit être une erreur ou une hérésie. On cite surtout les alijurations : de Henri IV, 1595; de Christine de Suède, 1655: de Turenne. 10(J8: d'Auguste II de Saxe, 1706. On a aussi remarqué celles de Z. Werner, du comte de Stolberg, de Fréd. Scblegel, de L. de llaller. littérateurs célèbres de l'Allemagne. D'autre part, on a vu Pierre III et Catherine II abjurer le luthéranisme et Bernadotte le catholicisme, pour monter sur le trône. Voy. apostasie et conversion.
ABLACTATION, se dit, chez les animaux, d'un sevrage anticipé nécessité par l'état de santé de la mère. ABLATIF. Voy. cas.
ABLE (du lat. albus, blanc), Leuciscus, genre de Poissons malacoptérygiens abdominaux, de l'ordre des Squamodennes, famille des Cyprinidés, renferme des poissons blancs d'eau douce, dont le plus connu est V Ablette ou Ablet [L. albu7-)ius), petit jMjisson qui ne dépasse guère O^.OS : corps aplati, argenté: tète |K)intue; mâchoire inférieure un peu plus longue que l'autre. Il est commun dans la Seine : on le pèche pour en retirer une substance nacrée nommée essence d'Orient, dont on se sert pour la fabrication des fausses perles. Voy. perles. C'est un nommé Jannin ou Jaquin, marchand de chajiclets à Paris, qui aurait, dit-on, inventé cette fabrication vers le milieu du xvii° siècle. — Parmi les principales espèces du genre Able on remarque, outre V Ablette : le Meunier [L. dobtda), le tjardon [L. idus), la Vandoise [L. vulgaris],VEperlan de Seine [L. bipunctatus], le Véron [L. phoxinus), etc.
ABLÉGAT (du lat. ablegatus). C'était autrefois le vicaire d'un légat ou un légat de second ordre. Auj. Vablcgat est un commissaire spécial chargé par la cour de Borne de
fiorter à un cardinal nouvellement nommé la barrette et a calotte rouge.
ABLET. ABLETTE. Voy. AELE.
ABLUTION (du lat. ablutio), pratique commandée par quelques religions, et qui consiste à se laver avant la célébration d'un sacrifice . pour purifier l'âme en lavant le corps. Les ablutions étaient prescrites chez ips Juifs, les Grecs, les Romains: de nos jours, les Indiens, les Mahométans surtout, font encore de fréquentes ablutions : les Turcs ne prient jamais sans avoir fait la grande ablution ghouzl), purification du corps entier, ou la petite ablution abdest), qui consiste à laver les ciuq^ scus. Us oui une