AI.TESSE
16 lotlrcs; ce n'est que plus lard qu'on y ajouta les 7 lettres <7, /i. A". 7, •«", y, î- — Notre al|>lial)el, (|ui n'est que eelui des Latins et <|ui nous est eommnn avec presque tous les peuples (le l'Europe, a 25 leltr(>s ; il n'en avait que 23 quand on ne distinfruail pas les lettres i et j, u et r, dislinetion dont la première idée remonte au xvi" siècle, mais qui ne s'établit qu'à la fin du siècle dernier. — Après l'alplialtet
Phénicien, les plus importants à connaître sont ceux de Inde, surtout celui du devauagari, le .dialecte le plus parrait du sanscrit ; on y compte 50 caractères ; et, au lieu d'être jetés au hasard comme dans nos alphabets, les lettres sont disposées d'après leurs analoffies naturelles. — On remai-cjue aussi l'alphabet rtniique, répandu dans le nord de l'Europe et dont il ne reste que mielques vestiges dans les anciennes inscriptions; et ralphaliet cyrillien, inventé au ix" siècle par St Cyrille, l'apôtre des Slaves, qui sert encore dans la liturgie îles peuples slaves : il a 38 lettres et se compose des lettres de l'alphabet grec complétées de quelques signes empruntés aux alphabets de l'Asie.
Pour être parfait, un alphabet devrait avoir autant de signes qu'il y a d'éléments de la voix h noter et n'en avoir pas davantage; or la plupart des alphabets manquent de plusieurs de ces signes (en français, par exemple, on donne à la lettre e plusieurs valeurs : e, é, é], et en même temps les alphabets ont plusieurs signes surabondants (c dur, Ar, 7). Cette imperfection des alphabets, qui est la principale source des difficultés qu'offrent la lecture et l'orthographe, a fait sentir le besoin d'un alphabet complet, applicable à toutes les langues; Wilkins, Dalgarno et Lodwick chez les Anglais. Leibniz en AUemagiie, Debrosses, Volney, etc., chez nous, ont tenté de remplir cette lacune; mais aucun résultat n'a pu être obtenu jusqu'ici. — Il a été publié des recueils comparatifs d'alphabets ; les plus comlels sont ceux de De Bry [Alphabeta... a miniao crealo, rancf., 15961, de Des Hantera yes [Caractères et Alphabets des langues mortes et vivantes, dans les phndies de V Encyclopédie], des Bénédictins [Souveau Traité de Diplomatique, 1765), la Pantographia d'E. Fry (Lond., 1799), le l]adtnus ou Essai a un Alphabet universel de Du Bois-Beymond (Berlin, 1862), cl les Alphabets de la Propagande à Borne.
ALPHABET MAXCF.L. Voy. SOURDS-MUETS.
ALPHONSINES (tables). Voy. tables astronomiques.
ALPHOS, sorte de lèpre. Voy. lèpre.
ALPINIE, Alpinia, plante de fa famille d ;s Zingibéracées. Voy. Gi.oiinÉE.
ALPISTE, Phalaris, genre de la famille des Graminées, tribu des Phalaridées; tige frêle, feuilles lon^fiies et minces, fleurs disposées en épis ovales et allongés, fruit oblong. \j'A. des Canaries ou Millet long produit des graines qui se mangent en bouillie dans l'Espagne, et qui chez nous servent à la nourriture des oiseaux domestiques, surtout des serins : elles fournissent une farine employée pour l'encollage des tissus fins. Ses tiges forment un excellent fourrage pour les bestiaux et les chevaux. Il en est de même de r.4. roseau, qui se plait dans les endroits humides et rocailleux. Une variété de ce dernier est cultivée dans les jardins pour ses panaches de fleurs purpurines et ses feuilles rayées de jaune et de vert. On désigne aussi sous le nom de Millet le Panicum miliaceum.
ALQUIFOUX (origine arabe\ nom donné par les potiers à la galène (Voy. ce mot). Ils l'emploient en poudre pour faire le vernis noir sur les poteries ; ce vernis n'est autre chose qu'un silicate de plomb très fusible, rendu noir par la présence du sulfure. En Orient, les femmes se teignent les c^ls et les sourcils avec de l'alquifoux.
ALRUNES (du mot runes, caractères Scandinaves), espèce d:^ Ijoupées couvertes de caractères runiques, auxquels les anciens Germains demandaient des oracles. Ils donnaient encore ce njm à leurs sorcières et à des racines de plantes auxquelles ils attribuaient des propriétés merveilleuses.
ALSACIEN (dialecte). 11 n'y a pas, à proprement parler, de dialecte alsacien : l'idiome allrmanique, parlé des bords de la Lauler aux contreforts du Jura, présente, suivant les régions, de très grandes variétés : très guttural à à Coimar, Munster, il est à Wissembourg et aux environs fortement mélangé du dialecte franconien du Palalinat [frienkisch-allemannisch , tandis qu'au sud de Mulhouse en parle un patois très semblable à celui de IJàle. — Le vocabulaire alsacien a été profondément modifié par les deux langues classioues (allemand et fr.'tnçais) parlées tour à tour dans le pays et surtout dans les villes. A partir de la Bévo-
lution, les mots et locutions françaises n'ont cessé de s'y introduire, si bien qu'en 1870 dans les grandes villes, noiammeni à Strasiwurg, le quart des mois dits alsaciens étaient des mots français plus ou moins corrompus. Depuis l'annexion, au contraire, et les lois sur l'instruction obligatoire, non seulement les mots d'origine française disparaissent des différents dialectes alsaciens, mais les plus vieilles expressions de l'idiome allémanique sont remplacées peu à peu par l'allemand écrit [Schriftdeutsch] que font pénétrer partout l'école et l'administration.
ALSINE (du gr. àÀsivr,), Alsine, genre de la famille des Caryopliyllées, type de la tribu des Alsinées. L'A. média est cette petite plante si connue sous les noms de Mouron des oiseaux ou de Morgeline [A. morsus gallinie), parce que les oiseaux et les poules en sont très avides. Sa tige est menue, rameuse; ses feuilles ovales, aiguës, d'un vert tendre; sa fleur blanche, pelile, portée sur un long pédoncule. La plante fleurit toute l'aiiiiée. Il ne faut pas la confondre avec le Mouron rouge {Anagallis]^ qui appartient aux Primulacées. — La tribu des Alsinées renferme les genres Alsine, Sagine, liu fouie, Sabline, Iloloslée, Stcllaire, Spargoute, Céraistc, etc.
ALSODINÉES. Voy. violakiéks.
ALSOPHILE (du gr. à[>>50î, bois, et t^'Cko^, ami", AIhuphila, genre de la famille des Fougères, tribu des Cv;i- Ihéacées, renferme près de 40 espèces, toutes arborescentes et pour la plupart propres à l'Amérique tropicale.
ALSTONITE, carbonate de baryum et de calcium, BaO.CaO.2CO*, se trouve en cristaux pyramidaux très maclés, isomorphes de l'Aragonile et de la Wilhérite ( Voy. ces mots), à Alston-Moor (Cumberland). La Barytocalcite en est une forme dimorphe.
ALSTRŒMÈRE (du \u){amiile Alslrœmer), Alstrœmrria, genre de la famille des Amaryllidées, renferme des plantes propres à l'Amérique équatoriale. L'^l. pélégrine ou Lis des Incas, originaire du Pérou, est une plante vivace, haute de 0 m. 80, à feuilles contournées, longues, pointues; à fleurs blanches, rayées et lavées de rose à l'extérieur, marquées à la base d'une tache jaune, et pointillées de pourpre en dedans. Outre cette espèce, ou cultive: VA. à fleurs rayées, VA. perroquet, VA. coccinée, VA. à fleurs changeantes, etc. Ce sont des plantes délicates (|ui redoutent le froid. Les feuilles de certaines espèces se retournent pendant le développement et il se produit une inversion remarquable dans la structure de la feuille.
ALTAÏR, étoile de l"' gran.leur. Voy. aigle.
ALTAI'TE, telhirure de plomb natif (PbTe) en masses cubiques d'un blanc d'argent (dans VAltaï).
ALTAZIMUT. Voy. théodolite.
ALTÉRATION. En Musique, ce mot désigne le changement (jue fait subir à une note l'emploi d'un # ou d'un b- — On appelle accord altéré celui dont une ou plusieurs notes sont accompagnées d'un signe altérateur, sans que cet accord penle pour cela son individualité.
altération. Voy. falsification, faux, bii.i.on et monnaie.
ALTER EGO (c.-à-d. autre moi), titre officiel donné jadis, dans le royaume des Deux-Siciles.au vicaire général auquel le roi transmettait le plein exercice de sa puissance, faisant en quelque sorte de ce vicaire une seconde personne royale. Il correspond à ce qu'on appelait chez nous lieutenant général du royaume.
ALTERNANCE [d'alterner]. On appelle Loi d'alternance un principe généralement admis en Botanique et qui consiste en ce que les pièces de chacun des verticilles qui constituent une fleur alternent de position avec l-r pièces du verticille supérieur et du verticille infériei;r. Cette loi souffre un certain nombre d'exceptions ; mais on les regarde comme apparentes : en effet, l'étude de la Ijhyllotaxie montre que la régularité de l'altemance est liée à la structure de la tige et à la distribution régulière des faisceaux fibro-vasculaires dans l'intérieur de celte tige. — Alternance se dit aussi de la succession naturelle des espèces végétales sur un sol non cultivé. — Voy. aussi GÉNÉRATION (Alternance de).
ALTERNAT [d'alterner], méthode d'Agnculture par laquelle on alterne les cultures en forçant le sol à donner <les produits successifs de différents genres, adaptés à la nature de la terre. C'est la base des assolements. Voy. assolement.
ALTERNATIVE (obligation). Voy. obligation.
ALTESSE (du lat. altus, élevé), titre d'honneur qui se donne actuelleii ent aux princes non souverains, a long-
ALTH.EA
ALIMIMIM
temp? été porté par les rois eux-mêmes, on Angleterre jusijuà ,lia-i|ues I". et en Espagne jiis<ju a Charles Y. En France, le litre tVAUesse fut porté rt'aboril par les ducs d'Orléans. En ll)55. les aînés de la branche cadette de Bourljon prirent le titre d'Altesse lioyale: et Louis XIV avant étendu le titre d'AUesse aux princes légitimés, le prince de Condé prit celui d'Altesse Séiénissime. Auj.. snnf quelques exceptions, le titre d'Altesse Royale ou hiipériale se donne aux princes issus directement d'un y.ni\i-rA\\\, ci cc\\\\ d' Allesse Séréuissime à leurs collatéraux.
ALTHiEA. nom scientitiqxie du genre gcimacve.
ALTHEA. 119' petite planète, trouvée le 5 août 1872 par Watsoii à Ann-Arbor (Etats-Unis . Voy planètes.
ALTIMÉTRIE, synonyme d'Hypsométrie Voy. ce mol".
ALTISE ou AI.TI01E ^du gr. iAT'.xô;. sauteur , Altica, genre d'Insectes, «le l'ordre des Coléoptères létramères. lamilie des Phytophages, qui a la faculté de sauter comme les puces. L'.4. potagère, dite aussi Pucerotte. longue de O^.Ol*.'). verte ou bleue, et r.4. rubis, d'un rouge doré, vivent aux dépens des crucifères; 1'.^. noire est commune dans les jardins.
ALTITUDE, se dit, en Géographie, de la hauteur d'un lieu au-dessus du niveau de la mer.
ALTO ou CONTRALTO . mot italien par lequel on désigne l.i voix grave des femmes. Le registre ordinaire «le la voix d'alto tst de près de deux octaves, du sol grave au fa. — On apjK'lle aussi alto, alto viola, viole ou quinte, un instrument à 4 cordes (ut, sol, ré, la) un peu plus granii que le violon ordinaire et qui, dans un orchestre, tient le milieu entre le violon et le violoncelle ou la liasse [Voy. viole]. On appelait alto basso un instrument de percussion à cordes que le musicien frappait d'une main avec une baguette, tandis que de l'autre il jouait sur la flûte un air qui s'unissait aux sons de l'alto accordé à l'octave, à la quinte ou à la quarte.
ALTRUISME, penchant vers autrui, sentiment opposé à Végoïsme et sur lequel l'école positiviste fait reposer la smiélé. Voy. fraternité.
ALUCITE i^du lai. a luce, qui vit loin de la lumièrer, Alucita, genre de petits Insectes, de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, famille des Tinéides. Us ont beaucoup de rapport avec les teignes et les pyrales, et n'exercent
ras moins de ravages que ces dernières. La chenille de .4. (les céréales, petit ver blanc, long de O^.OOO. est un des plus redoutables ennemis de nos récolles. On a fait beaiu-oup de recherches pour détruire cet insecte : le meilleur procédé est celui qu'a proposé Doyère en 1850 : il consiste à chauffer le blé jusqu'à (30» ; à cette température, l'insecte est détruit sans que le grain soit altéré. — D'autres espèces du même genre vivent aux dépens des arbrisseaux, des plantes potagères, des légiunes conservés, etc.
ALUOEL. Les Arabes et les anciens chimistes nommaient ainsi des vases en verre ou en matière non poreuse dans lesquels ils effectuaient des sublimations : ces vases étaient surmontés de une ou plusieurs parties cylindriques et d un couvercle. C'est l'origine de l'alambic.
ALUINE. nom vulgaire de l'Absinthe. Voy. ce mot.
ALUMELLE (d'alxird alamelle : du lat. laviella. petite lame . On nomme ainsi : 1° en Tabletterie, une lame de couteau aiguisée d'un seul côté, et qui sert à gratter le buis, l'ivoire, l'écaillé, la corne, etc. ; 2* dans la Marine, do petites plaques de fer, dont on garnit les mortaises des cibestans pour que le frottement des barres n'en use pas le bois intérieur.
ALUMINATE, combinaison de l'alumine avec une base. On rencontre plusieurs aluminates dans la nature : tels sont le spinelle, le pléonaste, la gahnile, la cymophane, qui sont des aluminates de magnésie, de fer. de zinc, et de glucine.
ALUMINE 'du lat. alumen. alun', ou Oxyde d'aluminium, combinaison de l'oxygène avec l'aluminium [.\l*0^) : se trouve dans la nature a l'état cristallisé, plus ou moins pur, et constitue alors le corindon, le rubis, le saphir oriental^ Vénieri: la bauxite est une alumine hydratée plus ou moins ferrugineuse : la gipsite. le diasjwre sont aussi des hydrates, etc. L'alumine des laboratoires est une jxiudre légère, blanche, infusiblc aux plus violents feux de iorgc. mais fondant au chalumeau oxyhydrique : elle est insoluble dans l'eau, mais elle se dissout dans les acides, "i elle n'a pas été soumise à une trop forte calcination. Ré-
cemment précipitée d'une de ses combinaisons, elle se présente sous forme de gelée blanche hydrate d'alumine], soluble dans la potasse; dans cet état, elle a une alliiiité prononcée pour les matières colorantes, elle forme avot elles des composés insolubles qui portent le nom de laques. Simplement desséchée, l'alumine absorbe avidement l'humidité des corps, et happe à la langue. L'alumine existe dans tous les sols propres à la culture ( Voy. argile) ; ell. est aussi une des parties constituantes de falun des teii.furiers. — On l'obtient pure, soit en calcinant au rouge d' l'alun d'ammoniaque, soit en précipitant l'alun de potasse par du carbonate d'ammoniaque. — L'alumine se comporte avec certaines bases comme un véritable acide, et lorme avec ces bases des composés salins appelés aluminates [Voy. ci-dessus . Avec la silice, elle forme des silicates qui constituent soit l'aiple la plus pure, servant à fal.'ri-
auer la porcelaine, soit les terres employées à la confection es poteries communes, et les glaises qui servent à garantir les bassins d'infiltrations. Parmi les autres comliinaisons de l'alumine, il n'v a guère que le sxdfate et surtout Valun qui présentent ife l'intérêt. Les sels d'alumine solubles ont, en général. une saveur astringente et douceâtre: ils sont incolores, et donnent, par l'anunoniaque, mi précipité gélatineux d'hydrate d'alumine.
L'histoire de l'alumine se rattache à celle de l'alun : c'est en 1754 que Margralf a reconnu la nature particulière fie l'oxyde toj'reux que l'on extrait de ce sel.
ALUMINITE, ou IVebstérite, minéral blanc et terreux, trouvé d'abord aux environs de Uall, puis dans les terrains tertiaires d'Auteuil et de Lunel- Vieil (Gard). C'est un soussulfate d'alumine [Al* 0\ S 05.911*0].
ALUMINIUM, métal qu'on extrait de l'alumine, base de toutes les argiles : c'est par conséquent le métal le plus répandu dans la nature. On l'extrait principalement de la bauxite, qui ne contient pas de silice, de la cryolitke Voy. ce mot), etc. — Deux méthodes générales sont employées pour ia préparation de l'aluminium : 1° Méthode chimique : elle consiste à transformer l'alumine en chlorure ou mieux en un chlorure double de sodium et d'aluminium qui est réduit ensuite par le sodium sur la sole d'un four à réverbère (H. Deville). 2° Méthodes électriques : on électrolvse un mélange fondu de fluorure double d'aluminium et (fe sodium et de chlorure de sodium (Minet), on réduit l'alumine dissoute dans le fluorure double fondu par l'arc électrique. Le corindon chauffé dans l'arc électrique en présence du charbon est difficilement réduit : mais en présence du cuivTC ou du fer, la réduction est facile et fournit directement des alliages industriels ; Cov\ les) . — L'aluminium I est blanc, légèrement bleuâtre : il est susceptible d'un beau poli ; malléable, il peut se mettre en lames très minces et I en fils très fins : il est en outre d'une extrême légèreté spé- { cifique, car il ne pèse que 2 fois 12 autant que l'eau; aussi ! l'emploie-l-on partout où il faut un métal léger et résistant. Il fond à 625» et n'est pas volatil. Il rend, quand on le frappe, un son argentin. L'air, sec ou humide, est sans action sur l'aluminium : il résiste aussi à. l'hyilrogène sulluré, I au soufre ; il n'est attaqué que difficilement par les acides sulfurique et azotique, mais l'acide cblorhyorioue et les chlorures, tels que le sel marin, l'altèrent rapidement : il I est attaquaLle également par les dissolutions alcalines — Alliages. Allié à l'or (3 p. 100), à l'argent (5 p. 100), l'aliiminium est employé dans rorfèvrerie et la bijouterie. Un alliage à 10 p. 100 d'étain est utilisé dans la petite industrie (lorgnettes de théâtre . Les bronzes d'aluminium renferment de 5 à 10 p. 100 d'aluminium allié au cuivTe : ces iironzes présentent de remarquables propriétés de résistance et de malléabilité. Si le cuivre n'entre que pour 8 p. 100 au plus, on a des alliages légers préférables à l'aluminium en raison de leur rigidité : 1 addition d'un peu d'aluminium au laiton donne les laitons d'aluminium, à grains très lins, précieux pour le moulage: allié au fer. il donne les ferro-aluminium , utilisés pour l'affinage de l'acier. Le chlorure d'aluminium [Al'Cl^] est un corps solide blanc jaunâtre que l'on prépare par l'action directe du chlore sur le métal ou sur un mélange d'alumine et de charbon. Il est très soluble dans l'eau, déliquescent. Le chlorure double (Al*Cl«.2NaCll est moins altérable à l'humidité que le chlorure simple. — L'aluminium a été n»tirc pour la première fois de I alimiine par Wœhler en 1827. C'est à II. Ste-Claire Deville qu'il a été réservé en 1854 d'en faire un métal usuel. Coûteux au début, l'aluminium est devenu aujourd'hui un métal commun.