DOYEN
quable par sa taille, qui dépasse i m., et son pelage gris, tiqueté tic noir sur le corps, le dessus de la tète et les bras, roux vif sur les jambes,' et blanc à la gorge, aux fesses, à la queue et à l'avanl-bras.
DOUCE-AMÈRE, Solamim dulcamara, espèce du genre Morelle, dont les tiges sarmenteuses s'élèvent en s'attachant aux corps environnants, ce qui l'a fait appeler le bouri'eau des arbres. Toutes les parties de la plante, mises dans la bouche, présentent une saveur amère avec un arrière-goût sucré : de là son nom. On l'a ern|)loyée en médecine contre les maladies de la peau, la goutte, etc.
DOUCET, poisson. Voy. cai.i.ionyme.
DOUCETTE, nom vulg. de la Mâche commune.
DOUCHE (de l'ital. rfoccia, gouttière), colonne de liquide, de vapeur ou de gaz, d'une hauteur et d'un diamètre déterminés, qu'on dirige avec une certaine force sur une partie quelconque du corps. — On distingue les Z). ascendantes, les D. descendantes et les D. latérales, suivant que le jet est dirigé de bas en haut, de haut en bas, ou à peu près horizontalement. — On distingue encore : suivant la forme des appareils, les douches en pluie, concentric|ue, en colonne ; suivant la région douchée, les douches hépatiques, utérines, oculaires, nasales, etc.
Les D. liquides sont chaudes ou froides. On les administre de la manière suivante : le liquide est contenu dans un réservoir élevé de 2 à 5 m., de la partie inférieure duquel part un tuyau flexible muni d'un robinet. On tient le tuyau à la main, et on dirige ainsi à son gré un jet continu sur telle ou telle partie du corps du malade. Quelquefois on divise le jet en forme de pluie, au moyen d'un ajutage en pomme d'arrosoir. La durée de la douche est ordinairement de 20 à 40 secondes. Le nombre des douches pour un traitement varie de 12 à 30. Les douches cRaudes sont employées avec succès pour combattre certaines affections des articulations, les rhumatismes chroniques, les fausses ankyloses, certaines paralysies, etc. — Les douches d'eau froide forment une partie essentielle du traitement hydrothérapique; elles agissent à la fois par leur température basse et par la percussion, ces deux moyens provoquant une réaction dans le point où ils sont appliqués. On s'en sert aussi dans le traitement des aliénés ; on dirige le jet sur la tête du malade, placé dans une baignoire pleine d'eau tiède ; on lui donne encore des douches par surprise, en laissant tomber brusquement sur sa tête, et d'une hauteur de 4 m. environ, une certaine masse d'eau froide. — Les douches écossaises comprennent d'abord une douche chaude à 30° de 1/4 à 1 minute de durée et une aspersion froide rapide.
Les D. de vapeur s'administrent aussi au moyen d'un tuyau flexible qui part d'un réservoir où l'eau est en ébullition. La vapeur s'échappe avec force par l'extrémité du tuyau, et Aient frapper la partie malade. Ces douches sont employées avec succès contre les engorgements chroniques dos articulations et les douleurs rhumatismales. On peut construire économiquement un appareil de douches de vapeur en adaptant un simple entonnoir en fer-blanc à un vase métallique renfermant une certaine quantité d'eau que l'on maintient à l'état d'ébullition, au moyen d'une lampe à esprit-de-vin.
Les D. d'air ont été employées dans les maladies de l'oreille pour dégager la trompe d'Eustache.
DOUCI ou DOUCHi, opération par laquelle on prépare les glaces à recevoir le poli. Le corps qui a été douci est dans un état intermédiaire entre le corps brut et le corps poli.
Voy. GLACES.
DOUCIN, variété de Pommier sauvage, qu'on multiplie par marcotte pour y greffer des pommiers qu'on veut conserver à basses tiges.
DOUCI NE, sorte de moulure à deux mouvements contraires, celui du haut étant concave et l'autre convexe, qui termine ordinairement les corniches. — C'est aussi le nom du rabot qui sert aux menuisiers à faire des moulures.
DOUELLE (pour douvelle, dimin. de douve), terme d'Architecture, désigne le parement intérieur et extérieur d'un voussoir. Le côté convexe se nomme douelle intérieure, et le côté concave douelle extérieure ; la réunion de toutes les douelles intérieures forme Vinirados d'une voûte, et celle des douelles extérieures en forme l'extrados.
DOUILLAGE, se dit, en termes de Fabrique, des étoffes de laine dans le tissage desquelles on a employé du douillon, c.-à-d. de la laine de qualité inférieure, ce qui rend le tissu inégal et ridé.
DOUILLE Cdu b.-lat. duetile), partie creuse et ordinaire-
ment cylindrique d'un instrument quelconque, pique, baïonnette, bèclie, etc., qui est destinée à recevoir un manche. — Les distillateurs nomment ainsi un petit tuyau soudé sur le côté des appareils de distillation, et qui leur permet d'introduire un liquide sans enlever le couvercle des alambics, etc.
DOULEUR (du lat. dolor). En Psychologie, la douleur est une modification désagréable éprouvée par l'àme. On l'appelle sensation, quand elle provient d'une impression pénible reçue par un organe; et sentiment, quand elle a pour causa un acte intellectuel ou bien un penchant contrarié
( Voy. SENSATIOX, SENTIMENT, SENSIBILITÉ, ÉMOTIOn). En Phy-
siologie on donne le nom de douleur à l'impression pénible reçue par un organe et transmise au cerveau par les nerfs.
Les Médecins appellent : D. tensive celle qui est accompagnée d'un sentiment de distension dans la partie souffrante: telle est celle que causent les inflammations des muqueuses ou la transformation d'un abcès ; B. gravative, celle où l'on éprouve un sentiment de pesanteur : elle est souvent occasionnée par un épanchement ou un engorgement ; D. lancinante ou pulsative, un élancement qui correspond à la pulsation des artères; elle a lieu dans les parties où se distribuent beaucoup de nerfs et de vaisseaux; D. brûlante, le sentiment de chaleur qui accompagne la pustule maligne, le charbon, etc. ; D. prurigineuse, celle qui naît d'une érosion : légère, elle se nomme démangeaison; très forte, c'est une douleur acre et mordicante; D.pongitive, celle qu'on ressent quand la partie semble percée par une pointe, comme dans la pleurésie, etc. — On donne aussi à la douleur des dénominations relatives à la partie qui en est le siège ; on l'appelle : odontalgie, otalgie, céphalalgie, selon qu'elle affecte les dents, les oreilles, la tête ; hémicranie ou migraine, quand elle n'occupe qu'un côté de la tête ; la douleur de l'estomac est dite cardialgie et gastralgie; celle des intestins, colique, etc.
La douleur n'étant qu'un symptôme, son traitement dépend des maladies où on l'observe. Nous dirons seulement ici que l'opium est le souverain remède des douleurs; viennent ensuite les plantes narcotiques et vireuses, les éthers, le camphre, etc. La découverte des moyens anesthésiques (étlicr, chloroforme, etc.) a fourni de puissants moyens d'anéantir la douleur dans les opérations.
Dans le langage ordinaire, on donne le nom de douleur*aux névralgies, aux rhumatismes, etc. m
DOUM, espèce de Palmier. Voy. cucifère. Ç
DOURO, monnaie espagnole. Voy. piastre.
DOUTE (du lat. dubitun], état de l'esprit qui demeure en suspens entre deux opinions contraires; on l'oppose à certitude {Voy. ce mot]. Il faut bien distinguer le Doute systématique, qui constitue le Scepticisme (Voy. ce mot), et le Doute méthodique de Descartes, doute provisoire qui consiste à soumettre à un examen réfléchi toutes les idées qu'on a reçues, afin d'arriver à la certitude et à la science en n'admettant comme vrai que ce qui est évident.
Voy. MÉTHODE.
DOUVE. Ce mot, d'origine germanique, signifie : 1° un fossé d'eau croupissante ; 2° une des planches courbes qui forment le corps d'un tonneau et qui sont retenues assemblées par les cercles ; 3° deux espèces de Renoncules vénéneuses, la D. flammette et la D. langue, qui croissent dans les marécages et les fossés pleins d'eau; 4° un ver intestinal du genre Distome. Voy. ce mot.
DOUZE TABLES (loi des). Voy. le Dict. d'Hist. et de Géoqr.
DOUZIÈME (la), se dit, en Musique, de l'octave de la
auinte, on intervalle de 11 degrés conjoints. Telle est la istance de ut à sol de l'octave supérieure.
DOXOLOGIE (du gr. ôo^oXoyta, prière pour célébrer la gloire de Dieu) : c'est le Gloria Patri, que l'on réelle à la fin de chaque psaume. Les Grecs admettent en outre une grande doxologie, qui est notre Gloria in excelsis.
DOYEN (du lat. decanus). Ce mot, qui dans l'usage vulgaire signifie le plus âgé, était le nom donné par les Romains au commandant de dix soldats, et dans l'ancienne Eglise grecque à un officier laïque sans caractère sacerdotal, charge de la décoration et du cérémonial des églises [Voy. DÉCAx). — Dans les monastères, le doyen était un supérieur établi par l'abbé, et qui régissait 10 moines; dans les diocèses, on appelait doyens ruraux, des dignitaires ecclésiastiques chargés d'inspecter les curés de campagne. Dans les églises cathédrales, le doyen est, à défaut de prévôt, le premier dignitaire et le président du cha-