‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 516 sur 1729 · DRISSE · texte numérisé non relu

DRISSE

qui recouvre la surface extérieure de beaucoup de coquilles cl cache le fond de sa couleur ; D. mortuaire, une couleuvre du Bengrale, une Cétoine et une coquille du genre Olive. — En Botanique, on appelle Drap d'or plusieurs variétés de Pommes et de Prunes.

DRAPEAU (de lital. drapello). Ce mot. pris dans le sens d'enseigne militaire, n'a été introduit dans notre langue qu'au XVI" siècle, pendant les. guerres d'Italie. Auj-, dans sou acception la plus large, il se dit de toute pièce d'étoffe attachée à une hampe, de manière qu'elle puisse se déployer et llotter en l'air, soit pour donner un signal (comme quand on arbore un drapeau blanc pour annoncer qu'on veut capituler), soit pour indiquer un point de ralliement, ou pour faire reconnaître la nation qui l'arbore, etc.

Dans un sens plus restreint, il signifie l'enseigne d'un régim€>iit d'infanterie ; on l'oppose alors à étendard, nom réservé aux enseignes de la cavalerie. Dans la Marine, le drapeau prend le nom de pavillon.

Drapeau national. Tous les peuples ont eu, de tout temps, des drapeaux ou enseignes, avec des emblèmes particuliers: mais jusqu'à la fin du dernier siècle, chaque nation avait un erand nombre de drapeaux divers. Auj. chaque Elat a adopté un drapeau qui lui est propre, et qui (wrte les couleurs nationales (loy. ce mot). En France, avant 1789, on ne peut guère donner le nom de drapeau national qu'à {'oriflamme et aux étendards royaux, dont la couleur a été tantôt bleue, tantôt rouge et tantôt blanche. A partir de Ix)uis XIV. la couleur blanche semlile se substituer, dans les enseignes militaires, aux couleurs variées : c'était celle du drapeau de la colonelle, ou première compagnie de chaque régiment. En 1789, pour marquer la bonne intelligence entre le roi et la ville de Paris, on réunit à la couleur blanche, qui était celle du roi, les couleui-s rouge et bleue, qui étaient celles de la ville de Paris. Sous la République (Décret du 27 pluv. an ii) et sous l'Empire, le drapeau tricolore fut déclaré drapeau national. Devenu blanc à la Restauration, le drapeau français reprit les trois couleurs en 1850. Sous Napoléon \". il fut surmonté d'un aigle; sous Louis-Philippe, il le fut du coq gaulois. L'aigle a reparu pendant le second empire.

Drapeau rouge. En vertu d'un décret de l'Assemblée constituante, ce drapeau devait être déployé chaque fois que l'on proclamait la loi martiale ( Voy. ce mot) et avant ne disperser un rassemblement par la force des armes : La Fayette déploya le drapeau rouge au Champ de Mars le 17 juillet 1 (91. — Depuis, le drapeau rouge devint le symlwle de l'insurrection et du terrorisme : en 1848, les anarchistes ne purent l'imposer, grâce à la résistance de Lamartine: mais en 1871 la Commune le fit subir à la ville de Paris pendant deux mois.

Serment du drapeau. Chez les Romains, ce serment se prêtait en présence des augures. Les nations chrétiennes firent bénir, au moyen âge, leurs drapeaux par les évèques, en présence de toute l'armée.

Dans certaines circonstances, la remise des drapeaux,

Îrend le caractère d'une fête nationale, comme au 14 juillet 880 lorst|u'on a distribué à l'armée les nouveaux drapeaux. Dans l'Industrie, le mot drapeau désigne : 1° les petits morceaux de drap entre lesquels les batteurs d'or font passer l'or battu ; 2° les débris de vieille toile et de chiffons

!|ue les chitlonniers ramassent, et dont on se sert pour la abrication du papier.

DRAPERIE. Sous la dénomination générale de draperie ou d'étoffes drapées ou lainées, on comprend tous les draps unis ou croisés, les casimirs, les cuirs de laine, les salins de laine, les laines douces, les flanelles, les molletons et. en général, les étoffes à chaîne et trame de laine dont le tissu est recouvert d'un duvet. — Le mot draperie désigne aussi le commerce des draps. Voy. drap.

Dans les Beaux-Arts, il désigne les étotîes que l'artiste représente dans ses compositions, et qui servent soit à l'habillement, soit à l'ornement des figures. Les figures du "Parlhénon, chez les anciens, et les tableaux de Raphaël, chez les modernes, olîrent les meilleurs modèles de l'art de jeter les draperies.

DRASSE |du gr. ooisjo), saisir), Drassus, genre d'Arachnides pulmonaires, famille des Aranéides : mâchoires arquées au côté extérieur, lèvre allongée et ovale, 8 yeux, jambes et tarses armés de piquants. Les Drasses vivent sous les pierres, dans les fentes des murs, à l'intérieur des tcuillcs, et s'y fabriquent des cellules d'une soie très

blanche. Le D. brillant {D. fulgens) se trouve aux environs de Paris.

DRASTIQUES (du gr. ôpaTcixrS;, qui agit), nom donné aux purgatifs énergiques, tels que jalap, bryone, nerprun, coloquinte, scammonée, agaric blanc, aloès," gomme-gutie, croton-tiglium, divers sels métalliques, etc. Ib sont dangereux à haute dose.

DRAVE, Draba, genre de la famille des Crucifères, tribu des Alysshiées, renferme des herbes ^ivaces ou annuelles, en touffes tantôt courtes et serrées, tantôt allongées et solitaires. La plupart sont alpines et se trouvent dans les contrées tempérées et septentrionales de l'Europe. I^ D. printanière (D. verna) ou Erophile, à petitos fleurs blanches, est une des premières plantes du printemps ; on cultive dans les jardins la D. des Pyrénées [D. pyrenaica), à feuilles épaisses et à fleurs blanches variées de pourpre!

DRAVIÈRE, espèce de fourrage. Voy. f«crrage.

DRAVITE. var. jaunâtre de Tourmaline.

DRAW BACK (mot anglais qui signifie remise). C'est une prime accordée à l'exportation de produits nationaux fabriqués avec des matières venues de l'étranger, et qui consiste à restituer, au moment de la sortie, les droits qui ont été perçus à l'entrée.

DRÊCHE. malt épuisé par trois infusions successives et servant à la nourriture des animaux [Voy. bière).

DREISSÈME. Dreissena, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques intégropalléales, famille des Mytilidées : coquille allongée et ovale, équivalve et plus ou moins fermée, dont le crochet est presque à l'extrémité inférieure avec un byssus qui sert à les fixer; trois attaches musculaires dont une logée sous le ligament, lequel est Wé lui-même dans une fossette spéciale. Les Dreissènos habitent les eaux douces; on en trouve de fossiles depuis l'étage parisien.

DR EN NE ou DRESNE, noms vulgaires d'une espèce de Merle et d'une espèce de Grive. Voy. ces mots.

DRESDA, 263« petite planète, trouvée le 3 nov. 1886 par Palisa, à Vieime. Voy. pla.nètes.

DRESSAGE oc cheval. Voy. haras, cocrse et entraî-

SEMEXT.

DRESSOIR, ancien meuble : c'était un buffet sans portes, à plusieurs rangs ou gradins, où l'on étageait la vaisselle et les objets dont on se sert pour la table. Ce meuble ornait jadis les salons, et les dames y plaçaient leurs joyaux. Les comtesses et grandes dames avaient des dressoirs à trois gradins; les femmes de chevaliers, à deux gradins; les autres, sans gradins. Auj. ce meuble ne se trouve plus guère que dans les campâmes; nous l'avons remplacé par les étagères.

DRILE (du gr. Soï^Oî), Drilus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Serricornes, tribu des LampjTÎdes : l'espèce la plus connue est le D. flavescens, vulg. Panache jaune, commun aux environs de Paris : sa femelle est aptère et elle subit ses métamorphoses dans la coquille du Limaçon, de la chair duquel elle se nourrit à l'état de larve.

DRILL, Cynocephalus leticophxa, singe du genre Cynocéphale, qui se distingue du Mandrill [C. mandrilla)

Eàr sa face entièrement noire, sans aucune apparence de leu, et ses parties inférieures, qui sont d'une nuance plus foncée.

DRILLE (de l'angl. to drill, percer), espèce de porteforet dont se servent les sculpteurs, les horlogers et les orfè^Tes, pour percer la pierre, le bois e les métaux. Voy. trépax.

DRILLES (orig. cehiq.), vieux chiffons de toile qui servent à fabriquer le papier : c'est l'objet d'un commerce important. L'exportation des drilles a été longtemps prohibée.

DRIMYDE (du gr. Spifj.-J;, acre), Drimys, genre de la famille des Magnoliacées, renferme des arbres ou arbrisseaux d'Amérique, à feuillage toujours vert, à écorce verte et aromatique; à feuilles ovales, pétiolées. oblongues; à fleurs pédonculées. L'espèce la plus connue est la D. de Winler, arbre de moyenne taille qui fournit à la médecine une écorce aromatique de saveur acre, dite écorce sans pareille : cette écorce fut employée pour la première fois en 1577 par Winter, qui, par son moyen, guérit du scorbut tout un équipage. On la prescrit comme Ionique, stimulante, stomachique et sudorifique.

DRISSE ide l'itai. drizza), cordage qui sert à hisser une voile, une vergue, une flamme, etc. Chaque drisse porte le uom de sa voile ou de sa vergue.

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