ÉCHECS
ÉCHEMLLAGE
Tant Ics cas (C. civ., art. 1899-1900). La loi a fixé pour les lettres de change les termes d'échéance suivants : la lettre à vue est payable à sa présentation; la lettre après délai, à l'échéance fixée par la date de l'acceptation, ou du protêt pour faute d'acceptation ; la lettre à usaiice est à 50 jours ; celle payable en foire est échue la veille du jour de la clôture de la foire (C. de comm., art. 129-161).
t'oy. TERME.
ECHECS (jeu des) (du persan chah, roi, ou de l'anc. haut-allem. schâh, butin). Le jeu des échecs paraît être l'image de la guerre. C'est une erreur trop répandue que d'en faire honneur à Palamède, qui l'aurait inventé au siège de Troie. Il est à peu près certain qu'il fut inventé dans l'Inde vers le \i' siècle ae notre ère par le brahmane Sissa. ministre du rajali Chêch-Rama. Il se répandit rapidement dans la Chine et la Perse, et s'introduisit en Europe pendant les croisades. Dans l'Inde, ce jeu s'appelle tschaturangâ, c.-à-d. les quatre parties d'une armée; les pièces sont en effet : 8 fantassins, 2 chariots, 2 cavaliers, 2 éléphants, et pour les commander, un généralissime et le roi. Le jeu d'échecs se joue à deux, sur un échiquier de 64 cases, et avec 32 pièces (16 pour chaque
i'oueur . Ces pièces sont : le roi, la dame, 2 tours, 2 cavaiers. 2 fous et 8 nions. Les tours occupent les cases extrêmes de la première ligne de l'échiquier ; les cavaliers se placent chacun près d'une tour; les fous, près des cavaliers ; le roi et la dame, entre les deux fous ; les 8 pions, sur les 8 cases de la deuxième ligne de l'échiquier, et devant les pièces précédentes. — Chaque pièce a sa marche propre : les tours marchent rectangulairement ; les fous, (liagonalement; la dame, rectangulairement et diagonalcmcnt. Ces trois pièces avancent et rétrogradent aussi loin que le permet l'échiquier. Le roi peut aller de sa case à toutes les cases contiguës. Le cavalier peut sauter à toutes les deuxièmes cases de couleur opposée qui entourent celle qu'il occupe. Les pions marchent droit devant eux, sans jamais reculer : au départ, ils peuvent franchir deux cases; après ce coup, ils n'avancent plus que case par case. — Toutes les pièces, le roi excepté, peuvent se prendre réciproquement. La pièce qui prend se substitue à la place de la pièce prise. En général, les pièces prennent dans le même sens qu'elles marchent ; mais les pions qui marchent droit devant eux prennent diagonaleraent comme les fous. — Le but du jeu est de faire le roi mat, c.-à-d. de le réduire à l'impossibilité d'échapper. Le premier des deux joueurs qui fait mat gagne la .partie.
Les combinaisons relatives à l'emploi le plus rapide et le plus efficace des pièces constituent une véritable science, ayant sa langue, ses méthodes, ses écoles, son histoire, sa littérature et ses journaux.
ÉCHELAGE. Voy. tour d'échelle.
ÉCHELET, Climacteris, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux ténuirostres, voisin des Grimpereaux : bec court, comprimé; tarses robustes; le doigt du milieu et le pttuce très longs, les ongles très grands et très crochus. On en connaît deux espèces, indigènes toutes deux de rOcéanic : V E . picumne [C . picumnus) et \'E. grimpeur (C. scandens), de couleur brune mêlée de jaune.
ÉCHELETTE, oiseau grimpeur. Voy. tichodrove.
ÉCHELLE |du lat. scala], machine connue de tous, dont on se sert pour monter et pour descendre. — On appelle E. doubles celles qui sont formées de deux échelles semblables, inclinées et jointes par le haut au moyen d'une tige ou de deux fortes charnières en fer. Les É. de corde sont tantôt de gros câbles garnis de nœuds, à l'usage des plombiers, couvreurs, etc. ; tantôt de véritables échelles en corde pouvant s'attacher avec des crochets de fer à l'endroit où l'on veut monter. Les E. à incendie sont des échelles de fer se pliant et se dépliant sur elles-mêmes pour atteindre diverses hauteurs et servir de moyen de sauvetage dans les incendies. — On nomme É. de meunier ime espèce d'escalier à jour dont les échelons sont formés de planches. Voy. mlnes.
En Mathématiques appliquées, on nomme échelle : 1" une ligne divisée en plusieurs parties égales et servant à mesurer des longueurs ou des hauteurs de nature diverse : telles sont les échelles des ponts [Voy. ci-après), des baromètres, des thermomètres, etc. ; 2° le rapport dans lequel on réduit les lignes d'un terrain pour les rapporter sur le papier. Ainsi, quand on dit que la carte de France du Dépôt de la guerre est construite à l'échelle du quatre-vingt millième, cela veut dire que chaque ligne du terrain est
représentée sur la carte par une ligne 80 000 fois plus petite. — On donne aussi le nom d'échelle aux instruments que l'on emploie pour opérer la réduction des lignes d'un terrain dans un rapport donné, afin de les rapiwrter sur le papier. Le plus connu de ces instruments est l'échelle des dixnies (ou dixièmes] qui permet de réduire immédiatement les longueurs représentées p«r des nombres de trois chiffres.
Echelle de Mionnet. Voy. médaille.
Dans le Nivellement, on appelle échelle de pente d'une droite une suite de points équidistants marqués sur sa projection, et qui représentent les projections des points de cette droite dont les cotes sont des nombres entiers consécutifs. L'échelle de pente d'une droite sert à résoudre une suite de problèmes, et entre autres ceux-ci : trouver la projection d'un point d'une droite connaissant sa cote, et réciproquement Inmver la cote d'un point dont on connaît la projection. — L'E. de pente d'un plan est l'échelle de pente de sa ligne de plus grande pente. Un plan est complètement déterminé par la connaissance de son échelle de pente.
En Musique, on nomme échelle la succession diatonique des notes de la ganmie écrite, parce quelles semblent rangées sur les lignes de la portée comme sur des échelons. Les Grecs lui donnaient le nom de diagramme. On applique aux échelles musicales, comme aux gammes, les dénominations d'Ë. diatonique, chromatique, etc.
Voy. GAMME.
Echelle mobile, svstème facilitant l'entrée du blé quand j le prix monte à l'intérieur, la frappant davantage quand le [ prix s'abaisse.
I Echelle à poissons. Voy. pisciculture. I "Tour d'échelle. Voy. tour.
I Échelles des ponts. On appelle ainsi les mesures linéaires
I indiquées sur les piles des ponts pour faire connaître la
I hauteur de l'eau au-dessus de Vétiage [Voy. ce mot). A
I Paris, il y a une dilTérence de niveau de 1°',76 entre l'é-
I chelle du pont de la Tournelle et celle du pont Royal ;
i le zéro de la première est de 26°", 25 au-dessus du niveau
I de la mer, à peu près au niveau de l'étiage conventionnel
I de 1840; celui de la seconde, à 22",58. On a prétendu
I que cette différence tenait à ce que, le zéro de la Tournelle
i ayant été placé en 1752 au niveau des basses eaux de
! 1719, que l'on croyait être le plus bas possible, il survint
I depuis des eaux plus basses encore et que, en 1814,
l'échelle du pont Royal fut établie d'après ce nouvel étiage ;
I mais cela est peu vraisemblable. — Contrairement à ce que
l'on croit, l'eau ne monte pas plus en amont qu'en aval à
l'époque des crues, dans les limites de la traversée de
Paris. La pente de l'eau reste sensiblement la même en
temps d'étiage et en temps de crue quand on n'observe
Ju'une petite longueur de rivière : ainsi en 1876, année e la plus grande crue observée depuis 1802, la pente totale de la surface libre de l'eau, du pont de la Tournelle au pont Royal, était de 0",84, et pendant l'hiver de 1890- 1891, au moment de l'étiage d'hiver, la pente de la rivière entre les mêmes points était de 0'°,85. Il importe d'ailleurs de remarquer que les barrages destinés à faciliter la navigation modifient considérablement la pente d'une rivière et qu'on ne peut que rarement observer l'étiage d'hiver.
Échelles du Levant. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
ÉCHÈNE ou ÉCHÉxÉiDE (du gr. iyv/riU), Echeneis, genre de Poissons malacoptérygiens subbrachiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Discoboles. Us portent sur la tête un disque aplati, composé de lames dentelées ou épineuses, par lesquelles ils se fixent aux rochers et aux vaisseaux. On distingue : VÉ. rémora, tvpe du genre, long de 0"',50, noirâtre, visqueux et mou; les anciens lui attribuaient la propriété de pouvoir arrêter subitement la marche d'un vaisseau; \'È. naucrate, distingué par les plaques placées sur son corps; YÉ. rayé et \'É. ostéochir.
ÉCHENILLAGE, opération qui consiste à ôter les chenilles des arbres et à détruire leurs nids. Elle se fait à la fin de l'hiver et avant l'éclosion des œufs. Une loi du 26 ventôse an IV (art. 1") et le Code pénal (art. 471) obligent les propriétaires, les fermiers, à écheniller les arbres des grandes routes, des jardins, des vergers, des haies, à peine dune amende de 1 à 5 fr. — On nomme échenilloir un instrument en forme de ciseaux qui sert à écheniller les arbres : il est placé au bout d'un long manche, de manière à atteindre facilement les branches élevées, et se manœuvre à l'aide d'une ficelle; la partie coupée est reçue dans une espèce