ECOLE
tive, aiij. constamment possible, a permis de mieux con- Tiaîlie la constitution physique du soleil. Les géographes et les navigateui-s se sont servis des éclipses pour déterminer la lon^tude des lieux terrestres. On en a fait aussi un heureux usage en chronologie pour fixer avec précision la date des événements passés.
Les satellites de Jupiter subissent des éclipses comme la lune, lorsqu'ils pénètrent dans le cône d'ombre projeté par la planète derrière elle. Mais comme ils sont beaucoup plus petits et beaucoup plus voisins de leur planète, ils s'éclipsent à toutes leurs révolutions. Il n'y a exception que pour le 4® satellite. Ces éclipses ont dé l'importance en Astronomie ; l'heure en est en etîet calculée plusieurs années à l'avance et indiquée eu temps de Paris, dans le Traité de la connaissance des temps, et sert aux marins à vérifier ou à régler la marche des chronomètres. — •C'ett l'observation des éclipses du 1" satellite de Jupiter -qui a permis à Rœmer de reconnaître que la lumière se meut dans l'espace avec une vitesse de iSOOO lieues par ■secciide. Les éclipses des satellites de Saturne ne se produisent guère que vers les époques où le plan de l'anneau dans leqiiel se meuvent à peu près ces satellites passe ■sensiblement par le soleil.
ÉCLIPTiQUE, grand cercle de la sphère céleste sur lequel le soleil accomplit sa révolution apparente annuelle autour (le la terre. Il a été ainsi appelé de ce que les éclipses n'»nl lieu que lorsque la lune est dans ce plan ou dans son voisinage. Le plan de l'écliptique fait avec celui de l'équateur un angle de 23» 28'; il le coupe suivant un diamètre de la sphère céleste qu'on appelle la ligne des équinoxes ; les extrémités de ce diamètre s'appellent ellesmêmes points éç/uinoxiaux, parce que, lorsque le soleil arrive en ces |X)ints, le jour est égal à la nuit pour tous les lieux de la terre. Les points de la circonférence de l'écliptique situés à QO" des points équinoxiaux s'appellent jpoints solsticiauxx ce sont les points où la déclmaison du soleil est maximum ou minimum.
Dans le système de Ptolémée, le mouvement apparent annuel du soleil est un mouvement réel, et tandis que la terre est immobile dans l'espace, le soleil décrit d'occident j en orient la circonférence de l'écliptique, ou tout au moins une courte située dans son plan, et parcourt ainsi annuellement les constellations zodiacales [Voy. zoDUQrE;. Dans le système de Copernic, au contraire, le mouvement du soleil n'est qu'une apparence ; et tandis que cet astre reste immobile dans l'espace, la terre tourne autour de lui d'occident en orient, de manière à accomplir une révolution complète en une année, dans ce même plan de l'écliplique. Ce dernier système est auj. universellement adopte. Les raisons qui en prouvent la vérité sont : l" sa simplicité, opposée à la complication du système de Ptolémée: 2° l'analogie : toutes les planètes "tournant autour du soleil, la terre ferait seule exception; 5° la raison tirée <le l'aberration de la lumière ( \ oy. aberration) : on ne j)eut expliquer ce phénomène que par l'elfet des vitesses combinées de la terre et de la lumière. En outre, on démontre, en Mécanique, que sous l'influence de leur attraction réciproque, le soleil et la terre doivent tourner tous les deux autour du centre de gravité de leur système; et comme ce centre de gravité, à cause de la masse énorme du soleil, est situé dans l'intérieur même de cet astre, le soleil lui-même demeure à peu près fixe, tandis que la terre tourne autour de lui.
L'obliquité de l'écliptique est variable avec le temps : d'abord le phénomène de la nulalion lui fait éprouver une variation périodique de 4" en moyenne, eu plus ou «n moins, dans l'espace de 18 ans 1/2. Elle est d'ailleurs soumise à une diminution constante de 48" par siècle. Toutefois, d'après les calculs de Lagrange et de Laplace, la diminution totale de l'obliquité de l'écliptique ne peut dépasser 2° 42'. après quoi cette obliquité augmentera de nouveau. Diverses mesures de l'obliquité de l'écliptique ont été faites par les anciens, notamment par Hipparque, ■et plus tard par les astronomes arabes, sous le kalifat d'Al- Mamoun [831 ap. J.-C.1. Ils la fixèrent à 23» 35'.
On nomme axe de l'écliptique le diamètre de la sphère céleste perpendiculaire au grand cercle de l'écliptique; les deux «xirémités de ce diamètre en «ont les pôles. Le pôle boréal de l'écliptique. autour duquel le p<Me l)orcal céleste décrit dans l'espace de 26000 ans, en vertu de la préces- «ion des éqninoxes, un cercle de 23» 28' de rayon, se trouve dans la constellation du Dragon.
bCLISSE (du préf. ê, p. es, et de l'anc. haut-allem. kliozan, fendrei. Ce mot désigne proprement tout bois plat et
mince servant à faire des ouvrages légers {Voy. clisse).
Les Luthiers nomment éclisses les côtés des violons! des altos, des basses, etc. : ce sont des planches minces et courbées qui forment l'épaisseur de ces instruments, et sur lesquelles reposent la table et le fond. — En Chirurgie, Eclisse est synonyme A' Attelle. Voy. ce mol.
ÉCLOGITE'(du'gr- ÈxÀoyi^,, choix), roche composée de grenat et d'un pyroxène vert, lomphazite. Elle est d'un vert plus ou moins foncé, et renferme de nombreux minéraux accessoires. On la trouve en Bavière, dans l'île de Syra, dans l'île de Croix en Bretagne, etc.
ÉCLOSION DES ŒCFS. Voy. œcf, incubation et pisciculture.
ÉCLUSE (du lat. exclusus, exclus, fermé', clôture faite sur une rivière, sur un canal, pour retenir ou lâcher les eaux à volonté. On étend ce nom à un bassin construit entre deux biefs ou parties de canal de niveaux diflerents, que ce bassin est destiné à faire communiquer : l'intérieur d'une écluse de ce genre s'appelle le sas; les murs en sont les bajoyers ; elle est fermée à ses deux extrémités par des portes qui, ayant un peu plus de largeur que le sas, s'arc-boulent l'une contre l'autre et présentent au courant supérieur un angle aigu, ce qui augmente leur force de résistance. Elles sont manœmTées latéralement à l'aide d'une roue dentée; mais avant de les ouvrir on fait passer lentement, au moyen des vannes dont elles sont munies, l'eau du bief supérieur dans le bassin, just^u'à ce que celui-ci soit au même niveau. On ouvtc ensuite les vannes des portes situées à l'autre extrémité pour ramener le niveau du bassin au niveau du bief inférieur. Au contraire, dans les écluses dites de chasse, destinées, p. ex., à déblayer l'entrée d'un port, on donne issue à l'eau supérieure avec toute la rapidité possible pour que le courant puisse entraîner les vases, les sables ou les galets.
L'invention des écluses ne remonte pas au delà du XV» siècle : elle est due à deux mécaniciens de Viterbe on Italie, dont le nom est inconnu. Voy. c.k'sal.
ÉCOBUAGE ou brûlage, opération d'Agriculture qui consiste à écrouler avec Vécobue, espèce de pioche recourbée en forme de houe, la couche superficielle d'un terrain, à soumettre à l'action du feu la partie ainsi enlevée avec les végétaux qui la couvraient, et à répandre sur le sol les produits de la combustion. L'écobuage est une opération de défrichement qu'on pratique surtout pour la mise en culture des fonds marécageux et tourbeux, des landes incultes, des bois d'essarts, enfin de tous les sols qui sont acides et qui contiennent une forte proportion de débris végétaux.
ÉCOINÇON ou écoiNsox. On appelle ainsi : 1» une pièce de maçonnerie ou de menuiserie qui dissimule les angles que forment les parois d'une chambre ; 2» la pierre qui fait I encognure d'une porte ou d'une fenêtre ; 3» un meuble triangulaire qu'on place dans les angles d'un appartement. ^
ÉCOLÂTRE [à'école't. ecclésiastique qui dirigeait l'école ordinairement attachée à la cathédrale, et qui plus tard fut chargé d'exercer une surveillance sur les maîtres d'école du diocèse : on l'appelait aussi scolastique. capiscol, etc.
ÉCOLE (du lat. schola. du gr. T/OK-f,]. Dès la plus haute antiquité, il y eut des écoles publiques chez les
[leuples civilisés, chez les Égyptiens, i-nez les Pei-ses, dans a Grèce, en Italie. Celles d'Athènes étaient célèbres : on y apprenait à lire et à écrire aux enfants, puis on leur enseignait la granunaire. la poésie et la musique, qui comprenait les divers arts: Homère y était particulièrement lu. Des rhéteurs grecs fondèrent à Rome des écoles de rhétorique, de grammaire et de philosophie. Les Romains, à leur tour, établirent des écoles municipales en Espagne, dans la Gaule, en Germanie et dans la Grande-Bretagne. Ces écoles avaient disparu vers la fin du v* siècle : mais le christianisme les remplaça aussitôt par les écoles dites épiscopales, parce que chaque siège épiscopal avait la sienne, et par les écoles monastiques, formées dans les cloîtres. A la fin du viii» siècle, Charlemagne releva l'éclat des anciennes écoles et en créa de nouvelles ; il en institua une, entre autres, dans son propre palais, qui. pour ce motif, fut appelée école palatine. Aux ii« et xii' siècles, ces écoles, fort multipliées, firent place aux classes et aux collèges, et le nom d'école ne fut plus guère doimé qu'à des établissements d'instruction spéciale.
ÉCOLE CTRÉ.'(AlQnE, CTKIQUE. Voy. CTRÉ.VAÏQCE, CTKIQCE.