ÉCRIVAIN
qui seul rcsiste à la chaleur. L'écrevissc vil, le jour, cacliée consonne de leur idiome. Par leurs relations commerciales, sous les pierres ou dans des trous, et n'en sort que le soir | ils propagèrent leur invention dans une grande partie du pour cliercher sa nourriture, qui consiste en larves d'in- } monde. De là naquirent les alphabets usités chez les Hcsectes. mollusques, petits poissons et chair corrompue ; elle ; breux, dans la Grèce et l'Italie, en Espagne, chez les Ger-
.1 j^ .„.. „i.,„.,a ar.,„;<» . ^Kn, inc ^«-^..icc^c ..,.Afoc i maitts ct Ics SUvcs, avant leur conversion au christianisme,
dans l'Arabie et la Libye, enfin dans l'Inde, dont le plus ancien alphabet, le màgâdhi, rattaché par Alb. Weber à la source phénicienne, a donné naissance à une foule de dérivés. — Consulter Fr. Lenormant, Inlroduclion à vit mémoire sur la propagation de l'alphabet phénicien dans l'ancien monde (1867), etc.
Chez les Grecs et les Romains, on écrivait couramment avec un poinçon appelé style sur des tablettes de bois enduites de cire. On mettait au net les actes, les lettres et les ouvrages sur du papyrus ou du parchemin, matières remplacées à la fin du moyen âge par le papier de coton et le papier de chiffe ; l'instrument était un roseau eflllé et fendu à la pointe [calamus), auquel on substitua la
fliime vers le ix* siècle: on employait ordinairement encre noire pour le corps des écrits et l'encre rouge faite de cinabre pour les titres et les capitales ( Y'oy. insckiption,
MANUSCRIT, STTtE, RUBRIQUE, etC.) PoUC le grCC, IcS
diverses espèces d'écriture furent successivement : la capitale, composée de majuscules; Vonciale [Voy. ce mot); la mitiuscule des tachygraphes et la minuscule liée des calligraphes au x' siècle. Pour le latin et le français : la capitale, Vonciale, la minuscule proprement dite et la minuscule diplomatique, la cursive (écriture expéditive et usuelle), hmixte (qui empruntait ses lettres à la fois à la majuscule, à la minuscule et à la cursive) ; on distingue en outre deux époques, l'une du iv siècle au ïii' siècle et l'autre du xnr siècle au xvi« (où les lettres
frennent des formes improprement appelées gothiques). 1 faut y joindre les sigles, les notes tironienncs, les abréviations proprement dites, les monogrammes et les sceaux ( Voy. diplomatique, paléographie, abréviations, etc). Vov. en outre : Herm. Hugo, De prima scribendi origine (1/38); Asile, Origin and progress of writing (1784) ; Fortia d'Urban, Essai sur [origine de t écriture [1852) ; Klaprolh, Origine des diverses écritures de l'ancien monde (1832) ; L. de Rosny, Recherches historiques et philosophiques sur l'écriture des différents peuples anciens et moiaer nés (1857-58\ etc.
En Calligraphie, on distingue auj. différentes sortes d'écritures, selon la forme donnée aux lettres ; les principales formes d'écriture cursive usitées en France sont : la ronde, dont la pente est à gauche et les traits assez grands; la bâtarde, qui est presque droite ; la gothique, qui approche de la forme carrée; la coulée, l'expédiée, inclinées et liées; enfin l'anglaise, dont la pente à droite est très inclinée et les traits fort déliés : cette dernière tend à se substituer à toutes les autres. On trouvera des exemples des diverses écritures dans le Trésor calligraphique gravé par Piquet et dans le recueil d'Ecritures anciennes et modernes de MidoUe (1840).
Ecriture abrégée. Voy. sténographie.
Ecriture secrète. Voy. cryptographie.
ÉCRITURE SAINTE. Voy. BIIILE.
écritures, terme de Commerce, qui désigne les livres et registres d'un négociant. Pour faire foi de la vérité des opérations, les écritures doivent être tenues au courant, jour par jour. Le Code de commerce déclare banqueroutier frauduleux tout commerçant failli qui aura suppose des dettes passives et collusoires en faisant des écritures simulées. — On appelle écritures de banque les billets que les commerçants, banquiers, etc., qui ont des comptes en banque, se donnent réciproquement pour opérer des transferts. — En termes de Marine, on appelle écritures les papiers, registres, passeports, etc., qui se trouvent dans un navire, et qui peuvent donner des éclaircissements sur les qualités des passagers et des marchandises qui composent la cargaison.
On distingue, en Droit, les E. authentiques, qui émanent d'un fonctionnaire public, et les E. privées, qui émanent des simples particuliers ( Voy. actes faux, approdatios et VÉRIFICATION d'écriture). — En termes de Pratique, les écritures sont les procédures faites par écrit pour l'instruction d'une cause.
ÉCRIVAIN [d'écrire). On nomme expert écrivain un maître d'écriture assermenté près d'un tribunal.
Avant l'invention de l'imprimerie, les écrivains ou copistes, appelés calligraphi chez les Grecs, librarii chei
change de lest chaque année : chez les écrevisses prêtes à muer, on trouve sur les côtés de l'estomac deux concrétions pierreuses nommées yeux d'écrevisses, qui étaient employées autrefois en médecine. La femelle est très féconde : elle pond 50 ou 40 œufs, qui restent fixés par un pédicule aux (ilamcnls de ses fausses pattes. Cet animal fournit un aliment très nourrissant; on sert les écrevisses en buissons sur les meilleures tables.
On prend les écrevisses avec des péchettes : ce sont de petits filets qu'on maintient au fond de l'eau par un morceau de plomb et qui sont attachés comme un plateau de balance au bout d'une petite perche : on les amorce avec un morceau de viande et on en place plusieurs à peu de distance l'un de l'autre. On prend aussi les écrevisses à la main, en fouillant les trous où elles se cachent, ou au moyen d'un fagot de menu bois dans lequel on met de la viande, et que l'on retire lorsque les écrevisses y ont pénétré.
ÉCREVISSE (signe DE l'). Voy. CANCER.
ÉCRIN 'du lat. scrinium), petit coffret destiné à renfermer des pierreries et des bijoux. Au moyen âge, écrin était synonyme de coffre, de caisse, de carton, de layette, etc.
ÉCRIRE FACULTÉ d). Voy. APHASIE.
ÉCRIT ANONYME. Voy. ANONYME et MENACES.
Droit écrit. Voy. droit.
ÉCRITURE du latin tcriptura, de scribere, écrire), art de représenter la pensée par des caractères ou signes visibles. On distingue VE. idéographique, exprimant les idées elles-mêmes, et l'E. phonétique, représentant les sons dont les mots se composent. A la première appartiennent les chiffres araljes, les signes symboliques de l'algèbre, etc. Les caractères alphabétiques constituent la seconde : un petit nombre de signes y suffit pour exprimer les diverses articulations de la voix.
Chez fous les anciens peuples, l'écriture a été d'abord idéographique, puis est devenue phonétique par des transformations graduelles. On distingue à cet ég^rd trois systèmes principaux :
1" Ecriture cunéiforme, employée pour le chaldéen, l'ass\Tien, l'arméniaque (du ix' au "vu" siècle av. J.-C), le susièn et le mède. Inventée par les Touraniens, elle fut d'alxird composée d'images, d objets matériels, puis remplaça l'image par quelques traits, enfin devint purement cunéiforme, c.-à-d. que tous les signes furent ramenés à une combinaison de traits en coin (en lat. cuneus). Ce coin n'est autre chose que le sillon tracé avec un style triangulaire dans les tablettes d'ai^ile molle qu'on faisait ensuite sécher pour tenir lieu de manuscrits. De ces signes, les uns sont représentatifs, d'autres sont symboliques, d'autres enfin, et les plus nombreux, sont phonétiques et représentent une syllabe entière. Ils forment deux alphabets : le iouranien ou médo-scythique et Yassyrien. Un second système d'écriture cunéiforme, propre à la Perse (alphabet iranien), parait originaire de la Bactriane : il fut d'abord syllabique ; mais dans les inscriptions des Achéménides il est purement alphabétique. — Consulter Fr. Lenormant, Manuel d' histoire ancienne de l'Orient, Maspero, Histoire ancienne des peuples de l'Orient. Voy. cunéiformes (caractères).
2' Ecriture égyptienne. L'E. hiéroglyphique comprend deux sortes de caractères, les uns idéographiques (soit figuratifs de l'objet même, soit s\Tnboliques), les autres
Clionétiques (représentant soit des svîlabes, soit des lettres). E. hiératique, employée dans les manuscrits, est une abréviation cursive des "hiérogh-phes. L'E. démotique, inventée vers le vii« siècle avant J.-C, est plus abrégée encore. — La valeur de ces divers signes a été découverte par Champollion, et les monuments de la langue égyptienne qu'on interprète à l'aide du copte, ont été explimiés par ses travaux et par ceux de MM. Lepsius, Bircn, Brugsch, Ch. Lenormant. Ampère, de Rougé, Mariette, Chabas, Maspero, etc. Voy. hiéroglyphe.
5" Ecriture phénicienne. Les Phéniciens complétèrent l'œuvre des Egyptiens en répudiant toute trace d'idéographisme. en supprimant les valeurs syllabiques et en ne représentant que des voyelles et des consonnes. Ils formèrent leur alphabet en choisissant, parmi les lettres de l'écriture hiératique égyptienne, 22 caractères dont chacun devint le représentant iuvariable d'une voyelle ou d'une