‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 537 sur 1729 · ÉDITEUR · texte numérisé non relu

ÉDITEUR

fusion, etc. Par suite, on a donné le nom A' écume à la salive mousseuse du cheval, des chiens enragés, etc. Ecumes printanières. Voy. crachat de coucou. ÉCUME DE MASGANÈSE, variété de wad {Voy. ce mot). ÉCUME DE MEH. On donne ce nom : 1* à une variété blanche et légère de Magnésile {l'oy. ce mot), avec laquelle on fait des pipes très recherchées ; — 2° à un composé de plantes marmes et de poh-piers que les vagues jettent sur le rivage et dont on se sert pour fumer les terres ; — 5° à une espèce de polype du genre Aljcon.

ÉCUREUIL (du gr. oxîojpoî), bciurns. genre de Mammifères, de l'ordre des Rongeurs, type de la famille des Sciuriens. Ce sont de petits animaux de forme gracieuse, à taille légère, à queue longue, touffue, disposée en panache et relevée sur le dos ; aux oreilles petites, droites et terminées par des pinceaux de poils soyeux. Ils se dressent pour manger et se servent fort adroitement de leurs pattes de devant pour porter leurs aliments à leur bouche : celleci est armée de deux incisives aiguës à chaque mâchoire. L'écureuil est remarquable par son agilité : il passe sa vie sur les arbres, sautant de branche en branche et grimpant en un instant au sommet le plus élevé ; à terre, il ne marche que par bonds. Dans l'état de liberté, il amasse pour l'hiver des provisions de noisettes et de glands, et il a l'instinct de les répartir en plusieurs cachettes, qu'il sait parfaitement retrouver, même sous la neige. Il s'apprivoise aisément et vit volontiers en cage ; il porte une odeur fade et musquée, néanmoins sa chair est assez bonne. — Sotre E. commun (S- vulgaris] a le dos roux et le ventre blanc. Dans le >'ord, cette couleur se change, pendant l'hiver, en un beau cendré bleuâtre qui constitue le petit- ?ris des fourreurs. Parmi les autres espèces, on remarque E. des Alpes et des Pyrénées (S. alpinus), d'un brun très foncé; \'E. de la Caroline (S. ctnereus), d'un gris cendré et plus grand que l'espèce commune: l'E. à mas-

2ue (S. capistratus), gris de fer. à tète noire et museau lanc; r£. de Malabar {S. wiaximu»), qui a la taille d'un chat, etc. L'£. volant ou Polatouche, animal nocturne qu'on trouve en Russie et au Canada, possède une sorte de parachute formé entre ses jambes par un repli de la peau, il peut, conune le Phalanger volant, faire de grands sauts en allant d'arbre en arbre, et même se soutenir quelques instants dans l'air.

ÉCURIE de lanc. ht-allem. skiura, étable). Une bonne écurie doit être située dans un lieu sec, jouissant d'un air libre, exposée au levant, facilement aérée pour l'été et à l'abri des vents d'hiver. Le joiu" doit venir d'en haut et frapper sur la croupe des chevaux, jamais sur les yeux. On doit y entretenir une grande propreté, enlever souvent le fumier et ménager un facile écoulement aux urines. Une écurie est dite simple quand il n'y a qu'un rang de chevaux, double quand il y en a deux ; dans ce cas, le mieux est de disposer les deux rangs de chevaux sur les côtés, en laissant une allée médiane pour le service. On donne aux chevaux leur nourriture sur le râtelier, espèce d'échelle oblique placée un peu au-dessus de la tête et qui reçoit le foin et la paille, et dans la mangeoire, espèce d'auge un peu évasée où l'on dépose le son, l'avoine, etc. On sépare les chevaux les uns des autres : dans les écuries ordinaires, à l'aide dune pièce de bois suspendue horizontalement par deux cordes ; aans les écuries bien tenues, par une cloison en planches plus élevée du côté de la tète que vers la croupe : l'espace compris entre les deux cloisons s'appelle stalle. La place nécessaire a un cheval est. en longueur, de 4" à 4'",o0; en largeur, de ["".SO à l^.SO; en hauteur, de 5 ou 4". Une écurie peut également renfermer un ou plusieurs box, espace d'environ 5°" sur 5", fermé des 4 côtés où le cheval n'est pas attaché et peut se tourner à volonté.

ÉCUSSON (d'écu). Au moyen âge, ce mot désignait une sorte d'écu pointu par le bas et particulier à la petite noblesse. — En Blason, Vécu est un petit écu placé sur le grand. On le confond trop souvent avec l'écu proprement dit. Placé au milieu du champ, il s'appelle Véctisson en abime. — On donne aussi le nom à'écussons aux armoiries peintes que l'on append devant la porte ou aux piliers des églises, dans les fêtes solennelles et les services funèbres.

En Zoologie, on nomme écusson : 1° une pièce triangulaire située à la partie dorsale du corselet des insectes, en arrière du prothorax et au côté interne de la naissance des élylres ; 2" une pièce calcaire située sur le dos de la co- I quille de certains mollusques, et ordinairement séparée

par une ligne plus ou moins tranchée ; 3* diverses pièces cornées existant sur les pieds ou aux tarses de certains oiseaux.

En Horticulture, un écusson est une petite plaque d'écorce, munie d'un bourgeon, que l'on enlève à un individu pour l'introduire sous l'écorce d'une autre plante préalablement incisée en T. C'est ce que l'on appelle li greffe en écusson. l'oy. greffe.

ÉCUYER (du b.-lat. scutarius, de scutum, écu). Ce mot, primitivement , désignait un gentilhomme chargé de porter Vécu d'im chevalier; il fut ensuite appliqué à un office de cour et devint un titre de noblesse (Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.). Auj., en France, il ne se dit plus guère que de celui qui dresse les chevaux au manège, et qui enseigne l'éauitation. Voy. équitatiox.

On donne aussi le nom d'écuyers aux faux bourgeons qui poussent au pied d'un cep de vigne, ainsi qu'aux jeunes cerfs qui suivent de vieux cerfs.

ECZÉMA (du gr. Ix^E fia, ébuUition), affection de la peau, assez voisine de V impétigo ( Voy. ce mot), est caractérisée par l'éruption de vésicules très petites, agglomérées et formant des plaques larges et irrégulières, avec fourmillement et chaleur à la peau : de ces vésicules, les unes disparaissent par la résorption du liquide qu'elles contiennent, les autres sont suivies d'une légère excoriation avec exhalation séro-purulente et formation de squames : d'où les dénominations, suivant les formes, d'eczéma sec, fendillé, humide, squameux. La malpropreté, l'emploi journalier de substances irritantes (gale des épiciers), peuvent donner naissance à l'eczéma; parfois aussi il naît spontanément. Les diarrhées, les bronchites alternent souvent avec l'eczéma. Comme traitement on emploiera au début les bains émollients, les poudres de bismuth, etc. Les croûtes seront détachées à l'aiae de pansements humides légèrement antiseptiques, ou par l'enveloppement dans une toile de caoutchouc. Dans les formes chronioues, l'arsenic est utilisé, ainsi que les eaux d'Uriage, de Plombières.

EDDA, recueils de la Mj-thologie Scandinave. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

ÉDELFORSE. silicate de chaux r2Ca0.3SiO'], en masses fibreuses d'un blanc grisâtre, d'.-Edelforss en Suède.

ÉDENTÉS (c.-à-d. privés de certaines dents), ordre de Mammifères qui ont pour caractère commun la similitude à peu près complète de leur» dents, lesquelles sont, lorsqu'elles existent, uniradiculées et uniformes. Leur corps a souvent pour tégument ime cuirasse d'écaillés unguiformes. entuilées les unes sur les autres. La disposition du squelette et la conformation de quelques organes internes font des Edentés les plus inférieurs des Mammifères : ils appartiennent tous à Pancien continent. — Cet ordre se partage en cinq familles : les Paresseux, les Tatous, les Oryctéropes, les Fourmiliers et les Pangolins. Il comprend en outre plusieurs espèces éteintes : le Mégathérium, le Mylodon, le Glyptodon, etc.

EDILITÉ (du lat. œdilitas], magistrature des édiles {Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.). — En France, ce mot désignait, avant 1789, la police de voirie {Voy. ce mot) ; auj. on l'emploie quelquefois pour désigner l'autorité mumcipale.

ÉDINGTON ITE, silicate d'aluminium et de baryum hydrate, en cristaux quadratiques; extrêmement rare, se trouve à Kilpatrick en Ecosse.

EDIT ;du lat. edictum). Chez les Romains, ce mot signifiait la citation qui appelait les citoyens devant la justice, et les règlements faits par certains magistrats, tels que les édiles et les préteurs, pour être observés pendant le temps de leur magistrature. Les Edits du préteur furent codifiés sous Hadrien par le jurisconsulte Salvius Julianus. — On appelle aussi Edits les constitutions portées par les empereurs sur des objets d'utilité générale.

En France, avant 1789, on appelait spécialement Edits les ordonnances qui s'appliquaient à des matières particu- Uères. Les édits étaient signes par le roi, visés par le chancelier, scellés du grand sceau de cire verte sur des lacs de soie verte et rouge : ils étaient, en outre, vérifiés et enregistrés par les parlements {Voy. enregistrement). — Pour la liste des principaux édits, anciens ou modernes, voy. le Dict. d'Htst. et de Géogr.

ÉDITEUR (du lat. editor). On entend par ce mot : 1° l'homme de lettres ou le savant qui revoit et publie les ouvrages d'un autre, ou même qui revise les siens prrpres; 2" le Dbraire qui publie à ses frais l'ouvrage d'un auteur.

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