ÉGLISE
EFFONDREMENT. Les g(5oIogues aflmcttont que des compartiments entiers de l'écorce terrestre, limites jwr de gi-aiulcs ligiics de fracture, s'eirondrcnt par rapport aux région» environnantes. C'est à des effondrements de ce genre que sont dues de nombreuses vallées, comme la vallt'e du Rhin, dans sa partie comprise entre Bâic et Bin'cn. la vallée du Jourdain; la mer Rouge elle-même parait située sur l'emplacement d'une vaste bande de terrain affaissé, limitée par deux lignes de fracture parallèles. Dati? d'autres cas, les affaissements sont circulaires, plus souvent encore ils affectent de grandes surfaces et sont dus à <ics réseaux de cassures plus compliques : tels sont les affaissements ou effondrements qui. à l'époque pliocène, ont déterminé la formation de la Méditerranée.
EFFORT A'efforcei-). En Phvsiologic, on nomme ainsi toute contraction musculaire, plus ou moins forte, qui a pour objet soit de résister à une puissance extérieure, soit d'accomplir une fonction naturelle [Voy. cause). — En Mécanique, effort est synonyme de force. Voy. ce mot.
EFFORT (sentiment d'). Dans la philosophie de Maine de Biraii. c'est par le sentiment de l'effort musculaire que nous prenons conscience de notre existence et de l'existence des ciioses extérieures. — Auj. on discute fort la Question de savoirs! ce sentiment consiste dans la notion du déplacement accompli par nos muscles, ou dans la volonté du déplacement à accomplir, s'il est, en un mot, postérieur ou antérieur au mouvement réel des muscles.
EFFORT, mot par lequel on désigne vulg. une douleur vive qui se pro<iuit à la suite de la contraction trop brusque d'un muscle, comme celle que l'on ressent dans les rcitis quand on fait effort pour soulever un poids trop lourd : on dit aloj-s qu'o/j s'est donné un effort, qu'on a un effort de reins. — Voy. hernie.
En Hip|)ologie, l'effort de la hanche ou dissension de j'arliculalion coxo-fémoralc s'appelle allonge : c'est une cause de boiterie (Voy. ce mot). — Efforts de tendons, ou nerf-fémres, distensions tendineuses du canon, se produisant aux membres antérieurs. Ce sont des déchirures partielles provenant d'efforts violents dans la locomotion foirée. — Effort de reins, entorse de la colonne vertébrale, provenant d'une chute ou d'un trop fjprt chargement; il en résulte une boiterie des membres (wsléricurs.
EFFRACTION (du lat. effractio). Le Cotle pénal (art. 393)
Snalilie de ce nom tout forcement, rupture, dégradation, érnolilion. enlèvement de murs, toits, planchers, portes, feiièlrcs, serrures, etc., servant à fermer le passage, et de toute espèce de clôture, quelle qu'elle soit. L'effraction ej:li-rieure est celle à l'aide de laquelle on s'introduit dans les maisons, cours, basses-cours, enclos ou dépendances, etc. ; l'effraction intérieure, celle qui est faite aux jKtrtes ou clôtures du dedans, aux armoires et autres meubles fermés. L'effraction jointe au vol devient une circonstance aj^ravante : elle était autrefois punie de mort ; auj. elle emporte la peine des travaux forcés à perpétuité ou à temps. Dans les autres cas, elle est punie comme simple bris de clôture. Voy. bris.
EFFRAIE [A' effrayer), Strix, subdivision du genre Chouette, renferme des oiseaux de proie nocturnes, caractérisés par leur bec crochu, leur dos nuancé de fauve et de cenaré ou de brun, moucheté de points blancs et noirs, leur ventre brun ou fauve. L'Effraie commune [Strix flammea], vulg. Fresaie et Chouette des clochers, un peu plus grosse que le pigeon, est très répandue en France, et vit dans les tours et les clochers. Elle se nourrit de chauves-souris, de rats, de musaraignes et d'insectes. Son cri est un son aigu, entrecoupé de bruissements réitérés. Colle voix plaintive a, dans le silence de la nuit, quelque chose de sinistre : de là sans doute le nom d'effraie. EFFRITEMENT (du préf. privatif ef, pour es, et de
fruit . nom donné, en Agriculture, à l'épuisement et à ap|iauvrissemenl du sol, produit par des lavages répétés qui lui enlèvent les principes propres à la végétation, par la culture trop prolongée des mêmes plantes ou des plantes de même nature, ou par des lalx)urs trop fréquents. — Les Salpèlriers désignent par ce mot l'état d'une terre lessivée jnsi|u'à perte de toutes ses parties solubles, ce qui lui donne l'apparence d'une masse sans cohésion.
EGAGRE. Chèvre sauvage. Voy. chèvre.
ÉGAGROPILES. Voy. bézoaro.
ÉGALITÉ du latin aîi/Mrt/i/as' , terme de Mathématiques. h'éfjalitè se définit pour chaque espèce de grandeur. Par ex., deux segments de droite, deux angles sont égaux si
Ml peut les amener à coïncider ; la définition doit être réciproque et telle que deux grandeurs égales à une troisième soient égales entre elles. — En Arithmétique et en Algèbre on appelle égalité une façon d'écrire que deux nombres sont égaux: par ex., 5 = 2 + 3; a* — b'^=îa-\-b] [a — b) sont des égalités; une égalité a deux membi-es, le premier et le second ; dans 5 ^ 2 -f 5, le premier membre est 5, le second 2-}- 3. Voy. éqcivalesce, éqcatiox et propoo-