TION
ÉGALrrÉ. Tous les hommes ont la même nature physique, les mêmes facultés de l'âme, ce qui établit l'unité et la solidarité du genre humain {Voy. fraternité). Il en résulte que, d'après la Morale et le Droit naturel, tous les hommes ont les mêmes devoirs et les mêmes droits ; que, par conséquent, ils doivent être égaux devant la loi, ce qui exclut tout privilège. A cette égalité formelle ou juridique, certains utopistes [Niveleurs, Egalitaires, etc.) ont voulu joindre l'égalité matérielle, c-à-d. l'égale répartilion de tous les biens sociaux entre les différents individus (Foi/. PROPRIÉTÉ, socialishe). Mais, si tous les membres de la société peuvent prétendre à ce que les conditions nécessaires leur soient fournies pour développer leurs facultés (l'éducation et l'instruction') et pour acquérir les moyens de satisfaire les besoins de la vie matérielle {liberté de l'industrie, etc.), il faut aussi reconnaître que les buts particuliers poursuivis par les membres de la société sont différents, que cette différence de fonctions, correspondant à celle des aptitudes et des goûts, exige une différence dans les moyens et que l'inégalité des hommes dans leur développement rend ainsi impossible l'égalité des biens. — La question de l'origine de Vinégalité des hommes a donné lieu à des théories très diverses : les uns la cherchent dans la nature propre de l'homme (Aristote), dans la différence des races (Courtet de l'Isle), dans l'influence du climat (Montesquieu, Ch. Comte), etc. ; les autres, dans rétai)lissement de la société (J.-J. Rousseau), dans des faits historiques et économiques, comme le régime des castes, l'esclavage, la féodalité, le paupérisme I (Voy. ces mots). Celte dernière forme de l'inégalité des hommes peut être considérée comme l'héritage que les in-
f'uslices du passé et sa défectueuse organisation "sociale ont égué à notre époque. Il faut que la Politique et l'Economie politique trouvent les moyens d'assurer à tous les hommes les conditions nécessaires à leur développement physique et moral, en tant que ces conditions dépendent de la société entière : sans cela , non seulement la justice n'est pas satisfaite, mais la constitution même de la société reste exposée à des crises périodiques.
ÉGÉRANE, var. d'roocBASE.
ÉGÉRIE, 13' petite planète, trouvée le 2 nov. 1850 par de Gasparis, à Naples. Voy. planètes.
ÉGIDE, cuirasse. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
ÉGILOPS. Voy. £gilops.
ÉGINE, 91^ petite planète, trouvée le 4 nov. 1866 par Borrelly, à Marseille. Voy. planètes.
ÉGIPANS, divinités des montagnes et des bois, qui formaient le cortège du dieu Pan.
ÉGLANTIER (p. aiglantier, du lat. aculeus, aiguillon], Rosa canina, Cynorrhodon, espèce du genre Rosier, appelée aussi Rosier sauvage. Rose de chien, arbrisseau à fortes épines, à feuilles alternes, composées de 7 folioles ovales et dentelées ; à fleurs blanches ou d'un rose pâle ; à faux fruits charnus, en forme d'olive, d'un rouge éclatant, contenant à l'intérieur les fruits véritables qui sont des akènes. L'églantier pousse dans les haies, les forêts, sur le bord des chemins. On fait avec ses fruits confits dans l'eau-de-vie une liqueur agréable et ime conserve qu'on emploie comme Ionique et astringent.
ÉGLANTINE, fleur de l'Eglantier, n'est qu'une rose simple. Elle fait partie des fleurs décernées aux poètes chaque année aux Jeux floraux de Toulouse : c'est le prix réservé au discours.
ÉGLÉ, 96» petite planète, trouvée le 17 fév. 1868 par Coggia, à Marseille. Voy. planètes.
ÉGLISE (du gr. èxxX7)TÎa). Ce mot, qui, chez les Grecs, se disait de toute assemblée, a clé spécialement appliqué depuis la naissance du Christianisme à la société des fidèles [Voy. ÉGLISE au Dict. d'Hist. et de Géogr.). — Il se dit aussi de l'édifice où les fidèles se réunissent pour le culte. En ce dernier sens, il désigne spécialement les monuments consacrés au culte catholique ; le mol temple s'applique de préférence aux édiûceâ consacrés au culte réformé. La