ÉLÉMI
ÉLEUTHÉRATES
les formes diverses d'une même substance : par le froid, le feu (dont Vclher est la partie la plus subtile) se change en air, l'air en eau, l'eau en terre; la cliaLar produit l'eirol contraire. Dans cette dernière théorie, Vair, Veau et la terre représentent ce que les modernes appellent corps solides, liquides et gazeux ; Yéllier correspond à la matière impondérable. Voy. matière.
La Cliimie moderne entend par élément tout corps simple et indécomposable. Dans 1 état actuel de la science, ces éléments sont au nombre de 64, savoir : aluminium, antimoine, argent, arsenic, azote, baryum, bismuth, bore, bronM\ cadmium, calcium, carlwne, cérium, césium, chlore, chrome, cobalt, cuivre, didyme, erbium, étain, fer, lluor,
f;lncinium ou béryllium, hydrogène, indium, iode, iridium, antliane, lithium, magnésium, manganèse, mercure, molybdène, nickel, niobium ou pélopium, or, osmium, oxygène, palladium, phosphore, platine, plomb, potassium, rhodium, rubidiimi, rutiienium, sélénium, silicium, sodium, soufre, strontium, tantale ou columbium, tellure, terbium, thallium, thorium, titane, tungstène, uranium, vanadium, yttrium, zinc, zirconium.
En Physique, on donne le nom ^éléments aux couples qui entrent dans la composition d'une pile volta'ique. Voy. pile. En Aslionomie, on entend par éléments de l'orbite d'une planète certaines données dont la connaissance suffit pour (lélerminer la position de cette planète dans l'espace. Ce sont : 1" la longitude du nœud ascendant ; 2° l'mclinaison du plan de 1 orbite sur le plan de l'écliptique (ces deux éléments déterminent la position du plan de l'orbite) ; 3° la longueur du demi-grand axe de l'ellipse, c.-à-d. la distance moyenne de la planète au soleil, ou la durée de la révolution sidérale dont la connaissance équivaut à celle du demi-grand axe d'après la 3* loi de Kepler ; 4» l'excentricité, c.-à-d. le rapport de la distance des foyers au grand axe (ces deux éléments déterminent la forme et les dimensions de l'orbite) ; 5° la longitude du périhélie, qui détermine la position de l'orbite dans son plan ; G" la longitude moyenne de l'époque, c.-à-d. la longitude moyenne de la planète à une époque déterminée. Voy. planètes.
ÉLÉMI, gomme résine dont on distingue deux espèces : ■1° \'E. oriental ou E. vrai, qui est fourni par un arbre de la famille des Térébinthacées ; il nous venait de Ceylan et d'Ethiopie, mais on ne le rencontre plus auj. dans le commerce; 2° VE. ordinaire occidental ou d'Amérique, qui est fourni par divers arbres, Vlcica icicariba, VAmyris elemifera, le Canarium zcphirinium : cette sorte est le type des élémis actuels, elle nous vient du Brésil et de Manille. L'élémi entre dans la composition de plusieurs onguents et vernis [baume de Fioraventi, d'Arceiis, styrax, etc.).
ÉLÉOCARPUS, Elœocarpus, g.-type de la famille des Tiliacées, grand arbre des Indes orientales, dont on mange les fruits confits. Plusieurs espèces sont cultivées dans nos serres, notamment r£. cyaneus, à fleurs blanches, mais dont lo fruit en forme d'olive est d'un beau bleu indigo.
ÉLÉOCOCCA, syn. d'Alcurites, g. d'Euphorbiacées uniovulées, sér. des Jatropha.
ÉLÉOLITHE. Voy. néphélixe.
ÉLÉPHANT (du gr. zkz'-^ol:,], Elephas, genre de Mammifères, de l'ordre des Proboscidiens, caractérisés : par leur trompe, qui est un prolongement du nez et qui leur sert à saisir les objets, à soulever les fardeaux, à terrasser leurs ennemis, et par leurs dents, les unes incisives qui constituent de longues défenses et qui sous le nom A'ivoire [Voy. ce mot) reçoivent tant d'applications dans l'industrie; les autres, molaires, appropriées à un régime végétal : ces dernières, au nombre d'une ou deux paires, sont composées de lames osseuses enveloppées démail et réunies par la substance corticale ; au fur et à mesure qu'elles s'usent, elles sont remplacées par l'accroissement d'arrière en avant des molaires postérieures, ce qui fait que, suivant l'âge, l'animal a tantôt deux molaires, tantôt,une seule, de chaque côté des deux mâchoires. Les éléphants ont deux mamelles -% pectorales et cinq doigts à chaque pied : la plante forme 1 \me grosse pelote d'un tissu fibreux et élastique qui empêche ; les doigts de fléchir sous le poids du corps. On donne le i nom de barrit [barritus] au cri de l'éléphant. | 11 existe au moins 10 espèces d'éléphants fossiles : la plus
I connue est \'E. pritnigenius ou Mammouth [ Voy. ce mot) : I toutes appartiennent à l'époque quaternaire. Auj. on ne connaît plus que deux espèces d'éléphants : \'E. d'Afrique [E. afrlcanus), «i tète simplement bombée, à oreilles
grandes, aux molaires offrant des losanges d'émail, et VE. des Indes [E. indiens), à tête doublement bombée, à oreilles petites, à molaires offrant des ellipses allongées et des bords festonnés. Ce dernier est seul domestique ; encore ne se reproduit-il guère en captivité. — Les éléphants sauvages habitent de préférence les forêts humides et les lieux marécageux. Ils se tiennent par troupes nombrauses, conduites par un vieux mâle ou une vieille femelle. Ils vivent de graines, d'herbes, de feuillage et de racines. L'éléphant est un des animaux les plus intelligents ; réduit en domesticité, il obéit aveuglément à son cornac; il paraît être sensible à la musique.
Les anciens se servaient d'éléphants dans leurs combats. Les Asiatiques les emploient encore à la guerre, en même temps qu'ils s'en servent comme de bêtes de somme. — Les rois de Siam ont des éléphants blancs qu'ils logent dans un palais magnifique, et auxquels on rend une sortfr de culte. La raison de cet appareil est la croyance où sont les Siamois que l'àme du sage Kekia, auquel ils attribuent, la première idée de la métempsycose, est passée dans le corps d'un éléphant blanc.
Pour la chasse de l'éléphant, on forme dans la forêt une vaste enceinte de pieux qui se ferme par une trajjpe. On y conduit un éléphant apprivoisé que l'on fait crier; quelques éléphants arrivent, pénètrent dans la palissadc,^ et la trappe se ferme. On en prend aussi quelques-uns au moyen de grandes fosses couvertes établies sur leur passage. L'ivoire est le principal produit de la déixiuille des. éléphants ; quant à la peau, qui est fort épaisse et à l'épreuve du sabre quand elle est sèche, on en fait d'excellents^ boucliers ; les Africains font aussi grand cas de sa queue, surtout du bouquet de jwils qui la termine, la considéranL comme un talisman.
Eléphant marin, nom vulgaire du Morse et d'une espèce de Phoque. Voy. ces mots.
ÉLÉPHANT (oni)HE DE 1.'). Voy . le Dict. d'Hist. et de Géogr.
ÉLÉPHANTIASIS. On désignait autrefois sous le nom A'éléphantiasis deux maladies bien dilférentes : Véléphantiasts des Grecs, qui est une variété de la lènrc [Voy. ce mot), et Véléphantiasis des Arabes ou éléphantiasis proprement dit. Il existe, à la vérité, des états éléphanliasiques succédant dans nos pays aux ulcères variqueux à la suite de poussées de lymphangites, à la phlegmasia alba dolens ancienne. Mais on doit réserver le nom a'éléphantiasis proprement dit à l'éléphantiasis des pays chauds, ayant pour cause la pénétration dans l'organisme d'un helminthe spécial, la filaire. Cet cntozoaire jouerait un rôle, mécanique en obstruant les lymphatiques, d'où engorgement, irritation des vaisseaux et, par suite, éléphantiasis (Foi/.FiLAniosE). L'éléphantiasis vraie ou des Arabes, décrite par le médecin arabe Rhazès, a pour caractère essentiel une intumescence plus ou moins volumineuse et dure de la peau et des tissus cellulaires adipeux sous-jacents, résultant d'inflammations partielles et réitérées du derme et des vaisseaux et ganglions lymphatiques. Elle attaqueparticulièrement les membres inférieurs, qui prennent des dimensions et une configuration analogues aux jamljcs d'éléphant : d'où son nom. Cette maladie est plus fréquente dans l'âge adulte ; elle attaque également les hommes et les femmes, ne paraît pas héréditaire et n'est pas contagieuse. Elle est endémique dans les contrées marécageuses de l'Egypte, aux Barbades, aux Indes, au Japon, etc.
En Médecine vétérinaire, Véléphantiasis se rencontre assez souvent chez le cheval et présente tous les caractères de l'éléphantiasis des membres de l'homme; il siège presque exclusivement sur les pâturons et les canons des membres postérieurs.
On a combattu l'éléphantiasis par une foule de moyens, notamment : à l'intérieur, par les sudorifiques, les Ioniques, les amers, les préparations arsenicales; a l'extérieur, par la compression, l'électrisation, la ligature de l'artère principale du membre, peu usitée, enfin, dernière ressource, l'extirpation ou l'amputation des points malades.
ÉLEUSINE (nom mythologiq.), Eleusina, genre de la famille des Graminées, tribu des Chloridées : L'E. coracan est une gi-aminéc de l'Inde, haute de \ m. à 1 m. 20; son' chaume est droit, articulé, garni de feuilles grandes, raides, pileuses. Les graines servent de nourriture aux pauvres, et remplacent le riz dans les années de disette.
ÉLEUTHÉRATES (du gr. sXe-jGepoç, libre), nom donné par Fabricius aux Coléoptères [Voy. ce mot), auxquels ii assigne, entre autres caractères, des mâchoires libres.
ELEUTIiÉRIES
EÎ.LIPSE ^
ÉLEUTHÉRIES. fêtes des anc. Grecs. Voy. e Dict. d'Hisl. tt lie Géogr.
ÉLEUTHÉROOACTYLES ^du gr. èXs-jOspOî et SâxxjXo;, doigt), ordre de la classe des Marsupiaux de Guvier, com-
t)renait ceu.v de ces animaux dont les pieds ont les doigts ibres. Voy. mabsupiatix.
ÉLEUTHÉROGYNE (du gr. ÈXcûBêpoç et yuWi, femme, ovaire', se dit, en Botanique, des fleurs dont l'ovaire est libre et n'adhère point au calice.
ÉLEVAGE d'élever), se dit, en Zootechnie, de l'ensemble des opérations qui ont pour objet la multiplication et l'éducation des espèces domestiques. Voy. races, sélectiox, etc.
ÉLÉVATEURS ^McsctES), muscles destinés à élever certaines parties : il y a VE. de l'œil,de la paupière, de la lèvre, i'ic.
ÉLÉVATION (du lat. elevatio). En Géométrie pratique, on appelle élévation d'un bâtiment la projection de la façade de ce bâtiment sur un plan vertical parallèle à celte façade. L'élévation sert avec le plan et la coupe à représenter rigoureusement tous les détails du bâtiment.
En Liturgie, on appelle e/éua<JO« cette partie de la messe où le prêtre élève successivement la sainte hostie et le calice, après la consécration, jwur faire adorer au peuple le corps de Jésus-Christ. Cette cérémonie date du xi" siècle : elle fut introtluite dans l'Eglise latine, après l'hérésie de Bérangcr, comme une profession plus éclatante du dogme de la présence réelle qu'il avait attaqué.
Elévations, se dit aussi d'élans de l'âme vers Dieu et de prières propres à exprimer ces sentiments : Bossuet a composé des Elévations à Dieu sur les mystères.
ÉLÉVATOIRE, instrument de Chirurgie. Voy. trépas.
ÉLÈVE DE MARIXE, ÉLÈVE COSSCL, CtC. Voy. ASPIRANT, CON-
scL. etc.
ÉLEVURES (d'élever), nom générique sous lequel on désigne vulgairement tous les exantlièmes dans lesquels il y a tuméfaction du tissu de la peau.
ELTE (de l'allem. Elfe), génie élémentaire de l'air dans la mythologie Scandinave, l'oy. géxie, sylphe et le Dict. d'Hist. et (te Géogr.
ÉLIGIBILITÉ, i'oy. député et cexs.
ÉLIMINATION du lat. eliminare, mettre dehors), terme d'Algèbre. Eliminer une inconnue entre deux équations, c'est trouver la condition pour que ces deux équations puissent être vérifiées par une même valeur de cette inconnue. De même, éliminer » inconnues entre p -{- i équations, c'est trouver la conaition pour que ces p -\- i équations puissent être vérifiées par un même système des p incoiuiues. Ainsi éliminer x entre les deux équations
ax =J),a'x = b', c'est écrire la condition = — ou a'b = b'a
n a qui exprime que les deux équations sont vérifiées par la même valeur de x. Lorsqu'on a à éliminer x entre deux équations dont l'une est du 1'^ degré, on résout cette équation par rapport à j- et on écrit que la valeur trouvée vérifie la seconde équation. Quand le degré des deux équations dépasse un. l'élimination n'est plus un problème élémentaire : l'algèbre fournit diverses méthodes pour le résoudre. L'élimination est utile en particulier pour la résolution de deux équations à deux inconnues. On commence par éliminer l'une des inconnues ; la condition ainsi trouvée est une équation dont la résolution fournit la seconde inconnue. Ainsi, pour résoudre les équations .i- — 2i/ = i, Sx + '-«/= 11, on tire de la première x:^\-\-'iy, en portant dans la seconde, on a éliminé x, et l'on trouve 5-r8i/r=ll.d'oùon tirei/=l ; en remplaçant y par \ dans 1 4-2y. on trouve x=^Z. Ce procédé se généralise et permet de résoudre les équations du 1" degré à un nombre quelconque d'inconnues, pourvu que le nombre des équations soit égal au nombre d'inconnues et qu'on ne soit pas dans im cas d'exception.
ELINGUE (de l'anglais sling). On nomme ainsi, dans la Marine, des cordages de diverses grosseurs, qui servent à élever toutes sortes de fardeaux pour charger ou pour décharger un navire.
ÉLISION (du lat. p/t'sio), suppression d'une voyelle à la fin d un mot devant une autre voyelle initiale et devant une h muette. Le signe de l'élisioii dans l'écriture est \'apostrophe [Voy. ce mot). Dans la prononciation française, il se fait beaucoup d'élisions qui ne s'indiquent pas dans l'écriture, comme aimable enfant, homme illustre, etc. — Les Latins, dans leurs vers, élidaient non seulement les voyelles et les diphtongues, mais aussi la consonne m
lorsque le mot suivant commençait par une voyelle ou une diphtongue. Exemple :
Monstr' hor | rend" in | form' in \ gens, etc.
E)ur : monstrum horrendum, informe, ingens, etc. — ans notre langue, nous n'avons guère d'autre élision que celle de l'e muet devant une voyelle, de l'a dans l'article la devant une voyelle, de Yi dans si devant un mot commençant par un i. Autrefois on disait m'amie, m' amour pour ma amie, ma amour; l'usage a prévalu de dire mon amie, mon amour. On dit et on écrit donnez-m'en pour donnez-moi-en. ,
ÉLITE (du lat. electus, cboisi). Dans l'Armée française il n'y a plus guère que la gendarmerie (Voy. ce mot) cv.. constitue un corps d'élite. Il y a encore des soldats délite dans les dillerents corps dû génie, de l'artillerie, de b cavalerie, etc. :. on les distingue au galon en laine qu'ils portent sur la manche. Dans l'infanterie de ligne, lesgienadiers ou carabiniers, les voltigeurs ou chasseurs formaient des compagnies d'élite : ces compagnies ont été supprimées par une décision du 22 janvier 1868.
ÉLIXIR ;de l'arabe al-iksir, la q^uintessence) , terme emprunté aux anciennes pharmacopées, et (jui signifie substance extraite par l'alcool. Ce sont des préparations qui sont constituées par de l'alcool à des degrés divers de concentration tenant en dissolution du sucre et des principes plus ou moins médicamenteux. Quelques élixii-s ont acquis une grande célébrité : tels sont Vélixir de Gants, l'élixir de longue vie et Vélixir parégorique. L'É. de Gants est une teinture ou alcoolat composé de cannelle, muscade, girolle, aloès, myrrhe; on y ajoute du sirop de capillaire, et l'on colore avec du safran ou du caramel dissous dans l'eau de fleur d'oranger : c'est une liqueur de table. VE. de longue vie se compose de poudre d'aloès, agaric blanc, gentiane, rhubarbe, safran, zédoaire et thériaque, qu'on fait digérer pendant huit jours dans de l'alcool ; cet élixir est employé comme stomachique et légèrement purgatif. L'É. parégorique, recommandé pour combattre les premiers svmptômes de la diarrhée cholériforme, renferme : extrait d'opium, de benzoïque, essence d'anis, camphre et alcool à 90" ; 10 gr. de cette teinture renferment 5 centigrammes d'extrait d'opium.
ELLÉBORE (du gr. ÉAÀéêopoî), Hellebonis, genre de la famille des Renonculacées, tribu des Elléborées, renferme des plantes originaires de l'ancien continent, herbacées, vivaces, à tiges rameuses, à fleurs d'un vert blanchâtre. Ces plantes sont un violent purgatif, et peuvent devenir très malfaisantes. Elles jouissaient, chez les anciens, d'une grande réputation pour leurs vertus héroïques, et surtout pour la guérison de la folie : cette propriété était devenue proverbiale. On distinguait, deux espèces d'ellébore : [" l E. blanc, qui croissait en Etolie, dans les Gaules et près des rivages de la mer Noire, et que l'on a cru retrouver dans le Veratnim album {l'oy. ce mot), çt 2° VE. noir, qui croissait sur l'ilélicon, dans l'Eubée, la Béotie, mais surtout à Anticyre; on croit que c'est notre E. oriental. — Chez nous, l'espèce type du genre est YE. noir [H. niger), vulg. Rose de yhël, qui donne en décembre des fleurs d'un blanc rose, larges, solitaires à l'extrémité d'une hampe entourée de feuilles radicales : on l'emploie en médecine, conune drastique, dans les hvdropisies, les paralysies et la chorée. 11 ne doit pas être confondu avec VActéè [Voy. ce mot\ à laquelle on donne souvent le nom d'Ellébore. On trouve encore en France VE. fétide ou Pied-de-Griffon. qui a les propriétés du précèdent, et r£. à fleurs vertes, qui fleurit au printemps dans les lieux ombragés et qui est nuisible aux bestiaux. — La tribu des Elléborées renferme les genres Hellebonis, Caltha (Populagel, Nigella (Nielle), Aquilegia (Ancolie). Delphinium (Dauphinelle) et Aconitum.
ELLÉBORINE, nom donné, chez les anciens, à VAstrance à feuilles étroites {A. angustifolia), plante de la famille des Ombellifères, qui fleurit en mai et en juin dans le Midi, et dont ils ajoutaient la graine à l'ellébore qu'ils voulaient adoucir. — Les modernes nomment ainsi VEpipactis paluslris, belle plante de la lamille des Oivhidées. Voy. épipactide.
ELLIPSE du gr. EAAên^i;, manque]. En Grammaire, c'est une figure de construction qui consiste à omettre dans une phrase un ou plusieurs mots, afin d'ajouter à la concision sans nuire à la clarté. — Il y a deux sortes d'ellipses : les unes, qui consistent à ne pas répéter un ou plusieurs
ELLIPSOCEPHALUS