‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 556 sur 1729 · EMPREINTE · texte numérisé non relu

EMPREINTE

nos ppi-ccptions ; qiie la substance et la cause, «Hstinguées | En Logique, on nomme spécialement empirisme une de toute manière d'être, ne correspondent à rien de réel ; j méthode <]ui se borne à noter les phénomènes sans les interiju'onfin, en dehors des esprits linis et do l'esprit infini qui prêter, m détermbier leur place dans l'ensemble de la les éclaire, on ne peut supposer, comme le fait le matéria- ! science, comme le faisait l'ancienne alchimie. On l'oppose à lismc, rexi>lence d'un sup|X)rt, non perceptible par lui- la viélhode expérimentale qui s'élève aux lois par linmcmo. des qualités perceptibles aus sens, d'une substance ^ duction. A ce point de vue, l'empirisme n'est pas faux, non pensante et pourtant existant par elle-même. Hume j mais insuffisant : « L'empirisme peut ser\-ir à accumuler les alla plus loin, et supprima ces substances immatérielles , faits, mais il ne saurait jamais édifier la science. L'exnéri-

3ni|K)sent des idées ensuite qui en sont comme les traces et les i Organuiii, I, § 9i-107. copies : c'est l'enchainement même de ces idées qui constitue I EMPLÂTRE (du gr. IjxzXaTrpov), médicament solide, notre esprit : il est déterminé par la série de nos sensa- j ferme, se ramollissant par l'action de la chaleur, ce qui le tions, et celle-ci correspond elle-même à la suite des rend propre à adhérer aux corps sur lesquels on l'applique, phénomènes qui se produisent hors de nous ; ce qu'on Les emplâtres servent à appliquer sur la peau des mcdicanomme cause se réduit à la liaison de deux faits qui j ments destinés soit à produire une révulsion, soit à être «'accompagnent constamment ; il n'v a donc en nous et hors ' absorbés. On les étend sur un morceau de cuir, de peau de nous que des phénomènes qui se succèdent, point de | ou de toile : avant de s'en servir, on les amollit, soit par cause ni de suljstance. L'idéalisme de Berkeley et de scep- la chaleur des mains, soit avec de l'eau chaude. Co qv.i ticisme de Hume amenèrent Reid et Kant à examiner les distingue les emjilàlres propr. dits des onguents emplasfondements de l'empirisme de Locke et à lui substituer des j tiques, c'est aue ces derniers ne sont pas, ainsi que les tliéories plus complètes (Toi/, iiatioxalisjie). — En France, emplâtres, solidiliés à l'aide d'un oxyde métallique. La sans parler de Gassendi, qui au xvii' siècle essaya de res- plupart des emplâtres sont préparés au bain-marie : ceux susciter le système d'Epicure, Voltaire introduisit le qui le sont à feu nu sont appelés E. brûlés, tel est l'emsvstème de Locke pour l'opposer à celui de Descartes. [ plâtre brun ou onguent de la Mère Thècle. — L'E. Condillac, le simplitiant, enseigna que toutes nos connais- simple se fait avec de l'axonge, de l'huile d'olives et de sances ne sont que des sensations transformées, que ' la lilhargc : c'est un savon d'oxyde de plomb ; il sert toutes les facultés de l'entendement et de la volonté dérivent comme base dans la préparation de presque tous les autres, de la sensation considérée comme représentative et coiimie \ Les plus usités sont : l'È. de poix de Bourgogne, qui conaffective : a Si nous considérons, dit-il, que se ressouvenir, | tient de la poix blanche ; l'E: de diachylon gommé, où comparer, juger, discerner, imaginer, avoir des idées l'on fait entrer de la cire jaune, de la gomme ammoniaque, abstraites, connaître des vérités générales et particulières, ! du galbanum, de la téréljonlhine, etc. ; \'E. diapalme, ne sont que différentes manières d'être attentif; qu'avoir fait avec de l'emplâtre simple, de la cire blanche et du des passions, aimer, haïr, espérer, craindre et vouloir, ne j sulfate de zinc ; dans sa préparation, on faisait entrer autresont que ditféreiites manières de désirer, et qu'enfin être j fois une décoction de feuilles de palmier; YE. mercuriel, attentif et désirer ne sont dans l'origine que sentir, nous | dit de Vigo, dans lequel on fait entrer du mercure ; il est conclurons que la sensation enveloppe toutes les facultés j applic^uc comme résolutif sur les tumeurs et les plaies de l'àme. » ( Traité des sensations.) La conséquence de \ d origine syphilitique ou scrofuleuse. On connaît encore cette doctrine est que : a le moi de chaque homme n'est ; l'E. odontalgique, l'E. vésicatoire, etc. Voy. odoxtal- <jue la collection des sensations qu'il éprouve et de celles | giqce, vésicatoire, etc. que la mémoire lui rappelle ». De là est née ÏIdéolo<gie. \ EMPLECTITE, sulfure de cuivre et de bismuth (CuBiS*).

I'<)(/. ce mot et aussi positivisme). Quant aux erreurs princi- , EIVIPLOI de deniers, se dit, en Droit, de l'usage qu'on |ialcs du Hensualisme de Condillac et de l'Empirisme en ! doit en faire suivant leur destination. Le Code civil j^artigénéral, elles consistent dans la négation de l'énergie j clés 1450, 1553, 1558) prescrit l'emploi que l'époux propre à la raison et de l'activité personnelle de l'âme. ' marié sous le régime dotal doit faire des deniers prove-

l'oy. ÀUE, raison, volonté, etc. ' nant des biens de sa femme. — Le Code de commerce

Dans notre siècle, par suite de l'insuffisance du système i déclare banqueroutier frauduleux tout commerçant failli professé par l'école écossaise Th. Reid, Dugald Stewart, qui ne justifiera pas de l'emploi de ses recettes (art. 593). 'lli. Brown, W. Hamilton), la doctrine de Locke et de EMPOIS [du prcf. eu et de poix], sorte de colle faite llartley a été reprise et développée en Angleterre par avec de l'a/Hit/oH ou de la /"ecw/g (Foy. ces mots) délavés l'école de l'association des idées {Voy. ce mot). D'après d'abord dans de l'eau froide, et qu'on fait ensuite bouillir edc, toutes nos connaissances sont relatives ; celles qui ne en les remuant continuellement, jusqu'à ce qu'ils aient sont pas engendrées par les impressions des sens, mais par acquis la consistance nécessaire. — L'empois préparé avec 1 esprit lui-même, ne supposent cependant aucune loi l'amidon de blé ou de riz sert aux blanchisseuses pour rationnelle de l'esprit ni aucune propriété essentielle des objets; elles s'expliquent uniouement par les conditions mêmes de l'expérience, lesquelles se ramènent à deux for-

mules : 1"> les notions les plus complexes de l'esprit sont formées des notions les plus simples et les plus élémentaires ; 2" la loi qui régit la formation des notions complexes est Y association, en vertu de laquelle l'idée d'une chose suggère l'idée d'une autre chose que l'expérience nous a toujours montrée unie à la première par la contiguïté de temps et de lieu ou par la ressemblance. Telle est la théorie exposée par M. Al. Bain [Psychologie, 1869), par M. Herbert Spencer [les Premiers Principes, 1870) et par 51. J. Stuart Hill [Logique, 1868; Philosophie de Hamilton, 1869'. M. Bain réduit toute la psychologie à déterminer comment se suivent et s'accompagnent les phénomènes internes, sentiments, idées et volitions ; M. Spencer applique la même méthode aux axiomes et aux premiers principes, QUI se réduisent ainsi à de simples généralisations des séries >rif^''* *^9"''"'* P'"' l^s sens ou par la conscience; M. Stuart Mill essaie de fonder une logique sur la même base, ramonant la définition, l'induction et la déduction à exprimer '•iniquement la liaison de deux faits. En excluant ainsi les principes rationnels, en réduisant toutes les sciences à des séries empirioues de phénomènes, cette école, ainsi que le Positivisme, aétruit la certitude même des lois auxquelles elle prétend tout ramener. — Consulter Ravaisson. Philosophie au XII» tiède; Rabier, Leçons de Philosophie.

l'empesage du linge ; on l'emploie : dans l'impression sur tissus et sur papiers, pour donner de la consistance aux couleurs liquides; dans la fabrication des étoffes de coton, pour encoller les chaînes de ces étoffes et aussi comme apprêt. Enfin, sous le nom de colle de pâte, il sert au colleur, à l'aflicheur, pour appliquer sur les murs toute espèce de papiers. Voy. colle.

EMPOISONNEMENT. Le Code pénal [art. 301) qualifie empoisonnement tout attentat à la vie d'une personne par l'effet des substances qui peuvent donner la mort plus ou moins promptement, de quelque manière que ces substances aient été employées ou administrées, et qu'elles qu'en aient été les suites.

Pour les moyens de combattre l'empoisonnement, ou de le constater, "t'oy. poison et toxicologie.

EMPOISSONNEMENT nES étangs. Voy. étang.

EMPORTE-PIÈCE, outil tranchant qui découpe on enlève d'un seul coup, i)ar une simple percussion ou une forte pression, une pièce ronde, festonnée, ou de toute autre l'orme, d'une plaque de cuivre, fer, tôle ; d'un cliché, d'une pièce de cuir, de carton, etc.

EMPREINTE (d'empreint), marque qu'un corps dur laisse en creux ou en relief sur la surface d'une matière plus molle. Les graveurs prennent sur la cire molle une empreinte de leur gravure pour juger de leur travail. Pour prendre l'empreinte des médailles, des bas-reliefs, on verse dans le creux de ces objets des matières moUes

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